.
EPILOGUE
"Coupez et c'est terminé!" Merci Seigneur. On aurait pu croire que cette scène ne serait jamais assez bien. C'était bien la vingtième prise. C'était pas trop tôt. Je me précipitai vers où mon assistant attendait avec mon téléphone à la main. Il savait comment ça se passait à présent. Ça faisait deux ans qu'il était avec moi et il était habitué à mon besoin obsessionnel d'avoir des nouvelles d'elle.
"Elle a…"
"Non, M. Cullen. Pas un mot encore."
D'accord bien. Evidemment j'agissais comme un fou mais nous avions dépassé la date d'une semaine. Est-ce que les nouveaux pères avaient le droit de devenir fous?
Nos vies avaient été pour le moins chaotiques du moment où nous nous étions rencontrés à maintenant. Mon emploi du temps avait été chargé depuis notre lune de miel, d'abord avec ce film de guerre, ensuite une autre romance et maintenant la dernière partie des Steele. Je quittais la franchise, ce qui pouvait paraître stupide mais il était temps. Le personnage était fini à mes yeux ainsi qu'à ceux du studio puisqu'ils n'avaient pas cherché quelqu'un d'autre. A présent j'étais censé être à Monaco mais nous avions dû reprogrammer le tournage à cause de la date de Bella parce que je n'allais aller nulle part de l'autre côté du globe alors que mon fils allait bientôt naître. Nous avions filmé ces scènes au début du tournage et tout le reste était fait à LA. Ce film allait coûter plus cher que Le Seigneur des Anneaux mais peu m'importait. Rien ne pouvait me tenir éloigné du moment que mon bébé allait venir au monde. Si jamais ça arrivait.
Pas que ma Bella ait ralenti. Elle était en train de travailler sur son second script après le premier tournage. Je lui avais rendu visite sur le plateau et l'avais trouvée ravie de voir que ses mots se jouaient, alors que sa version de notre histoire prenait vie à l'écran, ça avait été un vrai voyage. J'étais plus excité pour sa première que pour les miennes. Je ne pouvais pas attendre de la voir briller. Le mois de novembre ne pouvait pas arriver assez vite. Pas plus que ce coup de téléphone qui allait changer ma vie. Ça craignait que je sois coincé au travail mais ils savaient que dès que le bébé serait né ils me perdraient pour au moins une semaine, c'était d'ailleurs pour ça que mon emploi du temps était tellement serré actuellement.
"Un téléphone qu'on regarde ne se met jamais à sonner!" tonna une voix derrière moi, suivi par un bon coup dans mon dos. Je roulai des yeux et me tournai pour faire face à mon frère.
"Ce n'est pas un dicton!"
"Maintenant c'en est un. Ne l'appelle pas Edward!"
"Je veux juste vérifier et…"
"Tu l'as déjà fait il y a vingt minutes. Ça ne va pas la faire accoucher plus vite. Tu es en train de la rendre folle."
Je le fusillais du regard. "Elle te l'a dit… ou à Rose?"
"D'accord, c'est Rose que tu rends folle qui est là-bas avec elle et ne la quitte pas des yeux. Dès que Bella ressentira le moindre pincement tu le sauras."
Encore. "Je me sentirais mieux si…"
"Maman est là." Je clignais des yeux de surprise. "Elle continue à chercher des excuses pour passer alors Bella lui a finalement dit de rester."
Eh bien alors c'était bon. Si quelqu'un pouvait gérer une crise c'était bien maman. Peut-être qu'elle pourrait effrayer mon bébé et le faire venir. Ou merde peut-être est-ce qu'elle l'effrayait. Était-elle la raison pour laquelle il était en retard?
"Et El Présidente est là, ce qui fait qu'il est bien mieux que nous soyons ici." Ça me fit rire. Emmett était toujours effrayé par Charlie Swan. Et moi aussi d'ailleurs. Il y avait des fois où il regardait le ventre gonflé de Bella et ensuite moi et je jurerai que je pouvais l'entendre comploter ma mort pour avoir couché avec elle. Il s'était fait un devoir de connaitre le Département de Police d'Hollywood pour vérifier ce qu'Emmett faisait mais c'était plus probablement pour pouvoir dissimuler mon meurtre si je sortais du rang.
"Pense-y dans quelques petits mois, Charlie accompagnera Rose jusqu'à l'autel, s'il veut bien la laisser faire."
Emmett soupira. "Ne pense pas que ça ne m'inquiète pas. Je n'ai pas été arrêté une fois depuis que j'ai rencontré Rosie." Je lui lançai un regard. "D'accord bon, en Allemagne ça ne compte pas les charges ont été abandonnées. Et c'est elle qui a commencé la bagarre dans ce bar quand un gars l'a touchée sans sa permission. Même Charlie a admis qu'elle se défendait et que nous ne devrions pas en être blâmés. Troubler la paix n'était qu'une citation ce n'est pas ma faute si Rosiewields…"
"Je ne veux pas entendre parler de ça!" le coupai-je avant qu'il puisse se lancer dans une autre histoire de ses exploits. Je le jure, ces deux-là étaient tout proches d'aller à des soirées masquées bizarres et de faire dieu sait quoi chez eux. Je ne voulais rien savoir. Et Charlie non plus. "Une de plus et il enverra Rose dans un couvent."
"Techniquement ce n'est pas son père." Emmett regarda autour de lui en le disant comme s'il était effrayé que Charlie puisse l'entendre. "Et elle est adulte."
"Tu doutes de Charlie Swan?" demandai-je, en riant à l'expression d'horreur qui passait sur son visage.
"Non! Je serai bon!"
Comme si Emmett était vraiment bon. "Tu n'es pas supposé descendre en rappel en ce moment?"
"Dans quelques minutes. Ils ont des problèmes pour monter la caméra sur la grue." Quelqu'un cria son nom et il sourit. "Hé si tu reçois l'appel, fais le moi savoir, je veux être là pour voir mon neveu venir au monde."
"D'accord." Bon, ce serait Martin qui lui dirait car je serai parti rien qu'en entendant les mots "c'est maintenant". Je regardai mon frère s'éloigner et repensai au jour où j'avais découvert que j'allais être père.
C'était un de ces rares jours où nous étions à la maison tous les deux et que rien n'était prévu. Nous avions décliné l'invitation à une première et à un diner chez mes parents. Nous voulions juste être là.
Bella se recula et me regarda, nos corps en sueur pour la seconde fois de la journée. "On dirait presqu'on est de retour au chalet," dit-elle avec nostalgie.
Je souris et passai mes doigts dans ses cheveux. "Nous pourrions y aller bientôt."
Elle secoua la tête. "Pas avec nos emplois du temps. Mais tant que nous avons du temps ici pour ça…"
Je ris et la tirai contre moi. "Il y a toujours du temps pour ça." Nous nous embrassâmes longuement et j'étais prêt pour le troisième round mais elle se dégagea de mes bras.
"Oui mais maintenant nous allons avoir besoin d'énergie si nous faisons ça à nouveau." Je la regardai s'en aller du lit, son corps pâle et nu m'hypnotisa jusqu'à ce qu'elle enfile son peignoir et rie de ma moue. "Un dîner nu est parfaitement acceptable mais je ne cuisine pas de poulet frit sans protection."
Cela attira mon attention. "Poulet frit?"
Elle rit. "Alec l'a approuvé pour ce soir mais il te veut de retour au sport demain matin."
Je gémis et enfouis mon visage dans l'oreiller pendant qu'elle se moquait de moi. Les laisser devenir amis avait sûrement été la chose la plus stupide que j'aie jamais faite. Bella embrassa l'arrière de ma tête et me tapota l'épaule. "Je me suis aussi arrêtée pour prendre quelques biscuits au chocolat pour le dessert…"
Je m'assis avant même qu'elle ait fini la phrase ce qui la fit rire encore plus fort. "Au moins ça vaudra le coup d'aller faire du sport." Elle dansa hors de mon atteinte alors que j'essayai de la tirer dans le lit. "Arrête ça, tu es complètement insatiable."
"Tu aimes que je le sois," lui rappelai-je, la voyant lécher ses lèvres quand je bougeai et que le drap tomba. "Et tu ne sembles pas désintéressée non plus."
"Oh bien sûr que ça m'intéresse," me dit-elle en secouant la tête. "C'est un choix difficile, toi ou le chocolat mais je suis chanceuse de pouvoir avoir les deux." Elle recula quand je me levai et m'approchai d'elle. "Oh non le chocolat d'abord. Toi ensuite."
"Quelles genres de priorité as-tu, femme?" demandai-je faisant semblant d'être blessé mais échouant parce que je lui souriais.
"Je t'ai déjà eu deux fois. Maintenant j'ai besoin de chocolat comme ça je pourrais t'avoir de nouveau."
Sa logique était sans faille. "D'accord."
"Va te doucher, avec de l'eau froide, et on se retrouve dans la cuisine," ordonna-t-elle. Je soupirai et allai dans la salle de bain. "Oh et fais-moi une faveur? Quand tu auras fini jette un coup d'œil à ton téléphone. J'ai commencé une nouvelle partie avec toi."
Ça retint mon attention. "J'ai gagné?" Elle rit à ma question idiote et sortit pour préparer le diner. J'aurai dû savoir. Bon cette fois j'allais gagner coûte que coûte.Peut-être pas mais j'allais essayer. Je fis couler l'eau de la douche et retournai dans la chambre pour jouer pendant que l'au se réchauffait.
BABY, euh? Peut-être que nous jouions avec des mots sexy à nouveau. J'aimais ces jeux même si ça m'excitait aux pires moments. J'ouvris la partie et je fus surpris de voir qu'il y avait là plus d'un mot. BABY HAVE et WE? NOUS ALLONS AVOIR UN BEBE? Nous allons avoir un bébé?
Je jetai mon téléphone et sortis de la chambre, me précipitant dans l'escalier complètement nu en appelant : "Bella! BELLA!"
Elle sortit de la cuisine. "Edward? Qu'est-ce qui ne va pas?"
"Bébé? On va avoir un bébé? La crainte et la confusion sur son visage se transformèrent en un sourire éclatant que je n'avais jamais vu et elle opina.
"Oui. Tu étais censé attendre jusqu'après…" Et c'est tout ce qu'elle put dire avant que je la prenne dans mes bras et la fit tourner, l'embrassant et riant. Elle passa ses bras autour de moi et me serra alors que nous rions et fêtions et même pleurions un peu. Ce n'est pas comme si nous avions essayé depuis longtemps, non. Nous avions décidé quelle arrêterait la contraception un peu avant notre mariage et verrions ce qu'il se passerait. Aucun de nous deux ne s'attendait à ce que ça arrive aussi vite mais je ne m'en plaignais pas.
"C'est pour quand? Qu'est-ce qu'on va avoir? Quand l'as-tu su?" demandai-je, la faisant rire encore plus.
"Je ne sais rien de tout ça pour l'instant. Je me suis sentie malade ces derniers jours et ça m'a traversé l'esprit que j'étais enceinte alors j'ai acheté des tests et m'en suis servie ce matin. Elle me sourit. "J'ai - en quelque sorte – volé ton téléphone quand tu es allé sur l'ordi pour échanger avec Kate et commencé une nouvelle partie. J'ai pensé qu'il fallait que je te le dise de cette façon."
Elle l'avait fait, c'était notre truc. Je l'avais embrassée et lui avais dit que je l'aimais puis l'avais allongée sur le canapé pour lui montrer à quel point. Le poulet frit ne fut pas prêt de suite, bien plus tard et la salle de bain était dans un état au moment où je me rappelai que j'avais laissé couler l'eau… mais peu nous importait.
"La terre à Edward." Je fus rappelé à la réalité par Cindy Tate, assistante du directeur. "On aura besoin de vous dans dix minutes."
Bien. Martin tendit le téléphone et secoua sa tête avant que j'ai eu le temps de lui demander. D'accord. Peut-être que ça ne serait pas aujourd'hui. Ce serait sûrement un Cullen têtu, plus comme sa mère. Ou alors moi…
Je souris en me souvenant l'avoir dit à la famille. Nous avions décidé d'aller de l'avant et d'attendre jusqu'à Noël que nous soyons à nouveau ensemble. Bien sûr ça avait été trois longues semaines et j'aurai juré que ma mère se doutait de quelque chose. Cette femme avait un sixième sens pour ces choses.
"Ah enfin le fils prodige est de retour!" Je grimaçai sous la chaleur du regard de ma mère quand elle ouvrit la porte d'entrée. Elle prit Bella dans une étreinte et ensuite je subis le même traitement mais elle me serra un peu plus fort que nécessaire. "Il y a une raison pour laquelle vous n'êtes pas venus dîner?"
Merde. J'allais avoir des ennuis. "Nous avons été très occupés maman. Ce nouveau film me botte le cul… Bella a dû réécrire et les choses sont devenus incontrôlables." C'était mon historie et il fallait que je m'y tienne. Elle me pardonnerait quand elle connaitrait la véritable raison. Peut-être.
"Ton film est sur le même tournage que celui de ton frère et il est arrivé à venir dîner."
Son ton était glacial. "Emmett reviendrait d'Antarctique pour ne pas rater un de tes dîners." Je souris et essayai de jouer de mon charme. "Moi aussi mais… tout mon temps libre est pour ma nouvelle femme. Je suis sûr que tu peux comprendre ça?" Oui j'ajoutai Bella à la sauce. Maman l'adorait et si je pouvais me cacher derrière ma femme alors autant en profiter.
"Tu pourrais au moins appeler ta mère, mon garçon." Je me tendis quand Charlie me tapa dans le dos et ensuite serra ma mère dans ses bras. "Joyeux Noël Esmée!"
"Charlie, Sue, c'est merveilleux que vous soyez venus." Maman était tout sourire, saluant ses invités et les conduisant dans le salon. Emmett et Rose étaient déjà là, avec Alice et...
"Edward!" Jasper se leva et jeta ses bras autour de moi. L'enfer. Je regardai brièvement Bella qui riait en tapotant maladroitement le gamin dans le dos. "Alice dit que tu fais un film de guerre. Ça doit être génial?"
Ouais, peu importe qu'ils soient ensemble depuis plus d'un an maintenant, Jasper était toujours mon fan numéro un. Alice me jurait qu'il n'y avait que lorsqu'il était près de moi qu'il agissait de façon aussi peu adulte. Peu importe.
"C'est plutôt cool, Jasper. Emmett peut tout te dire sur les explosions et les effets spéciaux qu'il fait."
Mon frère sourit. "Oui, jeune Padawan, assieds-toi et sois impressionné par ma génialité." J'envoyai un sourire reconnaissant à Emmett réclamai ma femme, la tirant dans mes bras et touchant son ventre. Notre bébé était là-dedans. Je n'arrivais toujours pas à y croire et j'avais hâte de partager la nouvelle. Maman ne serait plus longtemps en colère contre moi, j'en étais sûr.
"Je savais qu'on était censé attendre les toasts mais ma mère nous lance des regards noirs et ton père ne devrait pas être près d'outils tranchants quand on leur dira, alors on peut le faire maintenant?" lui avais-je demandé à l'oreille.
"Merde, vous êtes encore là tous les deux? Tu n'es pas encore descendu de l'excitation de votre lune de miel?" demanda Rose, en faisant tourner tous les regards vers nous. Je m'étais un peu aplati un peu sous le regard furieux de Charlie.
"Nous ne sommes pas.. ce n'est pas..." avais-je bégayé et Bella, bénie soit-elle, mit sa main sur ma bouche.
"Edward demandait juste si nous pouvions faire une annonce maintenant ou si nous devrions attendre le dîner. Comme nous sommes le centre d'attention - grâce à toi, Rose - je suppose qu'on va le faire maintenant."
Ma mère haletait et tenait sa main au-dessus de sa bouche, ayant l'air prête à éclater d'excitation. Ouais, elle l'avait compris. Bella libéra ma bouche et je l'embrassai sur la joue. "Moi?"
"Toi", répondit-elle.
"Nous allons avoir un bébé". Instantanément ça devint un désordre indescriptible. Maman avait sauté par-dessus Jasper et Alice dans son empressement de nous rejoindre et de jeter ses bras autour de Bella. Charlie m'avait écarté pour pouvoir se rapprocher de sa fille. Papa m'avait tapé dans le dos et m'avait dit à quel point il était heureux pour moi.
Emmett avait crié, "Bien joué, mon frère. Tu vois, Rosie ? On a du super sperme. Tu vas être en cloque à l'instant où tu ne prendras plus la pilule." Elle l'avait frappé mais elle faisait un grand sourire. Alice était en train de rebondir comme une femme folle, Jasper avait l'air étonné et un peu malade, Sue m'avait félicité tranquillement avant d'embrasser Bella. Maman était finalement venue me serrer dans ses bras.
"C'est pour ça que tu es resté à l'écart?"
E hocha la tête. "Tu l'aurais compris. Tu m'aurais obligé à te le dire et on voulait le dire à tout le monde ensemble."
Elle m'avait embrassé la joue et tenu mon visage entre ses mains. "Je te pardonne, cette fois, mais la prochaine fois, tu me le dis tout de suite. J'ai des choses à acheter!" Et l'instant d'après, maman avait son ordinateur portable ouvert et les filles et elle étaient toutes en train de regarder des trucs de bébés.
Charlie était venu près de moi. Je m'étais préparé à recevoir des avertissements et des menaces. "Je n'ai jamais vu ma petite fille aussi heureuse." Je l'avais regardé, surpris. "Tu lui as donné la famille qu'elle a toujours voulu, Edward. Merci pour ça, et pour mon petit-enfant." Il m'avait tendu la main, je l'avais serrée. "Tu vas les traiter correctement." Ha, il y avait bien un avertissement. C'était pas mal. Il n'avait rien à craindre en ce qui concernait ma femme et mon enfant. Ils allaient toujours être aimés et choyés et jamais ils ne manqueraient de rien. Je m'en occuperai.
"Edward sur le plateau!" Je revins au présent et partis pour la prochaine scène de combat. J'étais en train d'esquiver un coup de poing quand j'entendis Martin crier mon nom. Je ne réussi pas à l'éviter et il atterrit sur le côté de ma tête, me projetant au sol. Je secouai la tête, hébété, alors que les gens criaient autour de moi. J'attrapai les mains de quelqu'un en appelant Martin et en essayant de traverser la foule qui m'entourait.
"Elle a appelé?"
"Oui! C'est maintenant !" Je criai pour qu'on prévienne Emmett si ça n'avait pas déjà été fait et je m'enfuis en courant devant mon directeur qui essaya de me supplier de finir la scène puis aussi devant l'infirmier qui essayait de regarder mes yeux et tous ceux qui se trouvaient sur mon chemin. Mon frère me rattrapa pendant que je filais hors du studio.
"On va prendre ma voiture, c'est plus rapide." Et ça l'était. Nous sautâmes dans sa Ferrari et partîmes, moi cherchant frénétiquement mon téléphone pour pouvoir dire à Bella que j'étais en route.
"Où est mon téléphone?"
"Je ne sais pas, c'est Martin qui l'a, non?" La voiture couina au coin de la rue vers Cedars-Sinai. On avait prévu que Bella soit dans une chambre privée car ils étaient connus pour leur riche clientèle et savaient garder un secret. On nous avait offert des sommes d'argent ridicules pour la première photo de notre bébé et les paparazzi essaieraient sans doute de nous capturer à la sortie quand mon bébé serait né. Mon bébé. Il était sur le point de naître.
"Plus vite Em!" Plutôt que de s'énerver, mon frère ricana simplement et accéléra. J'avais eu l'impression d'y avoir mis l'éternité pour arriver mais c'était allé très vite. Je courus dans l'immeuble pendant qu'Emmett garait la voiture et fus rapidement conduit aux suites d'accouchement privées. Privé mon cul! Bella était allongée dans son lit, entourée de gens. Son père et Sue, Rose, ma mère, Kate et Garrett était dans la pièce.
"Edward !" Maman me fit un câlin. "Ton père est en route. Alice et Jasper ne peuvent pas venir, ils sont ravis pour toi."
Oui, tout le monde est là, mais je voulais ma femme. Je courus vers Bella et mon cœur se mit à battre fort lorsqu'elle souffla de douleur. "Est-ce que ça va? Elle a besoin de médicaments! Où est le docteur? C'est le moment de faire cette fameuse repsiration?"
"Tu dois commencer à respirer," me dit Bella en riant quand la contraction fut passée. "C'est un long processus, mon chéri. Tu le sais bien."
"Ouais, tu n'es pas allé aux cours?" demanda Garrett, obtenant un regard noir de sa femme.
"Il est allé à toutes les cours", lui assura-t-elle.
"Et à chaque rendez-vous." Mes réalisateurs n'avaient pas été ravis de cela mais je n'allais pas manquer ces moments. J'étais allé avec Bella depuis le tout premier rendez-vous, quand on avait entendu son cœur battre et vu à quel point il était minuscule, quand on avait découvert que c'était un "il", quand sa tension artérielle était un peu élevée et qu'on avait eu peur qu'elle doive être hospitalisée. Tous, j'y étais allé. J'aurais été viré et poursuivi en justice avant d'en manquer un.
"Hey, DILF*," dit Kate, en m'embrassant sur la joue. Tout le monde rit.
"Arrête, je ne suis pas un DILF."
"Tu vas être le roi des DILF, Cullen, mais je ne parlais pas de toi." Elle embrassa mon père qui venait d'arriver, sur la joue. Papa rougit et maman rit comme un pygargue. "C'est amusant d'embêter cette famille," annonça Kate, faisant craquer le reste de la salle. "Si vous voulez bien m'excuser, je dois aller mentir à la presse, leur faire croire que la sortie du plateau de tournage du futur DILF était une fausse alerte. Ensuite, je ferai courir le bruit que tu es à l'Université de Los Angeles. Garrett, allez, laissons-leur avoir un peu du temps en famille."
"Attends! Quel genre d'ILF suis-je, si mon père et mon frère sont des DILF?" demanda Emmett, après être entré dans la chambre à un moment donné pendant le flirt de Kate.
"Tu es un DOLF*, Emmett." A son regard vide, elle lui tapota la joue. "Un imbécile que d'autres aiment bien baiser. Pas moi. Va voir ta copine qui est trop bien pour toi."
Emmett bouda pendant que Bella gloussait en grimaçant. "Merde, ça fait mal de rire."
"Arrête de la faire rire!" criai-je.
"Edward, c'est bon. Cela me permet de me concentrer sur autre chose," m'assura-t-elle, en touchant ma joue, traçant l'ecchymose qui se formait sans doute.
"Ok, j'ai juste..."
"Je sais," dit-elle en me souriant. "Moi aussi, je suis anxieuse et excitée. Il sera bientôt là."
Mais non. Il mit des heures et des heures pour arriver. Chacune semblait plus longue que la précédente. Kate et Garrett partirent vers dix heures. Rose et Em à minuit. Nos parents sont restés, dormant un peu sur les canapés dans la salle d'attente. Bella s'assoupit un peu mais évidemment pas pour longtemps. Je n'arrivai pas à dormir. J'allai chercher des glaçons pour Bella quand elle les voulait, lui tins la main, lui massai le dos, tout ce que je pouvais faire pour qu'elle soit plus à l'aise. Finalement, à quatre heures du matin, le médecin décida qu'elle était prête à pousser.
Même si j'étais épuisé, tout semblait précis et j'étais tellement concentré sur le moment présent. La poigne de Bella sur ma main, la façon dont la sueur coulait sur son visage, les ordres laconiques du médecin pour les infirmières et l'enfer, même le tic-tac de l'horloge sur le mur. J'entendais tout. C'était un peu comme regarder le film du moment. Sauf que c'était mon moment, notre moment et ma femme se battait comme un démon pour mettre notre fils au monde. Je lui dis que je l'aimais et à quel point elle était belle, ce qu'elle ne croyait pas, bien sûr, mais c'était tout à fait vrai.
Cette concentration féroce sur son visage, sa façon d'endurer et de jurer doucement et de crier haut et fort une ou deux fois et la concentration qu'elle avait pour mettre au monde de notre fils étaient magnifiques pour moi. Et quand ils me dirent que la tête était sortie et que je vis une tête pleine de cheveux foncés dans le miroir, il fallut tout ce que j'avais en moi pour ne pas exiger qu'ils se dépêchent. Ce n'est que quelques minutes plus tard que le docteur annonça, "C'est un garçon" et ils me le donnèrent pendant que Bella sanglotait. Je regardai ce visage rouge, ridé et pleurant et c'était comme ils disaient toujours. Je savais que je n'aimerai jamais plus quelqu'un que ma femme et mon fils en ce moment.
Je coupai le cordon et passai le bébé à sa mère et je jure que je les ai vus se lier devant mes yeux. "Bonjour, bébé," chuchota Bella doucement. Elle l'embrassa et je me maudis de ne pas avoir filmé ce moment. Elle avait menacé ma vie quand j'en avais parlé, mais j'aurais aimé pouvoir lui montrer à quel point elle était incroyable.
"Ne devrions-nous pas l'appeler par son nom?" demandai-je, en enveloppant légèrement mes bras autour d'elle et de mon fils.
Elle rit. "Avons-nous officiellement décidé?"
Nous avions fait le tour des noms, envisageant des E mais je lui ai dit qu'Emmett avait tous les noms avec E prévus pour nos enfants. Nous nous étions demandé alors si nous devions lui donner le nom d'un grand-parent mais... nous étions tous les deux d'accord pour dire qu'ils avaient des noms démodés et moi aussi d'ailleurs. Il y en avait plusieurs qui étaient bien mais j'ai pensé que sa dernière suggestion fonctionnerait.
"Aiden Charles Cullen, je suis ton père," lui dis-je. De grands yeux bleus me regardèrent. "Je pense qu'il approuve."
"Bien sûr que oui," dit Bella. "Il a le meilleur papa du monde."
Je l'embrassai doucement. "Je vais faire de mon mieux pour être le meilleur mari et le meilleur père pour vous deux. Vous êtes mon monde."
"Nous le savons," dit-elle en me touchant la joue. "Nous avons foi en toi." Je veillerai à ce qu'ils le fassent toujours. Ma famille. Toutes les accolades, l'argent, la gloire, rien de tout ça ne pouvait se comparer à ça. Ma femme et mon enfant - au pluriel un jour, je l'espère - étaient mes miracles et tout ce qui comptait vraiment.
FIN
DILF.. Dad I would like to fuck… papa que je voudrais baiser
Zveka: merci à Isno de me suivre dans le choix de nos traductions … et de supporter et corriger mon français branlant et bafouillant … sans elle tout ceci ne serait pas possible. Merci Isno !
A vous maintenant …
Hop la! A vos claviers même si c'est juste un smiley...
Sachez enfin que la version originale a plus de 13 498 commentaires!
