Hello ! Voici enfin le chapitre quatorze ! Je suis vraiment désolée de n'avoir rien posté pendant presque deux semaines mais j'étais vraiment débordée. Je vais essayer de bien m'avancer pendant les vacances pour ne plus vous laisser plus d'une semaine sans chapitre :)

Réponse aux reviews :

naruhina2 : merci beaucoup pour ton retour, je suis très contente que le chapitre t'ait plu ! Vraiment, ça me fait très plaisir et j'espère que tu aimeras celui-ci aussi !

Krokmou du 13 : merci pour ton commentaire et pour tes idées, je prends note !

Bonne lecture !


Gabriel Agreste referma la porte de son bureau et poussa un soupir de soulagement.

Adrien allait bien.

Il pouvait se répéter, se redire et se rabâcher encore et encore que rien ne se mettrait à travers lui et son devoir, entre lui et Émilie, il ne pouvait pas échapper aux faits.

Comme le fait que Chat Noir était son fils. Et le fait qu'il aimait son fils.

C'était justement parce qu'il aimait son fils qu'il voulait à tout prix ramener sa mère auprès de lui, mais c'était paradoxalement pour la même raison qu'il ne pouvait pas faire revenir sa femme.

Les choses étaient simples. Il n'avait cas monter un escalier, débarquer dans la chambre d'Adrien, lui arracher sa bague et prendre les boucles d'oreilles de la jeune fille qui était avec lui.

Parce que oui, Gabriel savait que Marinette était chez lui. Il était loin d'être idiot, avait eu dix-sept ans, et, bien que cela puisse être difficile à croire, il avait été un adolescent amoureux.

Quoi qu'il en soit, il pouvait réunir les deux Miraculous, il pouvait accomplir son objectif, il pouvait parvenir au but pour lequel il se battait depuis des années.

Il le pouvait.

Mais il ne le ferait pas.

Parce qu'il aimait son fils, et que les choses n'étaient pas si simples que cela, par conséquent.

Lui arracher son super-héroïsme, lui briser le cœur, le blesser physiquement, réaliser toutes ces actions de ses mains lui était impossible.

Et il venait de s'en rendre compte. Le fait d'avoir vu la créature qu'il avait engendré blesser son fils lui avait ouvert les yeux sur ses propres sentiments.

Il avait fallu qu'Adrien perde un litre de sang dans une ruelle pour que son père se rende compte de l'amour inconditionnel qu'il lui portait.

Rien que ça.

Alors, comment faire ? Comment réunir le Miraculous du Chat Noir et celui de la Coccinelle pour accomplir son vœu ?

En faisant appel à son alliée.


Les semaines s'écoulaient, les températures diminuaient et les premiers flocons firent leur arrivée dans les rues de Paris.

Le mois de décembre débuta assez rapidement, amenant avec lui cette atmosphère de vacances et de magie de Noël que Marinette adorait par-dessus tout.

Elle détestait le froid, oui, mais elle adorait le mois de décembre.

— Tu as prévu quoi pour Noël ? demanda-t-elle à Adrien alors qu'ils se promenaient.

C'était un dimanche après-midi plutôt tranquille. Un vent frais courait dans la ville et des flocons à peine perceptibles dégringolaient du ciel.

Le jeune homme ne put s'empêcher de sourire en regardant Marinette. Elle était absolument adorable. Ses cheveux longs et noirs tombaient sur ses épaules, contrastant avec la neige qui s'y était déposée, le bout de son nez était rougi par le froid et ses grands yeux bleus faisaient ressortir le rouge de son berret qui lui faisait penser au costume de son alter-ego héroïque.

Il s'arrêta, posa les mains sur ses joues et plaqua ses lèvres sur les siennes dans un baiser doux et froid.

— Et que me vaut cet honneur ?

Les commissures du lycéen ne firent que se redresser un peu plus et son doigt se frôla le bout de son nez, toujours aussi rouge.

— Tu es vraiment belle.

Ses joues se mirent à rosir aussi, tandis que Marinette attrapa la main d'Adrien alors qu'ils se remirent à marcher.

— Et, comme d'habitude. Tout seul.

Le cœur de la jeune fille se serra face à son ton complètement monocorde. C'était tellement habituel pour lui de passer les fêtes de cette manière.

— Ça ne s'est pas amélioré avec ton père ?

Adrien haussa les épaules, les yeux baissés.

— Non, c'est toujours pareil. C'est comme si ce n'était jamais arrivé. C'est toujours la même chose.

Marinette entrelaça ses doigts entre les siens.

— Tu veux venir passer Noël chez moi ?

Il s'arrêta net et baissa immédiatement le regard vers elle, les sourcils haussés.

— Noël ? Avec toi ? Chez toi ?

Marinette hocha la tête, les lèvres pincés.

Tout à coup, Adrien passa ses bras autour de sa taille et la souleva dans les airs avant de l'embrasser fougueusement. Ils riaient aux éclats, le cœur débordant de bonheur, les lèvres souriantes et le visage rayonnant.

Il la reposa par terre, les mains tout contre ses joues, les yeux plongés dans les siens.

— Ça ne vas pas déranger tes parents ?

— C'est eux qui m'ont proposé.

Adrien fronça les sourcils.

— Leurs mots exacts étaient : « Tu n'as cas inviter ton petit-ami ! »

Le jeune homme se fendit d'un sourire encore plus grand et une lueur amusée se mit à danser dans ses yeux verts.

— Petit-ami ?

Marinette se remit à marcher à reculons, face à face avec Adrien. Son regard aussi était rieur, habité par un éclat espiègle qu'elle semblait avoir volé à Chat Noir.

— Après, ils ne voulaient peut-être pas parler de toi… Tu sais, j'ai beaucoup de prétendants.

Adrien perdit son sourire en un clin d'œil, les yeux plissés. Celui de Marinette, en revanche, se fit de plus en plus grand, jusqu'à éclater franchement de rire.

— Hi-la-rant.

Elle se rapprocha petit à petit de lui, nouant ses bras autour de son cou et se perchant sur la pointe des pieds.

— Adrien ? murmura-t-elle.

Il grogna, la mine renfrognée.

— Tu veux sortir avec moi ?

Les lèvres du jeune homme s'entrouvrirent avant de se redresser en un sourire rempli d'émotion. Ses mains se glissèrent jusqu'à sa taille.

— J'aimerais beaucoup.

Et leurs bouches se lièrent en un baiser débordant d'amour et de perspective d'avenir. Un baiser aussi magique que Noël.

Ils étaient loin de se douter de ce qui allait bientôt leur tomber dessus.


Le lundi suivant, Marinette arriva – en retard – en cours de mathématiques et s'assit à côté d'Alya sous le regard sévère du professeur. Elle sentit les yeux d'Adrien posés sur elle et tourna la tête, tout à coup débarrassée de toute cette fatigue et cet énervement qui caractérisaient ces matinées face au sourire qu'il lui lançait.

Elle secoua la tête, les lèvres relevées, et sortit ses affaires.

— Poursuivons ce qu'on a vu vendredi dernier, annonça le professeur en notant quelques mots au tableau.

Marinette ouvrit son cahier, rencontra les lignes écrites sur son cahier de cours et fronça les sourcils. Elle ne souvenait pas du tout d'avoir écrit les phrases inscrites sur le papier.

À aucun moment.

Ce n'était pas comme si elle se rappelait vaguement le cours, comme si elle l'avait écrit sans vraiment y prêter attention. Non, elle n'avait jamais écrit ces lignes, elle en était certaine.

— Tout va bien ? demanda Alya en la voyant immobile devant son cahier.

Marinette cligna plusieurs fois des yeux et hocha la tête en attrapant un stylo.

— Oui, j'étais… Enfin tout va bien.

— Tu as fait quoi hier soir pour arriver en retard ?

— Oh tu sais… bafouilla Marinette en rougissant. Je… J'étais avec Adrien.

En effet, après avoir passé l'après-midi ensemble, les deux lycéens s'étaient officiellement quittés en fin de journée. Officieusement, Ladybug l'avait rejoint dans la soirée, et était repartie chez elle bien trop tard pour pouvoir se réveiller à l'heure.

Alya se mit à sourire, elle était sincèrement ravie pour ses deux amis.

— Mais… Vos parents ne remarquent rien ?

Marinette écarquilla les yeux et chercha à toute vitesse une excuse pour éviter de lui dire qu'elle pouvait survoler les rues de Paris en un tour de bras, et accessoirement utiliser les fenêtres pour aller et venir.

— Oh, tu sais… C'est… Enfin…

— Marinette, Adrien, au tableau, exercice vingt-quatre !

La jeune fille laissa échapper un incommensurable soupir de soulagement et se précipita au tableau sans demander son reste.

Alya secoua la tête en riant, même après toutes ces années, Marinette ne se rendait toujours compte de rien.

De son côté, Marinette profita du dos tourné du professeur et attrapa en une nanoseconde la feuille qu'Adrien lui tendait, celui-ci ayant remarqué qu'elle n'avait pas compris grand-chose, d'après son regard paniqué.

La jeune fille lui adressa un « merci » du bout des lèvres et nota distraitement les réponses au tableau.

— Il faut qu'on aille voir Maître Fu, lui chuchota-t-elle en se rapprochant légèrement de lui. Quelque chose ne va pas.

Adrien fronça les sourcils, la craie qu'il tenait dans la main immobile contre le tableau. Il finit par hocher la tête, termina d'écrire son calcul et se rassit à sa place, inquiet.


Le reste de la journée se déroula normalement. Les heures de cours s'enchaînaient, Marinette se surprit même à rire avec ses amis en oubliant ses problèmes.

Ces quelques minutes de répit étaient les bienvenues parmi toutes les questions qu'elle se posait.

Finalement, leur dernier cours de la journée s'acheva et, après avoir quitté leurs amis, Marinette et Adrien se dirigèrent vers l'appartement de Maître Fu.

Le cœur battant à la fois d'anticipation et d'appréhension, la lycéenne pénétra dans le repère du gardien, avant de vérifier que personne ne les suivait. En tant que super-héros de Paris, ils n'étaient jamais assez prudents.

— Marinette, Adrien, sourit Maître Fu lorsqu'ils ouvrirent la porte.

Le vieil homme était assis au milieu de la pièce, les yeux fermés, le grimoire des Miraculous posé devant lui. Il semblait en pleine réflexion.

— Désolés de vous déranger, Maître, s'excusa Marinette en s'avançant vers lui.

Le gardien ouvrit les yeux et les invita à s'asseoir. Plagg et Tikki s'éloignèrent de leurs porteurs et rejoignirent Wayzz.

Quelques minutes plus tard, Adrien, Marinette et Maître Fu étaient tous les trois assis au milieu de la pièce, une tasse de thé entre les mains.

— Je vous écoute, annonça le vieil homme.

Marinette prit une grande inspiration, posa sa tasse de thé et se mit à tout lui raconter :

— Tout a commencé il y a quelques semaines, j'ai fait un rêve – enfin, ce que je crois être un rêve – vraiment étrange.

Elle lui expliqua alors cette vision de Paris dévastée, cette sensation de néant qui l'avait englobée, cette solitude qui l'avait submergée. Elle lui décrit ensuite cet énigmatique brouillard rouge.

Les larmes lui montèrent aux yeux lorsqu'elle évoqua le moment où il l'avait transpercée de part en part. Les cris, les pleurs, la douleur, la peine, tout ce qu'elle avait perçu dans cette brume qui lui avait gelé les os.

Adrien attrapa doucement sa main et lui caressa la peau du bout des doigts.

— Elle était congelée, Maître, lui expliqua Adrien. Vraiment congelée.

Le gardien hocha la tête, les sourcils froncés, le regard plein de réflexion.

Marinette sécha ses larmes et continua son récit.

— Je me suis sentie mieux grâce à Adrien mais je n'ai pas pu dormir de la nuit. C'était comme si ce cauchemar ne pouvait pas sortir de ma tête, comme si quelqu'un essayait de m'empêcher de dormir.

Au fil de la discussion, Maître Fu rassemblait les pièces du puzzle, mais plus il remettait les éléments dans l'ordre, plus il semblait inquiet.

— Mais dès qu'Adrien est arrivé, je me suis à nouveau sentie mieux. Ensuite, il y a eu ce combat.

Marinette baissa les yeux et chassa les larmes qui menaçaient ses yeux au souvenir de ce duel. L'image de Chat Noir mutilé, blanc comme un linge et presque inconscient lui noua un instant la gorge.

— Mais… continua-t-elle en ravalant ce mauvais souvenir. Mais j'ai eu mal à la tête pendant tout le combat, comme si j'étais prise dans un étau.

— Et dernièrement, de nouveaux symptômes ? questionna le gardien quelques secondes plus tard.

Adrien planta son regard inquiet sur le visage de Marinette.

— Tout à l'heure, en cours, j'étais incapable de me rappeler avoir pris le cours écrit sur mon cahier. Ou même d'avoir assisté à ce cours.

Les secondes s'égrenèrent, les regards se firent plus graves encore.

— Et je suis sûre que ce n'est pas la première fois, Maître, avoua Marinette d'une voix tremblante.

Adrien serra encore plus la main de la jeune fille dans la sienne, tentant de faire passer tout son soutien à travers ce contact.

— Tu as eu d'autres cauchemars récemment ? D'autres problèmes de sommeil ?

Marinette baissa la tête, sentant ses joues se voiler de rouge.

— Oui, oui quelques-uns…

Adrien se tourna complètement vers elle, les sourcils froncés.

— Comment ça ?

La jeune fille se mordilla les lèvres, le regard toujours planté sur le sol.

— Quand je suis avec toi, il ne se passe rien, mais quand je dors toute seule, la plupart du temps, je fais des cauchemars…

Les deux adolescents ne remarquèrent pas le sourire qui se mit à flotter sur le visage de Maître Fu.

— Je t'ai dit de m'appeler quand ça n'allait pas, Mari ! Je comprends pas, pourquoi tu…

— Mais parce que je ne veux pas te déranger avec mes problèmes ! Je ne veux pas te déranger toutes les nuits parce que je n'arrive pas à dormir. Tu as tes problèmes aussi et je ne veux pas t'inquiéter, c'est tout.

Adrien écarquilla les yeux, complètement déboussolé par la réponse de sa petite-amie. Il s'apprêta à lui répondre mais fut interrompu par le rire du gardien qui les regardait en secouant la tête.

Les deux adolescents tournèrent doucement leur regard vers le vieil homme, les sourcils froncés, un point d'interrogation en plein milieu du visage.

— Vous ne vous rendez donc compte de rien ? questionna-t-il.

Adrien et Marinette se regardèrent, haussèrent les épaules et posèrent à nouveau les yeux sur Maître Fu.

— Adrien, tu as un nouveau pouvoir toi aussi.

— Qu-Que… Quoi ?

Dans une autre situation, l'expression du jeune homme aurait pu être comique : il avait les paupières grandes ouvertes, la bouche qui formait un « O » parfait, la tête légèrement penchée en avant. Il était clairement en état de choc.

Tout comme Marinette.

Mais Maître Fu, lui, ne semblait pas surpris, pas le moins du monde.

— C'est vraiment passionnant, marmonna-t-il en se levant.

Le vieil homme passa devant les trois kwamis, qui semblaient être un parfait milieu entre les deux adolescents et le gardien. Ils étaient étonnés, mais leurs émotions étaient beaucoup plus contenues que celle de nos deux héros.

— Je l'ai su à la seconde où tu m'as dit que tu t'étais sentie mieux en présence d'Adrien, Marinette. Et même avant, le jour où je vous ai donné vos Miraculous, le moment où je vous ai vus sous la pluie, le jour de la rentrée de troisième, je me suis douté que quelque chose de ce genre allait arriver.

Le gardien rangea le grimoire avec un soupir et se tourna à nouveau vers Adrien et Marinette. Ce premier ne semblait toujours pas remis de la surprise mais la jeune fille se redressa, la bouche entrouverte, les idées soudain éclaircies.

— Quelque chose de quel genre ? demanda Adrien.

— Tu as un pouvoir de protection.

Le lycéen haussa un sourcil, plissa les yeux, avant de, finalement, comprendre la portée de ce nouveau pouvoir.

— Oh, murmura-t-il en tournant la tête vers Marinette.

Cette dernière aurait dû sembler soulagée, heureuse même. Mais au lieu de ça, elle avait pâli, si bien que ses yeux ressortaient désormais comme deux saphirs posés sur de la neige.

Adrien lui lança un regard soucieux mais elle lui répondit par un petit sourire, un sourire très forcé et très peu sincère, mais il décida de lui poser la question plus tard.

— C'est pour cela que Marinette ne fait pas de cauchemars quand tu es là.

Soudain, Maître Fu pris une expression plus grave, posant son regard sur la jeune fille qui savait déjà ce qu'il allait lui dire.

— En réalité, ces cauchemars n'en sont pas vraiment. Mais, je pense que tu le sais déjà, Marinette.

Elle releva son regard terrifié dans celui du vieil homme et hocha doucement la tête. Ses mouvements étaient distraits, comme si elle était ailleurs. Mais elle était bien là, malheureusement tout cela était bel et bien réel.

— La vulnérabilité dont je t'avais parlé, par rapport au Papillon, le fait qu'il puisse avoir une emprise sur toi. Tout cela est en train d'arriver.

Adrien caressa la main de Marinette, petit à petit débordé par une peur, une peur d'une telle intensité pour sa partenaire qu'il voulait juste l'emmener loin, très loin d'ici et du Papillon.

— Ces cauchemars, c'est lui qui entre dans ta tête pour t'affaiblir. L'ennui c'est que je ne sais pas comment il peut y parvenir, ni comment l'arrêter.

Marinette continua d'hocher la tête, tandis qu'une larme dévalait son visage pour atterrir sur le sol.

— Je suis désolé de ne pas avoir de meilleures nouvelles à vous donner.

Tikki s'envola et se déposa doucement sur l'épaule de sa porteuse, très vite rejoint par Plagg et Wayzz qui faisaient de leur mieux pour réconforter la jeune fille.

— Et c'est tout ? Si j'ai un pouvoir, c'est bien pour quelque chose ? On ne peut pas juste rester ici et la regarder se faire…

Adrien ne put continuer, il était tellement en colère.

— Tu dois rester avec elle, à partir de maintenant, pour éviter le Papillon d'avoir une emprise sur elle.

— C'est tout ? grogna-t-il.

— C'est déjà énorme, mon garçon. Vous êtes jeunes, vous ne vous rendez pas compte de la rareté et de l'importance de vos pouvoirs. Ils sont précieux, et grands.

Adrien baissa la tête.

— Je sais que tu aimerais faire plus. C'est bien pour cela que tu fais un incroyable Chat Noir. Mais ne vous en faites pas, ajouta Maître Fu quelques secondes plus tard, je vous promets de vous apporter des réponses. Le fait que le Papillon puisse avoir une pareille emprise sur toi, Marinette, et que toi, Adrien, ait le pouvoir d'annuler cette influence, nous renseignera probablement sur son identité.

— Vous voulez dire que le Papillon est lié à nous ?

— Un lien très fort, assura le vieil homme.

Quelques minutes, de nouveaux éléments digérés et de pensées cogitées plus tard, Marinette releva enfin la tête et planta ses yeux dans ceux du gardien.

— Maître, pourquoi est-ce que vous n'avez pas été surpris de nous voir arriver ensemble ? Après tout, nous ne sommes pas censés savoir nos identités.

Adrien, intéressé par la réponse, regarda à son tour Maître Fu. Ce dernier fut illuminé par un sourire.

— Parce que, à la seconde où je vous ai donné vos Miraculous, j'ai su que ce jour arriverait.

Les deux adolescents étaient suspendus à ses lèvres.

— J'ai vu défiler des tas de Ladybug et Chat Noir, j'ai entendu des tas d'histoires et j'ai lu des tas de livres, chaque relation entre le porteur du Miraculous de la chance et le porteur du Miraculous de la destruction est très différente. Parfois, ils sont de très bons amis, parfois, ils ne peuvent pas se supporter, et parfois… Parfois, ils tombent amoureux.

Marinette et Adrien se mirent à rougir, leurs mains toujours liées.

— Cette dernière situation est assez rare. Puisque l'amour entre ces deux super-héros est maudit. Ils sont condamnés à ne pas savoir leur réelle identité, condamnés à s'assembler parfaitement sans pour autant pouvoir être ensemble.

Le gardien porta sa tasse de thé à ses lèvres, prit une gorgée avant de laisser ses lèvres se redresser à nouveau.

— Mais parfois, il semblerait qu'on ne puisse définitivement pas lutter contre l'amour. Parfois, Chat Noir et Ladybug sont voués à connaître leurs identités, voués à travailler ensemble pas seulement en tant que super-héros mais aussi en tant qu'humains.

Les secondes passèrent sans que personne ne brise cette bulle de silence dans laquelle ils étaient désormais enfermés.

Adrien et Marinette étaient sans voix.

— Vous avez su tout ça le jour où vous leur avez donné leur Miraculous, Maître ? questionna Tikki de sa voix fluette.

Le gardien reposa sa tasse de thé et sourit au kwami.

— À la seconde où je les ai vus ensemble.


Et voici le chapitre quatorze ! Chapitre que je viens tout juste de finir d'écrire d'ailleurs, donc désolée si il y a deux trois petites fautes qui se promènent :p

Dites-moi ce que vous en avez pensé, j'espère que vous avez obtenu certaines de vos réponses en tout cas ! Je sais que ce chapitre est un peu brouillon puisqu'il regroupe plusieurs informations pour poursuivre la suite de l'histoire, j'espère qu'il vous a plu quand même :)

Alors, je vais me dépêcher d'écrire le chapitre quinze pour vous le poster demain ou après-demain puisqu'il s'agira du chapitre spécial Noël ! Je vais faire mon maximum en tout cas !

N'oubliez pas de laisser une review !

Très bonne soirée à tous :)