Bonjour, bonsoir à tous !
Je suis dééééééésolée je poste avec un petit jour de retard... Mais pas de panique, le chapitre 15 est là maintenant !
Beaucoup de dialogue dans ce chapitre un peu court, mais j'avais besoin de mettre en place certaines choses...
Je ne vous embêtes pas plus longtemps, bonne lecture et un immense merci à Sallyfone pour les corrections qu'elle apporte aux chapitres !
Naruto fut tiré de son sommeil par la plainte de son estomac. Après la nuit qu'il avait passé sans dormir, l'esprit beaucoup trop embrumé par un tas de questions sans réponse, il avait fini par s'endormir en restant assis avec Naoko au chevet d'Itachi toute la matinée.
Naruto s'étira longuement et se leva dans un bâillement sonore. Naoko le regarda et pouffa de rire avant de lâcher la main de son frère et de se lever à son tour :
- Moi aussi, je commence à avoir faim de toute façon. Tu sais où on peut manger dans le village ? dit-elle.
- Oui mais…
- L'hokage a dit que tu devais me surveiller, pas me séquestrer, coupa la jeune fille. Ne t'en fais pas, je pense qu'on ne fait rien de mal à aller manger dehors.
Naruto réfléchit quelques instants. Il s'était déjà fait avoir comme un bleu la veille et si la jeune fille avait eu de mauvaises attentions, cela aurait pu virer à la catastrophe. Devait-il vraiment se fier à elle et aller une nouvelle fois contre un ordre implicite de Tsunade ? Son estomac se manifesta à nouveau et ses pensées furent instantanément balayées par l'image d'un plat de nouilles. Le déjeuner était un repas sacré qu'il ne louperait pour rien au monde ! Au diable les incertitudes quant à la bonne conduite à prendre, il avait un estomac à satisfaire. Ayant déjà l'eau à la bouche, il se dirigea vers la sortie, suivi par Naoko.
Naruto alla directement dans son restaurant préféré de ramen : Ichiraku Ramen. C'était un petit restaurant traditionnel de nouilles japonaises. La devanture était complètement ouverte sur l'extérieur avec des bâches blanches sur lesquelles était inscrit le nom du restaurant. Une lanterne était accrochée sur le côté droit de l'enseigne. Des tabourets hauts étaient alignés devant l'unique bar en bois. Derrière, le chef cuisinier s'employait à préparer toutes ses spécialités sous le regard affamé de ses clients. Naruto commanda directement une double portion et se frotta les mains d'envie :
- Tu vas voir, c'est le meilleur restaurant de la ville !
- Naruto ?
Ce dernier se retourna et se retrouva face à Sakura. Son sourire s'agrandit davantage et il accueillit chaleureusement son amie :
- Ah Sakura, c'est toi ! Tu viens manger avec nous ?
- Nous ?
Sakura amorçait déjà un pas en avant lorsqu'elle remarqua Naoko. Cette dernière lui adressa un léger sourire ainsi qu'un signe de main poli. Le sourire de Sakura se raidit un instant et elle fit un pas en arrière :
- Désolée Naruto, j'ai promis de manger avec Ino. Une autre fois, d'accord ?
- Oh c'est dommage, fit-il. Oui, pas de problème ! Salue Ino de ma part.
La jeune fille adressa un nouveau sourire à Naruto avant de partir. Naoko soupira :
- Désolée.
- De quoi ? demanda Naruto.
- Son excuse, elle est bidon. Elle ne veut pas manger avec toi parce que je suis là.
- Pourquoi tu dis ça ?
- Tu n'as pas vu son regard ? Elle ne doit pas me porter dans son cœur, après toutes les cachotteries que je vous ai faites.
Naruto cligna des yeux quelques secondes puis éclata de rire et secoua la tête avant de se jeter sur son bol de ramen :
- Mais non, t'inquiète ! Sakura est juste timide ! Tu vas voir, je suis sûr que vous allez bien vous entendre.
- Dans ce cas, je te fais confiance, répondit Naoko, en adressant un sourire timide à Naruto avant de commencer à manger elle aussi.
La jeune fille savait au fond d'elle que Sakura ne l'appréciait pas, mais l'optimisme du blond la rassura malgré tout. De toute façon, Naoko mettrait un point d'honneur à se faire apprécier de la jeune fille. Peu importe que leur relation soit partie du mauvais pied, elle saurait se racheter. Pas question de commencer sa vie à Konoha en se faisant des ennemies.
Sakura, de son côté, ne décolérait pas. Elle marchait rapidement dans les rues de Konoha, les poings serrés. Comment cette pimbêche pouvait-elle être déjà dehors alors que Tsunade l'avait emprisonnée la veille ? Et il était clair que cette "Naoko Uchiwa" était mêlée à l'attaque du village. Elle s'était même interposée devant Kakashi pour empêcher Itachi Uchiwa de mourir. Beaucoup de choses laissaient d'ailleurs penser qu'elle faisait partie, elle aussi, de l'Akatsuki. Non vraiment, c'était à n'y rien comprendre. Cette fille aurait dû être emprisonnée, interrogée puis livrée à une prison hautement sécurisée. Pourquoi se baladait-elle librement avec Naruto ?
- Sakura !
L'interpellée se retourna et aperçut son amie d'enfance : Ino Yamanaka. Cette dernière s'approcha d'elle rapidement, ses longs cheveux blonds attachés en une queue de cheval haute ondulant derrière elle. Ino portait un haut violet laissant apparaître complètement son ventre ainsi qu'une jupe short s'arrêtant à mi-cuisse. Ses genoux et ses coudes étaient habillés de manchons en résille noir. La jeune femme s'arrêta au niveau de Sakura et demanda, intriguée :
- Qu'est-ce qu'il t'arrive ?
- Absolument rien.
Ino n'était pas dupe. Le ton trop sec et froid de son amie contredisait complètement sa réponse :
- Allons, Sakura. Tu me crois née de la dernière pluie ?
- … C'est cette fille, elle est insupportable, avoua son amie.
- Qui ça ?
- Tu sais, la fille qu'on a ramenée il y a quelques jours. Je t'en avais un peu parlé, elle dit qu'elle s'appelle Naoko Uchiwa.
- Ah oui, ça me revient maintenant. Elle s'est réveillée ?
Pendant qu'elle parlait, Ino avait réussi à emmener Sakura près de la rivière qui traversait le village. Elles arrivèrent près d'un banc où Ino invita son amie à s'asseoir. Celle-ci obtempéra, même si son humeur semblait toujours aussi meurtrière :
- Hier soir. Et elle a commencé par s'enfuir avant que je ne la rattrape ! On a tenté d'en savoir plus avec Naruto mais rien à faire ! Tout ce qu'elle a bien voulu dire, c'est que c'est Sasuke qui l'aurait blessée.
- Sasuke ? Qu'aurait-il fait si près de Konoha ? dit Ino, profondément surprise.
- Foutaise. Elle ne nous balance qu'un tissu de mensonges. Cette fille fait partie de l'Akatsuki. Ce sont eux qui ont attaqué le village hier pour la récupérer.
- J'avais entendu dire que les responsables de l'attaque avait été capturés, mais je ne savais pas qu'il s'agissait de l'Akatsuki, dit Ino en commençant à balancer ses jambes. Tu sais ce que l'Hokage compte en faire ?
- Pour les deux d'hier soir, je ne sais pas, mais cette fille se balade librement dans les rues avec Naruto.
- Quoi ?!
Ino s'était levée d'un bond et faisait à présent face à son amie :
- Franchement Sakura, tu n'es pas sérieuse ?!
- Je viens de les voir. Je ne sais pas ce que cette garce a pu dire à Tsunade ou à Naruto mais ça me fout hors de moi. Je vais aller voir Tsunade pour lui dire ce que j'en pense. Elle ne doit pas se laisser abuser de la sorte !
- Tu as tout à fait raison, Sakura ! appuya Ino. Je viens avec toi, si tu veux.
- C'est gentil Ino, mais je préfère y aller seule. Merci de m'avoir écouté, ça m'a fait du bien de t'en parler.
Sakura se leva et sourit enfin à son amie. Ino lui rendit son sourire et encouragea Sakura tandis que celle-ci s'éloignait vers le bâtiment de l'Hokage. Cette petite discussion avait au moins eu le mérite de l'apaiser un peu et de la convaincre que ses doutes étaient complètement justifiés. En tant que disciple, elle se devait d'avertir Tsunade que quelque chose clochait.
Dans un repaire au fin fond du pays de la terre, Orochimaru était alité depuis quelques jours. Le corps qu'il occupait faiblissait plus vite qu'il ne l'avait prévu et tous ses plans étaient remis en question. Kabuto était assis à son chevet et tentait de le soulager :
- Maître Orochimaru…
- Je sais, coupa celui-ci. Cette histoire est fâcheuse… Bien fâcheuse…
Orochimaru s'assit et se mit à tousser fortement. Des gouttes de sang volèrent un peu partout sur les draps. Kabuto força son maître à se rallonger, et se leva :
- Je vais aller le préparer.
- Il n'est pas prêt…
- Vous prendriez le risque d'attendre encore ?
- …
- Je tâcherai de ne pas être long.
Kabuto sortit de la pièce et prit soin de fermer la porte à clef. D'un pas déterminé, il alla dans le salon où Sasuke et Karin étaient en train de se chamailler :
- Bon sang, est-ce que tu peux arrêter de me coller ?
- Mais mon Sasuke…
Les deux adolescents étaient dans la canapé. Le pauvre Sasuke tentait une nouvelle fois d'écarter la jeune fille aux hormones débordantes :
- Je ne suis pas "ton" Sasuke, Karin.
- Il ne tient qu'à toi de changer ça ! dit-elle en souriant.
Karin tentait à nouveau de s'allonger sur Sasuke. Celui-ci avait eu beau se mettre dans un coin pour se reposer un peu après son entraînement, il n'avait pas eu une minute de paix. Merde, pour une fois qu'il avait la flemme de retourner dans sa chambre, il fallait que l'autre emmerdeuse vienne lui casser les pieds. Orochimaru lui en tiendrait-il rigueur s'il éliminait cette fille maintenant ?
- Sasuke, dit Kabuto.
Ce dernier releva la tête, profitant de la diversion que lui offrait Kabuto pour repousser Karin une bonne fois pour toute en la faisant tomber, puis se leva, attentif. Au vu de l'attitude et du regard de Kabuto, quelque chose se tramait. Et il pensait déjà savoir quoi.
- Viens avec moi, je dois te parler, seul à seul.
La mine de Sasuke s'assombrit et il rejoignit Kabuto sous les plaintes de Karin. Le bras droit d'Orochimaru emmena le jeune Uchiwa dans une pièce à l'extrémité du repaire. Il prit soin de fermer la porte derrière lui :
- Alors c'est aujourd'hui ? Je n'ai pas encore tué mon frère.
- Nous n'avons plus le temps.
Kabuto se retourna pour adopter une position défensive. Sasuke activa ses Sharingan en pestant car il avait remarqué que son opposant s'était couvert le visage d'un masque à gaz. Même si son odorat ne sentait rien, il était clair que la pièce avait dû être piégée. Mais qu'importe la fourberie de son adversaire, Sasuke se savait beaucoup plus fort que lui. Il ne serait pas la proie, pas aujourd'hui en tout cas.
De son côté, Kabuto attendait un mouvement de son adversaire. Il allait devoir se montrer très malin, car la tâche qu'il l'attendait était des plus ardues, et il se devait de faire vite pour la survie de son maître.
Ce chapitre est à présent terminé, j'espère qu'il vous aura plus !
À la semaine prochaine ;)
