Plume85: Salut, Chapitre 49 aujourd'hui !

Luciana: Le manga appartient à Akira Amano, sauf les OCs.

Plume85: Bonne lecture, désolé pour les OOCs.


Memòria


-J'ai fait de mon mieux tu sais, déclarai-je en faisant tomber la cendre de ma cigarette, je lui ai mâché le travail.

Un courant d'air violent me fait froncer les sourcils.

-En fait t'as juste toujours eu le don de m'agacer, fis-je en reniflant. En attendant, j'espère que Tsunayoshi prendra les bonnes décisions...même si je risque de l'influencer pour que...sérieux, j'ai du mal à réaliser. Ce pour quoi je m'entraîne depuis si longtemps va enfin se terminer...

Je me lève et pose ma main sur la pierre tombale.

-On devrait se revoir bientôt Federico.

Je commence à m'en aller quand je vois « Enrico » inscrit sur la tombe à côté de celle de Federico. Je retourne donc à la tombe, prend deux fleurs dans le bouquet que j'y ai posé et les dépose respectivement sur les tombes de Enrico et Massimo.


Memòria


-Quoi de neuf Tuna-chan ? Le saluai-je en décrochant alors que je regardais « Glee » avec Arro.

-Ana-san...tu as eu des contacts avec les Pronzati récemment ?

-Peut-être.

-Alors c'est pour ça qu'il tient à me voir alors qu'on est ennemi ?

-Peut-être. Tu veux que je vienne tenir la chandelle ?

-Si ça te dérange pas...

-Pas du tout. Sachant que moi il m'a intimidé quand je l'ai rencontré...

-Je t'en prie viens !

Et il raccroche. Je regarde mon portable pendant quelques secondes, puis fais face au regard interrogatif d'Arro, qui a l'air vachement con avec la paille de son soda dans la bouche.

-Tsunayoshi veut que j'aille avec lui à la rencontre de Don Pronzati.

Il hoche la tête, enlève la paille et rote.

-Je me demande toujours pourquoi t'as autant de succès avec les filles, lui fis-je en me levant.

-Parce que je suis super sexy et super bien foutu !

-Tu penses le rester avec tout ce que tu bouffes en ce moment ?

Je balaies le salon du regard. Il y a plein de boites provenant de différents fast-food. Heureusement que Cris est rentré en Espagne, parce que si il était resté...

Non, je veux enlever cette image de la tête. Comment il a pu manger un sandwich comprenant autant de trucs, dont du fromage français et des sushis ? Rien que d'y penser, ça me file la gerbe.

-Je me dépense à côté, me dît-il en bougeant ses sourcils.

-Je comprends le sous-entendu, merci, l'arrêtai-je en allant vers ma chambre, mais tu sais peut-être que tu devrais avoir une conversation sérieuse avec Squalo.

-On sait tous comment ça se terminerait. Moi, avec mon poing dans sa gueule.

-Peut-être que c'est la meilleure façon de vous comprendre.

-Hey, tu penses vraiment que t'es en mesure de parler alors que t'évites Xanxus comme la peste ?

Je regarde sur le côté pendant une micro-seconde.

-Touchée, admis-je en allant dans ma chambre.


Memòria


-Comment t'as eu ce numéro ? Lui demandai-je en m'arrêtant dans la rue, les yeux écarquillés.

-Ma, Lu-chan~ ! J'ai mes moyens, et puis ça fait tellement longtemps qu'on ne s'est pas parlé !

Ce qui ne m'a pas du tout manqué, travesti dégénéré.

-Mais je t'appelle pour te demander un petit service.

-Quel genre de service ?

-Figure-toi que le Decimo a demandé à ce qu'on fasse tous une mission de la plus haute importance, on est surmené en ce moment après que tu l'aie informé de toutes les Familles ennemies, sauf qu'on a un problème.

-Problème que je peux résoudre ? Vous avez besoin d'infos spéciales ?

-Non non, en fait Squalo est cloué au lit à cause de la grippe !

Je me fige puis explose de rire, les passants autour de moi me regardant bizarrement.

-Lu-chan ?

-Attend attend, il a la grippe ?! Répétai-je en essayant de contrôler mon rire. Il peut tomber malade ?

-Et bien oui, et vu qu'on part tous j'ai besoin de quelqu'un pour s'occuper de lui.

Là je m'arrête tout de suite en comprenant qu'il me demande de jouer les infirmières.

-C'est à moi que tu demandes ça ? Sérieusement ?

-Tu sais qu'il s'en veut vraiment pour ce qu'il a fait.

-J'en ai rien à faire, j'ai autre chose à faire que de jouer les infirmières !

-Mais tu es la seule personne qu'il ne renverra pas ! Tu es mon dernier espoir !

Je prends une grande inspiration. Bon, si j'y vais je peux avoir des images compromettantes et je pourrais le faire chanter au cas où. Et puis...oh !

-Une seule condition.

-Tout ce que tu voudras.

-Tu as dit que vous deviez tous partir, Xanxus compris, non ?

-Euh...oui ?

-Lussuria, j'accepte de m'occuper de Squalo à la condition que tu fasses en sorte que Xanxus et moi on ne se voit pas jusqu'à ce que ce soit moi qui vienne à lui. Compris ?

-Très bien, accepta-t-il et je l'entendis déglutir.

-Bien, un plaisir de faire affaire avec toi~.


Memòria


Ça n'a pas spécialement changé depuis mon départ. Enfin, j'ai vu le QG florentin brièvement quand je me suis échappée, mais j'avais pas vraiment fait gaffe. J'avais autre chose en tête.

Comme Lussuria me l'avait assuré, il n'y a personne. Enfin, sauf des sous-fifres qui passent vite leur chemin en me voyant. Je monte rapidement les escaliers et mes pieds me guident tout seuls à la chambre de Squalo. Résultat, je prends le mot qui y est accroché. Lussuria m'a laissé des instructions. Tant mieux. Je sais pas prendre soin de moi-même quand je suis malade, alors pour quelqu'un d'autre...

Mais la première chose à faire, ce serait de lui dire que je suis là. J'ouvre la porte et regarde automatiquement son lit. J'arque un sourcil. Squalo est littéralement en boule dans son lit, ses draps autour de lui et ses cheveux un peu partout.

-Lussuria, dégage de là...grommela-t-il faiblement.

-Je crois que si quelqu'un me dit que je lui ressemble en pleine possession de ses moyens je le prendrais très mal.

Il se tend et tourne lentement la tête vers moi. Putain, les cernes qu'il a. Pourquoi il se met à froncer les sourcils ?

-Je te le ferai payer plus tard Mammon.

-Quand on était à l'école Dino, toi et moi on est allé faire du camping. Sauf qu'à cause de Dino, on a fini par tout les deux tomber dans un lac et j'ai eu la crève pendant une semaine.

Il écarquille les yeux.

-Qu'est-ce que tu fous là ?!

-Lussuria t'a rien dit ? Il m'a demandé de m'occuper de toi pendant qu'ils étaient en mission. Il a aussi dit que j'étais la seule personne que tu ne virerais pas.

Je commence à avoir des doutes. Ou plutôt, les doutes que j'avais me reviennent en pleine poire.

-Pourquoi t'as accepté ?

-Ah, ça c'est ma partie préférée.

Il ferme violemment les yeux à cause du flash de mon portable. Je suis si fière de moi !

-Vooiii...grogna-t-il aussi fort qu'il le pouvait.

Pas beaucoup quoi.

-Je vais te...

Il essaie de se lever mais finit par pouvoir à peine rester sur ses jambes. C'est la première fois que je le vois fixer le sol aussi sérieusement.

Donc moi, étant l'âme charitable et pleine de bonté que je suis, je me mets juste devant, lui offre un sourire innocent et pose mon doigt sur son torse. Il lève les yeux sur moi et un éclair de surprise passe dans ses yeux quand je le pousse. Il retombe sur son lit comme une loque.

-Tu sais à quel point t'es pathétique en ce moment ?

-La ferme...

Je vais vers son bureau où il y a un plateau avec plusieurs médicaments et lis les instructions de Lussuria. Ok, pour le moment il faut que je prenne sa température. Je prends le thermomètre et retourne près du malade. Qui s'est remis comme il le pouvait dans son lit. Je lève les yeux au ciel en mettant ses draps jusqu'à son menton. Il se presse de les enlever.

-Agis pas comme un gosse.

-J'ai trop chaud, siffla-t-il sans me regarder.

Il enlève son tee-shirt qu'il envoie dans un coin de sa chambre. C'est pas qu'une impression, quand je suis seule avec lui, depuis que je suis revenue, il finit toujours torse nu.

-Ok, tu finiras bien par avoir froid très vite. Ouvre la bouche.

Il le fait, à contre cœur je le vois bien, et je lui mets sans délicatesse le thermomètre sous la langue. Pendant le temps d'attente, je vais prendre mon sac, que j'avais laissé par terre, et prends mon portable. Je souris en voyant qu'Arro m'a envoyé une photo d'un loup avec un renard. Non mais franchement...

-Qu'est-ce qui te fait sourire ? Me demanda Squalo alors que j'enlevai le thermomètre de sa bouche.

-Rien. Lussuria a mis qu'il fallait que je fasse tomber la température si t'étais encore à quarante, je vais chercher de l'eau.

Quand je reviens avec une bassine d'eau, je le vois regarder dans mon téléphone.

-Je peux t'aider ? L'interrogeai-je froidement en posant la bassine sur le sol.

-Vous êtes proches, me fit-il remarquer en me regardant reprendre mon portable alors que je m'asseyais à côté de lui.

-On a passé ces cinq dernières années ensemble et...il m'a aidé sur beaucoup de choses.

-Il me déteste, n'est-ce pas ? Comme toi.

-Je dirais pas qu'il te déteste, il t'en veut pour beaucoup de choses et il est butté alors...

-Et toi ? Souffla-t-il en mettant sa tête sur mes genoux.

Je le regarde pendant quelques secondes et prends mon pendentif. Je suis venue ici en pensant que je pouvais agir comme si ce qui c'était passé ne m'atteignait plus, sauf que c'est pas le cas. Merde.

-Tu es malade Squalo, chuchotai-je en me levant, mettant délicatement sa tête sur son oreiller, tu devrais dormir.

Je lui pose une compresse imbibée d'eau froide sur le front et commence à partir quand il attrape ma main. Je me tourne vers lui, qui commence à fermer les yeux.

-Merci d'être là Luciana...me remercia-t-il en s'endormant.

Je pose sa main près de lui et m'en vais sans faire de bruit. Bon sang, mon cœur ! Et mes joues me brûlent ! Putain de sentiments à la con, pourquoi ils disparaissent pas ?! Pourquoi faut qu'il fasse des trucs qu'il aurait jamais fait si il allait bien ?! Pourquoi la fièvre le fait délirer putain ?!


Memòria


Rien n'a changé depuis que je suis partie. Le ménage continue même à être fait. C'est exactement la même pièce que j'ai quitté quand j'avais dix-huit ans. Je vais m'asseoir à mon bureau et pose mes pieds dessus. Combien d'heures j'ai passé à m'énerver en tentant d'apprendre l'espagnol alors qu'en réalité je le connaissais déjà ?

Et mais...je pensais avoir laissé une photo de Squalo et moi quand on était gosse, où elle est ? Quelqu'un l'aurait prise ?

Je jette un coup d'œil à l'horloge murale, qui indique dix-sept heures. Sur le mot de Lussuria, c'était écrit que je devais lui donner ses médoc's à cette-là. J'espère qu'il est réveillé, je l'ai laissé dormir pendant deux heures après tout. Bon, la grippe demande beaucoup de sommeil, mais ça reste Squalo. C'est la première fois que je le vois malade en seize ans.

Bon, vu la toux que j'entends de l'autre côté de la porte, il est réveillé. J'entre pour voir le lit vide. Un coup d'œil dans la salle de bain et je sais d'où vient la toux. Bon sang, j'ai l'impression qu'il va s'arracher la gorge. Je vais à son bureau pour regarder quels médicaments il doit prendre quand un cadre photo attire mon regard. Je me sens rougir en reconnaissant la photo manquante dans ma chambre. Je la pose cadre face au bois et sors les pilules.

-Rentre chez toi.

-Je me sens aimée c'est fou, dis-je sarcastiquement en mettant ses médicaments sur sa table de chevet.

-Vooiii je me sens mieux ! Et tu veux pas que le Boss te trouve ici, non ?!

-Lussuria m'enverra un message quand ils seront sur le chemin du retour. Recouche-toi.

-J'ai pas besoin de toi, persista-t-il en croisant les bras sur son torse.

Je fais le tour du lit, lui tournant sur lui-même pour me suivre du regard, et le pousse sans ménagement. Il tombe par surprise mais m'attrape le bras, m'entraînant dans sa chute avec lui. Résultat, je me retrouve sur lui, mon visage à quelques centimètres du sien. J'ai l'impression que son regard s'adoucit quelque peu et je déglutis. J'ai l'impression d'être revenue au moment où j'étais coincée avec lui dans l'illusion.

Mais j'ai pas la force de résister cette fois, vraiment pas.

Tout doucement j'approche mon visage du sien et pose mon front contre le sien, puis mes lèvres contre les siennes. Je me sépare de lui après quelques secondes, mon cœur battant la chamade. Une main passe derrière ma tête et un bras me plaque contre lui, et je me retrouve à être embrassée...tendrement ? Il inverse nos positions, lui se retrouvant sur moi et sa langue demandant accès à ma bouche, ce que je lui donne. Le baiser devient beaucoup plus chaud d'un coup, plus langoureux, et je passe mes bras autour de son cou. Je sens la main qui était dans mes cheveux aller sur ma cuisse gauche et la caresser à travers mon jean. Sa bouche descend dans mon cou et je soupire de plaisir.

-Superbi...

Il met ma jambe autour de lui en commençant à suçoter la peau de mon cou quand j'ouvre les yeux. Putain mais qu'est-ce que je fous encore ?

-Arrête. Superbi arrête...lui demandai-je en appuyant sur ses épaules pour le pousser.

-On fait rien de mal, me murmura-t-il en se reculant.

-T'es malade, je peux pas faire ça...

-Je sais ce que je peux faire Luciana, me souffla-t-il dans l'oreille.

Des frissons me remontent le long de l'échine.

-Tu peux pas nier ce qu'il y a entre nous...

-Je veux pas vivre ça encore une fois, lâchai-je sans m'en rendre compte.

Il arrête tout mouvements, ce qui me permet de le pousser une bonne fois pour toute. Je me relève, récupère mes affaires en m'en vais.

Pourquoi faut que ce genre de choses arrivent ?


Memòria


Putain, ce que je peux être conne franchement !

-Tu as l'air perturbée.

-C'est parce que je le suis, répondis-je sans un regard pour Kyôya.

Il s'adosse au mur, juste à côté de moi, et je lève mon visage vers le ciel. C'est étrangement vide alors que pourtant, c'est le QG des Vongola.

-En fait, tomber amoureux dans notre monde, c'est ce qu'il y a de pire. Ce qui est le plus dangereux, non ?

-Tu viens juste de le réaliser ?

Je lui jette un regard. Il fixe droit devant lui, imperturbable.

-Non, je viens d'arrêter de me le cacher.

-Tu continuais de le nier alors qu'Arroganza a quitté cette espagnole à cause de ça ?

-Je sais pas...

-Qu'est-ce qui t'est arrivée ?

-Est-ce qu'on aurait tenté notre chance si j'étais pas condamnée ?

Il ne dit rien pendant plusieurs secondes, qui me paraissent être des minutes, puis il est en face de moi, nos visages très près, au point où nos lèvres se frôlent.

-Je n'aime pas partager, déclara-t-il froidement en passant son pouce sur mon suçon.

Il s'en va. Je reste seule, sans bouger, et finit par soupirer en me laissant glisser contre le mur. Putain, ce que ça peut être chiant l'a...

En parlant de ça, pourquoi Jeremiah m'appelle ?

-Allô ?

Je sens littéralement mon visage perdre de ses couleurs au fur et à mesure qu'il me parle à un rythme effréné. Comment c'est...

-Je vais t'envoyer quelqu'un, ne bouge pas.

Je raccroche et appelle Rick en regardant le ciel. C'est un cauchemar, rien d'autre qu'un cauchemar.


Memòria


I don't wanna do this anymore
I don't wanna be the reason why
Every time I walk out the door
I see him die a little more inside
I don't wanna hurt him anymore
I don't wanna take away his life
I don't wanna be...
A murderer

Our love, his trust
I might as well take a gun and put it to his head
Get it over with
I don't wanna do this
Anymore

Unfaithful – Rihanna


Memòria


Plume85: Voilà, merci d'avoir lu et j'espère que ça vous aura plu. Wishupa, merci de la review :), et bon, Tobias est Tobias, il fait ce qui lui chante, mais Luciana s'en serait sortie. Je pense. Bref, laissez-moi vos avis en reviews et ciao~.