Elle regardait la ville à travers sa baie vitrée sans émotions. Ses yeux sanguins étaient vides, pas même un sentiment de domination ne s'en dégager. Ses doigts effleuraient la vitre la séparant de ce monde qu'elle aimait tant mais avec lequel elle avait peut-être trop joué. Que racontait-elle ? Elle était Izaya Orihara, une informatrice fougueuse n'ayant aucune loi… Non…Elle avait beau essayer de penser cela, elle n'arrivait pas à se résonner. Son regard se posa sur son reflet. Elle était encore recouverte de bleus et de cicatrices et ses cheveux longs lui manquer terriblement. Elle avait été contrainte de les faire couper jusqu'à hauteur des épaules. Cela lui donnait des airs de petite fille sage et autant vous dire qu'elle avait du mal à se faire à cela. Doucement, elle fit reposer son front contre la vitre et ferma ses yeux pour essayer de ne pas pleurer.

Il la regardait avec des yeux remplis de tristesse. Lui qui autrefois aurait été tellement heureux de la voir dans cet état, ne pouvait s'empêcher d'avoir des remords pour sa brune. La tornade avait disparu pour laisser place à une légère brise. Il aurait voulu aller la voir mais il ne savait pas quoi dire. Soudain, Cherï apparut et il ne put s'empêcher de la prendre dans ses bras pour ensuite se diriger vers la brune. Celle-ci ne se retourna pas. Pas même lorsque Shizuo lui mit Cherï dans les bras. Sa partenaire semblait être ailleurs à en juger par le néant qui régnait dans ses yeux qui semblaient mouillés. En voyant cela, il ne put s'empêcher de la serrer dans ses bras.

Shizuo : Je suis heureux que tu sois vivante…

Elle ne répondit pas. Elle se contenta de renifler dans l'épaule du blond qui comprit vite qu'elle était sur le point de pleurer. Il lui caressa donc doucement l'arrière du crâne tout en l'embrassant sur le front.

Shizuo : Tout va bien… Je suis là…

L'homme le plus fort d'Ikebukuro ressentit une pression sur sa chemise qu'Izaya serrer fortement. Shizuo voulut la regarder droit dans les yeux. Il du forcer un peu pour que la jeune femme se laisse faire. Il finit par découvrir des yeux pleins de larmes.

Shizuo : Est-ce que la grande Izaya Orihara serait-elle en train de pleurer ?

Izaya : Elle n'existe plus…

Shizuo : Comment ça ?

Izaya : Elle s'est montrée trop orgueilleuse et cela fut sa faiblesse… Regarde l'état dans lequel je suis…

Shizuo : Si tu savais à quel point je m'en fous.

Izaya : Pour mes cheveux…

Shizuo : Ils ont beau me manquer, ce n'est pas eux que j'aime le plus, c'est toi tout entière idiote.

Izaya : Mais…

Shizuo : Et puis, ils faisaient partie de l'ancienne Izaya, alors considère ce changement comme un nouveau départ.

Sur ces dernières paroles, il l'embrassa doucement sur les lèvres avant de lui faire un beau sourire.

Shizuo : Allez, je vais appeler Simon. Ce soir, on va se gaver de sushis devant des films.

Cela devait être le troisième film qu'ils regardaient depuis le début de la soirée. Les boîtes de sushis trônaient sur la table basse que l'on voyait à peine. Les deux amoureux étaient entourés d'un plaid sur lequel s'était couché Cherï qui ronronnait sous les caresses de ses deux parents qui faisaient plus attention à elle qu'au film.

Izaya : Elle est si mignonne…

Shizuo : Pas autant que sa maman.

Izaya : Flatteur va ! Je… Enfin… J'aimerais avoir un deuxième chat…

Shizuo : Qu'est-ce qui t'en empêche ?

Izaya : Je ne sais pas comment elle pourrait réagir.

Shizuo : Il n'y a qu'un moyen de le savoir.

Izaya : Il faut que j'y réfléchisse un peu plus.

Shizuo : Et au pire, si cela ne va vraiment pas, je prendrais le petit deuxième chez moi.

Izaya : Tu ferais ça ?

Shizuo : Un chat sera toujours plus intéressant qu'un poisson rouge.

Izaya : Il est vrai que.

Shizuo : J'y pense, lorsque tu iras mieux, pourquoi ne pas inviter Shinra et Celty ? Ils nous ont été très utiles.

Izaya : En effet, je leur en parlerais demain.

Shizuo : Je t'aiderais à tout préparer.

Izaya : Merci.

A suivre…