Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenu pour l'ouverture de cette dixième case de ce calendrier de l'avent !

Avant toutes choses, je voulais vraiment vous remercier toutes pour vos reviews qui m'ont vraiment fait énormément plaisir, et franchement, je ne m'attendais pas à tant de votre part ! Vous êtes des amours, et je ne me répèterais jamais assez pour vous le dire ! Donc n'hésitez surtout pas à continuer, et je n'hésiterais pas à vous en renvoyer encore et encore !

Au programme de ce soir : une patinoire, des révélations fracassantes, des glissades, et une proposition ! Alors, je vous ai donner envie ?

Réponses aux reviews : (merci à vous d'avoir mis des pseudos, vous êtes adorables, et j'aime mieux pouvoir vous donner un nom ou un prénom, c'est plus agréable pour moi !)

La : ah ! je suis contente de te rendre chèvre mdr, même si c'est juste une petite histoire toute légère ahah
tes compliments me touchent énormément, et l'auteur (IRL et sur FF) en sont très touchés ! j'espère que ça continuera à te plaire autant, parce que j'adore recevoir vos remarques, et j'aime aussi beaucoup quand vous petez des plombs à cause de mes coupures mdr, mais tu as raison, un chapitre par jour, c'est vraiment un truc qui plait à tout le monde ! ce qui en soit est une bonne nouvelle, pour un calendrier de l'avent, non ? 😉
je te souhaite une très bonne lecture, Laure ? Laurine ? Lavande ? un autre nom ?
bisou, et ne me laisse pas trop longtemps dans l'insomnie à cause de ton nom, je te rappel que j'attends quand même un indice pour le nom ! rien que la 3eme lettre me plairait quand même !
bisou
Mya

Mimie : bonsoir Mimie ! quelles sont tes questions auxquelles tu attends d'avoir tes réponses ? j'avoue, je suis vraiment curieuse !
j'espère que la suite te plaira tout autant,
bisous
Mya

Ninidezil : hey Nini ! ahah ! je suis trop contente de t'avoir « choquée ? » ! un petit écart de conduite ne fait jamais de mal à quiconque, si ? 😉
la famille d'Edward est au courant, en effet, et là je suis en train de te spoiler, mais c'est parce que mon message d'hier était vraiment court, et que je voulais me rattraper…
ah… les responsabilités… c'est un monde très lourd à porter mdr
j'espère que la suite continuera de te plaire tout autant,
bisous
Mya

Delphine : bonsoir Delphine ! merci pour ta reviews et ce compliment, j'espère que tu obtiens une ou deux réponses à tes questions quand même,
en espérant que ta lecture te plaise tout autant, et que ce nouveau chapitre te plaise tout autant,
bisou
Mya


*** bonne lecture!***


Chapitre 12

Mardi 21 décembre

POV Jasper

Nous sommes enfin arrivés à la moitié de cette semaine de calvaire, et, tout ce que j'espère, c'est qu'elle se termine très rapidement, pour que je puisse, enfin, retrouver mon appart ou personne ne rentre comme dans un moulin, ou fumer sur le canapé ne me vaut pas des regards noirs, et ou je peux boire comme un trou, et personne n'y trouve rien à redire.

Non, je me mens à moi-même. La vérité, c'est que je préfère, et de loin, retourner dans ma tanière, ou le fait de ne plus avoir ce don si particulier, comme le décrit Bella, n'est pas si grave, ou je sais que je peux toujours aller trouver Peter et Char, des amis de Stanford, et m'enivrer au point de ne plus savoir mon nom.

Bella; un autre de mes petits problèmes, en ce moment. Je ne parviens plus à lire en elle comme dans un livre ouvert, depuis qu'elle est réapparue dans ma vie, comme si tout d'elle, était protégé par un bouclier surpuissant, et cette sensation m'agace prodigieusement.

Tout était tellement simple, lorsque nous étions adolescents, et où je savais comment faire, quoi dire, pour la faire rire ou se sentir moins seule. Maintenant, je ne parviens même plus à comprendre mes propres réactions, et ce constat est presque autant dangereux que la proposition que je lui ai faite.

—Tu comptes rester à fixer le vide encore longtemps? soupire Rose, accoudée au chambranle de la porte.

Qu'est-ce que je disais? A peine quatre jours que nous sommes ici, et je n'ai déjà plus un seul moment pour moi tout seul, puisque tout le monde semble prendre un malin plaisir à envahir mon espace personnel; quoi que, pour certaines, ce n'est pas déplaisant…

—Que veux-tu Rose? marmonne-je.

—Toi, en short de bain, dans notre jacuzzi sur ma terrasse, depuis une bonne demi-heure; lève t-elle les yeux au ciel.

Une demi-heure déjà? Mais, pourtant, j'ai l'impression qu'à peine cinq minutes se sont écoulées, depuis que Bella s'est vu conviée dans leur chambre, et où elle est partie avec bien peu de volonté, soit dit en passant.

—J'arrive Rose; soupiré-je. Je n'en ai que pour cinq minutes.

—Dépêche-toi, sinon j'envoie Emmett te chercher, et cela ne se passera pas comme tu pourrais le croire.

—Il compte faire quoi? ricané-je sans méchanceté. Me secouer comme un prunier et m'emporter sur son épaule?

—Quelque chose du genre, oui; s'amuse t-elle, faisant demi-tour en envoyant ses cheveux sur le côté, d'un mouvement de main. Alors grouilles toi.

Trouver un short de bain, dans mes affaires n'est pas bien compliqué, mais en trouver un qui ne soit pas, soit trop petit, soit trop serré dans des endroits ou il ne le faut pas; le dilemme est un peu plus compliqué…

—Jasper!

Le cri de Rose, exaspérée m'aide dans ce choix. Attrapant le premier qui me vienne sous la main, je file dans la salle de bain, pour me changer, avant de retrouver ma sœur, son homme et la femme qui partage mon lit depuis cinq nuits.

—Je suppose que, cette fois ci, ce sera moi qui aurai droit à des questions, puisque je suis le dernier arrivé? soupiré-je.

Cette «tradition» débile est venue de Rosalie, il y a plus de dix ans, et, depuis, je me dois, à chaque fois, d'y prendre part; même si, pour la première année, je suis le dernier arrivé… Et, qui dit dernier arrivé, dans le langage Rosalie, ne dit aussi personne à questionner… mais putain, quand donc se termineront ces vacances?...

Quoi que, au moins, depuis que nous avons quitté le lycée, elle accepte que nous buvions de l'alcool, pour ce genre de soirées…

—Sois heureux frangin; s'amuse-t-elle. Cette année, pour t'éviter de fuir à toute jambe, on a décidé que Bella y aurait droit, elle aussi.

—Et personne ne s'est dit que ce serait une bonne idée de me demander ce que moi je voulais? grimace-t-elle.

—De toute façon, il n'y aura pas de questions sur ta vie sexuelle, puisque je suis là; hausse, Emmett, les épaules. Quoique, vie sexuelle…

—Merci de cette précision Emmett; siffle-t-elle.

Je me retiens de rire. Depuis toutes ces années, elle a toujours réussi à passer au travers des mailles du filet, en ce qui concerne les questions, souvent très stupides et trop personnelles, d'Emmett. Mais il semblerait que la roue ait tournée, pour elle, ce soir.

Ce n'est qu'une fois confortablement installé sur mon siège, dans le jacuzzi que je me permets enfin de lui jeter un coup d'œil, et ce short un peu trop serré devient la dernière de mes préoccupations. C'est cela qu'elle cache sous ses tee shirts et ses pantalons trop larges?

—Quoi? grogne-t-elle.

—Rien; secoué-je la tête, toujours ahuri. Je me disais simplement que le trikini kaki t'allait vraiment bien.

—Tu m'en vois ravi; grimace-t-elle. Tu t'en prendras à ta sœur, c'est sa faute.

—Chérie; soupire -'elle, d'une patience d'ange, je dois bien lui reconnaitre; quand on a de jolies formes, il faut les mettre en valeur, et non pas les cacher derrière des tonnes de vêtements d'homme.

—Ils me plaisaient mes vêtements d'homme; grommèle-t-elle.

Ce genre de conversation est tellement familier entre elles deux, que je me laisse couler contre le dossier en bois, ma tête reposant contre le haut de celui-ci tandis que j'étends mes bras, mes doigts venant jouer avec les cheveux noués en queue de cheval qu'elle porte.

—Vous vous rendez compte que, depuis que nous sommes arrivés, maman n'arrête pas de nous tanner pour apprendre comment vous vous êtes retrouvés dans cette situation? rit Rose, nous servant une coupe de champagne.

—Tu ne lui as rien dit j'espère! s'exclame brusquement Bella, se redressant d'un coup.

—Non, je me suis dit que, si vous le souhaitiez, vous n'aviez cas le faire; fronce t-elle les sourcils, sérieuse. Mais, quand bien même je l'aurais fait, que ce que cela ferait? Elle est parfaitement d'accord avec la situation, alors il n'y a aucun mal.

—C'est humiliant; marmonne telle.

—D'avoir fait un pacte avec moi? demandé-je, tendu.

C'est vrai, après tout. Je n'aurais jamais fait ce pacte, ou n'importe quel autre mot pour décrire celui-ci, si elle ne m'avait pas demandé de l'aider.

—Non, pas cela; dément elle, m'envoyant un regard d'excuse. Toute cette situation, ma colère envers Edward et Alice, ma jalousie envers vous deux, et même envers vos parents. Je déteste me rendre compte que ma vie n'a été qu'un mensonge savamment dissimulé, et que j'ai été le dindon de la farce depuis tant d'années.

—Tu es jalouse de nous? rit Rose, me coupant dans ce que j'allais dire. Mais Bella enfin! Tu fais presque partie intégrante de notre couple depuis quinze ans! Tu as même la date de naissance de mon mari tatoué sur ta peau, tu as mon nom aussi, et même celle de Jasper!

—Pardon?

Ce cri mêlé, de la part d'Emmett et moi, ramène Rose sur terre, et son éclat de rire meurt dans sa gorge, presque au même moment que Bella blanchit sévèrement. Elle? Tatouée? Même en y regardant de très près, je ne vois aucune tache d'encre sur sa peau laiteuse, et dieu sait que j'ai déjà regardé de très, très près son corps.

—Rose, tu avais promis de ne jamais en parler; chuchote t-elle, la voix blanche.

—Pardon Bella; baisse t-elle la tête, prise en faute. Mais, à ma défense, je pensais vraiment que Jasper les avais vus, puisque vous dormez ensemble, et je pensais que tu ne m'en voudrais pas, si Emmett le savait, lui aussi.

—Depuis quand es-tu tatouée? gronde Emmett.

—Je peux les voir? demandé-je, en même temps que lui.

Si je m'attendais à voir cela un jour… La si sage et si timide Bella, tatouée; j'aurai cru l'apocalypse être sur le point d'arriver. Mais, après l'avoir entendu jurer hier, ou même se prêter au jeu, le jour de notre arrivée ici; il faut croire que je ne suis pas au bout de mes peines.

Fermant durement les yeux, lorsqu'elle les rouvre, pour plonger dans mon regard; je mentirais si je disais que je n'ai pas frissonné de désir, face à la flamme de colère bouillonnante qui y règne. Visiblement, si Emmett ou moi, disons quoi que ce soit sur ces dessins, il y a de grosses chances pour que l'un de nous découvre les joies de l'impuissance à long terme.

Se relevant dignement, elle parvient même à sortir du jacuzzi sans tomber, ce qui prouve, encore une fois, ma théorie selon laquelle, lorsqu'elle est en colère, sa maladresse, et sa malchance, s'évaporent.

—Je vais t'emprunter un autre maillot de bain Rose; déclare-t-elle, avant de passer la porte vitrée.

L'attente semble interminable, dans le silence sur la terrasse, jusqu'à ce qu'elle revienne, mal à l'aise, manquant de trébucher sur ses propres pieds au moment de monter les trois marches pour venir se mettre debout, face à moi, son corps encore masqué par un paréo rouge.

—Tu voulais voir, alors regarde; souffle-t-elle.

Faisant tomber le voile qui la recouvrait sur le lattes de bois de la terrasse, j'ai enfin la possibilité de voir ce qui, pendant des années, va me marquer. Comment a-t-elle bien pu cacher cela durant tant de temps?

Malgré son air extrêmement mal à l'aise d'être face à moi, uniquement vêtue du maillot de bain outrageusement petit de ma sœur, et de même couleur que le paréo; elle dégage ce je ne sais quoi de puissance, de désir brut, qui m'assaille instantanément.

—Je te présente le Hall of Fame; sourit-elle tendrement. Rose lui a trouvé ce nom il y a des années.

Hochant distraitement la tête, je laisse mes yeux courir sur son corps, ou des étoiles, plus ou moins grosses, enserrent des chiffres; partant de sous son sein, pour courir sur ses cotes, puis partir sur sa cuisse.

Ne parvenant à m'en empêcher, et, soyons honnête, voulant le faire depuis un moment; j'avance ma main vers sa peau, laissant mes doigts toucher sa peau délicate, douce et encore un peu humide, voir même poisseuse.

—Comment tu parviens à cacher cela chaque jour? soufflé-je, fasciné par ce que je vois et touche.

—Fond de teint waterproof ultra résistant; rit-elle. Une révolution pour les personnes comme moi. « Peut cacher toutes marques de brulures, blessures, marques, points noirs ou boutons disgracieux. Essayez-le, vous allez l'adorer».

Je souris lentement à sa voix de publicité. Pourtant, quand je me reconcentre sur ce que je regarde, je ne peux faire autrement que de lui poser la question qui tourne en moi depuis quelques minutes.

—Que veulent dire tous ces chiffres? froncé-je les sourcils.

44; fait-elle, me prenant la main pour la poser sur le chiffre, sous son sein; c'est le numéro de maillot d'Emmett, au lycée. 16, 9, 87, sa date de naissance. 13, 6, 4, c'est la date ou vous avez gagné la finale inter-lycée. 64, 52, le score du match.

Tout en m'expliquant les significations de chaque chiffre, elle fait courir ma main sur son corps, la tenant doucement dans la sienne, apportant une touche d'érotisme à la chose, plus sa main descend sur son ventre, pour venir frôler la ceinture de sa culotte de maillot de bain.

26, 12,89

—Notre date de naissance, à Rose et moi; souris-je.

—Non; secoue t-elle la tête. Celle l'est uniquement la tienne, c'est votre Hall of Fame, à Emmett et toi. Celle de Rose est ailleurs.

Combien d'autres choses comme celles-ci peut-elle bien cacher sur son corps, à la vue de tous, mais pourtant masquées? Qui, hormis Rose, à bien pu voir ces secrets? Qui, à par ma sœur, la connait si bien?

Cependant, il reste une étoile, une seule, que, en ce moment, je rêve de toucher, pour me prouver que je ne suis pas en train de rêver, et que cette femme qui a chamboulé tout mon quotidien, il y a quelques jours, m'empêche de faire.

La rapprochant brutalement de moi, je passe mes pieds entre les siens, avant de les écarter vivement, sa main venant s'accrocher à mon épaule, quand elle manque de tomber sur moi, exposant sa poitrine tentatrice à mon regard; poitrine que j'ai un mal fou à lâcher du regard, quand je pose ma main sur la fameuse dernière Etoile, pour plonger dans ses yeux chocolat.

—Et celle-là? susurré-je, caressant lentement la peau fine et douce. Elle signifie quoi?

—Tu n'as aucune idée? hausse-t-elle un sourcil, riant. Pour quelle raison me serais-je fait tatouer le 32, d'après toi?

—Mon numéro; souris-je, amusé de la signification, ainsi que de l'emplacement. C'est un message subliminal, de m'avoir placé entre tes cuisses?

Elle rougit furieusement à la remarque, mal à l'aise au possible; me faisant éclater de rire. Si, moi, mes tatouages ont été un moyen d'exprimer en image mon mal être, pour elle, c'est son bonheur pour nous. Cette femme est magique, et je suis sure qu'elle ne s'en rend même pas compte.

—Tu en as d'autres? souris-je, pour la détendre.

—Bien sûr; hoche t-elle la tête, se reculant, pour me montrer son dos. Il y en a un que je ne peux pas atteindre comme cela, mais l'autre, tu peux le voir.

Et pour le voir, ça, je peux le voir! Etalé en noir, en écriture calligraphiée sur son omoplate, et descendant jusqu'à ses reins; son dos semblerait presque m'appeler à le toucher, si je ne le faisais pas déjà. Déplaçant sa queue de cheval, j'entame ma lecture à voix basse.

« Dans les gradins, alors que je tiens enfin ce troPhée; je ne l'ai jamais vue aussi belle et pure, brillante et vivante; l'image même de la perféctiOn incarnée. Bella Swan n'était pas seUlement une amie, une sœur, ou Une lycEnne; ce jour-là, Elle a changé ma vie, eT l'éternité ne sera jamais assez pour pouvoIr L'en rEmercier

Je connais ces mots, je les ai pensés, écrits, vus et lus, il y a des années de cela! Ce sont mes mots, mes sentiments, que j'ai ressentis, ce jour-là; et les voir étalés sur sa peau me réchauffent fortement.

—Bella; chuchoté je, mes doigts continuant de courir sur son dos. Pourquoi?

—La réussite; sourit-elle, en se retournant dans mes bras.

—Je ne comprends pas; froncé-je les sourcils.

—Tu te souviens de cette question que tu m'as posée, quand nous étions à la patinoire? Tu m'as demandé quels étaient mes rêves.

—Oui; hoché-je la tête, ne comprenant toujours pas. Et?

—Tu les as sous les yeux. J'ai toujours voulu laisser ma marque dans l'histoire, et c'est le cas. Je voulais voir mon frère réussir son rêve, et c'est le cas.

Comment fait-elle cela? Comment parvient-elle à donner à sa voix cette inflexion pleine de tendresse profonde, alors que je pensais que ce n'était plus possible? Comment ai-je pu préfère l'avarice des sœurs Brandon, à cette douceur chez elle.

—Quand t'es-tu fait faire cela? soupire Emmett, nous sortant de cette bulle dans laquelle nous nous étions plongés.

—Les étoiles, je les ai faites, en même temps que Rose, celui qu'elle a dans le bas de son dos, le jour de votre victoire; sourit-elle. Celui dans mon propre dos, je l'ai fait en quittant Stanford, et le dernier, celui pour Rose, je l'ai fait quelques jours après mon anniversaire, cette année.

—Je ne l'ai jamais vu, celui-là! s'exclame ma sœur, se redressant dans son siège.

—Parce que je n'ai pas eu le temps de te le montrer.

—Fais voir!

Elle éclate de rire, sa tête partant en arrière, tandis que mes doigts retournent jouer sur la petite étoile, entre ses cuisses. Qui a dit que les étoiles ne pouvaient avoir aucune connotation sexuelles? Pas moi, en tout cas, plus moi, plutôt.

—Je ne peux pas, il est sur ma colonne, et tu n'as plus de démaquillant assez puissant pour effacer le fond de teint que je mets.

—Et moi? murmuré-je à son oreille, appréciant le frisson que mon souffle contre sa peau produit. Je pourrais le voir?

—Possèderais-tu des pouvoirs magiques? s'amuse t-elle, se tournant vers moi. Parce que, pour voir à travers la couche de maquillage que je porte, il va-t'en falloir.

—J'ai de très nombreux talents cachés darling; soufflé-je. Et je te dois un massage, si mes souvenirs sont bons.

Petit à petit, un plan se forme dans ma tête, pour pouvoir, enfin, voir l'étendue de tous les secrets qu'elle cache encore.

—D'accord; soupire-t-elle.

—Ce soir? poussé-je ma chance.

—Si tu veux; souffle-t-elle. Quand nous retournerons dans la chambre.

POV Bella

Cette soirée me semble être comme hors du temps, comme si, en treize ans, rien n'avait changer, et que, cette année encore, Rose officialisait le début des vacances à sa manière, comme au début, comme à l'époque où tout était simple.

Et pourtant, même si, par bien des égards, rien n'a vraiment changer, depuis cette époque; la position dans laquelle je suis, la personne sur laquelle je suis assise, le fait que mon visage ne soit qu'à quelques centimètres du sien, et que je sois presque nue entre ses bras; tout cela est un indice que le temps a passé, et que nos vies ont tournées.

Cependant, ce n'est pas moi, qui balaye les millimètres qui nous séparaient, Jazz et moi; mais bien lui, laissant sa coupe de champagne tomber dans l'eau du jacuzzi, pour venir presser sauvagement ses lèvres contre les miennes.

Envolé, le baiser timide échangé à treize ans, fait pour pouvoir dire qu'une fille l'avait déjà embrassé. Envolé cette maladresse attendrissante à ce moment-là. Envolé, les corps à des kilomètres l'un de l'autre.

Cette fois ci, treize ans après ce premier baiser; je peux enfin comprendre pourquoi, à l'époque du lycée, il avait tant de succès.

La sauvagerie laisse place à une sensualité sans nom lorsque, passant sa langue sur ma lèvre inférieure, il laisse une de ses mains descendre de ma taille pour venir caresser l'étoile dans laquelle est inscrite le numéro de son maillot; m'arrachant de faibles gémissements de plaisir.

Souriant dans son baiser, il débute un ballet entre nos langues, ses doigts remontant de plus en plus sous l'eau, pour venir toucher le tissu du maillot de bain, s'arrêtant à celui-ci quand il comprend que je ne parviens plus à réfléchir convenablement à la situation.

Totalement déconnectée, parfaitement incapable de dire ce qu'il se passe en ce moment, et même, où je suis; lorsqu'il met fin à ce baiser, pour me laisser me rasseoir sur le siège à côté du sien; il me faudrait une échelle, pour redescendre de mon petit nuage. Est-ce comme cela, que l'on se sent, lorsque l'on se fait embrasser? Parce que, pour moi, c'est une première.

—Alors, c'était comment? ricane Jasper, devant mon aire stupide, j'en suis presque sûre.

—C'est très différent de celui que tu m'as donné à 13 ans; ris-je.

—J'ai grandi depuis, tu sais; fait-il, avec ce sourire en coin charmeur.

Et charmeur, il l'est, en cet instant. Comment ai-je fait pour ne pas voir plus tôt la flamme qui danse dans on regard, sa voix voilée, et ses poings serrés faisant ressortir toutes les veines de ses bras? D'ailleurs, a-t-il autant de veines, partout?

—Tu es tatoué, j'avais oublié; déclaré-je.

Distraitement, secouant la tête pour faire s'échapper mes pensées, et me concentrer sur les multiples tatouages qu'il a sur les bras, les pectoraux, et même le mollet; je me reconcentre sur la conversation.

—Je ne suis pas le seul, visiblement darling.

Mais pourquoi se sent-il obligé de m'appeler ainsi à chaque fois? Est-ce parce qu'il aime me voir frissonner, quand il le fait? Parce qu'il parvient à ressentir cette vague d'envie brulante qui me cisaille les reins à chaque fois? Ou bien est-ce par habitude?

—J'ai le permis, je bois de l'alcool, je fume et je baise; rit-il. Tu vois, personne n'est parfait.

—Ce sont tes imperfections, qui te rendent sexy, chéri; soupiré-je, amusée.

L'alcool? Les relents de désir? Ce besoin puissant qu'il recommence ce qu'il vient de faire? Je ne saurais dire ce qui m'a poussé à lui avouer ceci; mais une chose est sûre, il a parfaitement compris que je n'ai pas menti, si j'en juge les frissons qui courent le long de mon dos, à la vue des flammes ardentes qui brulent dans ses yeux. Comment peut-on avoir un regard si expressif?

—Si tu veux ton massage; déclare-t-il, tendu; c'est maintenant Bella.

Je hoche la tête, incapable de prononcer le moindre son; puis, après avoir embrassé Emmett et Rose, restée bien silencieuse, ce soir, je le laisse me conduire dans la chambre d'en face, la nôtre. D'un geste du menton, il m'indique de prendre place sur le lit.

—Ou est ton démaquillant «super puissant»? me demande-t-il, depuis la salle de bain.

—L'armoire à côté de la douche.

Si j'avais pu imaginer que cette soirée se serait déroulée comme elle se passe, en ce moment, j'aurais surement évité de laisser mes sous-vêtements, prêts, comme tous les soirs, pour ma douche. Mais, impassible, il revient dans la chambre, le flacon à la main, et plusieurs disques de coton dans l'autre.

Tendue, mais impatiente de pouvoir me relaxer, je m'allonge sur le ventre, ramenant mes cheveux sous ma tête, lui présentant mon dos; tandis qu'il s'assoit sur mes cuisses serrées, sa présence me mettant mal à l'aise, durant quelques secondes.

—Où dois-je utiliser le démaquillant? demande t-il.

—Sur toute la longueur de la colonne; indiqué-je.

La brûlure du froid, sur ma peau, quand il commence à enlever la couche de maquillage me fait tressaillir, mais, lentement, il fait apparaître au grand jour mon dernier tatouage, la dernière œuvre que je me suis fait faire.

—Très joli! siffle-t-il, admiratif. Simple, épuré, mais très joli.

—Merci; souris-je, contre l'oreiller.

—La Rose, pour ma sœur, et l'arc de cupidon en capitale d'imprimerie; hoche t-il la tête. J'aime beaucoup. Mais ce n'est pas mon préféré.

—Alors lequel est-ce? ris-je. Celui sur ma cuisse?

—Non; soupire-t-il; même si j'aime beaucoup l'endroit où tu l'as placé, je en te le cache pas.

—Alors lequel est ton préféré? froncé-je les sourcils.

—Celui sur ton dos. Indéniablement.

—Pourquoi?

—Parce que j'ai passé des jours et des jours, à réécrire, modifier et chercher les mots parfaits, pour te décrire, ce jour-là. Cela a été mon passage le plus compliqué à écrire, et le voir, là, sur ta peau, me fait un effet incroyable.

Je ne sais pas s'il se rend compte de l'effet qu'il me fait, en me disant ces mots, mais la chair de poule qui accompagne les premières pressions de ses doigts sur ma peau doivent le mettre sur la trace…

—Pourquoi l'avoir écrit comme cela? demande-t-il, n'interrompant pas le massage. Pourquoi avoir mis des majuscules en plein milieu des mots? Je ne comprends pas.

—Relie les majuscules entre elles, en supprimant celles des noms propres, et celles de début de phrases, et tu comprendras.

—«Pour une étoile»; murmure-t-il, son doigt suivant les lettres. Le nom de mon premier roman.

—Personne ne m'a jamais écrit de lettre d'amour; souris-je tendrement; mais ton roman, en plus d'être magnifique, était une véritable déclaration d'amitié. Je voulais garder, à jamais, la marque de ton passage dans ma vie, d'à quel point tu as été important pour moi, durant près de vingt ans.

Étonnement, une voix bien plus douce, raisonne dans ma tête, quand je dis ces mots; celle de Rose, le jour où elle m'a accompagnée, pour celui-ci: «tu l'as vraiment dans la peau, mon jumeau». Si seulement elle savait que je ne sais plus comment me comporter avec lui, pour retrouver cette facilité que nous avions, à l'époque, cette amitié, teintée d'un amour presque filial…


à vos claviers mesdames! ok, là on entre vraiment dans une partie plus sentimentale, non? quoique… qu'en avez-vous penser? ce jasper un peu plus "réactif" vous plait il? et cette Bella trop "sentimentale"? mais à quoi donc pourrait ressembler leur réveillon de noël? dites-moi ce que vous verriez bien! et sinon, votre noël? tout est prêt? vos maisons décorées? vos cadeaux faits? je vous rassure, les Hall et les Cullen ont déjà fait les leurs ahah

je vous retrouve demain à 17h pour un nouveau chapitre,
je vous embrasse tous, et j'espère que vous continuez d'apprécier ce calendrier,
je vous aime tous,
bisou

Mya