Chapitre 13 - Être le fils d'un Mangemort
Le 26 novembre 1998
De Ronald Weasley à Hermione Granger
Herm',
Je te trouve vraiment dure avec moi. Tu as toujours su trouver les mots pour me blesser, n'est-ce pas ?
Mais c'est vrai que je ne t'ai jamais préservé avec mes remarques cinglantes.
J'ai juste eu envie de te remotiver un peu car voilà, ce pari, on en parle depuis des mois et maintenant, tu ne veux plus rien faire car cela devient trop dur… Je pensais que tu savais dans quoi tu te lançais. Mais j'avais tort. En tout cas, fais comme tu veux. J'attends maintenant juste de voir le résultat.
Adeus
Signé : Ron
Hermione avait honte d'elle-même, de sa faiblesse, de sa bêtise.
Elle avait blessé son meilleur ami.
Elle allait sortir avec Théodore.
Plus les jours avançaient et plus elle ne savait plus où elle en était. Elle avait parlé de son rendez-vous à Daphné qui avait sauté de joie. Mais en voyant sa tête renfrognée, son amie lui avait demandé des explications qu'elle ne pouvait pas lui donner. Hermione avait donc esquivé en disant qu'elle ne se sentait pas très bien.
Le jour de la sortie à Pré-au-Lard arriva enfin. Malgré son humeur morose, elle ne put s'empêcher d'attendre ce moment avec impatience. Ce jour-là, elle se prépara avec beaucoup d'attention. Cette fois, elle ne demanda pas l'avis de Ginny, cette dernière étant trop occupée à savoir comment elle allait faire entrer son petit ami de nouveau en douce dans l'école. D'ailleurs, Hermione lui avait confirmé qu'elle ne reviendrait pas dans leur chambre avant le dîner de ce soir, ce qui laisserait à son amie le temps de faire ce qu'elle voulait du Survivant.
Elle décida de s'habiller le plus simplement possible. Ne devait-elle pas rester naturelle ? Elle porta un haut à col roulé avec un gilet ainsi qu'un jean et des bottines. Elle était devenue une experte en lissage de cheveux. Cela ne lui prit que deux minutes. Et elle se maquilla un peu plus que d'habitude, cachant les cernes qu'elle avait sous les yeux. Elle ne réussissait pas à bien dormir ces derniers temps, son esprit était trop embrouillé.
Elle descendit dans le Grand Hall à l'heure prévue et retrouva Théodore qui l'attendait contre l'un des larges piliers en pierres. Ils se saluèrent, légèrement gênés.
Ils sortirent de l'école et marchèrent vers le village sorcier. Hermione se sentait un peu intimidée. Elle ne savait pas quoi dire au Serpentard. Finalement, elle prit la parole car cela faisait cinq minutes qu'ils marchaient et il n'avait toujours rien dit. Pourquoi était-il si silencieux alors qu'il avait été plus bavard ces derniers temps ? Parfois, elle ne le comprenait pas du tout.
"Tu vas passer tes vacances de Noël chez toi ou à Poudlard ?" lui demanda-t-elle, se rappelant que la fiche des élèves qui restaient à l'école pendant ces vacances venait d'être affichée dans le Grand Hall.
"A Poudlard !" répondit-il.
"Ah vraiment ? Tu ne veux pas rentrer chez toi ?"
Théodore semblait mal à l'aise. Hermione réfléchit et puis, elle se souvint. Son père était en prison, sa mère était décédée. Il ne devait pas avoir beaucoup de famille.
"Désolée," répondit-elle simplement.
"Pourquoi tu t'excuses ?" lui demanda-t-il en haussant un sourcil.
"Euh… j'avais oublié… euh… pour ton père…"
Il se renfrogna mais ne resta pas muet.
"Oui, mon père est tristement connu pour ses activités…"
"Tu as… toujours des contacts avec lui ?"
"Tu crois qu'ils ont droit à des parchemins et des plumes à Azkaban ?" la railla-t-il.
"Non, je ne pense pas, c'est vrai…"
Hermione se sentit confuse. Sa question était stupide. Elle eut envie de changer de sujet.
"Tu comptes faire quoi après Poudlard ? Tu m'as dit que tu avais besoin de tes ASPIC mais tu ne m'as précisé pour quelles raisons !"
"C'est pour rentrer au Ministère de la Magie, j'aimerais travailler dans le département de contrôle et de régulation des créatures magiques."
Elle fut surprise par sa réponse.
"Ah oui ? Pourquoi ?"
"Parce que d'une manière générale, les créatures magiques ne sont pas bien traitées par les sorciers !"
Le coeur de Hermione fit un soubresaut. Elle avait également la même ambition, bien qu'elle ne visait pas un poste dans ce département.
"Je te comprends," lui dit-elle en se tournant vers lui. "En quatrième année, j'ai fondé un club, la Société d'Aide à la Libération des Elfes, afin d'améliorer les conditions de vie et de défendre les droits des elfes de maison suite au mauvais traitement de certains sorciers envers eux !"
Théodore se tourna à son tour vers elle, l'air étonné.
"Vraiment ?"
"Oui ! J'étais indignée par ce qu'ils subissaient ! Et toute cette année, j'ai essayé de convaincre les élèves de m'écouter mais très peu m'ont suivi. J'ai abandonné l'idée en cinquième année. Si je voulais changer les mentalités, ce n'était pas en créant une association que ça allait marcher. Il fallait que je sois plus ambitieuse. Si je veux changer les choses, ce n'est qu'en travaillant au coeur du système, c'est-à-dire au Ministère de la Magie !"
"Ce sera vraiment dur et compliqué de changer les mentalités sur les elfes de maison. Je connais beaucoup de sorciers qui n'ont aucun respect pour eux."
"Moi aussi !"
"Et tu comptes travailler dans quel département ?"
"Au département de la Justice, bien sûr ! Il n'y a que dans ce département que je pourrai défendre correctement leur cause ! Et je ne compte pas défendre seulement les elfes de maison mais toutes les créatures magiques opprimées !"
"Alors si je deviens chef du département de contrôle et de régulation des créatures magiques, je te soutiendrai à 100% !" lui lança-t-il avec un grand sourire.
Hermione se sentit transportée par ce sourire. Son coeur palpita encore plus fort dans sa poitrine.
Malgré leurs différences qui étaient nombreuses, les deux jeunes gens avaient bien plus de points communs qu'ils ne le pensaient. Après avoir commandé deux bièraubeurres, ils s'installèrent dans un coin tranquille des Trois Balais, à l'abri des regards.
Théodore lui raconta ce qu'il faisait pour son projet de Soins aux créatures magiques : avec Luna, ils préparaient des onguents pour aider les Sombras blessés à mieux cicatriser. Ces animaux se faisaient souvent attaqués. Malgré leurs apparences cadavériques, ces créatures ne savaient pas se défendre et seules leurs ailes les aidaient à fuir les Trolls des Montagnes qui les attaquaient fréquemment. Cependant, certaines d'entre elles ne s'envolaient pas assez vite et recevaient des coups de massue malencontreux.
Quant à Hermione, elle lui raconta comment elle avait réussi à devenir amie avec Luna et Daphné, deux personnes incroyables selon elle. Théodore ne put que confirmer.
Quand le jeune homme revint avec deux nouveaux verres, au lieu de s'asseoir en face d'elle, il s'assit à ses côtés sur la banquette. Hermione se sentit rougir mais ne dit rien. Il s'était approché d'elle, leur genoux se touchaient presque. Elle n'osa pas le regarder et but sa bièraubeurre en silence.
"Hermione," lui dit-il brusquement.
Elle releva la tête mais elle savait qu'elle avait les joues rouges. Il la regardait intensément, elle plongea ses yeux dans les siens et inspira profondément.
"Je dois te dire quelque chose !" Il avait pris une voix sérieuse, légèrement tendue.
"Oui ?" souffla-t-elle.
"Je voudrais m'excuser pour l'attitude que j'ai eu en début d'année !"
"Euh…"
Hermione chercha dans sa tête ce qu'il lui avait fait, puis, se rappela de la fameuse soirée dans la Salle sur Demande.
"Oh ça… ce n'est rien ! Ne t'inquiète pas !"
"Non, vraiment, ça ne se fait pas ! Je t'ai menacé et je t'ai poussé alors que tu voulais juste me parler ! Je m'en veux vraiment de ce que j'ai fait !"
"Non, tu n'as pas à t'excuser ! Je t'avais un peu cherché aussi ! Et puis, on ne s'était jamais parlés auparavant… je veux dire, je comprends ta suspicion de l'époque."
"Si, j'insiste ! Ce n'était pas digne d'un gentleman !"
"Alors… J'accepte tes excuses," lui dit-elle avec un sourire.
Il se détendit enfin et eut l'air rassuré.
"Merci."
"De rien !"
"Et… il y a autre chose que j'aimerais ajouter…"
Il se crispa à nouveau et baissa la tête. Cette fois, il mit un peu plus de temps avant de lui parler. Hermione avait de plus en plus de mal à se concentrer. Elle était si proche de lui qu'elle sentait encore son parfum. Il ne l'avait pas changé mais l'odeur était moins présente. Elle eut soudainement l'envie de nicher sa tête contre son épaule mais elle se retint, les mains crispées sur ses cuisses.
"Hum… je… avant cette année, je ne pensais pas… te parler un jour… Je veux dire, je savais qui tu étais mais je n'en ai jamais ressenti le besoin car tu étais la miss-je-sais-tout des Gryffondor. Je t'évitais le plus possible. Et puis, un jour… tu es apparue dans ma vie. Tu t'es imposée à moi et… je n'ai plus réussi à t'ôter de mon esprit ! Tu es une personne intelligente, tout le monde le sait. Mais pas seulement… tu es charmante, tu as de l'esprit, tu as une grandeur d'âme… tu es… le genre de fille qui me plait."
Hermione avait du mal à l'écouter tant son coeur battait fort.
"Veux-tu sortir avec moi ? Enfin, je veux dire… veux-tu devenir ma petite amie ?"
Il releva la tête vers elle et la regarda à nouveau dans les yeux. Brusquement, il avait l'air désespéré. Allait-elle le rejeter ? Allait-elle lui rire au nez ?
Mais Hermione n'en fit rien. Son esprit avait totalement oublié ses doutes et son pari. Son corps et son coeur criaient qu'elle avait envie de sortir avec lui. Et pour une fois, elle les écouta.
"Oui," dit-elle simplement.
Leurs visages ne se trouvaient qu'à une vingtaine de centimètres l'un de l'autre et sans dire un mot supplémentaire et comme magnétisés, ils se penchèrent l'un vers l'autre et comblèrent la distance qui les séparait : ils échangèrent un long baiser. Quand ils se séparèrent, Hermione se blottit contre l'épaule du Serpentard, ce qu'elle avait envie de faire depuis des semaines. Il la serra dans ses bras.
Ils retournèrent à Poudlard main dans la main, le sourire aux lèvres, heureux d'être ensemble. Ils s'embrassèrent une dernière fois dans le Grand Hall avant de se quitter pour partir chacun de leur côté. Il n'était que 18h, encore un peu tôt pour aller dîner dans la Grande Salle. Elle ne pouvait pas retourner dans sa chambre, sachant que Ginny était en train de terminer ses petites affaires. Elle décida alors d'aller à la Bibliothèque pour réviser. Malheureusement, sa tête bouillonnait. Elle n'arrivait pas à se concentrer. Elle ne voulait pas penser aux conséquences de leur relation et chassa très vite ses mauvaises pensées pour ne penser qu'à Théodore et au moment merveilleux qu'ils venaient de passer.
Elle avait tout imaginé avec le Serpentard mais elle n'avait jamais pensé que ce serait aussi naturel, aussi simple. Ils se connaissaient mieux et s'appréciaient vraiment.
Elle rêvassa encore pendant une heure, puis, décida d'aller manger. Elle rangea ses affaires et se retrouva dans le couloir du quatrième étage. Elle descendit les escaliers mais arrivée au deuxième étage, elle fut arrêtée par des éclats de voix. Elle décida d'aller en direction du bruit pour voir qui pouvait crier ainsi.
"Tu te crois tout permis à déambuler comme ça dans les couloirs ?" dit une voix qui semblait être celui d'un jeune homme.
"Et alors ? Je peux bien me promener où je veux !"
Hermione sursauta, elle reconnut immédiatement la voix de Théodore. Quand elle arriva dans le couloir, elle ne les vit pas tout de suite. En réalité, ils étaient dans une salle de classe dont la porte était ouverte. Les voix continuaient pendant qu'elle s'approchait rapidement.
"Tu n'as vraiment aucune honte ! Avec un père comme le tien ! Et tu te pavanes ici !" lança une nouvelle voix toute aussi furieuse.
"Tu sais ce qu'il a fait ton père au mien ! Il l'a tué ! Qu'est-ce que tu as à répondre à ça ?"
"Cela n'a pas été prouvé !" dit Théodore d'une voix moins assurée.
"Non, mais on sait tous que c'est lui ! Alors, tu vois, tu vas répondre de ses actes ! Allez, tenez-le !"
Hermione entendit des bruits de lutte, un coup qui lui fit mal à l'oreille par le craquement qu'elle crut entendre, un second, puis, elle entra dans la pièce en faisant claquer la porte. Trois garçons maîtrisaient Théodore, qui avait la bouche en sang, en lui tenant les bras dans le dos et un quatrième était en train de lui donner un coup de poing.
"Arrêtez !" cria-t-elle.
Elle sortit sa baguette et fit reculer les quatre garçons d'un mètre du Serpentard. Ils se cognèrent contre les tables alentours.
"Arrêtez tout de suite ! Ou j'appelle un professeur !"
Elle se dirigea le plus rapidement vers Théodore qui était à terre. Pendant ce temps, les quatre élèves se relevèrent et lui jetèrent des regards noirs.
"Tu ne sais pas ce que tu fais, Hermione !" lança un des garçon, David McLane, l'un de ses camarades de Gryffondor.
"Son père t'aurait tué si tu étais tombée sur lui !" lança un autre garçon, un Serdaigle qu'elle avait déjà vu dans un de ses cours.
"Oui mais Théodore n'est pas son père !" cria-t-elle. "Maintenant, déguerpissez tout de suite !
"Comme si tu nous faisais peur !" la railla un troisième garçon, un Poufsouffle.
Hermione était arrivée au niveau de Théodore et l'aidait à se relever.
"Partez maintenant !" lança-t-elle en levant sa baguette cette fois. "Si vous le frappez encore, vous aurez affaire à moi !"
Un des garçons renifla.
"Tu devrais vraiment avoir honte, Nott, te protéger derrière une née moldue, toi le sang-pur !"
Théodore voulut se jeter sur le garçon qui avait parlé mais Hermione le retint par le bras.
"C'est bon, Théodore !" lui souffla-t-elle.
Ce dernier se dégagea d'elle d'un mouvement sec. Il venait d'être blessé dans sa fierté.
"Tu crois me faire peur ?" gronda-t-il, en levant également sa baguette.
"Arrête toi aussi !" cria-t-elle à son attention.
Mais comme il ne l'écoutait pas et que l'autre garçon sortait à son tour sa propre baguette, elle décida de se mettre entre les deux jeunes hommes.
"Arrêtez maintenant !"
"Pousse-toi Hermione !"
"Non, je ne me pousserai pas ! Maintenant, vous dégagez !" cria-t-elle à nouveau vers les quatre garçons.
Cette fois, Hermione pointait sa baguette vers les assaillants d'un air menaçant. La Gryffondor avait une réputation : celle d'avoir aidé le Survivant à tuer Vous-Savez-Qui et d'être l'élève la plus douée de tout Poudard. Ses compétences en magie étaient connues de tous. Les garçons échangèrent un regard, rajustèrent leurs vêtements, puis, sortirent de la salle.
"Ce n'est pas terminé, Nott ! On t'aura la prochaine fois ! Et ta chère copine ne te sauvera pas cette fois !"
Elle se tourna vers Théodore qui s'était détourné d'elle et fulminait. Elle n'osa pas le toucher tellement il vibrait de colère.
"Montre-moi tes blessures !" lui demanda-t-elle.
Il ne voulut pas se retourner, alors, elle se planta carrément devant lui. Il avait la bouche en sang et son arcade sourcilière était ouverte, faisant couler le liquide rouge sur son oeil et sa joue.
"Il va falloir t'emmener chez Madame Pomfresh !" constata-t-elle.
"Hors de question !"
"Mais je ne sais pas soigner des blessures de ce type par magie. Je n'ai pas d'essence de dictame avec moi. Allons à l'infirmerie, s'il te plait !"
"Je peux me soigner tout seul !"
"Ah oui ? Et comment tu vas faire ? Lever ta baguette et te lancer un sort au pif ! S'il te plait, Theodore !"
Cette fois, elle osa lui toucher le bras. Il tremblait. Mais il ne se dégagea pas et se calma peu à peu.
"Cela arrive… souvent… ce genre de choses ?" lui demanda-t-elle, d'une voix prudente.
"De temps en temps," dit-il simplement.
"Je devrais prévenir un professeur quand même !"
"Non, tu ne diras rien !"
"Mais…"
"Non ! Je vais aller à l'infirmerie avec toi mais je ne veux pas qu'un professeur soit au courant, tu as compris ?" gronda-t-il.
Hermione déglutit mais acquiesça.
Ils se dirigèrent ensuite vers l'infirmerie en faisant attention à ne pas rencontrer un élève ou un professeur qui risquait de poser des questions indiscrètes. Heureusement, Madame Pomfresh n'était pas encore partie dîner. Quand elle les vit, elle ne fit aucun commentaire. Il semblait que Théodore était un habitué des lieux car l'infirmière alla directement vers son armoire à potions et sortit une petite fiole. Elle allongea le Serpentard sur un lit et lui appliqua de l'essence de dictame. Le jeune homme frissonna mais ne dit rien. Ses blessures se refermèrent petit à petit.
Puis, l'infirmière apporta de l'eau avec une petite serviette. Elle voulut lui laver le visage mais Hermione se proposa de le faire. Madame Pomfresh la regarda quelques secondes, la laissa faire et sortit.
Pendant qu'elle le nettoyait, Théodore restait silencieux. Finalement, au bout de quelques temps, il parla.
"Je suis désolé que tu aies assisté à ça !" lui dit-il.
"Pourquoi t'excuses-tu ?" demanda-t-elle. "Ce n'est pas à toi de le faire mais à ces poltrons ! Quatre contre un ! Ça ne se fait pas ! David est dans ma maison, je vais lui faire passer un sale quart d'heure, à ce Troll !"
"Non, tu ne feras rien Hermione !"
Elle se rembrunit. Elle avait envie de faire payer ces garçons… Il ferma les yeux.
"Tu as mal ?" lui demanda-t-elle en terminant de lui nettoyer le menton."
"Non, mais j'aime bien quand tu m'essuies le visage comme ça !"
Hermione sourit. Elle déposa la serviette qu'elle avait dans la main et se tourna vers lui. Et sans attendre, elle l'embrassa. Il fut surpris, ne s'y attendant pas mais il accepta son baiser.
Au bout de quelques minutes, ils entendirent un "hum hum". Hermione se retourna vivement. Madame Pomfresh les regardait les mains sur les hanches, l'air peu avenant.
Non, ils n'étaient pas dans une chambre d'hôtel ! Oui, ils devaient déguerpir d'ici avant qu'elle ne se mette plus en colère.
Ils partirent précipitamment de l'infirmerie. Quand ils furent assez loin, ils éclatèrent de rire.
Le 29 novembre 1998
De Hermione Granger à Ron Weasley
Ron,
Je suis désolée de t'avoir blessé, j'espère que tu ne m'en veux pas trop.
Sinon, RAS de mon côté.
Bye
Signé : La nana qui sait s'excuser
PS : Je t'offrirai deux cadeaux de Noël pour la peine !
Et oui, Hermione ment honteusement à Ron... A bientôt !
