Versailles, 1661
Madame,
En recevant votre lettre nous fusmes bien étonné, car nous pensasmes que vous seriez plus raisonnable. Maintenant nous voyons que nous avions tort.
Madame, ce n'est pas digne de votre rang et de votre beauté de vous plaindre. Vous estes une reyne et vous devez vous comporter ainsi. Nous sommes las de votre histoire de culpabilité et d'injustice, car nous ne voulons point nous changer.
Voilà, c'est notre dernière parole !
En ce qui concerne votre apparition avec nous en public, nous allons y réfléchir, mais séchez ces larmes madame, sinon je viendray moy-mesme les sécher !
Allons madame! De la paix ! Avouez alors que sinon l'amour de votre roy, vous avez son appréciation et tendre respect. Que voulez-vous encore?! Un amant tout à fait dévoué à vous corps et âme?! Madame, ce sont des contes pour enfants ! Nous sommes deux adultes et tous les deux savons comment ce monde fonctionne. Réveillez-vous !
A propos de notre mère, elle sera retournée au Louvre, ayant d'autres choses à faire.
Reposez-vous madame, et ne songez plus à ces temps qui passérent déjà.
Votre mary et roy
Louis
