Un nouveau chapitre dans les bacs ! Bonne lecture !

RAR aux anonymes :

Suli : Je suis impardonnable, j'ai oubliée de répondre à ta review dans le précédent chapitre. Navrée ! Merci à toi pour celle-ci, je suis vraiment contente que ma fiction te plaise autant ! Bonne lecture pour la suite !

Ankana87 : Et oui, il sont là :) Voir de vieux visages fait toujours plaisir :) Merci pour ta review! Bisous

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Les deux amants furent réveillés le lendemain matin par l'arrivée de leur repas. Un garde de prison, qui leur était inconnu, le déposa sur le sol, comme la veille, et repartit sans dire un mot. Harry et Draco n'échangèrent, eux non plus, aucune parole. Lorsque la gamelle en métal atterrit derrière leurs barreaux, provoquant un bruit sec, ils ouvrirent lentement leurs yeux, se secouèrent dans l'espoir de diminuer leurs courbatures et s'éloignèrent l'un de l'autre. Le regard dégouté de l'homme ne leur avait pas échappé. Aucun des deux ne fit une remarque, une fois ce dernier parti, et ils se partagèrent en silence le repas frugal.
Malgré le passage de Lucius la veille, les deux jeunes hommes ne pouvaient s'empêcher d'être effrayés. Avec une boule au ventre, une chair de poule prononcée et des tremblements réguliers, ils se tenaient recroquevillés, la menace de mort pesant sur leurs têtes. Leurs regards ne se croisèrent pas plus que leurs bouches ne s'ouvraient. Ils n'osaient même plus bouger, étant seulement traversés par leurs frissons d'angoisse.

Même si l'attente ne fut ensuite que de quelques heures, elle leur parut comme étant une éternité, chaque seconde étant plus longue que la précédente. Quand des pas se firent entendre un peu plus tard, les deux compagnons ne surent pas s'ils devaient se sentir soulagés d'échapper à ce silence de mort ou horrifiés à l'idée qu'il ne leur restait peut être que quelques minutes à vivre.

Jack arriva avec trois gardes. Une fois le verrou ouvert, ils se levèrent en silence, toujours sans le moindre contact ou regard l'un envers l'autre, et marchèrent côte à côte. Quand la lumière passant à travers la porte entrouverte du bureau du chef de prison apparut faiblement, Harry trembla encore plus. Instinctivement, sa main vint saisir celle du blond. Ce dernier lui rendit son étreinte mais ne détourna pas les yeux de leur but. Un des gardes qui les entourait grogna. Il regarda le chef de prison, attendant l'ordre de les séparer, mais rien ne vint. Jack passa devant et les fit pénétrer dans son bureau.

Après cela, ils sortirent rapidement de la prison, les gardes les pressèrent et ils furent bientôt dans la diligence en fer qui devait les amener sur la grande place. Jack les abandonna là, Harry dut alors lâcher la main de son amant. Un des hommes vint même se placer entre eux. Le trajet dura un long moment sans que personne n'ouvre la bouche. Enfin le convoi s'arrêta et la porte fut ouverte. Harry et Draco durent se lever de leur siège de fer et sortirent en premier.

Toute la population de Gryffondor était présente. Une allée de personnes, à peine maintenue par une poignée de soldats, les menait à la potence. Il y avait deux cordes et un bourreau, tenant déjà l'unique levier. L'ancien gardien sentit la panique monter en lui. Cela lui sembla tellement réel à ce moment là. Dans un geste de pure peur, il rechercha le regard de son amant, qu'il n'avait plus recroisé depuis la veille. Draco l'observait, sachant sûrement que le brun attendait un encouragement de sa part. Leurs regards se croisèrent et leurs yeux s'accrochèrent. Le blond essaya de faire passer tout son amour et sa tendresse dans cet échange avant de détourner les yeux. Le peuple, qui jusqu'à présent n'avait rien dit, commençait à les huer. Le jeu de regards n'avait échappé à personne. Les deux amants furent insultés et une personne tenta même de passer la barrière de soldats afin de venir les invectiver en face. Heureusement, il fut retenu mais cela n'empêcha pas la masse de crier de plus belle. Harry, le cœur au bord des lèvres, avança vers la potence et baissa les yeux. Son compagnon, lui, cherchait le regard son père. L'ambassadeur était au premier rang. Il lui adressa un sourire d'encouragement. Le blond vit alors dans les yeux de celui-ci de l'assurance. Lucius ne semblait pas inquiet. Cela rassura le fils qui, à son tour, se dirigea vers leur probable mort. Une fois montés sur l'estrade, un homme déjà présent dessus s'avança et prit la parole. La foule se tut d'un seul coup, curieuse.

- Bien, nous sommes ici pour la condamnation à mort de Harry Potter, gardien démissionnaire, et Draco Malfoy, fils de l'ambassadeur de Serpentard.

Le brun releva alors la tête, outré. L'homme ne mentionnait pas son héritage, le poste de ses parents ou encore celui qu'il avait presque réussi à gagner. Il n'était considéré que comme un simple gardien. Il fusilla du regard l'homme puis, malgré lui, passa rapidement son regard sur la foule. La première personne qu'il vit fut Fudge, en retrait, souriant. Le roi, lui, n'était pas présent, fuyant comme toujours. En revanche, il croisa le regard de ses amis. Hermione dans les bras de Ron l'observait, désolée, contrairement à son meilleur ami qui le regardait avec dégout. Harry se sentit trahi alors. Même Ron le jugeait ainsi, sans préambule, juste parce qu'il n'aimait pas la bonne personne. Des larmes montèrent à ses yeux. Il les refoula cependant. L'homme continuait de parler.

- Ces deux jeunes hommes sont accusés d'avoir commis des actes de sodomie, considérée comme une abomination, un acte profondément interdit et immonde.

La foule confirma à l'aide de cris plus fort les uns que les autres.

- Ils seront donc condamnés à la pendaison jusqu'à que mort s'en suive ! claqua l'homme.

Les beuglements reprirent, approuvant à l'aide d'injures la condamnation. Le peuple devint alors vite incontrôlable. Chacun hurlant, essayant de monter sur l'estrade muni de pierres afin lapider les deux prisonniers. Harry vit alors Ron emmener Hermione plus loin, hors du danger provoqué par les mouvements violents des personnes. Les soldats tentèrent alors de repousser la foule. Mais alors qu'ils réussissaient, un gardien arriva en courant et cria :

- Les Serpentards !

L'homme était à bout de souffle et dut se taire un instant afin de reprendre ses forces. Tout le monde se tourna alors progressivement vers lui. Lorsqu'il se redressa enfin, chacun écoutait :

- La guerre est à nouveau déclarée. Rogue est là avec son armée ! Vite, venez sur les côtes !

La foule se remit à hurler, mais de panique cette fois-ci, et partit dans tous les sens. En quelques secondes, les deux prisonniers furent oubliés. Les soldats, eux, filèrent vers la mer tandis que le gardien prenait le chemin du palais pour prévenir le roi. L'homme qui avait annoncé la peine de mort se retourna alors vers les condamnés. Cependant Harry et Draco n'étaient plus là. Le bourreau était au sol, égorgé, les gardes étaient assommés et les prisonniers avaient disparu.

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Le roi de Serpentard regarda ses bateaux amarrés sur les pontons de Gryffondor. Son armée était au complet, prête pour la bataille. Les navires regorgeaient d'hommes et de poudre à canon. Il avait décidé de ne pas utiliser la potion, ne souhaitant pas un bain de sang. Son vœu était de soumettre Dumbledore, ce vieillard qui avait osé condamner à mort son filleul. La rage bouillit en lui, jamais il n'avait autant été inquiet de toute sa vie. Lorsque la lettre de son ami était arrivée, il avait paniqué. Heureusement, il était alors seul dans son bureau. Lequel n'avait pas survécu. Chaque bibelot, objet, chaise, table. Tout y était passé. Quand il en était ressorti, la pièce ne ressemblait plus à rien. Il avait alors couru et ordonné au chef de son armée de partir de suite vers Gryffondor. Comme il avait été prévenu avant, tout était déjà fin prêt. Le soir même, toute sa flotte et ses hommes furent en mer.

Il avait bien sûr dû expliquer à ses hommes la raison de cette attaque soudaine. La condamnation à mort du fils d'ambassadeur pour de fausses raisons avait suffi. Les soldats Serpentards avaient été indignés de la nouvelle. Tous avaient soutenu son mouvement de détruire le vieux roi et de secourir le jeune homme. Les Malfoy avaient une grande place dans le cœur des habitants de ce pays. Ils l'avaient toujours représenté au mieux. Severus avait été soulagé que cela se passe aussi bien.

A présent, il était sur son bateau et il savait que lui aussi allait bientôt se joindre à la bataille. Il avait hâte de voir Dumbledore plier les genoux.

Mais alors qu'il allait donner l'ordre à ses hommes de jeter l'ancre et de rejoindre les soldats verts déjà en train de se battre, il vit un jeune homme se faufiler sur sa droite. Habillé de vert, une épée à la main, il aurait pu être pris pour un Serpentard, mais Severus connaissait cette démarche. En trois enjambées, il le rejoignit et attrapa son bras d'une main de fer.

- Londubat ! Que fais-tu ici ?

- Je…

Le jeune hésita un instant, puis, il se redressa et gonfla son torse.

- Je vais me battre.

- Tu comptes te battre contre ton propre pays ?

- Je n'ai personne qui me tient à cœur sur ces terres. Vous, en revanche, m'avez aidé et appris. Je veux combattre à vous côtés.

- C'est dangereux ! Il s'agit d'une guerre ! gronda le maitre de potion.

Le visage de Neville prit des couleurs mais il hocha la tête.

- Je sais. Ne l'oubliez pas, nous nous sommes rencontrés sur un champ de bataille sur lequel j'ai tué votre ancien roi.

Severus sourit et sa poigne sur le bras du jeune s'adoucit.

- Je ne l'ai pas oublié. Simplement, tu es mon seul élève. Et aussi mauvais que tu sois, je ne souhaite pas te perdre.

- Je serais prudent, promit Neville en rougissant encore plus.

- Bien, mais reste dans mon champ de vision.

Puis il le lâcha et alla voir le capitaine du navire.

- Lâchez l'ancre ! Allons nous battre !

- A vos ordres, Majesté.

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Colin jubilait. Le temps de sa vengeance était enfin arrivé. Les Serpentards étaient venus eux-mêmes jusqu'à lui pour faire la guerre. Le gardien ignorait les raisons de cette nouvelle attaque mais il n'en avait que faire. La seule chose qui lui importait était le nombre de soldats verts à terre. Les meurtriers de son frère devaient tous être réduits à néant. Alors, il était en première ligne, tuant sans le moindre remord. Pour l'instant, il n'avait pas encore été blessé, sa vivacité et sa colère l'aidant, mais il savait qu'il lui manquait quelque chose. Un coéquipier, un compagnon d'armes. Dennis.

Poussant un cri de rage, Colin trancha la gorge en face de lui et sourit en voyant le sang couler à flot. L'assaillant suivant étant éloigné de lui de plusieurs mètres, le gardien regarda autour de lui. Des cadavres jonchaient le sol. Autour de lui, les habits de ceux-ci étaient essentiellement verts mais, plus loin, il vit de nombreux gardiens à terre ainsi que des soldats rouges. Furieux de ne pas avoir un Serpentard à portée de main pour lui trancher la gorge, Colin se déplaça.

C'est alors qu'il vit un étrange couple se faufilant derrière une maison de bois appartenant à un gardien. Il s'approcha pour observer et vit un jeune homme noir, une valise à la main, tenant serrée contre lui une brune. Curieux, le gardien voulut s'approcher. Seulement, des assaillants lui bloquèrent le chemin et il dut à nouveau se battre. Du coin de l'œil, cependant, il vit des soldats de Serpentard s'approcher de l'étrange couple, leur parler et finalement les emmener avec eux, vers les navires. Colin comprit alors. Des Gryffondors abandonnaient leur propre pays. Sa colère s'accrut encore et il égorgea deux hommes d'un seul coup de dague. Une bile amère remonta dans sa bouche. Les hommes étaient-ils donc tous si corrompus ?

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- Vite ! Courez !

Lucius fermant la marche, Draco et Harry, entourés d'hommes afin que personne ne les aperçoive, progressaient rapidement dans la capitale en effervescence.

Les choses s'étaient faites en vitesse. A peine le gardien avait crié « Les Serpentards ! » que le bourreau fut égorgé et les gardes assommés. Lucius vint lui même chercher son fils et l'amant de celui-ci sur l'estrade. Il les fit ensuite descendre et disparaître, accompagnés d'une dizaine d'hommes. A présent, tous couraient vers l'extérieur de la ville où des chevaux attendaient. Quand enfin ils l'atteignirent, les deux prisonniers furent hissés sur deux chevaux. Lucius et trois hommes montèrent aussi tandis que les autres repartaient en courant. Les montures partirent au galop suivant le premier, celui de l'ambassadeur. Pendant le trajet, Harry remarqua que l'un des hommes qui accompagnait était l'homme présent lors de l'audience, Remus Lupin. Les deux autres, il ne les connaissait pas. Il se tourna ensuite vers son amant. Draco tenait fermement la lanière de son cheval et regardait droit devant lui. Le brun le trouva magnifique avec ses cheveux pâles dans le vent et son air sérieux, puis il se morigéna, la situation ne se prêtait pas à la contemplation. Cependant, il ne pouvait empêcher son cœur de bondir de joie. Pendant un moment, trop long instant, sur l'échafaud, il avait cru que Lucius ne pourrait rien faire et qu'il ne les avait rassurés que pour leur faire garder espoir. Il avait vu toute cette foule l'invectiver, l'injurier et être prête à le lapider. Lui qui avait toujours été un gardien, surveillant leurs terres et faisant son devoir. Même ses amis s'étaient détournés de lui et l'avaient abandonné.

Mais alors qu'il avait cru que tout était fini, on les avait empoignés, lui et son amant, et les avait enlevés de cet échafaud. Lucius et ses hommes les avaient sauvés. Harry sourit, il ignorait ce qu'il allait se passer maintenant, ce qu'ils allaient devenir. Mais il n'avait pas peur, il avait confiance en l'ambassadeur.

Le brun reconnut cependant bien la direction dans laquelle ils allaient. Les côtes approchaient, la mer n'était pas loin. Et en effet, elle apparut un moment plus tard.

Harry n'était jamais allé aussi au nord sur les côtes. Il s'étonna même d'y voir un ponton construit sur lequel était amarré un bateau, celui de l'ambassadeur de Serpentard. Leurs chevaux s'arrêtèrent quand ils atteignirent le ponton de bois. Tout le monde mit pied à terre et Draco s'approcha de suite de son père.

- Ne me dîtes pas que vous comptez nous emmener à Serpentard. Nous y serons reçus de la même façon.

- Non, ce n'est pas ce qui est prévu, sourit Lucius.

Quelques instants, un homme descendit du navire et les rejoignit, Sirius.

- Mais que fait-il là ? s'étonna le blond.

- Il part avec vous.

- Partir ? demanda Harry en s'approchant.

- Oui. Vous avez des vivres pour plusieurs mois, Sirius sait s'occuper d'un bateau et j'espère que toi aussi maintenant, Draco. Une dizaine de mes marins vous accompagneront, ils se sont portés volontaires pour ce voyage. Pour le reste, je n'ai qu'à vous souhaiter bonne chance.

- Mais où allons nous partir ? questionna son fils, de plus en plus perdu.

- Nous partons vers l'inconnu ! C'est génial ! s'exclama l'ancien gardien.

- En vérité, intervint Sirius, nous avons récupéré les écrits de Godric et Salazar, nous allons essayer de rejoindre leurs terres originelles.

Harry, tout excité, sauta dans les bras de son parrain. Puis, il se retourna vers son amant et lui saisit les mains.

- Ce n'est pas ce que tu voulais, Draco ? Tu me l'avais proposé une fois. Partir loin de ce monde fait de préjugés et de malheurs. Nous serons libres sur l'eau !

Le blond se retourna vers son père et murmura :

- Et mère ?

- Ta mère ne doit pas savoir pour vous deux. Je lui dirai qu'il s'agissait d'un coup monté.

- Mais et ton bateau ?

- Severus m'en offrira un autre. Il est celui que tu connais le mieux, je veux que vous partiez dans les meilleures conditions.

- Les marins sont au courant pour nous ?

- Comment ne le seraient-ils pas ? Fils, j'ai tout organisé, tout se passera bien.

Draco hocha la tête. Puis, il dit d'une toute petite voix :

- Alors c'est la dernière fois que nous nous voyons ?

- Oui, Draco. Sans aucun doute. Vous ne serez plus les bienvenus ici.

- D'accord.

Le blond baissa la tête et amorça un mouvement pour se diriger vers le bateau. Seulement, il ne put faire un pas que son père le serrait contre lui. Jamais, il n'avait eu droit à des effusions de tendresse venant de lui, Lucius lui avait témoigné au mieux son amour par une main sur l'épaule ou une autre qui lui ébouriffait les cheveux, mais jamais d'étreinte. Le blond sentit son cœur se remplir de tristesse. Il resserra ses bras autour de la poitrine de l'ambassadeur. Puis finalement, ce dernier le relâcha. I lui déposa un baiser sur le front et murmura :

- Prends soin de toi.

- Embrasse maman et Severus pour moi.

Lucius hocha la tête et le laissa partir. Draco monta sur le bateau avec Sirius. Harry, pendant ce temps là, serrait la main de Remus Lupin et le remerciait pour son aide. Il vint ensuite voir l'ambassadeur.

- Merci pour tout ce que vous avez pour moi et pour nous. Sans vous, qui sait où nous en serions.

- Ne parlons pas de malheurs, sourit celui-ci. Prends soin de mon fils.

- Bien sûr, toujours.

Le brun aussi eut droit à une brève étreinte. Puis, son tour, il grimpa sur le navire, un grand sourire aux lèvres. La main dans celle de Draco, il regarda un marin lever l'ancre. Ensemble, ils dirent une dernière fois au revoir, secouant légèrement leurs mains. Harry se retourna ensuite vers son amant. Il vit une larme couler sur la joue du blond. Son enthousiasme s'atténua alors et il vint passer un bras en travers des épaules de celui-ci.

- Nous sommes ensemble maintenant, Draco, sans personne pour nous l'interdire.

Son compagnon hocha la tête puis la tourna vers lui afin de recevoir un bref baiser.

- Tu as raison. J'ai confiance en mon père, tout va bien se passer pour eux.

Lorsque le bateau fut assez loin pour que le ponton et ses occupants soient hors de vue, l'ancien gardien relâcha son amant et s'avança sur le ponton. Les marins, tous à leurs tâches, ne leur prêtaient pas la moindre attention. Sirius, lui, était au gouvernail et regardait vers l'avant. Harry s'approcha de lui.

- Tu sais où nous allons ?

- Oui, j'ai lu tous ces textes, le monde où ils étaient avait l'air magnifique.

- Il ne peut pas être pire que le nôtre, soupira le brun.

Son parrain hocha la tête et lui adressa une claque amicale dans le dos.

Après un dernier sourire pour Sirius, le brun avança jusqu'à la proue. Comme d'habitude, la vue était magnifique. La mer scintillait sous le soleil et de légères vagues les portaient. Harry se perdit dans la vue. Un moment plus tard, Draco le rejoignit. Un léger sourire moqueur s'installa sur ses lèvres. Son amant était toujours aussi émerveillé par l'étendue d'eau. S'apercevant de sa présence, l'ancien gardien tourna la tête vers lui et murmura :

- J'espère qu'il y aura bientôt une tempête.

Draco éclata de rire. D'une main tendre, il ébouriffa les cheveux du brun.

- Moi aussi, Harry, moi aussi…

Fin

Et voilà, c'est fini.

Cette fin peut éventuellement vous paraître incomplète, non satisfaisante ou encore frustrante, mais mon histoire est avant tout celle de Harry et Draco. Et pour eux, une nouvelle aventure commence. De plus, comme cela je me laisse une possibilité de suite, bien que cette première partie n'est pas convaincue tout le monde comme je l'aurais voulu.

Bref, pour ce qui est du reste, de mes projets en cours, de mes futures fictions en somme, j'ai commencé l'écriture d'une nouvelle (je ne prends même pas la peine de préciser qu'il s'agira, bien sûr, d'un HPDM) non UA qui se passera à Poudlard. J'ai beaucoup de choses en ce moment, donc cela devrait arriver d'ici deux semaines, ou moins. J'espère que celle-ci provoquera plus de réactions de votre part…

Enfin, merci à ceux qui m'ont suivi jusqu'au bout ou encore ceux qui ont rejoint le train en cours de route. Je vous remercie de tout cœur pour votre soutien.

Et surtout, il ne faut vraiment pas que j'oublie, un grand hourra pour ma bêta qui m'a corrigée, écoutée chouiner quand le nombre de reviews a grandement baissé et, bien sûr, conseillée. Voilà !

A bientôt, je l'espère !