Hello !

Sinon bonne lecture.


Précédemment :
Après avoir détruit Trinity, un robot dinosaure fabriqué par le gouvernement pour mettre le bordel, les pirates et les habitants firent la fête durant 5 jours et 5 nuits sans s'arrêter. C'est également à la suite de leur victoire qu'Ace et Kana échangent leur premier baiser sous les acclamations de leurs amis.


'J'ai envie de le frapper. De me battre avec lui. J'ai envie qu'il me chatouille, qu'il me pince, qu'il me marche sur les pieds, qu'il me souffle dans les oreilles. J'ai envie qu'on se chamaille, qu'on se dispute. J'ai envie qu'il se moque de moi, j'ai envie de lui en vouloir, j'ai envie qu'il fasse tout pour se faire pardonner. J'ai envie de sentir sa main prendre la mienne, comme ça, sans prévenir. J'ai juste envie que sa peau touche la mienne, même si c'est mon doigt sur son doigt, mon genou qui frôle le sien. J'ai envie qu'on se tiraille, qu'on se provoque. J'ai envie de sourires espiègles, de phrases piquantes, de joues qui rougissent...
J'ai envie qu'il ait peur de me perdre.'

Chapitre 51 : L'amour en 8 leçons.

POV Kana :

Depuis l'île des sacs à main géants, qui en fait étaient des machines fabriquées pour protéger l'île, Ace et moi on ne se séparait plus. On était comme ces oiseaux, les inséparables.

Si Ace était plutôt timide et réservé sur notre relation, il avait très vite changé et ne se gênait pas pour s'afficher près de moi, son bras autour de mes épaules me trainant partout où il allait. Il ne se gênait pas non plus pour dire à quiconque sur le navire que j'étais SA copine.
En fait, je crois que c'était un moyen de s'assurer que les autres mecs du navire ne s'approcheraient pas. Une sorte de mise en garde quoi.
Pourtant depuis qu'on avait quitté la ville des sacs à mains géants, je ne me souviens plus du nom, Ace ne m'avait pas embrassé de nouveau, ni même dit qu'il m'aimait.

- Tu ne lui as pas dit non plus. M'informa Varo.
- Ouais je sais… Varo, tu crois qu'il m'aime ?
- Évidement, il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. Cet idiot est complètement fou de toi.
- Alors pourquoi il ne me le dit pas ?
- Je n'en sais rien, je ne suis pas experte en psychologie masculine... ni en psychologie tout court. Les êtres humains sont si différents, si imprévisibles et tellement compliqués que chaque cas devrait être analysé et expliqué dans un bouquin.
- Je n'aime pas les livres, encore moins ceux qui parlent de trucs comme la psychologie. Dis-je avec une grimace. Varo, dis-moi ce que je dois faire.
- Comment tu veux que je le sache ? Va le voir et dis-lui. S'il te répond tu seras fixée.
- Non… je ne voudrais pas faire une bêtise. Je sais. Je vais aller voir Marco. Il doit surement savoir quelque chose pour m'aider.

Je m'arrêtai de tourner en rond et marchai, courus, dans les couloirs. Allant tout droit à la cabine de Marco, j'entrai en défonçant presque la porte. Mais Marco n'était pas là. Je ressortis et repartis de l'autre côté du couloir. Je le cherchai longtemps sans le trouver.

- Hey Joz. L'appelai-je lorsque je le croisai. Tu n'aurais pas vu Marco ?
- Pas depuis hier.
- Où est-il ? Ce navire est assez grand, je n'ai pas besoin qu'il se cache.
- Tu as été voir dans sa cabine ?
- Il n'y était pas… d'ailleurs sa cabine est un vrai bordel. J'me demande comment il peut dormir là-dedans.
- Tu es entrée sans permission ?
- Fallait bien que je vois s'il était là. Répondis-je comme si c'était une question idiote.
- J'espère pour toi que Marco ne saura pas que tu y es entrée. Il n'apprécie pas qu'on y entre sans sa permission.
- Tant pis, j'ai fait ce que je devais. Sinon t'as une idée d'où je pourrais le trouver ?
- Essaye la salle des cartes. Il va souvent là-bas.
- J'y vais de ce pas.

Laissant Joz à ses activités, je repartis en courant. La salle des cartes. C'était pourtant évident, pourquoi je n'y ai pas pensé avant ? Marco adore dessiner les cartes, il est même un expert dans ce domaine, pas pour rien qu'il est le navigateur en chef.
Une fois devant la porte de la salle des cartes, j'entrai comme d'habitude en défonçant la porte.

- MARCO T'ES LA ?

Seul mon écho me répondit… non, il n'était pas là. Les mains sur les hanches je commençais à m'énerver et décidai de passer à la vitesse supérieure, et ce n'est pas qu'une expression. Parcourant le navire en long, en large et en travers à pleine vitesse, je cherchais la tignasse blonde du premier commandant et accessoirement capitaine remplaçant des pirates de Barbe Blanche. Et ben dit donc c'est long à dire.

- Bon sang mais où est-il ? Dis-je complètement essoufflée.

Arrivée dans le réfectoire, je me laissai tomber comme une masse sur une chaise et posai la tête sur le bois de la table.

- Tiens choupette, qu'est-ce que tu fais ?
- Kana, pas choupette. Choupette, c'est une voiture, je te l'ai déjà dit Thatch.
- Qu'est qui ne va pas ?
- Thatch t'es le pote à Marco ?
- Oui et… ? Demande Thatch sans comprendre.
- Tu ne saurais pas où il est ?
- Bien sûr que je sais. C'est ça qui te met dans cet état ? J'pensais que toi et Ace…
- Je cherche Marco, il est où ?
- Pas là.
- Oui, ça je sais qu'il n'est pas là. Je veux savoir où il se planque. J'l'ai cherché pendant un bon moment. Dès que j'le trouve, j'lui mets un coup de savate et après j'lui dis ce que j'avais à lui dire… alors il est où ?
- Je viens de te le dire. Il n'est pas là… pas à bord.
- Quoi ? Dis-je en tapant des mains sur la table. Mais où il est ?
- Il est parti tôt ce matin régler une affaire en vitesse. Il devrait être de retour dans quelques jours.
- Oh non…

Je fis tomber à nouveau ma tête contre le bois de la table. Comment j'allais faire maintenant que Marco n'était pas là ? J'avais espéré lui demander des conseils pour Ace, mais maintenant tout tombait à l'eau.

Remarque je pouvais très bien attendre qu'il revienne. Non, je n'avais pas envie d'attendre. J'entendais Thatch parler avec quelqu'un à côté de lui, mais je ne faisais pas attention à ce qu'il disait.

- Qu'est-ce que ça disait ? Demanda Thatch à quelqu'un que je ne voyais pas.
- Ils ont accepté. Ils disent dans leur lettre que…
- Mais oui. Bondis-je de ma chaise.

Tout le monde se tourna vers moi mais une fois encore je n'y fis pas attention. Depuis le temps, ils devaient s'être habitués à mes soudaines sautes humeur : c'est surement pour ça qu'ils eurent des rires et qu'on ne me demanda pas ce qu'il me passait par la tête. Aussi rapide que le vent, je retournai dans ma cabine et me mis à fouiller dans mon sac et mes affaires.

- Que diable fais-tu encore ? Me demanda Varo.

Je me retournai vers elle. Si Varo n'avait pas été un oiseau, je suis sûre qu'à cet instant elle aurait posé les poings sur les hanches un peu comme Abby lorsqu'elle se mettait à me faire la morale ou qu'elle était en colère.

- Je cherche une feuille de papier et un stylo. Répondis-je enfin.
- Pour quoi faire ?
- Pour écrire.
- Écrire quoi ?
- Une lettre.
- À qui ?
- A Abby.
- Bon sang de bons soirs, Kana, sois donc un peu plus clair. S'énerva Varo.
- Je veux écrire une lettre à Abby pour lui demander des conseils sur Ace et moi.
- Ta sœur sait-elle seulement pour toi et Ace ?
- Non, mais je vais lui dire. Je vais d'abord tout lui raconter et après je lui demanderai des conseils. J'aurais aimé qu'on se voit pour en discuter mais comme elle doit être occupée avec Law et les autres, ce n'est pas possible, je vais lui écrire à la place.
- Si elle est occupée comme tu le dis, penses-tu réellement qu'elle t'accordera du temps pour cette lettre qui, de toute évidence, sera aussi conséquente qu'un roman ?
- Abby a toujours du temps pour moi.
- Tes paroles sont d'un paradoxe incompréhensible, qui n'a ni queue ni tête.
- Je ne suis pas sûre de tout comprendre, mais je sais qu'Abby aime les romans alors ça ne la dérangera pas. Ah voilà.

Je trouvai un paquet de feuilles et un stylo. Je commençai à écrire, racontant tout ce qu'il s'était passé depuis notre séparation, disant parfois plus que nécessaire. J'arrivai finalement au passage ou je racontais ce qu'il se passait entre Ace et moi et le fait que nous étions maintenant en couple, ou ce qui y ressemblait. Je terminai enfin par mes questions et les problèmes que j'avais avec lui et demandai comment résoudre tout cela.

- … gros bisous, ta sœur qui t'aime, t'aime, t'aime. Dis-je en finissant d'écrire.
- Ce n'est pas trop tôt. Tu as du noircir au moins cinq feuilles avec ton écriture.
- Bah quoi, il faut bien que j'explique correctement.
- Si tu le dis. Après on dit que c'est moi qui parle trop.

Je pliai les feuilles de papier soigneusement et les rangeai dans une enveloppe sur laquelle j'inscris le nom d'Abby.

- Et maintenant ?
- Maintenant quoi ?
- Comment je lui envoie cette lettre ?
- Par courrier.
- Mais je ne veux pas que quelqu'un d'autre qu'Abby ne tombe dessus. Toi.
- Quoi moi ?
- Tu lui donneras cette lettre.
- Et comment tu veux que je fasse ça ?
- Bah je ne sais pas. Trouve-la comme tu m'as trouvé quand tu es venue dans ce monde.
- Ce n'est pas aussi facile, je suis connecté à toi.
- Trouve la connexion d'Abby et d'Aro alors. Ça ne devrait pas être trop difficile, non ?

Varo soupira. Sur le pont, je lui tendis la lettre qu'elle prit dans son bec.

- Après ça, tu me devras une faveur.
- Oui tout ce que tu veux… aller, vas-y.

Varo s'envola et disparut rapidement au loin.

- A qui est destinée cette lettre ?
- Tiens, Ace.

Il s'approcha et vint se mettre près de moi et me sourit. Je lui offris également un sourire.

- C'est un secret.
- Aller, dis-moi.
- Je ne dirais rien.
- Même pas un indice ?
- Non, rien du tout.

Il me fit une tête de chien battu mais ça n'eut pas l'effet désiré puisque je me mis à rire. Voyant que je me payais sa tête Ace, m'attrapa la tête sous le bras et frotta le dessus de mon crane de son poing réclamant des excuses.

- Aller, supplie moi.
- Non lâche moi.

Il continua jusqu'à ce que je finisse par me libérer. Il s'enfuit en courant, rigolant à gorge déployée, mais c'était mal me connaître s'il pensait que j'allais en rester là. Le rattrapant sans mal, je lui sautai sur le dos et entourai son cou de mes bras. Je frottai à mon tour le sommet de son crâne, mais étant plus musclé que moi, il parvint à me faire lâcher. Dans nos chamailleries, Ace bouscula quelqu'un qui portait une grosse caisse. Si la caisse tomba sur le sol du navire, l'homme en revanche passa par-dessus bord.
On s'arrêta tous les deux pour se pencher au bastingage.

- Oups. Dit Ace.
- ACE A POUSSÉ YALE DANS L'EAU ! Hurlai-je.
- Quoi ? Mais non.

Ace tenta de se défendre et de plaider non coupable, mais c'était trop tard. Namur fut de corvée de repêchage tandis que les autres engueulaient Ace. Yale fut un de ceux-là lorsqu'il remonta sur le pont. Pendant ce temps, moi, j'me marrais.

Il se passa trois jours sans que Varo ne revienne. Marco était revenu. Thatch avait sans doute dû lui dire que je voulais lui parler car il vint me voir pour me demander ce que je lui voulais, mais comme j'avais déjà envoyé ma lettre à Abby, lui parler ne servait plus à rien.

Dans l'après-midi du troisième jour, je commençais à m'inquiéter de ne pas voir Varo revenir. Au loin, je vis Ace et Thatch discuter, à voir leurs têtes, plutôt celle d'Ace, ça semblait important. Lorsqu'ils virent que je les regardais, Thatch me fit un signe de la main en rigolant, par contre Ace sembla perplexe. Comme il ne bougeait pas, Thatch lui attrapa le bras et le secoua pour le forcer à me faire un signe. Il grogna contre Thatch qui souriait, ça me fit rigoler à mon tour.
Je commençai à marcher pour aller les rejoindre, lorsque j'entendis une voix m'appeler… mais je ne vis personne. Je me mis à tourner sur moi-même.

- Tiens regarde Kana. Me dit Marco qui s'était approché. On dirait que Varo est de retour.
- Quoi, où ça ?

Je me tournai dans la direction qu'il montrait et vit Varo arriver à tire-d'aile vers nous. Elle se posa sur le bastingage devant moi, elle avait l'air épuisée. À sa patte se trouvait une lettre portant une écriture fine et arrondie, une écriture que je reconnus : l'écriture d'Abby.

- C'est une lettre ? Demanda Marco. De qui ?
- C'est un secret. Dis-je en lui tirant la langue.

Je pris Varo dans mes bras et courus me cacher dans ma cabine. Une fois à l'abri des regards indiscrets, j'ouvris la lettre d'Abby. Je parcourus rapidement la lettre des yeux. Mais il n'y avait rien d'autre qu'un simple numéro, pas un mot rien.

- Qu'est-ce que c'est ? T'es sûre de ne pas t'être trompée dans la lettre qu'Abby t'a donnée ?
- Évidement que je suis sûre. Maintenant écoute-moi. Cette série de chiffres est le numéro d'escargophone…
- Celui d'Abby ? La coupai-je.
- Si on veut… il te permettra de lui parler. Elle m'a dit que ce serait plus facile.
- Mais je n'ai pas d'escargophone.
- Demandes-en un.
- J'y vais.

Je courus voir Marco, qui n'avait pas bougé. Il me donna ce que je voulais, me demandant à qui je voulais parler. Je lui souris en lui disant que ce serait un secret, mais je vis à son sourire qu'il avait compris à qui je voulais parler. De retour dans la cabine, je cherchai le morceau de papier où il y avait le numéro. Deux minutes que je l'avais et déjà je le perds. Par chance il n'avait pas été très loin.

Un regard dans le couloir, me dit qu'il n'y avait personne. J'actionnai le mollusque qui sonna. Il sonna dans le vide pendant quelques secondes avant qu'on ne réponde.

- ABBY ! Hurlai-je, les larmes aux yeux.
- Bon sang… appelez Abby, il y a un appel pour elle. Entendis-je dire dans le combiné.
- Oups, ce n'était pas elle. Dis-je en retenant un rire.

Il se passa quelques minutes pendant lesquels je parlai avec Shachi, à qui j'avais détruit les tympans, puis l'escargophone changea de visage. Cette fois c'était bien elle. Lorsqu'elle fut seule, on parla. Je lui racontai tout comme dans ma lettre et lui demandai de ses nouvelles, mais elle fut brève.

- Ne voulais-tu pas me parler d'Ace ?
- On s'est embrassés tous les deux. Je l'aime beaucoup, énormément même, mais je crois que lui, il ne m'aime pas.
- Qu'est ce qui te fait croire une telle chose ?
- Il ne m'a jamais dit qu'il m'aimait. Je me demandais si je ne devais pas aller lui demander.
- Je ne suis pas sûre que cela soit une bonne décision…
- Pourquoi ?
- Il a surement peur.
- Peur ? De quoi, pas de moi quand même.
- Mais non, mon cœur. Ce que je veux dire c'est qu'il redoute ta réaction. Il se demande surement si tu ressens la même chose que lui. Raison pour laquelle il campe sur son silence.
- Que dois-je faire alors ?
- Certains te diront d'attendre qu'il se décide. Mais je sais que tu ne tiendras pas.
- Hi hi !
- Pourquoi ne pas aller le voir et lui avouer ce que, toi, tu ressens ?
- Tu crois ?
- Oui.
- Tu as raison. Tu es géniale, t'es la meilleure grande sœur du monde…

Un petit silence se fit.

- Abby… Tu me manques.
- Tu me manques aussi.

On se dit rapidement au revoir, se promettant de se parler de nouveau. Puis on raccrocha. Une fois le combiné reposé et le mollusque endormi, je me levai et courus sur le pont.

Je cherchai Ace et quand je le vis, je l'appelai. Il se détourna de Thatch avec qui il parlait encore. Je me pressai dans sa direction et, au lieu de m'arrêter, je lui sautai dans les bras. Je ne lui laissai pas le temps de réagir et l'embrassai fougueusement. D'abord surpris, il répondit à mon baiser et entoura ses bras autour de moi.

- Je t'aime Ace. Lui dis-je en brisant notre baiser.
- …Je…je t'aime aussi, Kana.
- Pourquoi tu ne l'as pas dit avant ?

Il bafouilla des choses incompréhensibles, mais je ne le laissai pas s'expliquer et l'embrassai à nouveau. Derrière nous je vis Marco et Thatch échanger une tape amicale comme pour se dire 'mission accomplit'.


A suivre...

Au prochain chapitre, KISS !