Chapitre 15
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Vous êtes assis sur le canapé du salon destiné à recevoir les rares clients des yorozuya ; l'idiote chinoise encore plus mal coiffée que d'habitude – ses macarons noir et or avaient en effet disparu de ses cheveux, sans aucun doute dans les poches du voleur nocturne – et le binoclard étaient assis face à vous, la première fulminant en vous fusillant du regard et le second se tordant nerveusement les mains. Leur énorme chien était couché à côté d'eux, l'air peu concerné par cette histoire. Le patron, lui, s'était installé à son bureau, les pieds sur le plan de travail et les bras croisés derrière la tête, mais l'air parfaitement réveillé pour une fois. Réveillé et mécontent, comme s'il n'avait pas eu sa dose quotidienne de sucre. C'était probablement révélateur de ce qu'il s'était fait voler...
- Donc, commence celui-ci, tu voulais nous voir concernant ces vols...
- On n'y est pour rien ! l'interrompit la chinoise d'un ton agressif.
- Kagura-chan, s'il te plaît...
- Parce qu'on a été volés, nous aussi !
- En effet, approuve son patron. Mais je pense que la police doit déjà savoir tout ça, non ?
- Nous ne sommes pas omniscients, danna, lui rappelez-vous. Justement, si je suis venu, c'est parce que je pense que vous devez en savoir pas mal sur le sujet, poursuivez-vous. J'imagine que des gens sont venus requérir vos services ?
- Oui, mais pourquoi pensez-vous qu'ils nous auraient donné plus d'informations qu'aux forces de l'ordre ? vous demande Shinpachi.
- Parce qu'ils sont venus vous voir de façon individuelle, expliquez-vous. Vous voyez, vu la nature des objets disparus – des babioles, essentiellement – il y avait peu de chance qu'ils viennent se plaindre auprès de la police. Beaucoup pensaient les avoir simplement perdus, et retrouver des objets perdus, c'est plus le genre de tâches qu'on vous confie à vous. Ils ont commencé à en douter quand il s'est avéré que ça touchait tout leur quartier ; nous avons eu une « plainte de groupe », en somme, mais trop peu de détails pour nous permettre d'établir un profil. Ceux qui sont venus nous rapporter les faits ne pouvaient pas même nous dire avec précision quelles maisons ont été touchées.
- Je vois... Vous voulez donc avoir une liste précise des victimes et le maximum d'informations les concernant, c'est cela ? résume Shinpachi.
- En effet.
Vous suivez le regard de l'adolescent qui s'est tourné vers son patron, très occupé à se curer le nez à son bureau, et visiblement un peu déçu que ce ne soit pas vous qui lui en appreniez plus.
- Une liste, une liste... Ouais, on a eu quelques demandes, mais de là à parler de liste... Je suis pas sûr qu'il y ait grand-chose à en tirer... Nous-même, on n'a aucune idée d'où chercher tout ce bordel disparu...
Il ment, c'est écrit sur son visage. Où plutôt, il rechigne à vous dire ce qu'il sait. Bon, il va falloir s'éloigner très légèrement du concept de discussion cordiale pour entrer dans le domaine de l'interrogatoire un peu plus... vicieux.
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Quelle méthode choisissez-vous pour leur tirer les vers du nez ?
Vous optez pour la manipulation en jouant sur les cordes sensibles : allez au chapitre 37.
Vous décidez de mentir à Gintoki pour l'attirer au poste et le faire parler dans un cadre plus propice : filez au chapitre 26.
Vous asticotez la chinoise. Ça n'aidera pas, mais ça vous amuse toujours, et ça se passe au chapitre 64.
