The bigger they are de LadyExcalibur 2010
Chapitre 56
A l'envers mais ça marche
Je me réveillai enroulé autour de Bella. Elle était couchée sur le ventre son visage enfoui dans l'oreiller et un bras replié sur le côté. J'embrassai son épaule et elle fit un petit murmure agréable et se glissa plus près de moi. C'était tout l'encouragement dont j'avais besoin. Je me déplaçai pour me positionner au-dessus d'elle et lui plantai des petits baisers sur les épaules, le cou et le dos.
Elle se retourna et tira un peu sur mes cheveux. "Hummm..." chuchota-t-elle. "Ça fait du bien, ne t'arrête pas."
Je ris et commençai à descendre avec mes baisers jusqu'à ce que j'atteigne ses fesses. Je leur fis un baiser à chacune ainsi qu'une petite morsure. Elle poussa un petit cri et se tortilla en signe de protestation. Je mis mes mains sur ses hanches, la tenant encore, embrassant et mordillant, léchant d'une hanche à l'autre, faisant des arrêts plus long sur ses fesses. Elle avait un beau cul et il invitait mes lèvres. Et la façon dont elle se tortillait n'aidait en rien.
"Edward," protesta-t-elle finalement. "Arrête de me taquiner."
"Ce n'est pas de la taquinerie quand tu as l'intention d'aller jusqu'au bout," murmurai-je. Je glissai sur son corps le recouvrant du mien. Ma queue était pressée contre le bas de son dos pendant que mes lèvres voyageaient vers son cou puis son oreille. Je grignotai son lobe et elle sursauta sous moi. Je glissai ma cuisse entre ses jambes pour l'inciter à les écarter.
Elle le fit avec un grognement et je retournai à ma tâche avec urgence. Mes doigts trouvèrent sa chaleur et son humidité, elle était prête pour moi. En aurai-je assez d'elle? Non, j'avais déjà accepté cela. J'étais à elle de toutes les façons possibles.
Bella bougea à nouveau, soulevant ses hanches et elle se retrouva sur ses mains et ses genoux face à moi. Putain oui. L'une de mes préférées...
Je glissai en elle avant d'avoir pu respirer une nouvelle fois. Merde. Elle était étroite ainsi, m'enserrant, emportant mon bon sens ainsi que mon contrôle. "Bella ..." grommelai-je. "Tellement bon."
Elle recula un peu et revint ensuite en arrière, me faisant la pénétrer jusqu'à la garde. Ensuite je m'agrippai à ses hanches, restant là. Je voulais juste savourer la sensation d'être enfoncé aussi profondément en elle. Le jeu subtil de ses cuisses contre moi, caressant les poils de mes jambes de sa douceur, c'était électrifiant.
"Appuie-toi sur tes coudes," essayai-je de lui dire. Immédiatement ses bras se plièrent et je me retrouvai enfoui encore plus à l'intérieur d'elle. Les courbes de son dos étaient sexy, des muscles élégants sous une peau douce et ivoire.
Mes testicules devenaient plus lourds et se contractaient davantage à chaque poussée. Putain. Mes mains se resserrèrent sur ses hanches et elle murmura son approbation. "Putain... Bella ..."
Je n'irai pas beaucoup plus loin. J'essayai de l'avertir mais elle cria fort. Elle cria à nouveau et ce son fit exploser mon orgasme. Je ne pus que continuer à la pilonner. Je ne pus même pas ralentir ni encore moins arrêter. C'était ainsi. Heureusement ce qui avait été perdu dans la durée avait été trouvé dans l'enthousiasme.
Lorsque je m'écroulai, j'eus juste assez de présence d'esprit pour rouler à côté d'elle. Presque. Nous pouvions rester là, haletant, nos cœurs battant la chamade. Bella trouva la force de venir entre mes bras et de se blottir contre moi avant que nous nous endormions tous les deux, collants mais satisfaits.
Nous avions assez délaissé le lit pour pouvoir nous bourrer de nourriture, de croissants, d'œufs, de bacon - elle vola le dernier morceau à la façon d'un ninja avant que je puisse m'en apercevoir. Ensuite nous nous brossâmes les dents et nous déclarâmes prêts à nous embrasser de nouveau. Nous n'allions pas mentir, nous avions tous les deux une haleine de dragon impressionnante le matin.
Ensuite nous retournâmes nous câliner sous les draps, nos doigts entrelacés comme ils le font dans les films. Nous devions ressembler à une publicité pour le V**g*a ou quelque chose. Elle avait l'air repu et béat. Je suis sûr que je devais sembler ... émerveillé. Ou étourdi. Ou peut-être juste heureux, très, très heureux.
Nous parlâmes de notre avenir ainsi que de nos passés, nos vies avant que le pare-brise ne soit cassé.
"Alors..." dit Bella. "Je suis ici d'accord pour me marier avec toi au cours d'une petite cérémonie en juin et ..." Elle embrassa mes côtes." Et je ne sais toujours pas qui a été ton premier amour."
Je grognai." Vraiment? C'est important?"
Elle rigola et hocha la tête. "Oui, je veux savoir." Elle se pencha et fit une mine boudeuse. "Il y a des choses dont tu as honte M. Cullen?"
Je lui fis face. "Non, non pas du tout. Ça n'a juste aucune importance." Je détestai vraiment ce genre de conversation et nous les avions évitées pour la plupart. Je supposai que mon sursis touchait à sa fin.
"Alors il suffit juste de satisfaire ma curiosité," dit-elle.
"Mais comme tu le sais cela marche dans les deux sens."
Elle roula un peu de yeux. "Allez Edward."
"Est-ce que quelqu'un t'a déjà dit que tu pouvais être pénible?" lui demandai-je.
"Tout le temps. Je considère ça comme l'une de mes qualités," répliqua-t-elle avec un petit sourire.
"Tu crois ça?" me moquai-je.
"Tu ne vas pas arriver à me distraire, tu sais," me dit-elle.
Je soupirai profondément. "D'accord, d'accord, ma petite nin... autoritaire." Ses yeux se plissèrent mais elle laissa couler sûrement parce qu'elle était trop curieuse au sujet de ma première.
J'embrassai le coin de sa bouche. "Bon, voyons ... elle s'appelait Tanya. Elle avait dix ans de plus que moi. Elle était divorcée."
"Croqueuse d'hommes? Voulant un jouet?" plaisanta-t-elle.
"Non pas vraiment," dis-je. Je l'embrassai à nouveau. J'avais juste eu envie de le faire. "Elle était seule et elle eut en quelque sorte pitié de moi. Je venais juste de finir mon camp d'entrainement, j'avais dix-neuf ans et j'étais seul et c'était la première fois que j'étais loin de chez moi. Je venais juste de réaliser que j'étais maintenant devenu probablement adulte. Et ça fait très peur. Elle m'a pris sous son aile en quelque sorte et a pris soin de moi. Et ça s'est transformé en quelque chose de physique."
Bella sourit gentiment. "Je suis contente que ça ait été une personne bien."
"Elle était gentille... et compréhensive," ça me fit rire. "Spécialement en repensant au fait que notre première fois a duré à peu près trois minutes."
Bella rigola. "Ne te sens pas mal. C'est toujours comme ça que ça se passe pour les jeunes mâles."
"Ouais, c'est vrai mais ça m'a complètement embarrassé," admis-je. "Mais elle m'a dit que ce n'était pas très grave et puis que mes facultés de récupération allaient être assez impressionnantes."
"Et elles l'étaient?" demanda-t-elle pour jouer.
"Enfer, oui." Je ne pus rien faire d'autre que me vanter.
"Montre pour voir."
"Pas besoin c'est la vérité," l'assurai-je. Je haussai les épaules. "Ça a duré six mois et une fois que ça été fini, nous nos sommes séparés sans aucune rancœur." Je secouai ma tête. "Je suppose que j'aie été chanceux. J'ai entendu des histoires horribles que m'ont raconté mes potes."
Bella opina et déposa d'autres baisers sur moi. Elle aimait cet endroit tout particulièrement et traçait chacune de mes côtes avec ses lèvres ou ses doigts, ça l'attirait pensai-je. "Et toi alors?" Bella se cacha le visage dans mon torse."
Elle me regardant en sourcillant. "Pas juste. Tu étais censé oublier me poser cette question."
"Oh allez Baby."
"Euh... d'accord c'était Mac. Fin de l'histoire."
"Oh non," dis-je en secouant la tête. "Je viens juste de te raconter que pour moi la première fois avait juste duré trois minutes. Et toi tu ne vas pas me laisser avec cette réponse 'c'était Mac'."
"S'il te plait?" me demanda-t-elle. Et ça me rappelait vraiment lorsque Jake faisait ses yeux de chien battu.
"Non non," dis-je. "C'est à toi."
"Tu es méchant," chuchota-t-elle.
"J'attends."
"C'était Mac il était maladroit. Ensuite ça c'est amélioré," dit-elle. "C'est tout."
Je digérai ça pendant un moment. "Et votre nuit de noces?"
Elle ricana. "Vraiment? Tu penses que nous avons attendu?"
Je haussai les épaules. "Je ne sais pas. J'essaie juste d'imaginer les hommes qui pouvaient essayer de vouloir coucher avec toi alors que ton colonel de père n'était pas loin."
"Bon ça a prit un certain temps mais je lui ai finalement parlé," admit-elle.
"Je ne suis même pas surpris que c'est toi qui ait pris la décision, je me demande pourquoi."
"J'étais une vilaine fille," admit-elle doucement. Ma bite voulait manifester son appréciation en entendant parler de vilaine Bella mais elle était complètement épuisée. A la place elle prit soin de bien s'en souvenir. Demander à Bella d'être vilaine plus souvent.
"Hmmm... dois-je me considérer comme averti?"
"Tu devrais, oui," répondit-elle.
"D'accord alors Mac a été ton premier," murmurai-je, je fis glisser mes doigts le long de ses bras. " Et je sais que votre premier baiser s'est passé à Fort Bragg. Y a-t-il autre chose que je dois savoir?"
"Bon il y avait un garçon au collège," dit-elle. Sa main caressait mon ventre ce qui me distrayait beaucoup trop. C'était sûrement son intention." "Nous nous sommes embrassés, pelotés mais ce n'est jamais allé plus loin."
"Hmmm..." murmurai-je. Mes lèvres trouvèrent ce point sensible juste derrière son oreille. Je le léchai et elle se mit à frémir.
"Et toi alors?" demanda-t-elle.
Je secouai la tête. "Je suis désolé, Edward n'est pas là pour l'instant. Vous pouvez laisser un message après le biiip." Par l'enfer il n'y avait aucun moyen que je veuille entrer dans ce genre de conversation romantique sur tous les détails de ma vie passée. "En même temps tu sais déjà tout sur les deux femmes principales."
"Tu veux éviter ce sujet?" taquina-t-elle.
J'embrassai sa clavicule puis levai mon regard vers elle. "Les premiers seins que j'ai vu appartenaient à une copine de classe au secondaire, Stacy Spanetti. C'est elle qui m'a fait une fellation la première fois. Tanya a été la première avec qui j'ai fait l'amour. Je pensai que c'était sérieux avec Claire et Lilith mais c'était faux." Je posai un baiser sur le bout de son nez. "Et c'est ce qui est le plus important."
Bella pinça les lèvres. "Ce n'est pas ce que Thomas Reynolds a dit."
Quoi. Putain? "Qui?"
"Thomas... tu sais tu l'as rencontré à la fête chez Jasper, tu te souviens?" Elle inclina la tête. "Et il a posé quelques questions." Bien sûr qu'il l'avait fait.
Ça, ça n'était vraiment pas bon. Et ouais mon pote. Comme s'il pouvait écraser des petites voitures pour jouer? Bella hocha la tête, une expression espiègle qui n'augurait rien de bon pour moi. "Et que Thomas avait-il à dire?" Et comment aurait-il su quelque chose à propos de mon passé?
"Il t'a vu avec moi et à voulu savoir s'il pouvait te faire confiance. Alors il a commencé à parler de toi à ses potes." Les nouvelles ne pouvaient pas être plus mauvaises. Elle embrassa ma poitrine puis bougea pour mordiller mon mamelon gauche. "Oh Edward," dit-elle taquine. "Toi et moi savons tous les deux que les garçons parlent plus que les filles. Et ils sont moins loyaux surtout quand il s'agit de parler d'un autre homme." L'autre mamelon, une autre succion. Je commençai à m'occuper de moins en moins de cette expression si espiègle sur son visage. "Et il parait que tu sembles être une sorte de légende..."
Je fis glisser mes doigts dans ses cheveux et guidait sa tête vers mon mamelon droit qui se sentait négligé. "Euh, hum..."
Elle me fit plaisir et lécha puis mordit. Elle lécha à nouveau. Putain. Elle suçait faisant tourner sa langue comme si j'étais une putain de sucette. Elle le relâcha en reculant en faisant un pop. Non. Reviens là.
"Tu étais un garçon très occupé, n'est-ce pas Edward Cullen?" demanda-t-elle me fixant de ses grands yeux bruns.
"Peut-être," dis-je avec un haussement d'épaules. "Il y a longtemps." Je la tirai sur moi, elle se retrouva couchée tout contre moi le bout de ses seins durs pressés contre moi, ma queue contre son ventre, nos jambes emmêlées. "Mais tu sais ce qu'on dit des playboys à la retraite, n'est-ce pas?"
Elle sourit et secoua la tête.
"Qu'ils font les meilleurs maris," murmurai-je.
Elle rigola et m'embrassa. Le baiser se transforma en toucher. Et le toucher en d'autres touchers plus intimes. Cette conversation était finalement très satisfaisante en dépit du fait qu'elle ait mal commencée.
Vers onze heures nous décidâmes qu'il était temps de nous doucher et de nous habiller. Il fallait que nous déjeunions et que nous retournions à nos vies, celles auxquelles nous avions échappé pendant nos petites vacances. J'étais déterminé à amener Bella pour une autre nuit aussi vite que je pourrais, mais je réalisai que je devais être plus patient que ce que je le voulais. Nous devions penser aux garçons et j'étais déterminé à ce qu'elle puisse voir que je pouvais être un bon père pour eux.
Je pensai que si quelqu'un nous regardait il penserait qu'ils avaient besoin de moi mais la vérité était que c'était moi qui avait beaucoup plus besoin d'eux. Je n'aurai pas voulu le croire un an auparavant mais actuellement j'avais vraiment hâte de rentrer à la maison tous les soirs pour être avec ce chaos qu'était une famille.
Pourtant j'aimais bien avoir Bella avec moi aussi. Et je voulais m'assurer que quelquefois nous aurions aussi du temps pour nous. Mes parents m'avaient appris combien c'était important et j'avais vraiment le sentiment que Bella serait d'accord avec ça.
"Descendons-nous pour manger au restaurant?" demanda Bella après notre douche. Nous nous étions douchés ensemble, bien sûr pour économiser l'eau. Nous devions faire quelque chose pour lutter contre l'effet de serre. Elle finit de sécher ses cheveux en essayant de les dompter avec un brushing, comme elle le disait.
J'aimais la regarder faire ce qu'elle avait à faire - se maquiller, se brosser les cheveux, enfiler sa petite culotte rose qui me rappelaient la petite nuisette sexy qu'elle avait porté. J'aimais le fait de savoir qu'un jour je pourrais presque être capable de prévoir quel serait son mouvement suivant lorsqu'elle se préparerait le matin. Je saurais si elle se brossait les dents en premier tout le temps. Ou le faisait-elle après la douche? Avait-elle beaucoup de produits de soins pour les cheveux dans la douche? Du gel douche ou du savon? Voudrait-elle voler mon rasoir ou protègerait-elle le sien comme une maman ours? Je voulais savoir.
"Si tu veux," lui répondis-je finalement lorsqu'elle me jeta un regard impatient dans le miroir tandis qu'elle finissait d'arranger ses cheveux.
Elle réfléchit puis haussa les épaules. "Ouais, essayons quand même de voir la lumière du jour pendant que nous sommes ici." Elle me fit un clin d'œil dans le miroir et c'est tout ce dont j'eus besoin pour aller derrière elle et commencer à l'embrasser dans le cou. "Obsédé," chuchota-t-elle mais ça semblait être un mot doux plutôt qu'une insulte.
"Toujours," admis-je. J'enroulai mes bras autour d'elle et fixai notre reflet dans le miroir. "Nous faisons tout à l'envers, tu t'en rends compte n'est-ce pas?"
"Dans quel sens?" Elle me sourit tendrement et j'espérais qu'elle appréciait autant que moi le reflet de nous dans le miroir."
"Eh bien, notre premier rendez-vous a été avec quatre garçons et ..."
"Non c'est faux," dit-elle en secouant la tête. "Notre premier rendez-vous c'était à Charleston."
Je souris et secouai la tête comme elle. "Non non, cette fois où je t'ai demandé d'amener les garçons chez moi pour profiter de la piscine? Ça c'était notre premier rendez-vous."
"Non, non," rétorqua-t-elle.
"Si," insistai-je, et je la fis retourner et je l'embrassai. "C'est mon histoire, je la connais bien."
"D'accord, d'accord," marmonna-t-elle. "Pourvu que ça ne t'empêche pas de dormir cette nuit c'est bon."
"Tu n'as pas idée toi, crois-moi," me plaignis-je.
Elle rit et enfouit sa tête dans ma poitrine. "Oui je connais ce sentiment." Elle me regarda. "Oh et tu me dois trois cents dollars de piles tu sais." Elle tendit sa main. "Rembourse-moi, mec."
Je la fixais, tout à fait perdu.
Elle roula des yeux. "Des piles, tu sais pour BOB?" Encore plus perdu. "BOB - Battery operated boyfriend?" Un de ses sourcils se leva. "Ça y est tu as l'image?" J'étais complètement pris par l'idée de Bella avec un vibromasseur. Oh mon dieu!
"Désolé, quoi?" Où était-il que je puisse le voir? Et peut-être en marche même?
"Tu m'as tellement excitée et mise dans tous mes états, ensuite tu pars en me donnant un baiser fraternel sur la joue et puis tu me laisses, enfoiré."
Je dois toujours avoir l'air complètement paumé - sûrement parce que je le suis.
Elle roula des yeux et secoua la tête. "Et je dois me débarrasser de toute cette tension avec BOB." Elle tapota sur ma poitrine. " Tu as eu une concurrence très rude pendant un bon moment mon pote," ricana-t-elle à sa propre blague vaseuse.
"Je suis désolé, j'essaie encore de m'habituer à l'image de toi avec un vibromasseur." Je me tournai et fis semblant d'aller vers la salle de bains. "Je reviens bientôt," plaisantai-je.
Elle m'attrapa par la main et me tira contre elle. Elle m'embrassa la ligne de la mâchoire et caressa mon cou. "Je préfère de beaucoup la vraie chose," murmura-t-elle.
Nous déjeunâmes, nos mains liées ensemble sur la table comme dans une photo romantique. Manger d'une seule main n'était pas très difficile pour moi mais Bella semblait faire ça de façon artistique. Elle avait dû sentir mon admiration parce qu'elle haussa les épaules et dit : "Je me suis habituée à manger comme ça quand j'avais un bébé sur la hanche et une main occupée."
Quelque chose dans la façon dont elle dit ça me frappa. Je n'avais jamais voulu de bébé. Et honnêtement je pensais toujours que nous n'en avions pas besoin pour que notre relation soit complète. Mais l'image de Bella avec un bébé sur sa hanche - mon bébé - fit se lever une étrange fascination pour moi. Je supposais que je découvrais que j'étais vraiment ce type d'homme.
Je me penchai et l'embrassai. Elle me rendit mon baiser. "Finissons de manger," me reprocha-t-elle. "Tu m'as usée," dit-elle en faisant semblant de bouder.
"Qui est usé?" interrogeai-je. "Je pense que c'est moi qui ait le plus besoin de recharger ses accus."
"C'est plus facile pour moi ... compte tenu de ton âge?"
"Aïe ça fait mal ça baby. Vraiment."
Nous nous sourîmes et continuâmes à manger. Puis elle me regarda. "Que voulais-tu dire quand tu as dit que nous avions tout fait à l'envers?"
"Je pense que j'ai dit à l'envers comme des imbéciles, "corrigeai-je.
"Oui d'accord."
Je haussai les épaules. "Je ne sais pas, je suppose que quelquefois nous n'avons pas fait les choses dans le bon ordre mais étrangement c'était sûrement bon pour nous."
"Des exemples, s'il te plait," dit-elle et ça ressemblait à une demande d'un professeur, ce qu'elle était d'ailleurs. Immédiatement des fantasmes d'une professeur/étudiante stricte/vilaine arrivèrent dans mon esprit. J'étais vraiment un obsédé.
"Bon c'est Emmett qui a parlé de mariage en premier. Jake a amené l'idée du bébé. Notre premier rendez-vous incluait les garçons. Et nous nous sommes engagés à nous marier avant que je te l'ai officiellement demandé avec la bague. Alors ... à l'envers comme des imbéciles." Je lui souris.
"Je n'ai pas besoin d'une bague de fiançailles," dit-elle.
"Je n'ai pas dit que tu en avais besoin," lui dis-je. "Mais ça ne veut pas dire que tu ne vas en avoir une."
Elle soupira de la manière dont les femmes le font lorsqu'elles pensent que l'homme qu'elles aiment est fou. J'avais l'impression qu'elle allait soupirer souvent auprès de moi. Je savais qu'elle avait eu une alliance et une bague de fiançailles avec Mac. Je les avais vues sur les photos.
"Ça te dérange si je te demande... quand est-ce que tu as enlevé ta bague de Mac?" Elle ne la portait pas lorsque je l'avais rencontré.
Elle haussa les épaules. "Lorsque je suis venue m'installer ici, je les mettais," expliqua-t-elle. "Je pensais que je devais..." Elle soupira et secoua la tête. "Quelques-unes des veuves de notre groupe disaient que ça faisait très mal de ne pas les mettre." Elle regarda ses mains. "Mais après cette première année, j'ai décidé que ces bagues ne faisaient qu'attirer des questions auxquelles je ne voulais plus répondre. Alors je les enlevées." Ses doigts se resserrèrent brièvement sur les miens. "Ça ne veut pas dire que je ne pense plus à lui mais j'ai accepté que chacun faisait son deuil différemment. J'ai géré ça à ma façon."
"Pendant combien de temps es-tu allée à ces réunions?" demandai-je.
"Pas très longtemps," répondit-elle. Ce n'est pas mon style. Je suis sûre que ça peut aider certaines personnes. Mais je n'en fais pas partie." Elle me regarda. "Même les garçons ont vu un thérapeute pendant un moment et c'était bien. Mais arrivé à un certain point c'est bien d'arrêter... alors nous l'avons fait."
Je fus silencieux pendant un moment. "Ça me ferait plaisir de t'acheter une bague?" Et je le ferai quoiqu'elle en dise. Elle était assez traditionnelle pour apprécier ça. Will et Josh portaient des bagues assorties, subtiles et élégantes. J'avais imaginé que Bella apprécierait quelque chose de ce genre pas ostentatoire ni exagéré. En fait je pourrai même demander conseil à Will bien qu'il me semble que j'aie une bonne idée de ce qui lui conviendrait.
"C'est une dépense," fit-elle remarquer. "Et avec l'ouverture du bar nous ferions mieux de garder nos sous."
Je n'aurai jamais, même dans un million d'années, renoncé à acheter une bague pour ce motif. Mais le fait qu'elle l'ait dit m'a fait l'aimer encore plus. Je levai les yeux au ciel. "Je suis sûr que je peux avoir assez d'argent pour offrir à la femme que j'aime une bague qui exprime mes intentions honorables." J'avais répété cette phrase dans ma tête depuis qu'Emmett m'avait interpelé sur mes projets.
"Waouh!" souffla-t-elle. "Tu es vraiment bon pour ça." Ses yeux brillaient.
"A quoi?"
"Mettre une femme à tes pieds."
Elle n'avait aucune idée que j'étais celui qui avait été mis à ses pieds... il y a des mois."
Nous fîmes nos bagages et jetâmes un coup d'œil dans la chambre. Elle fit un petit soupir en même temps que moi et ça nous fit rire. Nous détestions partir. Oui, nous avions des vies géniales qui nous attendaient là dehors mais ce temps passé dans cette chambre avait été exactement ce dont nous avions besoin. Non seulement je me sentais comme si nous avions réglé un certain nombre de questions mais mon corps se sentait rassasié et satisfait.
J'avais finalement trouvé la solution aux réactions non autorisés qui m'avaient tourmentées depuis que j'avais rencontré Bella mais j'avais pu constater que mon corps était plus hors contrôle que l'année de sortie de "Hot for teacher"* et des seins de Stacy Spanetti.
Il fallait juste que je sois nu avec elle 24/24h et 7 jours sur 7.
Facile.
Masen et Alyssa paraissaient à moitié fous lorsque nous arrivâmes chez Bella comme nous nous y attendions. Bella les regarda puis étreignit Alyssa. "Je t'en dois une," promit-elle. "Nous t'en devons une."
Je serrai la main de Masen. "Sérieusement nous le ferons."
Ensuite les garçons s'aperçurent que nous étions rentrés et l'enfer explosa - d'une bonne façon. Nous dîmes à Masen et à Alyssa que nous garderions leurs fils une nuit pour qu'ils puissent sortir diner et visiter la ville. Et Masen parut plus content après ça.
Je dis à Bella de rester un peu avec les garçons pendant que je nous préparais des sandwichs grillés au fromage et des frites. Jake nous demanda s'il pourrait venir avec nous la prochaine fois. Et je lui dis que ça dépendrait d'où on irait. Il parut satisfait de cette réponse. Emmett était un peu plus amical que ce que j'aurai cru.
Evidement les garçons savaient ce que sa mère et moi avions fait. Il n'y avait aucun moyen de prétendre ne pas avoir eu de relations pendant un week-end tout entier. Mais ils semblaient heureux de faire comme si et notre petit plan marchait à merveille. Il n'y aurait plus de discussions là-dessus.
J'aidai Bella à étendre la lessive, la semaine à venir serait très remplie. Jake et Sam avaient leur réunion de classe le même soir pendant que Bella avait la sienne. Elle devrait être là bas. Nous nous arrangeâmes pour que je puisse aller à celles de Jake et de Sam. J'aimais bien cette idées. C'était juste une autre façon de leur montrer que je pensais ce que j'avais dit.
Je les gardais tous.
Finalement la lessive fut étendue et les garçons au lit, leurs repas pour le lendemain prêts et ce fut l'heure pour moi de rentrer à la maison.
Notre petite escapade de la réalité était bel et bien terminée.
...
* Hot for Teacher : chanson et clip de Van Halen (1984)
Le titre du prochain chapitre est "Papa Ours" mais c'est tout ce que je vous dirais..
Merci d'avoir lu et commenté, à vendredi!
