Bonjour à toutes et à tous !
Bienvenu pour l'ouverture de cette treizième case de ce calendrier de l'avent !
Ohlala ! je ne sais pas si vous vous rendez compte de l'état dans lequel je suis en ce moment ! ça y est les filles ! nous avons dépassé les 100 reviews ! 100 ! vous vous rendez compte ? alors que ce n'est qu'une petite histoire écrite pour vous donner le temps d'être sous votre plaid avec votre café brulant pendant 30 minutes par jour ? Je vous aime, il n'y a pas d'autres mots ! Merci infiniment !
Au programme de ce soir : une histoire d'amour avec un miroir, une addition à payer, une déclaration d'amour en bonne et due forme et une histoire de bague ! alors, je vous ai donner envie ?
Réponses aux reviews : (merci à vous d'avoir mis des pseudos, vous êtes adorables, et j'aime mieux pouvoir vous donner un nom ou un prénom, c'est plus agréable pour moi !)
Ninidezil : hey Nini ! comment vas-tu aujourd'hui ? tu as raison, il faut le temps à Bella et jasper pour se redécouvrir (plus que découvrir lol, je crois que pour un massage il faut être très courtement vêtu lol)
Edward n'a jamais vu ses tatouages (sexe dans le noir et fond de teint waterproof …), mais il va les découvrir dans ce chapitre, de même que le reste de la famille… et les réactions vont être assez différentes…
je ne dirais pas que le réveillon va être explosif, désolé mdr, mais tu aimeras je pense ahah
oh ! j'adore votre façon de faire noël ! bon je l'avoue, je suis le genre de fille qui adore décorer sa maison (la mienne l'est depuis mi-novembre et je chante we wish you a merry chrismas depuis juillet à peu près mdr) !
pour ta supposition sur leur « réveillon » est presque juste, mais tu es quand mem à coté, je suis désole miss ahah
je te souhaite un bon chapitre, et je te dis à tout à l'heure,
bisous,
Mya
Delphine : bonjour Delphine ! Eh oui ! enfin le bisou ! depuis le temps qu'on l'attendait toutes lol, j'espère que le chapitre t'a plu et que celui que je poste aujourd'hui aussi,
bisou
Mya
La : hey La ! comment vas-tu ? merci pour ta reviews ! l'idée d'un calendrier de l'avent me trottait dans la tête depuis halloween, et j'ai eu la chance que ma beta soit partante pour me corriger et m'aider à en faire ce que vous avez tous les soirs sur votre téléphone/PC/tablette (raye la mention inutile lol). Le jacuzzi t'a plus alors ? 😉 je n'en doutait pas, c'est une de mes scène préférées, et une de celles que j'ai adorer écrire ! c'était compliqué d'arriver à mêler sensualité, tendresse et douceur, mais j'ai l'impression de m'en être pas mal sortie !
ce n'est pas lavande ? d'accord, même si ce n'est pas forcement un indice, je le garde en tête ! mais, dans ce cas, c'est peut être un des autres que j'ai dit, non ? ah ! s'il te plait donne-moi un véritable indice !
je te souhaite un très bon chapitre, et j'espère vraiment que l'histoire continuera de te plaire
bisou
Mya
Elo1095 : hey Elo ! merci pour ton commentaire ! comme je le disais à La, réussir à mêler tendresse, douceur et sensualité n'a pas été simple, mais finalement, je l'avoue, je suis très contente de moi !
pour le cas d'Emmett, c'est un peu plus compliqué… il n'aime pas l'idée que sa sœur ait quelqu'un dans sa vie, c'est une certitude, mais à choisir entre Edward et jasper, il à choisis son camp, et c'est celui du major ! VIVA le major ! (pardon, je m'enflamme !)
pour l'hommage, c'est vraiment cela, c'est beau, et c'est « puissant », si je peux le dire comme ça ; c'est juste la preuve physique d'une chose invisible : l'amour profond et inaltérable qu'elle porte aux gens qu'elle aime.
ne t'en fais pas, même si, en un sens, c'est son jardin secret, maintenant que le « principal concerné » est au courant, elle va arrêter de les montrer, mais tu vas voir ca dans ce chapitre, ou celui juste après, je ne sais plus… (ca fait un moment que j'ai écrit le calendrier, je ne sais plus trop bien comment ca se passe…)
ah… oui, Alice enceinte c'est un truc qui me trottait en tête depuis un moment, à vrai dire, et quand j'ai écrit ce chapitre-là, je regardais la télé et mes doigts écrivaient tout seul ( j'ai cette magnifique faculté depuis la fac mdr), et c'est en relisant mon chapitre que j'ai vu que je l'avais mit noir sur blanc, et je ne voulais pas le modifier, il me paraissait très bien comme ça !
bref, je vais arrêter cette réponse à reviews ici, j'ai déjà fait un pavé, désolé, je te souhaite un très bon chapitre
bisou
Mya
Mimie : bonsoir Mimie ! comment vas-tu ?
je vais répondre à certaines de tes questions, parce que j'ai déjà donner certaines réponses ans les autres chapitres mais qu'elles n'étaient pas forcement claire :
- comment jasper et Bella en sont arriver à cette situation ? parfois, l'arrivée de quelqu'un brise l'unicité d'un groupe, et pour éviter d'être blesser, parfois, on préfère s'éloigner, plutôt que de subir… dans le cas présent, c'est l'arrivée d'Edward à Forks, puis celle des Sœur Brandon qui ont finit de briser leur cohésion ; puis la fac, et enfin la vie, si je peux le dire comme ça…
- que s'est-il passer entre jasper et Alice ? voyons Mimie ! je ne vais pas répondre à cette question maintenant, ça gâcherait ton suspens, et ce ne serait pas drôle, mais je te conseil de patienter jusqu'au chapitre 22 si je ne dis pas de bêtises, ou là tu auras toutes tes réponses !
- comment peut-on faire une déclaration dans un livre sans que rien ne se passe ? parce que « pour une étoile » était une lettre d'amour à Alice et une d'amitié à Bella, même si, tu dois t'en douter maintenant à force de reviews de ta part, les deux filles étaient les réceptrices de cette lettre
j'espère vraiment que cette histoire continue de te plaire, parce que j'adore recevoir vos commentaires,
bisou
Mya
*** bonne lecture ! ***
Chapitre 13
Mercredi 22 décembre
POV Bella
Le moins que l'on puisse dire, le lendemain, à mon réveil, c'est que je ne dois pas être belle à voir. Un marteau piqueur semble avoir élu domicile dans ma tête, et la chaleur étouffante des couvertures m'assaille presque immédiatement; de même que la lumière qui perce à travers les volets entre ouverts.
—Rose a déposé cela pour toi; dit Jasper, assez loin dans la pièce.
Me redressant péniblement à la force de mes bras, je sors légèrement les yeux de sous la couverture, les refermant immédiatement après, sous la force du soleil. Personne n'a-t-il donc jamais appris à Jasper que des volets se ferment, quand les gens dorment.
Jetant, enfin, un œil vers lui, après m'être habituée à la lumière; je découvre enfin l'endroit où il se tient, et je comprends, aussi, pourquoi, dans le lit, la chaleur est répartie uniformément.
Assis sur le canapé, son ordinateur sur les genoux, les jambes repliées devant lui, et une tasse de café à la main; il a ce petit air d'intello qui lui allait si bien, à l'époque de notre adolescence, cet air d'intello qui m'avait fait craquer, dans ma jeunesse.
Prudemment, de peur de me rompre le cou, je sors un pieds du lit, attestant de la chaleur étouffante de la pièce, ici aussi; pour me lever complètement, allant le rejoindre sur le bras du canapé.
—Que m'a-t-elle donné? demandé-je faiblement, ayant peur de parler trop fort, et déclencher, encore un peu, ma migraine.
—Des vêtements, comme tous les jours, darling; sourit-il. Et si j'en juge ledit vêtement, elle est impatiente de voir à quoi ressemble le tatouage que tu as fait pour elle.
—Pardon? m'exclamé-je.
Je le regrette amèrement, presque immédiatement! La migraine revient, plus puissante encore, sous la puissance de ma voix.
—Pourquoi? gémis-je, me tenant la tête.
—Parce que tu ne sais pas tenir l'alcool, et que tout le monde le sait; rit-il doucement. Va te laver, je t'amène de l'aspirine, et ensuite, tu enfileras cette blouse que t'a apportée Rose.
Me retenant, au dernier moment, de hocher la tête, je m'empresse d'aller faire ce qu'il m'a demandé, marquant, tout de même, un temps d'arrêt devant le miroir. Devant moi, sur l'étagère, se trouve le flacon de fond de teint.
—N'en mets pas; déclare-t-il, à la porte.
Je sursaute violemment, en me rendant compte de sa présence. Ne s'est il pas dit que je ne portais, sûrement, rien sur moi? Même si, après m'avoir laissé en petite culotte, hier soir, après le massage, lui a tout de même donné un bon aperçu de ma physionomie.
—On ne t'a jamais appris à frapper à la porte? grommelé-je, resserrant la serviette autour de mon corps. J'aurais pu être nue.
—Et quel magnifique début de journée cela aurait été pour moi! lance-t-il, avec son sourire sexy.
—Tu ne peux vraiment pas t'en empêcher; soupiré-je, gênée. Tu adore me mettre mal à l'aise.
Mon malaise augmente d'autant plus quand, d'une démarche féline, il s'avance dans la salle de bain, venant se mettre derrière moi, pour attraper mes mains et les serrer dans les siennes. Ce n'est vraiment pas une bonne idée, de l'avoir aussi près de moi, surtout si peu vêtue.
—Qu'est-ce que tu fais? chuchoté-je, prise de panique.
—Je te montre que tu n'as aucune raison d'être mal à l'aise; murmure-t-il, me regardant à travers le miroir.
—Ne fais pas cela Jasper, s'il te plait; plaidé-je, les larmes me montant aux yeux.
—Même si je te promets de ne pas regarder? m'envoie-t-il un clin d'œil.
—Même comme cela, Jasper. S'il te plait, je ne couvrirai pas mes tatouages, si tu veux, mais s'il te plait, ne fais pas cela.
Il doit comprendre que le malaise est plus important que le simple fait de me retrouver nue devant lui, puisque, lentement, ne quittant pas mon regard, il dessert la pression de ses mains sur les miennes, pour les faire redescendre sur mes bras, les arrêtant seulement sur mes hanches.
—Que tu le crois ou non, tu es belle Isabella Marie Swan; sourit-il doucement. Il faudra bien que tu l'acceptes, sinon, c'est moi qui te le prouverai. Tu l'as tatouée dans ton dos: je n'aurais jamais assez d'une seule vie pour te remercier de tout ce que tu as fait pour moi.
Il me laisse sur ces mots, seule, dans la salle de bain, tremblante lorsque je me regarde dans le miroir. Cette fille aux poignées d'amour un peu trop présentes, à la poitrine trop généreuse, et au teint trop pâle. Cette fille que j'ai appris à détester, depuis trop longtemps à mes yeux.
Violemment, ne m'en rendant compte que lorsque la douleur fulgurante se repend dans mon bras; j'envoie mon poing dans le miroir, la surface s'ébréchant et coupant profondément ma peau; mais je n'en ai que faire. Maintenant, je ne vois plus mon image, et cela me convient parfaitement.
—Bella! s'écrie-t-il, en entrant dans la salle de bain, alarmé. Que se passe-t-il?
—Rien; fais-je, anesthésiée. Je vais bien maintenant.
Il ne me prend, visiblement, pas au sérieux puisque, apercevant les coupures sanguinolentes sur mon poing, il soupire, passant derrière moi pour aller chercher une trousse de premier secours, une pince à épilée, et des bandages.
Me faisant m'asseoir sur le rebord de la baignoire, la serviette fermement serrée autour de mon corps; il enlève patiemment tous les morceaux de miroirs de mon poings, appliquant, ensuite, le désinfectent, pour terminer par me bander la main.
—Je suppose que tu ne me diras pas pourquoi tu as détruit mon miroir? demande t-il.
Je secoue la tête de droite à gauche, dans le vide, les yeux perdus sur un point imaginaire, appréciant, seulement, sa main dans la mienne, et les pressions légères qu'il exerce dessus.
—Je peux au moins avoir un indice? soupire t-il.
—Non; murmuré-je. Je n'ai plus envie de parler.
La dernière fois qu'une chose comme celle-ci m'est arrivée, remonte au début du mois et, si, à ce moment-là, Rosalie et sa perspicacité, et le fait d'avoir des classes à gérer; m'ont aidé à garder la tête hors de l'eau, aujourd'hui, je n'ai rien.
—Habille toi Bella, s'il te plait; demande-t-il. Le déjeuner va bientôt être servi, et si tu n'es pas là, maman va venir te chercher. Et je sais que tu vas détester cela.
—D'accord.
Plus par automatisme que par autre chose, je me lève, attendant qu'il soit sorti de la salle de bain pour laisser tomber la serviette, et enfiler la blouse dos nue que Rose m'a amené, le jean taille basse noir se mariant à merveille avec le rouge de celle-ci.
Distraitement, je ramasse mes cheveux en un chignon lâche, sortant, du meuble adjacent au miroir désormais disparu, ma paire de lunettes; avant d'en sortir, et le trouver sur le canapé, encore une fois, m'attendant bien sagement.
—Depuis quand portes tu des lunettes? fronce t-il les sourcils. Je ne t'ai jamais vu avec.
—Seulement quand je suis très fatiguée, ou quand j'ai mal à la tête; soupiré-je. Et aujourd'hui, j'ai les deux.
Il opine du chef, se relevant pour venir me retrouver, faisant de son mieux, ensuite, pour accrocher mon regard. Instantanément, le monde extérieur, le son, les couleurs, les émotions; tout me revient d'un coup, avec la force d'un uppercut.
—Bonjour darling; sourit-il plus fortement. Heureux de te voir de retour.
—Pardon pour ton miroir Jasper; chuchoté-je. Je le réparerai.
—Je ne l'aimais pas, de toute façon; hausse t-il les épaules. Prête pour le cinquième round?
—Plus que jamais chéri; souris-je, froide et mauvaise. J'ai des comptes à régler, et l'addition promet d'être salée.
—Si je ne t'avais pas vue, il y a quelques secondes, je jurerais que tu n'es pas la même personne; rit-il.
—Je te l'ai dit, j'ai besoin de régler mes comptes, et je compte bien débuter maintenant.
M'accrochant à son bras, comme chaque jour, depuis que je suis arrivée, je le laisse nous conduire dans le couloir, pour, ensuite, nous diriger vers la salle à manger, où toute la famille est réunie, pour l'apéritif.
—Evite juste l'alcool; chuchote t-il à mon oreille, après m'avoir embrassé les cheveux, récoltant un rire.
—Tu n'avais pas l'air de t'en plaindre, hier, de mon manque de retenue, en présence d'alcool.
—Sauf qu'hier, moi, je t'ai eu presque nue, sous mes mains, dans mon lit, chose que, je l'espère, tu ne comptes pas recommencer avec quiconque, ici!
—Tu fais dans l'exclusif, bébé? ris-je, lui envoyant un clin d'œil.
C'est si facile, d'une telle simplicité enfantine, de jouer ce rôle, avec lui, que, parfois, j'ai du mal à voir où commence la comédie, et où s'arrête la réalité. Tout, dans ce que nous faisons, depuis que nous sommes dans cette maison, me parait comme appartenir à une autre dimension.
—Avec toi darling? sourit-il en coin. Toujours.
—Des promesses Jazz, toujours des promesses.
Il rit, nous conduisant jusqu'aux autres, et, après avoir embrassé chacun d'eux, Alice et Edward mis à part, c'est au tour de mon père, de se présenter face à moi.
—Qu'est ce que c'est, sur ton dos? grimace t-il.
—Un tatouage papa; déclaré-je. J'en ai plusieurs, si tu veux le savoir.
—Tu vas m'enlever cela tout de suite, ou, au moins, enfiler un pull! s'énerve t-il.
—Non.
Plus un son ne se fait entendre, autour de nous, à l'entente de ce simple mot. Pour la première fois, je me suis élevé contre quelqu'un, et, visiblement, cela a pour réaction de choquer tout le monde, Jasper mis à part, vu son sourire en coin.
—Pardon? susurre Charlie.
—Tu m'as très bien entendu; asséné-je, froide. A l'époque, tu aurais pu dire quelque chose, mais, maintenant, j'ai trente ans, j'ai un travail, un appartement, et je me suis même séparé de mon fiancé tellement infidèle, qu'il faudrait un dictionnaire, pour noter le nom de chacune de ses conquêtes.
C'est un coup de poker, mais, vu la pâleur d'Edward, je ne dois pas être loin d'un compte. Evidemment, comment aurait-il pu croire que je finirais par l'apprendre, alors qu'il a si savamment caché cela, durant des années. Peut-être même a-t-il commencé avant Yale, qui sait?
—Tu es ma fille Isabella! s'écrie-t-il, me prenant par le bras. Je suis la personne qui fait régner la loi à Forks, et tant que tu vivras dans ma ville, tu feras ce que je te demanderai, adulte ou non.
—Tu as raison Charlie; approuvais-je, en me défaisant de sa poigne. Tant que je resterai à Forks, je ne pourrai jamais être plus qu'Isabella Swan, la fille du shérif, l'ex conjointe du grand Edward Cullen, et la petite professeur du lycée de la ville. Il est peut-être temps que je parte.
Laissant un froid se repandre autour de nous, je me recule d'un pas, mon dos entrant en collision avec la silhouette massive d'Emmett, qui passe un bras autour de ma taille.
—Que tu le veuilles ou non, ceci; fais-je, lui montrant mon corps, implacable; est ce que je suis. Ce sont mes espoirs et les réussites des gens que j'aime dans la vie. On m'a peut-être retiré tous mes rêves, mais je ne me laisserai plus jamais marcher sur les pieds, je ne me laisserai plus jamais dénigrer par les gens «biens pensants» de Forks.
Je lâche difficilement son regard pour trouver celui, brillant de fierté, de Jasper, derrière celui-ci, et qui m'adresse un grand sourire.
—Je ne briserai plus jamais le miroir; soufflé-je, mes yeux ne quittant pas les siens.
Pourtant, la gifle, aussi soudaine qu'inattendue, me prend par surprise, manquant de me faire tomber, si Emmett ne m'avait pas retenue; me forçant à briser le lien visuel avec ces prunelles gris mercure.
Me remettant sur mes pieds, en tenant ma joue douloureuse et rougie; je hausse un sourcil, en voyant les jumeaux Hall faire barrage de leur corps, face à mon père, et Emmett trépigner d'impatience pour aller rejoindre sa femme et son meilleur ami.
—Ne la touche plus jamais; siffle Rosalie.
—C'est ma fille; grogne t-il. Je fais ce qui me plait, avec elle.
—Non Charlie, tu ne feras rien du tout, et tu devrais t'en aller; le menace, calmement, Chelsea. Tu as blessé cette petite pour la dernière fois aujourd'hui.
—Oh, je t'en prie Chelsea! gronde t-il. Je n'ai jamais lever la main sur elle, alors cesse de monter sur tes grands chevaux.
Aro vient la rejoindre, lui prenant la main, tandis que celle de Jasper récupère la mienne, la pressant doucement, pour m'insuffler du courage.
—Les marques sont plus souvent internes qu'externes, dans ces cas-là; fait-elle, me citant, mot pour mot, le jour de notre arrivée. Cette petite a passé bien plus de temps chez nous que chez toi, durant près de trente ans, et je suis presque sure qu'elle nous voit, Aro et moi, comme la figure parentale de sa vie. Parce que, nous, nous avons été là, quand elle en a eu besoin. Nous, nous lui avons fourni un toit, de l'attention et de l'amour; quand, toi, tu n'étais pas fichu de comprendre que ta fille devrait toujours passer avant ce que ton ex-femme t'a fait. Elle est ta fille, ta chair, et ton sang, et, pourtant, elle est bien plus Hall qu'elle ne sera jamais Swan.
C'est surement la première fois que je vois Chelsea prendre position de manière aussi marquée face à quiconque, et encore moins face à mon père. Mais, c'est aussi la première fois que quelqu'un me défend, et, cela, je ne peux le laisser passer.
—Elle est géniale ma belle-mère, non? chuchote Emmett à mon oreille, me tirant un léger rire, et un clin d'œil de Jasper.
—C'est la meilleure, Em, et de loin; approuvé-je.
—Tu vas mieux? s'enquiert-il. Tu as enfin laissé exploser toute ta colère?
—Comment cela? froncé-je les sourcils.
—Bella; soupire-t-il; personne ne peut rester aussi longtemps calme, douce, tendre et fragile, se laissant frapper et tendant l'autre joue, durant tant d'années, sans, un jour, craquer.
Je me détourne légèrement, me plaçant devant lui, et le regardant vraiment, pour la première fois de ma vie.
J'ai toujours vu en lui un ours, ayant la capacité émotionnelle d'une passoire, et faisant des jeux de mots salaces à chaque fois qu'une situation le lui permettait; et, pour la première fois, je peux enfin voir à quel point l'image est voilée.
A sa manière, et parce que je n'en avais pas conscience, je n'ai pas compris qu'il avait passé ces trente dernières années à me protéger, à me venger auprès de ceux qui s'en prenaient à moi, et à s'inquiéter pour moi. Emmett a sûrement été le père qu'il sera, le jour où Rose deviendra mère.
—Je t'aime Em; soufflé-je, émue, me laissant prendre par ma révélation. Merci pour tout.
—Moi aussi crevette; sourit-il, gêné; mais cela ne change pas la situation. Tu comptes vraiment partir de Forks?
Il me faut quelques secondes pour comprendre de quoi il parle mais, quand ma déclaration face à mon père me revient, je prends le temps d'y réfléchir; laissant, ainsi, à Rose, Chelsea et Aro, le soin de congédier, comme il se doit, mon père.
Quitter Forks, mon appartement, mon travail, ma vie et ma famille, de même que le peu d'amis qu'il me reste; à savoir, Angela, seulement; pour tout recommencer ailleurs? Une nouvelle vie pour la nouvelle année? Le pari n'est -il pas un peu trop osé?
« Je ne briserais plus jamais le miroir»
Non, définitivement, le pari est même une excellente opportunité.
—Je compte y réfléchir très sérieusement, pourquoi? froncé-je les sourcils.
—A New York, par exemple? demande-t-il, plein d'espoir.
—Pourquoi me parlez vous tous de New York, en ce moment? ris-je, déconcertée. D'abord Jasper, maintenant toi?
—Je te le demande, parce que, Rose, Jasper et moi partons bientôt là-bas, et que, maintenant que le roi des cons ne fait plus partie de tes bagages, j'aimerais vraiment que tu viennes avec nous.
Vu ainsi, la perspective de quitter mon petit train-train quotidien me semble bien moins douloureuse, et, surtout, bien plus envisageable. Tout quitter, si ce n'est les gens qui ont toujours été à mes côtés, peu importe si, pour l'un d'eux, la réciproque n'est pas forcément vraie.
—Je vais vraiment y réfléchir Emmett; hoché-je la tête, me coulant contre son torse, alors que ses bras viennent enserrer ma taille. Je te le promets.
—C'est tout ce que je te demande crevette; souffle t-il contre mes cheveux. C'est tout ce que je te demande.
A grands cris et fracas, la porte se referme sur mon père, Chelsea s'adossant à celle-ci pour m'envoyer un clin d'œil attendri; et mon sourire se renforce, en la voyant ainsi. Elle n'a pas tort, depuis des années, ils sont ma famille, mes parents; alors pourquoi l'idée de cette comédie avec Jasper me chagrine? Pourquoi ai-je l'impression de mentir à tout le monde, tout le temps?
Le silence fracassant, après la tempête d'injures lacée par Charlie, est lourd, même, tranchant; puis, sortant de nulle part, le rire d'Aro, plein d'amusement, nous parvient, apportant des regards pleins d'interrogations, de toute part.
—Tu vois chérie; lance-t-il à sa femme; même sans en être responsable, nous avons réussi à en faire un autre! Mazeltof! C'est une fille!
Cette fois ci, je le rejoins parfaitement dans son rire, me détachant des bras d'Emmett pour ceux de Jasper, à un pas de moi, qui m'agrippe par la main.
—Certes, nous jouons la comédie darling; souffle t-il contre ma peau; mais, même si l'on se mariait, tu ne pourrais jamais faire de plus beau cadeau à mes parents. Ils t'aiment comme ils nous aiment, Rose et moi, ou même Emmett.
—Fais attention; soufflé-je à mon tour, lui envoyant un clin d'œil malicieux; je vais finir par te prendre au mot. Une nouvelle déclaration d'amour dans ce style, et je te demande, à genoux, de m'épouser!
Son sourire en coin narquois fait écho au mien, alors que ses yeux brillent de cette lueur si particulière qui semble, plus le temps passe, devenir sa marque de fabrique. Ce gris mercure, qui tourne à l'orage, pour terminer, parfois, d'un noir d'encre. Ces yeux si expressifs, qui manquent, trop souvent, de me faire chavirer comme un navire en pleine tempête.
—Ne me tente pas trop darling; susurre t-il. Ne me tente pas trop.
Pourquoi ai-je cette impression déstabilisante que ces mots ne sont pas à prendre au pied de la lettre? Pourquoi me sens-je frissonner de plaisir, en l'entendant me dire cela? Pourquoi mon cœur semble vouloir sortir de ma poitrine?
Mais, surtout, pourquoi ai-je cette envie dévorante qu'il mette en œuvre cette proposition qu'il m'a faite, il y a cinq jours? Celle de m'apprendre tout ce qu'il sait? Pourquoi ai-je l'impression que je pourrais en ressortir définitivement changée?
Tant de questions, et si peu de réponses…
Bon, d'accord, je l'avoue, j'ai vraiment hâte d'avoir vos réactions (comme tous les soirs) et j'ai hâte que vous vous mettiez à vos claviers mesdames ! alors, dans l'ordre !
pas trop déçu que cette histoire d'amour avec un miroir ne soit qu'un miroir brisé ? l'addition a-t-elle été assez salée pour Charlie ? et cette déclaration d'amour à Emmett ? déçu que ce ne soit pas pour jasper ? et parlons un peu de cette histoire de bague ! n'est ce pas un peu précipité quand même ?! dites moi tout, j'adore voir vos cerveaux tournoyer !
Je vous souhaite une très bonne soirée,
je vous embrasse et vous dit à demain, 17h,
bisou
Mya
