Well Well, everyone is great ?
La suite de ce récit pas attendu ! Mais, bon maintenant qu'elle est commencée, autant continuer !
Dans l'espoir que ça vous plaise, et que vous passiez un bon moment.

Chapitre 14 : Le clan des montagnes

Deux jours plus tard, ils partirent du village pour aller dans les montagnes, seuls passages pour suivre les rochers noirs. Ils étaient partis à l'aube, ne pouvant plus rester dans le port, faute d'argent.

Varian était toujours en proie à la fièvre mais avait de plus en plus de réaction et d'instant lucide.

Ce qui en soit était un début.

Raiponce et Eugène conduisaient le groupe, Adira était partie en éclaireur avec le golem, plus habituée à ces montagnes qu'elle avait plusieurs fois arpentées, et Cassandra veillait à l'arrière avec Hoock.
Lance était au coté de Varian et Shorty qui dormaient dans la charrette.

Tous redoublaient de vigilance, les villageois du port les mettant en garde contre les clans des montagnes, barbares chérissant les embuscades.
Ils avaient donc achetés armes, et de quoi faire des pièges à bruits pour être éveillés dés l'arrivée d'un importun.
Le reste était passé dans les manteaux chauds, la nourriture et les soins de Varian.

Le groupe était redevenu solide depuis leur aventure en bateau, et même si personne ne le disait clairement, tout le monde était inquiet par rapport à l'alchimiste. Encore une fois, il avait fait une bêtise mais dans un souci de bien faire, de réparer ce qu'il pouvait par son savoir. La rancune n'avait pas tenu longtemps, surtout que pour les sauver une seconde fois, Varian avait payé le prix fort.

Les liens retissés et la paranoïa envolée, l'ambiance du groupe était chaleureuse et soudée, guidée par Raiponce vers le sommet de la montagne où on leur avait indiqué un col accessible.

Mais c'était aussi l'endroit où les clans des montagnes attaquaient les voyageurs, les dépouillant complètement avant de les jeter dans un ravin où la lumière du jour ne brillait jamais.
Alors qu'ils approchaient du sommet, ils entendirent soudainement un bruit. Raiponce jeta un regard vers Eugène qui acquiesça. Valait mieux ouvrir l'œil.

Cassandra s'était rapprochée du groupe avec Hoock pour protéger la caravane, et Lance était sorti pour se poster sur le toit de celle ci, lui permettant de voir au-dessus des rochers des abords acérés de la montagne.
Dans un silence complet, ils avancèrent lentement, regardant partout pour repérer le moindre mouvement.

Alors qu'ils étaient au milieu du col, un bruit étrange se fit.

Tout le groupe s'arrêta, se regroupant les armes sorties, prêt à combattre.
Le bruit revint, plus sourd, augmentant leurs terreurs quand soudainement, la porte de la charrette s'ouvrit laissant voir Shoorty qui gueulait comme une truie.

Son réveil avait été douloureux, et il avait bien l'intention de le faire comprendre au reste du monde.

Attrapant Shorty par la gorge pour le faire taire, Cassandra jeta un œil autour d'eux, mais il n'eut aucun signe de vie. Par chance peut être n'avaient ils pas été repérés malgré les hurlement de Shoorty…
Elle n'y croyait pas trop.

Regardant dans la charrette, elle constata que l'alchimiste n'avait pas bougé d'un iota. Seule sa respiration s'était calmée, mais son front était toujours barré de douleur et son corps tremblants se courbait de douleur.

Ils n'auraient jamais dû quitter le village avant qu'il ne soit rétablis. Mais maintenant qu'ils y étaient, ils ne pouvaient repartir en arrière. Revenant à leur place, Cassandra se figea soudain.
Il y avait quelque chose de bizarre dans l'air.

Voyant soudainement un mouvement derrière un rocher, elle se retourna pour prévenir les autres.

-DES BRIGANDS ! EN FORM…

Elle fut soudainement coupée par une pierre lançées par une fronde qui lui frappa la tempe avec force. Tombant au sol, elle eut le temps d'entendre les autres du groupe s'armé et crié son nom avant de tomber dans le néant.

Raiponce courue pour arriver à la hauteur de Cassandra évanouie. Regardant autour d'eux, 15 brigands tombant autour d'eux, leur empêchant toute fuite possible. Parés de peaux et d'armures, leurs faciès cachés par des casques, on ne pouvait voir d'eux que leurs yeux.

-Donnez nous tout ce que vous avez et nous vous laisseront peut être en vie, suderons.

-On ne se laissera pas faire !

Raiponce, poêle en main, et rage dans les membres, prit une pose d'attaque, prêt à défendre ses amis. Comme si ils allaient les laisser faire après avoir blesser l'une des leurs.

Raiponce para l'attaque d'un premier Barbare en lui frappant le crâne violemment, et esquiva de justesse une flèche lancée par un archer, toujours en embuscade.
Le chef du groupe, semblerait il, ricana grassement.

-Vous ne savez même pas combien nous sommes, vous êtes au fond d'un col ou personne ne peut vous aider, vous ne pouvez même pas fuir… Et vous pensez réellement combattre. Le soleil vous a vraiment grillé la cervelle.

Puis se tournant vers ses guerriers, il fit un sourire satisfait.

-Mais au moins vous ne manquez pas de courage. C'est au moins un bon point pour vous.

Eugène alla au coté de Raiponce pour lui conseiller de laisser tomber.

-Blondie. On a rien qui peut les intéresser. A part casser des trucs, ils ne peuvent rien emporter. Ça ne sert a rien de risque notre vie pour ça.

-Ils ont blessés Cassandra, et tu voudrais que je fasse rien !

-Je pense que Cassandra préfère se réveiller entourer de ses amis avec une bosse sur le crâne que de mourir tuer dans son sommeil. Si on perd ce combat, ils ne laisseront personne en vie.

Raiponce resta un moment en garde pour finalement abandonner. Ça ne servait a rien de mettre les autres plus en danger encore. Ils finirent tous une arme sous la gorge et les mains liées dans le dos, alors que deux barbares entraient dans leurs caravanes pour fouiller.
Ils ressortirent quelques peu étonné. Si l'un semblait juste un peu surpris, le second ne put qu'exprimer de la douleur alors que Rudiger prenait soin de lui arracher le visage avec ses griffes.

-Chef ! Ils trainent un macchabé avec eux… C'est peut être juste un cortège funèbre.

-T'as déjà vu un cortège funèbre avec un toit peint en rose, crétin.

Poussant ses deux hommes hors du chemin, le barbare passa la tête dans l'entrée et regarda le corps. Malgré son immobilité, il perçut le léger mouvement de sa poitrine, prouvant que l'enfant respirait encore.

-C'est pas un cadavre. Ça respire.

Entrant, il revint un peu plus tard, portant Varian par le col comme il l'aurait fait avec un déchet non identifié. Le jetant au pied du groupe, ces derniers ravalèrent leur colère. Lance s'approcha de Varian, et s'agenouilla à ses coté pour voir s'il allait bien.

L'alchimiste était en fait tellement sonné par la fièvre qu'il n'arrivait même pas à traduire les sensations de son corps et ce que ça voulait dire. Les yeux entrouverts, il regarda les alentours sans vraiment comprendre ce qui l'entourait. Tout était si sombre et si flou…
Des yeux de Varian, tout n'était qu'ombres mouvantes.

Rudiger, voyant son maitre à terre, sauta hors du visage déchiqueté du barbare ennemi et se rua vers l'alchimiste pour lui léchouiller le visage. Il sentait la fièvre à pleine truffe, mais Rudiger espérait lui remettre assez les idées en place pour qu'il puisse s'enfuir.

Mais malgré toute ses tentatives, le garçon resta dans la brume avant de s'évanouir de nouveau.
Rudiger commençait à paniquer, tournant autour du corps pour trouver comment le déplacer pour partir.

Mais avant qu'il ait tenté quoi que ce soit, il fut attrapé par la peau du cou.
Le chef des barbare le regarda de plus prés.

-Cette sale bête a plus de courage que vous tous réunis.

-Chef ! Y a vraiment rien.

La charrette était sans dessus dessous, les affaires étalées, un petit tas fait avec les objets qui avaient de la valeur a leurs yeux.
Armes, victuailles et tout ce qui semblait être en métal. Quand le tas fut fait, le dit chef ne semblait pas être content du butin.
Se tournant vers le groupe, il zyeuta les membres un par un avant de donner d'autres ordres.

-Embarquez aussi les deux costauds et la brune, elle a l'air costaud. Les autres, tuez les.

Raiponce paniqua, jetant un regard désespéré à Eugène qui était tout aussi terrifié qu'elle. Il regarda à son tour Varian, mais qui était loin de pouvoir les aider. Il s'était retourné sur le coté et semblait dire quelque chose à Rudiger.
Surement de fuir, la pauvre bête ne pouvait pas faire grand chose contre ses barbares.

Puis prenant sa respiration, et fit un de ses anciens tours, délivrant ses poignets des cordes pour donner un coup de poing à un de leurs gardes, libérant de suite sa bien aimée.

-La prochaine fois on fera comme tu le veux. Je me suis trompé sur toute la ligne…

-Oui. Mais ce n'est pas encore fini.

Deux mèches dorées envoyèrent valser deux autres barbares, et Lance s'attaqua à un autres, repoussant le groupe qui les entourait. A présent tous libre de leurs mouvements, ils firent face à une dizaine d'ennemis.

Mais se battre qu'a mains nues n'allait pas les aider à gagner facilement.

Alors qu'ils cherchaient une manière de battre leurs adversaires, un bruit terrifiant, mais rassurant pour eux résonna au creux de la montagne. Un long sifflement se fit entendre suivit d'un silence.
Alors que les barbares regardaient autour d'eux, surpris de cet étrange son, l'objet de leur inquiétude arriva.

Atterrissant avec violence sur le sol, soulevant un nuage de poussière, le golem était arrivé.
Se relevant de toute sa hauteur, il chercha des yeux son maitre pour le trouver au sol inconscient. Furieux, l'automate balaya du revers de la main trois barbares, les encastrant dans les rochers du col, lâchant un grincement sinistre qui pouvait s'apparenter à un cri.
Eugène voyant ça, semblait dans un bonheur mitigé.

-Sérieux… J'ai l'impression que le héro de cette histoire, c'est ce golem. Il arrive toujours à nous sauver dans les pires moments.

-Tu préférerais que nous soyons morts dans un ravin ?

-Mouais… Ça se discute.

Le combat reprit de plus bel, Adira arrivant elle aussi, ayant suivit l'automate qui était soudainement parti comme une flèche.
Se mettant de suite entre Varian et un barbare, elle combattit tout ce qui s'approchait d'elle sous le regard illuminé de Lance qui scandait de joie son prénom.

Les autres membres du groupe, excepté Cassandra, toujours à terre, malgré leurs fatigues et surtout, le manque d'habitude de se battre dans ce genre de terrain, arrivaient à repousser l'ennemi, mais sans réellement les battre.

Le golem faisait une grande partie du travail, mais la rouille et le sel restés dans ses articulations le ralentissaient. Bref, tout semblait mal partit.

Et ce fut plus difficile encore quand un guerrier réussi à prendre Cassandra en otage, et un autre Varian. Une lame sous la gorge de chacun, tous ordonnèrent de déposer les armes. Les guerriers tenant les otages ne quittèrent pas les groupes des yeux, si ce n'est quand ils virent la terreur dans le regard de leurs compagnons brigands, la lumière du soleil cessant soudainement de briller.

Derrière eux, un monstre géant et velu montrait ses crocs, ses griffes creusant le sol alors qu'il ne quittait pas son maitre des yeux. Sa poitrine se soulevant, il hurla sa rage sur les guerriers qui lâchèrent les deux êtres que le monstre attrapa contre lui avant qu'ils ne touchent le sol.

Les déposant précautionneusement à terre, il tourna autour avant de reposer son attention sur les ennemis qui se faisaient de moins en moins nombreux.

Le golem alla aussi au coté de son maitre, le voyant immobile au sol, laissant à Rudiger la joie de se mettre en chasse de ces hommes. Feulant sa rage, il pourchassa les quelques brigands qui n'avaient pas encore fuis, sautant de rocher en rocher, ses griffes laissant des traces sur la pierre froide.

Rapidement, un silence de mort se fit, les râles de leurs assaillants devenant de plus en plus lointain.
Puis, alors que Raiponce allait voir comment allait Cassandra, Rudiger revint, écumant de rage. Retournant prêt de Varian, il lui lécha consciencieusement le visage, les yeux et le front, vérifiant si il n'avait rien.

C'était étrange, ce gros monstre qui s'occupait d'un enfant, créant un beau et absurde tableaux.

Adira, rassurée de voir le danger éloigné, se tourna vers le groupe pour évaluer les pertes. La guerrière brune était dans les vapes, et Lance avait une vilaine balafre au bras…
Le reste semblait fatigué mais en bonne santé.
Rudiger reprit rapidement sa forme et resta au coté de son maitre alors qu'Adira prennait les commandes de la troupe.

-Bon, ramassons ce qui a été jeté et continuons notre route.

-Adira, s'exclama Raiponce, nous ne pouvons pas reprendre tout de suite la route ! Il faut que l'on trouve un abris.

La tête de sa meilleure amie posée sur ses genoux, Raiponce défiait Adira de rejeter sa requête. Adira resta un moment silencieuse pour pousser un petit soupir et hocher de la tête.

-Bien… Mais nous ne pouvons rester là. Il faut impérativement traverser ce col. Je connais un des clans de ces montagnes, ils pourront nous aider à remettre vos amis sur pieds. Ou du moins, nous pourront être protégés des autres clans quelques temps.

Cassandra et Varian allongés dans la charrette, ils suivirent tous Adira dans les chemins sombres et étriqués de la montagne.


Le soir venu, Adira leurs montra une ouvertures dans les parois rocheuses, leur disant que c'était l'entrée du clan ami. La charrette et le golem ne pouvant pas passer, Eugène et Raiponce portèrent Cassandra alors que Lance s'occupait de Varian.

Le golem veillant sur la charrette, Maximus prenant aussi ce rôle à cœur avec Fidella, le groupe s'enfonça dans la grotte. Les yeux s'habituant à l'obscurité, le groupe put voir que les parois au départ abrupte devenaient de plus en plus lisse, la main de l'homme aplatissant les pics et accroc de la roche, pour que ça devienne lentement un corridor.

Puis, après ce qui semblait une éternité de marche, ils tombèrent sur quelqu'un.
Epée a la main, la silhouette se leva soudainement, récriant le nom et la venue de ce groupe d'inconnu. Adira leva la main pour calmer le groupe et fit deux pas en avant pour planter son épée au sol et faire un pas en arrière.

-Je suis Adira. Je viens en paix avec des amis qui ont grand besoin de votre aide.

La femme en charge de la garde resta perplexe un moment mais une seconde voix se répercuta sur les murs de pierre.

-Adira ? Bon sang, ça fait un bail !

Un homme de grande taille arriva, sa paluche d'ours se posant sur l'épaule de la guerrière qui émit un simple rire.

-Algrik… Mon vieil ami. Je suis ici car j'ai besoin de votre aide.

-Mais depuis quand la grande guerrière que tu es a besoin de qui que ce soit. La mère montagne pourrait te proposer l'immortalité, tu lui dirais que tu l'as déjà trouvé.

Adira ricana doucement, repoussant en même temps la main d'Algrik, pour se tourner vers le groupe.

-On a été attaqué par un autre clan de cette montagne. On avait déjà un malade avec nous, avec une blessée en plus, il nous est impossible de continuer le voyage.

Algrik regarda de plus prés Cassandra et Varian, pour demander à Adira plus de détail.

-Qu'est ce qu'il a ?

-Il a juste attrapé un coup de froid assez intense. Rien qui ne puisse faire de mal à ton peuple. Tu imagines bien que si c'était contagieux, je ne l'aurais pas amené.

Algrik reporta son regard vers le brun et sa pâleur angoissante. Puis voyant l'air déterminé d'Adira, il décida d'accepter de les aider, mais en mettant le petit en quarantaine. Si la guerrière voulait rester à ses coté, qu'elle le fasse, mais sans mettre en danger le reste du clan.

Algrik les invita donc à les suivre. Continuant de traverser des couloirs sombres, ils virent soudainement une lumière intense, leur faisant plisser les yeux. Ils passèrent donc des couloirs étriqués et humides à un espace ouvert, où un puits de lumière illuminait la ville, où des maisons étaient encastrées à même la pierre.

La seule paroi intouchée était celle où une cascade d'eau claire abreuvait la population, s'étalant en un torrent qui traversait la ville. La verdure courrait sur les toits des maisons, des potagers à étages et sur des jardins suspendus donnant un coté irréelle à l'endroit.

Le groupe resta coi, regardant tout autour d'eux cet endroit enchanteur. La population, elle, détonnait de ce lieu si magique. En cuirs et armures, des peintures masquant leurs peaux comme à l'orée d'une guerre, ils semblaient méfiants et puissants.

Hommes comme femmes étaient d'une grandeur incroyable, faisant qu'Adira semblait d'une taille commune.

Algrik les rassura. Ils n'avaient pas l'habitude d'avoir autant d'étranger dans l'enceinte de leurs villes. La plus part du temps, c'était des guerriers amis, comme Adira, qui venaient faire une pause dans leurs voyages éreintants.

Ces même guerriers qui restaient vivre après de longue années de combats et de chevauchées donnant à leur population cette taille et cette constitution robuste.
A coté d'eux, la troupe faisait naine, et frêle.

-Venez, nous allons emmener vos amis chez nos prêtres, on verra ce qu'ils pourront faire.

La troupe le suivit, intriguée ou inquiète.
Lance, lui, n'arrêtait pas de grogner, Algrik semblant très proche d'Adira. Bien plus qu'il ne le voulait.

Finalement, après avoir monté plusieurs escaliers de pierre, ils arrivèrent à un temple où une femme et un homme plus jeune les accueillit et les prièrent d'installer leurs amis sur des lits simples pour les ausculter.

Pour Cassandra, le bilan avait été simple.
Le coup qu'elle avait reçut l'avait sonné. Un trauma crânien était craindre, mais rien de bien grave. Elle devrait garder le lit cinq jours, et prendre des calmant pour éviter qu'elle fasse des gestes trop brusque.

Puis, ils commencèrent à regarder de plus prés le cas de l'alchimiste. En effet, il était pâle, et sa peau était très froide. Si ce n'est sa respiration, beaucoup l'aurait cru mort…

Adira leurs apprit qu'il avait reprit connaissance un moment, mais était de suite retombé inerte. Sa respiration était profonde et sans entrave, il n'avait presque plus de fièvre…Les deux médecins restèrent muets.

Ils ne savaient pas trop quoi faire. Ils avaient plus l'impression d'être face a une malédiction qu'a une maladie. Eugène ravala une réplique, pensant à la réaction du malade s'il avait entendu ça, mais se tut, comprenant que ce n'était pas le moment.

Le plus jeune jeta un œil à sa supérieure, murmurant qu'a part le maintenir au chaud, il n'y avait pas grand chose à faire. Peut être prier Mère montagne…

La dessus, Adira commença à s'énervé, sous le regard interloqué d'Algrik qui ne l'avait jamais vu en colère jusqu'ici…
Du moins, pas pour quelqu'un d'autre.

-Si c'est pour dire des bêtises pareilles, vaux mieux ne pas parler ! Vous pouvez surement faire quelque chose !

-Rien ne plus que les autres médecins que vous avez vu. Son mal n'est pas physique… Il y a autre chose… Une chose que nous ne pouvons ni toucher, ni soigner. On ne peut donc rien faire si ce n'est attendre et faire tenir son corps dans le monde des vivants.

-Ne parler pas comme si il était déjà condamné !

-Il le sera, s'il ne revient pas bientôt…

Adira allait dire quelque chose quand Algrik l'arrêta.

-Adira, ça ne sert a rien de s'énerver. Je vous remercie pour vos précieux conseils… Et espérons que
vous saurez le guérir…

-Nous ferons tout ce que nous pourrons pour vos deux amis.

Là dessus, Algrik emmena Adira plus loin, commandant au plus jeune des prêtres de donner des lits au reste de la troupe, le voyage ayant été long et dangereux.
Une fois seul avec la guerrière blanche, Algrik montra enfin son air inquiet.

-Adira ? Ca va ? C'est la première fois que je te vois dans cet état…

Adira resta un moment silencieuse, la frustration lui rongeant l'estomacs, les lèvres serrées tout comme ses mâchoires. Non, ils étaient allés trop loin pour voir l'alchimiste mourir de cette façon ! Elle refusait cette possibilité, de devoir repartir sur son plan B, bien plus difficile et cruel…

Non, il fallait que le brun vive ! Il fallait qu'il guérisse et qu'ils repartent vite sur les chemins du royaume sombre. Respirant doucement, la guerrière répondit enfin à son ami.

-Je ne peux pas accepter qu'il meure de cette façon… Je ne peux pas ! Il m'est bien trop précieux…

Algrik eut un hoquet d'étonnement qu'il tenta de cacher, sans succès. Puis, voyant le regard plus inquiet encore de la guerrière, il se calma et essaya de calmer son ami.

-Tu tiens vraiment à cet enfant… C'est étonnant, vu comme tu as toujours été détachée des autres, coursant une quête inconnu de tous. Qu'a t-il de plus que les autres pour que tu y soit si attachée ?

-Et bien… Il fait partit de ma quête à présent… C'est tout ce que je peux te dire.

Adira se détourna. Elle ne pouvait pas révéler le destin qui attendait ce jeune garçon. Autre que le désespoir et la solitude, il n'y avait rien qui attendait l'alchimiste. Mais il devait vivre pour l'accomplir, et Adira était là pour s'en assurer.

Partant rapidement, Adira laissa Algrik dans sa réflexion. Il était étrange de voir la guerrière accrochée à quelqu'un… Où même a quelque chose autre que cette mission qui lui prenait tout son temps et son attention. C'était même la première fois qu'il la voyait s'inquiéter pour quelqu'un…

Jetant un regard au dit enfant, il se fit la réflexion qu'il ne lui ressemblait pas. Maigre, frêle, les cheveux sombres… Non, vraiment, aucune ressemblance. Il ne pouvait vraiment pas être de sa famille…
À moins qu'il ressemble vraiment à son père…

Non.

Il ne connaissait pas beaucoup Adira, mais elle n'était pas du genre à avoir une aventure qui pourrait aboutir à un enfant. Et si enfant elle avait, elle l'aurait laissé au père.
Algrik se mit presque à avoir de la peine pour l'enfant allongé là… Il ne savait pas pourquoi, mais il semblait qu'il était dans l'intérêt de la guerrière qu'il reste en vie.
Mais contrairement a ce que l'on aurait put croire, ça ne semblait pas un cadeau.


Raiponce avait prit connaissance de la chambre qu'on lui avait attribuée. Un lit simple, une table et un morceau de métal poli qui faisait office de miroir. Du papier, de l'encre, des peaux comme couverture…
La chambre était uniquement fonctionnelle, sans décoration, si ce n'est des plantes près de la seule fenêtre.
Citronnelle et Basilic.

Si au départ les plantes lui avaient surtout donné envie de manger, on lui avait expliqué que c'était pour éloigner les insectes et autres moustiques de la chambre.

Tout était utile, rien de superflu, le luxe étant juste d'être en bonne santé, et bien nourris.

Raiponce trouvais cela assez austère comme vie, tout comme Eugène et Lance, attirés par la richesse et l'or, se retrouvant que face à de l'acier et du cuir tanné grossièrement.
Pourtant, il résidait une finesse, une subtilité chez les habitant et leur façon de vivre. Ils semblaient être très proche de la terre et des plantes, venant peut être de la croyance a le « Mère montagne »…

Une croyance qu'on leur avait résumée lors de leur arrivée sur ses rives étrangères.

Faisant le tour de la ville, elle resta stupéfaite face aux sculptures, sortant de la pierre, et d'autres œuvres faites en plusieurs décennies. Toute fois, la blonde se sentie épiée par les autres habitants de la ville souterraine. En même temps, elle dénotait vraiment du reste de la population. Plus que d'habitude.

Retrouvant Eugène et Lance, le premier tentant de réconforter le deuxième qui se lamentait sur le manque d'attention qu'il avait de la part de la femme de sa vie, ils finirent tout les trois par visiter la ville, tout en essayant d'oublier l'état de deux de leurs compagnons.

Le soir était tombé dans la ville, le puits de lumières et les cristaux qui réverbérait cette dernière n'ayant que la lumière froide de la lune pour y voir. Mais là encore, le groupe fut subjugué par la beauté de la ville, à présent illuminée par des cristaux bleutés, faisant office de torches et lampions.

Une grande table avait été dressée autour d'un grand feu où des danses et des chants animaient la soirée. Sautant au dessus du feu, ou d'une ronde sans fin, la fête en l'honneur d'Adira amenée par la mère Montagne était grandiose.

Et comble du bonheur, Cassandra s'était réveillée et les avait rejoins pour le banquet. Si ses mouvements n'étaient pas très habiles, elle restait cependant bien vive malgré les dires des prêtres.
Le repas avait été bien entamé, tout comme le morale de Lance qui avait bien vu que beaucoup d'hommes dévoraient Adira des yeux.

Certaines et certains regardait aussi Raiponce, Cassandra, Eugéne et Lance…
Circonspects ou admiratifs.

Qu'ils aient réussit à venir jusqu'ici en un seul morceau était incroyable, ou de la folie. Quand ils apprirent que le groupe venait de Corona, un pays bien plus du sud, les guerriers et les guerrières levèrent leurs verres.

« Au suderons, fous et aventuriers ! »

Raiponce eut cœur a leurs conter plusieurs de leurs aventures, de leurs combats contre les brigands et autres moments de leurs périples, pendants que discrètement, Adira quittait la table pour voir ce qui en était de Varian.

Arrivant dans la chambre où il avait été installé, elle eut la mauvaise surprise de voir les draps défaits et vides. Ou était il passé ?

Cherchant dans la maison de soin, elle vit le jeune prêtre de l'après midi et l'attrapa par le col pour lui demander où était le jeune homme malade.

Ce dernier resta silencieux, refusant de lui dire où était le malade jusqu'à ce que la guerrière le secoue de façon brutale, lui conseillant de lui donner rapidement la réponse.

Finalement, le prêtre lui lâcha l'information. L'alchimiste avait été emmené dans la salle de prière pour que la mère Montagne le guérisse. Jetant l'homme au sol, Adira couru dans les corridor du temple.
Qu'est ce que ces fous faisaient à l'enfant ?!

Arrivant devant la chambre, Adira entendit de l'autre coté de la porte les chants étranges. Bon sang mais qu'est ce qu'ils faisaient !

Tentant d'ouvrir la porte, Adira vit que tout était fermé à double tour, augmentant sa frustration et sa colère. Reculant, elle donna un coup de pied dans la porte qui s'ébranla à peine.
Elle sortit donc son épée, prêt à découper la porte quand des cris de terreur se fit soudainement entendre.


Raiponce était en train de raconter comment ils avaient éteint l'incendie d'un des premiers villages qu'ils avaient traversé quand soudainement, elle se sentit mal.

Son teint devenant de plus en plus blanc, elle posa un main sur sa poitrine, sentant une douleur diffuse dans cette dernière. Alors qu'Eugène se levait, inquiet, tout comme Cassandra, la princesse prit appuis sur une paroi rocheuse où était incrusté un des cristaux bleutés.

Dès que ces doigts entrèrent au contact du cristal, ce dernier se mit à briller de mille feux, les autres suivant cet exemple, projetant leurs lumières irréelles tout autour d'eux.


Adira fit plusieurs pas en arrière quand elle vit une lumière bleuté s'échappé du contour de la porte, fuyant par chaque interstice pour s'imprimer dans sa rétine qui lui fit voir des étoiles pendant quelques minutes.

Se frottant les yeux, Adira prit son épée à deux mains et trancha la porte qui tomba au sol dans un bruit sourd et un nuage de poussière. Pénétrant dans la salle, elle vit la prêtresse regarder avec terreur Varian, toujours allongé sur la table, des artéfacts entourant son corps.

Plusieurs autres prêtres regardaient l'alchimiste avec terreur et incompréhension.

Alors qu'Adira empoignait déjà la prêtresse pour lui faire comprendre sa façon de pensées, Varian ouvrit les yeux pour s'asseoir sur le lit, le visage perplexe face à tant de gens inconnus, et cet endroit qui l'était tout autant.

Se massant le front qui lui était douloureux, Varian se concentra sur ce que son corps lui communiquait.
Il…

Il était en pleine forme.

Alors que ces derniers jours n'avaient été qu'un épais brouillard où les sons et les odeurs se mélangeaient en purée informes, où son cerveau mourait à petit feu, là…

Là, il ne ressentait aucune douleur. Ni son dos, ni ses jambes…
Rien ne le lançait, la pesanteur de la planètes cessant enfin de lui faire mal a chaque mouvements, ses tempes ne sursautant plus à chaque afflux sanguins…

Respirant doucement, ses cotes ne lui faisaient même plus mal.

Esquivant les étranges objets autour de lui, il grimaça en sentant l'odeur de la maladie sur lui. Un mélange de sueurs froides et de miasme fiévreuse…
Regardant les gens qui autour de lui ne semblaient pas faire un seul geste, il remarqua Adira qui le fixait d'une manière étrange alors que Varian s'adressa au groupe devant lui.

-Heeuu… Bonjour. Dite moi, vous savez où je peux prendre une douche ?


Varian avait vite prit possession de la chambre, s'était lavé, puis avait réveillé Rudiger pour lui signaler sa guérison et pour le remercier longuement à coup de caresse et de gratouilles derrière les oreilles.

Puis, il avait trouvé Adira pour lui demander où était son golem. Elle lui avait indiqué le chemin tout en le prévenant. Il ne fallait pas parler de son golem de métal au reste du village.

Varian ne lui avait pas posé plus de question, acquiesçant seulement pour aller le voir. Passant le long corridor, il retint un frisson en quittant les parois de la montagne.

Le vent s'engouffrant dans sa chemise, même ses mains étaient glacées dans ses gants. La pleine lune éclairant son chemin et sa peau… Il se sentait étrangement serein.
Arrivant vers son golem, il le salua pour grimacer de peine en entendant les articulations grinçantes de son Golem.

Le pauvre…
Le sel et le sable lui avaient fait beaucoup de mal, et il n'avait pas été là pour le réparer.

-Je suis désolé… Si je ne m'étais pas prit ce mauvais coup, tu ne serais pas venu en pleine mer, et tu ne serais pas aussi grippé… Mais maintenant que suis réveillé, je vais pouvoir te réparer.

Le Golem fit deux clignotements et lentement, leva la main pour remettre un des épis de ses cheveux en place, faisant rire Varian qui repoussa doucement la main de métal.

-Je sais que tu étais inquiet, mais ça va maintenant. Je vais devoir regarder les morceaux qui doient être remplacés… Ce sera moins rapide que d'habitude car tu ne peux pas entrer dans la forge… Et Adira m'a conseillé de te tenir à l'écart. Un truc sur la croyance des gens du coin.

Le Robot fit quelques mouvements de tête, puis se mit en position assise, au coté de la charrette.
Varian grimpa rapidement sur son automate, et regarda ses épaules, ses coudes, son cou, voyant bien qu'il y avait plusieurs rouages foutus, et que huiler des engrenages n'était pas du luxe.

Après un rapide bilan, il alla dans la charrette récupérer ses affaires, et nota ce qu'il devait amener et faire pour la santé de son golem.

-Bon, ça prendra un peu de temps, mais je suppose qu'on va rester quelques jours ici… Met toi un peu plus loin, dans le creux de ce rocher, faut pas que tu grippes encore plus tes articulations…

Ces affaires faites et son robot au sec, Varian repartit dans la grotte sans voir la prêtresse qui l'observait. Quand ils avaient priés la mère montagne pour guérir cet enfant, tout s'était illuminé. Puis l'enfant s'était relevé, fringant, lucide et en bonne santé.

Il les avait remercié et avait disparut. Mais elle, curieuse et interloquée par ce miracle, l'avait suivit, pour tomber sur plus incroyable encore. L'enfant avait un être de métal qui lui obéissait et qui le protégeait, ayant des gestes tendres envers ce jeune garçon qui lui parlait comme à un ami.

La prêtresse en était restée muette. Etait-elle face à la réincarnation de la mère montagne ?
Cette guérison face à la prière, cette maladie étrange, ce golem… La jeune femme se promis de comprendre cette étrangeté et disparue, elle aussi, dans les parois rocheuses de la montagne.


Raiponce se réveilla à l'aube, les tempes douloureuses et les yeux lui piquants légèrement.

Voyant Eugène et Cassandra endormis autour d'elle, elle se glissa hors des draps lentement pour voir à la fenêtre. En effet, le jour s'était levé malgré l'absence de toute présence éveillée dans le village. Elle fixa un moment la place du village où les tables étaient toujours en place, mais propre et sans une ombre de reste sur le bois huilé.

La princesse soupira quand elle entendit quelqu'un ouvrir la porte.
Elle vit Algrik entrer, qui lui dédia un petit sourire en la voyant debout.

-Bonjour. Je vois que tu vas mieux.

-Oui… Qu'est ce qui s'est passé ? Je me souviens de rien.

Algrik allait lui répondre quand il vit les deux amis de la blonde profondément endormis.

-Parlons dehors, tu veux ? Tes amis sont fatigués.

Raiponce opina et sortit dehors et suivit Algrik qui l'emmena à la place qu'elle observait.

-Tu étais en train de nous raconter votre voyage quand tu as été prise de malaise. Tu t'es appuyée sur une de ces roches et tout a commencé à briller. Tu as crier un trucs je crois… Puis deux secondes plus tard, tu t'es évanouie. Tes amis t'ont transportée jusqu'à ton lit et ont veillés sur toi.

Algrik se tourna vers Raiponce, le visage un peu fermé, et soucieux.

-On ne sait pas ce qui s'est réellement passé, mais prépare toi, car beaucoup pense à présent que tu es une envoyée de la mère montagne…

Raiponce resta un moment silencieuse pour finalement parler à Algrik de sa venue dans cette contrée, de ce voyage étrange où elle se perdait peu à peu elle même.

-Ce n'est pas la première fois que ce genre de pierre s'illumine à mon contact. Nous en avions trouvé d'autres plus au sud d'ici, et ces pierres ont eut la même réaction. Tout comme les rochers noirs.

-Les rochers noirs ! Ceux de la malédiction ?

-Vous connaissez la malédiction ?

-Bien sur. Ils étaient endormis, il y a longtemps. Mais depuis quelques années, ils ont recommencés a briller... Leur origine par contre...

-Ces rochers sont arrivé dans le sud il y a un an a présent, et c'est pour découvrir leurs origines que nous sommes ici… Nous voulons arrêter ces rochers qui détruisent tout sur leur passage.

-… Nous ne connaissons que le conte…

-Dites la moi…

-On dit que la mère montagne est né dans un royaume où la paix régnait. Mais si les siècles passaient sur elle comme de simple jours, l'ennui et la solitude la blessait bien plus.

Se remettant droit, Algrik fronça des sourcils, cherchant dans sa mémoire le conte qui l'avait bercé plus jeune.

-Un jour, grâce à ses pouvoirs, elle créa un enfant. Fait de métal et de pierre précieuses, il était le plus bel être qui lui était donné de voir. Ressentant la fierté d'une mère, elle le présenta à son peuple, comme le futur roi de son royaume. Mais le peuple, terrifié par cet être ni vivant, ni mort, le tua en le brulant. Un feu si dense qui réduit les opales de ses yeux en charbon. Si chaud que ses os d'acier fondirent… Du prince, il n'en resta rien.

Raiponce se pinça les lèvres face à l'histoire cruelle.

-La reine, brisée par cette perte, décida de faire la même chose a son peuple traitre. De son chant, elle guida les enfants des villageois. De ses bras, elle les emporta loin, sous la montagne, forçant les parents à entendre les chants et les sanglots de leur progéniture sans jamais les revoir. Et à chaque fois qu'un des enfants meurt, la mère montagne fait pousser une pierre noire, pour que les parents endeuillés comprennent que c'est peut être leur enfant qui a rendu l'âme.

Raiponce resta silencieuse, pour finalement dire d'une voix blanche :

-C'est triste comme histoire… Et c'est ce genre de femme que vous vénérez ?

-Elle défend les siens et détruits ceux qui leurs font du mal. Elle est aussi protectrice et cruelle qu'une mère qui a perdu son enfant. Pour nous, c'est juste une histoire d'une femme triste.

-Oui…

Raiponce resta quelque seconde muette pour finalement dire qu'elle allait repartir voir ses amis, quand Algrik l'informa d'une dernière nouvelle qui lui glaça la peau.

-Et aussi, votre ami brun a reprit connaissance. Il est en pleine forme même.

Raiponce était revenue dans sa chambre, son cerveau en pleine réflexion. Quand Algrik lui avait racontée cette histoire des flashs lui étaient revenus.
Le rêve de cette nuit, et ceux des nuits précédentes…

...

Elle y voyait Varian, pleurant devant son père enfermé dans l'ambre indestructible.

Et alors qu'il était recroquevillé devant la tombe de son seul parent, il posait sa sempiternelle question. Encore et encore…

-Pourquoi… Pourquoi me l'avoir prit…

Puis tout se brouillait, et Raiponce quittait le vieux Corona, quittait ce siècle, cette espace… Pour finalement retomber devant la même scène. Une femme, avec de longs cheveux blancs qui pleurait devant un corps frêle…
Et elle aussi posait la même question.

-Pourquoi… Pourquoi me l'avoir prit…

Raiponce était toujours muette à ce moment là, jusqu'à ce que la femme lève les yeux sur elle. Des yeux bleus larmoyant de rage. Puis elle crachait sa question.

-Répond moi, frère ! Pourquoi m'avoir fait ça !

Dans son cri, des rochers poussaient soudainement, comme des lames voulant lui prendre la vie.
Raiponce se retrouvait alors entourée de ces rochers qui finissaient par la déchiqueter, la faisant se réveiller brusquement.

Mais ce dont ce souvenait Raiponce était ce regard, aussi désespéré qu'haineux. La princesse en était sure, il y avait un lien entre cette femme et Varian…
Après, lequel ? À elle de le découvrir.

Alors que Raiponce se motivait suite à cette décision, Eugène et Cassandra se réveillèrent pour demander de suite à leur amie si elle allait mieux. La princesse tut ses rêves et ses propres questionnements pour répondre qu'elle allait parfaitement bien.

La tension entre elle est Varian était devenue tellement énorme qu'elle ne pouvait plus énoncer de questionnement à son égard sans que ce soit placé sous le sceau de la paranoïa.
Il était de même pour Varian qui était sous le sigle de la haine.

Repoussant de nouveau le visage de la femme étrange de ses rêves, Raiponce fit son plus beau sourire pour motiver ses amis à visiter les alentours, et pourquoi pas, demander si ils n'avaient pas un second bout du parchemins qui devaient leur révéler le secret de la malédiction.


Wouha, ce chapitre est vachement court par rapport aux autres…
La dessus ^^ Je vous fais la bise !
La suite viendra bientôt