/!\ Passage très chaud dans ce chapitre /!\
Elle regarda juste son visage tandis qu'il se concentrait sur sa fermeture. Elle souhaita pouvoir apprendre par cœur son apparence à ce moment précis. Il surprit son regard et il sourit ce qui illumina tout son visage et elle ne put s'empêcher de lui sourire en retour.
- Lève tes genoux un peu plus haut et essaie de te détendre.
Il se remit sur elle en retenant son poids sur son bras gauche tout en se servant de sa main droite pour se positionner. Elle le sentit pousser contre son entrée et ce n'est qu'alors qu'elle réalisa à quel point il était plus gros que ses doigts. Il entra lentement mais elle put le sentir l'étirer d'une manière qu'elle n'avait jamais connue auparavant. Elle commença à se tendre mais se souvint qu'il lui avait dit d'essayer de se détendre, alors elle se concentra sur son visage et essaya de réguler sa respiration même si elle sentait son cœur battre contre sa poitrine.
Il y eut une forte douleur brûlante qui la fit haleter et il s'arrêta, lui demandant si elle allait bien. Elle savait de par ses connaissances médicales ce qui venait de se passer et après un moment, elle hocha la tête. Il se pencha pour l'embrasser une fois de plus avant de continuer.
Lentement mais sûrement, il s'enfonça en elle jusqu'à ce qu'il ne puisse plus aller plus loin et cela faisait tellement de bien d'être enfin unie avec lui. Elle ne voulait pas le perdre, elle savait qu'elle ne pourrait jamais le supporter. Elle fit passer ses mains de ses épaules à son cou et glissa une main dans les boucles soyeuses sur sa tête pour pouvoir l'attirer vers elle pour un autre baiser. Elle se sentit tellement submergée par l'émotion et les sensations physiques qu'elle savait que des larmes commençaient à couler, mais elle les ignora.
Son baiser était tout aussi lent et plein de sentiments et elle espérait que cela signifiait autant pour lui que pour elle.
Un moment plus tard, il commença à écarter ses hanches avant de pousser à nouveau doucement en elle et elle stoppa le baiser, haletant face au sentiment excitant qui envahit son corps. Ses mains quittèrent sa tête et se déplacèrent plutôt sous ses bras, qui supportaient son poids, et le long de la peau de son dos et avant qu'elle ne sache ce qu'elle faisait, elle appuya ses mains sur son dos nu en l'encourageant à s'enfoncer plus profondément en elle. Elle agissait à l'instinct et faisait juste ce qui lui semblait juste et nécessaire.
Il augmenta progressivement son rythme et, en même temps, il commença à lui dire comment elle se sentait et ce qu'il voulait lui faire. Toutes ces choses délicieusement sales qu'aucun homme ne devrait dire à une femme, mais qui l'excitaient encore plus et avant qu'elle ne sache ce qui se passait, elle éprouva à nouveau ce sentiment des plus étonnants. Elle semblait perdre toute notion du temps alors que son corps prenait le dessus sur son esprit. Elle ne pouvait penser à rien d'autre qu'aux vagues de pure extase qui semblaient la submerger. Ce n'est que lorsqu'elle commença à revenir à elle-même qu'elle réalisa qu'elle disait son nom encore et encore.
Il se déplaçait toujours en elle, plus vite maintenant, et elle savait qu'il poursuivait son propre plaisir. Elle se délectait de le voir la marteler, d'être si intimement avec lui, surtout qu'ils allaient bientôt être déchirés.
Elle enfonça ses ongles dans le dos en l'encourageant à continuer alors qu'elle embrassait son cou et sa gorge, puis elle sentit sa libération. Il s'enfonça profondément en elle alors qu'il laissait sortir son nom en gémissant, puis il s'affaissa contre elle et elle le serra contre elle, souhaitant que le temps s'arrête et qu'ils puissent rester ensemble pour toujours.
Mais le temps avait d'autres plans et semblait travailler contre Molly cette après-midi là. Ils se serrèrent l'un contre l'autre et s'embrassèrent et se serrèrent encore plus fort, mais chaque fois qu'elle regardait l'horloge, les minutes s'étaient écoulées et avant qu'elle ne s'en rende compte, il s'était assis et commençait à se rhabiller.
- J'aimerais que tu n'aies pas à partir. Je ne suis pas prête à te dire au revoir.
Il se retourna et lui fit un demi-sourire triste.
- Alors, ne considére pas cela comme un au revoir. Penses-y comme à un au revoir. Nous nous reverrons Molly, j'en suis sûr.
Elle voulut lui demander quand et comment, mais elle savait qu'il n'avait pas plus de réponses qu'elle. Elle commença à se lever elle aussi mais il l'arrêta.
- Ne... ne viens pas avec moi. Que mon dernier souvenir de toi soit ici, dans ce lit où nous avons fait l'amour. Je ne suis pas doué pour les émotions Molly ou pour penser à ma propre mortalité, mais si c'est le moment où nous devons nous séparer, alors c'est l'image de toi que je veux emporter avec moi. Avec tes lèvres blessées par mes baisers et tes cheveux étalés sur l'oreiller.
Elle s'allongea et le regarda remettre ses bottes. Elle ne voulait plus verser de larmes pendant qu'il était ici avec elle. Il y aura beaucoup de temps pour pleurer quand il serait parti.
Il se retourna et, se penchant sur elle, il posa un dernier baiser sur son front. Il sembla s'arrêter en la regardant, puis il l'embrassa une dernière fois. C'était un baiser qui promettait tant de choses et Molly voulait en graver le souvenir dans son âme. Elle voulait se souvenir de la sensation de ses lèvres qui bougeaient contre les siennes, de la douceur soyeuse de ses cheveux sous ses doigts et de son odeur masculine et musquée qui lui mettait l'eau à la bouche.
Elle ferma les yeux pendant qu'ils s'embrassaient et quand elle les rouvrit, il était sur ses pieds et ouvrait sa porte.
- Au revoir Molly Hooper.
Puis il partit et son monde sembla s'écrouler.
Elle savait qu'elle ne pourrait pas se livrer à son chagrin pendant longtemps. Elle avait d'autres visites à faire avant la fin de sa journée et elle n'était pas spéciale ; combien d'autres femmes à travers le pays avaient dû dire au revoir à leurs fils, maris, amants et frères ? Elles étaient toutes dans le même bateau et elle n'avait qu'à se ressaisir et à continuer. Mais elle se donna une heure. Une heure pour pleurer, crier et râler contre les hommes qui avaient causé cette maudite guerre au départ. Puis elle se leva, se changea, cacha sa chemise déchirée au fond de son placard où elle pouvait la garder en souvenir, preuve tangible de leur union. Elle se lava le visage et remit ses cheveux en place, puis elle quitta son pavillon et remonta à l'hôpital.
Alors qu'elle le faisait, un convoi de soldats et de chevaux s'éloignait de l'hôpital sur la route. Elle s'arrêta un moment et les observa en sachant que l'un de ces hommes était l'amour de sa vie. Elle était reconnaissante qu'il soit trop loin pour qu'elle puisse le voir, car cela lui permit de tourner le dos et de s'éloigner plus facilement.
MHMHMHMHMHMHMHMHMHMH
Il fallut six semaines avant que Molly ne réalise l'énormité de sa situation. Elle avait à peine pensé à sa malédiction mensuelle avec tout le travail qu'elle faisait, mais finalement la vérité coula en ce qu'elle n'était pas seulement en retard, elle était très en retard. Elle était aussi plus fatiguée que la normale et certains de ses goûts avaient changé. La nourriture qu'elle aimait autrefois lui donnait maintenant un peu la nausée. En tant que médecin, elle n'avait aucun doute sur la cause. Elle était enceinte d'un homme dont elle n'avait pas eu de nouvelles depuis le jour où il était parti.
Alors qu'ils avaient laissé tant de non-dits, elle avait été sûre qu'il écrirait, peut-être pas une lettre mais une note, un mot... quelque chose, mais il n'y avait rien eu. Elle se renseigna même auprès de Mary pour savoir si John avait eu des nouvelles de lui ; riant de la surprise de Mary et secouant la tête en disant qu'elle était sûre qu'il lui répondrait bientôt et qu'il ne fallait pas s'inquiéter. Mais la grossesse ça, ça changeait tout. Tout à coup, elle se rendit compte qu'elle n'avait aucune idée de l'endroit où il se trouvait et qu'elle n'avait aucun moyen de le contacter. Dans ses moments les plus sombres, elle réalisa qu'elle ne savait même pas s'il était vivant ou mort. Après tout, qui lui dirait s'il était perdu à la guerre ?
Elle cacha sa situation pendant une autre semaine avant que Mary ne la trouve en larmes dans leur chambre et que toute la triste vérité n'éclate au grand jour. Mary parla discrètement à John en lui demandant s'il avait un moyen de contacter Sherlock au nom de Molly pour voir s'il pouvait l'informer de la situation et c'est alors que les choses empirèrent pour Molly.
John raconta à Mary du plan de Sherlock pour séduire Molly afin de s'assurer un meilleur traitement. Quand Mary le dit ensuite à Molly, elle secoua la tête d'horreur.
- Non, Mary, il ne ferait pas ça. Il valait mieux que ça. Je sais qu'il l'était.
- Molly, sois honnête avec toi-même, est-ce qu'il t'a déjà dit qu'il était meilleur que ça ? T'a-t-il jamais donné une garantie de ses sentiments ou de ses intentions envers toi, maintenant ou après la guerre ?
Molly se remémora toutes leurs interactions, sa bouche s'ouvrant pour prouver à Mary qu'elle avait tort, alors même que son front se fronçait et que des larmes coulaient de ses yeux.
- Oh Molly.
Mary enroula ses bras autour de son amie et la tint alors que son coeur se brisait.
- J'ai été tellement stupide, Mary. Je pensais qu'il avait des sentiments pour moi. Je pensais qu'il ressentait la même chose que moi, que nous partagions une connexion.
En dernier recours, John écrivit au frère dont Sherlock lui avait parlé, le Général Mycroft Holmes à Londres. Il l'adressa au quartier général de l'armée, certain que cela lui parviendrait au moins. C'était un nom assez inhabituel et un poste assez élevé pour qu'ils sachent comment le rediriger.
Il fallut encore trois semaines d'angoisse pour qu'une réponse arrive et, quand elle arriva, elle fut brusque, dédaigneuse et dévastatrice.
Connaissant mon frère comme je le connais, je serais plus que surpris qu'il ait eu une relation avec cette fille. Si elle était d'une moralité si volage qu'elle s'est mise dans cette situation, j'aurais pensé que sa connaissance de la paternité n'est pas du tout fiable.
J'espère que vous ne ferez aucun autre effort pour me contacter à nouveau, ou contacter un membre de ma famille, si vous souhaitez garder cette affaire secrète.
Je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments distingués,
Général Mycroft Holmes GCB CBE MC DL
Ce fut le dernier clou dans le cercueil pour les espoirs de Molly.
Le seul point positif fut la fin de la guerre, comme Sherlock l'avait prédit, le 11 novembre 1918. De nombreuses célébrations eurent lieu à l'hôpital et dans les environs, mais Molly ne participa à aucune d'entre elles.
Elle donna son préavis à l'hôpital. Elle accepta de travailler jusqu'à la fin du mois, mais elle savait qu'elle ne pouvait pas risquer de rester plus longtemps après cela, sinon sa honte serait connue de tous.
Elle n'avait jamais rêvé, lorsqu'elle était arrivée à Netley il y a plusieurs mois, qu'elle partirait avec le cœur lourd et un sentiment de culpabilité d'avoir été si imprudente et insensée. Elle ne savait pas comment sa mère allait prendre la nouvelle ou même si elle allait reprendre Molly, elle n'avait pas seulement apporté la honte sur elle-même mais aussi à sa mère et à la mémoire du père qu'elle avait tant aimé.
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Enfin... seul petit problème c'est que Sherlock doit partir... pas de chance.
