J'ai réussi à poster le chapitre à l'heure ! Je suis vraiment contente de réussir à vous le poster le jour de Noël, je me suis endormie très tard hier soir pour finir de l'écrire, j'espère de tout cœur qu'il vous plaira :)

Réponse aux reviews :

Krokmou du 13 : je t'ai déjà répondu par message mais merci beaucoup pour tes messages, c'est vraiment très gentil ça me fait vraiment plaisir :)

naruhina2 : c'est adorable merci beaucoup ! Je suis ravie que le chapitre t'ait plu et je suis très contente que tu trouves mon histoire logique, ce n'est pas toujours facile de constituer toute une histoire avec les éléments qui se correspondent donc merci ! J'espère que ce chapitre te plaira en tout cas :)

Bonne lecture !


Marinette prit une grande – une gigantesque – bouffée d'air frais une fois sortie de l'appartement de Maître Fu. Toutes ces révélations, toutes ces appréhensions désormais confirmées et toutes ces perspectives de souffrances lui faisaient mal à la tête.

Elle sursauta lorsqu'Adrien posa une main sur son épaule.

— Tout va bien ?

Marinette évita de croiser son regard et secoua la tête.

— Non, non ça ne va pas.

Sa voix était froide, presque dure ce qui étonna le jeune homme. Il était habitué à une voix timide, une voix bégayante, une voix déterminée, une voix amusée, et avait même découvert une voix désireuse dernièrement.

Mais une voix glaciale comme celle qui sortait de sa bouche, jamais. Ou en tout cas jamais adressée à lui.

Il vit Marinette fermer les yeux et pincer les lèvres, comme si elle s'empêcher de dire quelque chose.

— Je… Je devrais y aller, annonça-t-elle d'un ton un peu plus adouci mais toujours loin de la gentillesse qui la caractérisait.

— Mais…

Sans qu'il n'ait eu le temps de protester, Marinette s'assura d'un coup d'œil qu'il n'y ait personne aux alentours, se transforma et fila dans les rues de Paris.

— Qu'est-ce qu'il lui arrive ? demanda Plagg en sortant à moitié de sa poche.

Adrien haussa les épaules, les yeux fixés sur Ladybug qui n'était désormais qu'un point rouge dans le ciel.

— Je n'en ai pas la moindre idée.


La super-héroïne redevint Marinette une fois avoir posé le pied sur le sol de sa chambre. Tikki la regardait avec des yeux inquiets et la jeune fille sentait une inexplicable colère monter en elle.

— Qu'est-ce qui se passe, Marinette ? demanda doucement le kwami.

Sa respiration ne faisait que s'accélérer, son cœur ne faisait que battre plus fort et son envie de hurler ne faisait que s'amplifier.

Elle voulait répondre à Tikki mais une telle colère lui brûlait les veines qu'elle n'arrivait même plus à parler.

— Je pense que ce n'est pas le bon moment… murmura le kwami.

Marinette fronça les sourcils et se retourna, découvrant Chat Noir qui refermait la fenêtre qu'elle avait laissée ouverte. Rassurant Tikki d'un mouvement de tête, le super-héros s'approcha de la jeune fille qui avait un regard brûlant de rage posé sur lui.

— Tu m'expliques ?

Chat Noir croisa les bras et les yeux de Marinette ne se firent que plus furieux.

— J'en ai assez. C'est tout.

— Parce que tu crois que je prends mon pied à te voir souffrir depuis des semaines ? Tu ne me laisses même pas t'aider !

Cette dernière phrase agit comme la goutte d'eau qui fit déborder le vase de patience de Marinette. Vase qui se métamorphosa en volcan, rependant sa lave dans les veines de la jeune fille.

— Je ne te laisse pas m'aider ? Je ne te laisse pas m'aider ?

Chat Noir fronça les sourcils et Marinette laissa sa rage exploser.

— Tu crois que c'est facile ? Je fais des cauchemars où je t'entends hurler mon nom, où je t'entends mourir ! Et après je suis censée venir te voir et te demander de m'aider ?

Petit à petit, la colère et l'incompréhension du super-héros se changèrent en tristesse.

— Tu débarques dans ma vie du jour au lendemain avec ton visage d'ange, ta générosité, ta gentillesse et d'un autre côté avec tes blagues complètement nulles, ton entraide et ton soutien et tu t'attends à ce que je te laisse sombrer avec moi ? Mais tu réfléchis ou pas ?

Les joues de Marinette étaient rougies, ses yeux brillants et ses mains tremblantes.

— Je suis amoureuse de toi depuis des années, des années ! Tout le monde le savait, sauf toi, tout le monde. Les choses étaient simples mais il a fallu que tu me fasses tomber amoureuse de toi en tant que Chat Noir aussi !

Les larmes ruisselaient désormais sur le visage de la jeune fille qui était comme bloquée sur place.

— Et après tu viens te vider de ton sang devant moi, tu me donnes un aperçu de la vie sans toi et tu crois que je vais te laisser m'aider ?

Marinette essuya rapidement ses larmes, évitant le regard de Chat Noir qu'elle savait anéanti.

— Surtout après ce qu'on vient d'apprendre, continua-t-elle d'une voix un peu plus douce. On est faits pour être ensemble, c'est comme ça, et c'est terrifiant ! Ça veut dire que si tu meures je serai juste… vide.

Chat Noir était plongé dans une léthargie. Il n'arrivait à esquisser aucun mouvement, il pouvait juste fixer Marinette, fixer ses yeux bleus et mouillés.

— Et tu penses à moi ?

Marinette ferma les yeux face à la voix rauque et chevrotante de Chat Noir.

Je suis amoureux de toi depuis des années, tout le monde le savait, sauf toi. Je suis terrifié à chaque fois que tu es loin de moi. Le Papillon en a après toi. Je suis complètement inutile parce que tu ne me laisses pas t'aider.

La jeune fille sentit sa colère se dissiper face aux paroles du super-héros.

— Laisse-moi être là pour toi, Mari.

Pour la première fois depuis qu'il était entré dans sa chambre, leurs yeux se rencontrèrent. Elle découvrit la terreur et le chagrin qui habitaient le regard de Chat Noir qui avait perdu toute son espièglerie.

— D'accord, murmura-t-elle en hochant la tête.

La paralysie quitta enfin les muscles des deux adolescents puisqu'ils se rencontrèrent dans une puissante étreinte.

Toute cette colère impétueuse, cette rage ardente et cette peur volcanique se changèrent en passion dévorante. Une passion qui consumait leur cœur, qui enflammait leur corps, qui calcinait leur peau.

Leurs lèvres se rejoignirent dans un baiser brûlant et leurs mains caressèrent l'autre avec une telle intensité que chaque contact réveillait des sensations incroyablement puissantes.

Chat Noir laissa sa main courir le long de la taille de Marinette jusqu'à s'enfuir sous son pull, remontant dangereusement le long de son ventre. La jeune fille ferma les yeux tandis que les lèvres du super-héros papillonnaient le long de sa mâchoire, débordant sur son cou jusqu'à disparaître sur sa clavicule.

Marinette glissa ses doigts dans ses cheveux, décoiffant ses mèches dorées qui étaient déjà déstructurées. Un soupir s'échappa de sa bouche lorsque les mains de Chat Noir atteignirent les coutures de son sous-vêtement, remontèrent jusqu'à la naissance de sa poitrine jusqu'à s'insinuer sous la dentelle de son soutien-gorge.

Elle laissa sa tête tomber en arrière, donnant un accès imprenable sur son cou que Chat Noir se fit un plaisir d'envahir de baisers, léchant et mordillant sa peau laiteuse. Les mains du super-héros continuèrent de caresser sa peau, toujours plus intensément.

Finalement, Marinette redressa la tête et rencontra le regard incandescant de Chat Noir qui suffit à la faire gémir de désir. N'en pouvant plus, elle le poussa – assez fortement pour qu'il se laisse tomber sur son divan – et s'assit sur lui, emprisonnant ses lèvres dans un baiser encore plus brûlant que les précédents.

Chat Noir remonta ses mains sur ses hanches, la rapprochant encore plus de lui. Il laissa tomber sa tête contre un coussin, la respiration complètement saccadée.

Ses yeux s'écarquillèrent lorsque Marinette attrapa son pull et le jeta à l'autre bout de la chambre. Sa surprise se changea en amusement devant le regard explosant de désir de la lycéenne.

— Tu n'as plus vraiment l'air énervée, murmura-t-il en se redressant pour emprisonner ses lèvres des siennes.

— Je suis hors de moi, lui répondit-elle d'une voix rauque en frôlant ses lèvres.

Le sourire de Chat Noir ne se fit que plus grand tandis qu'elle fonda sur lui dans un nouveau baiser. La main de Marinette s'aventura sur la joue du super-héros et descendit malicieusement jusqu'à la fermeture éclair de son costume.

Marinette se redressa, offrit un clin d'œil à Chat Noir qui haussa un sourcil et se mit à suivre la descente du costume avec ses lèvres, déposant un baiser à chaque nouveau centimètre de peau dévoilé.

Bientôt, sa langue se déposa sur son bas-ventre, sa fermeture éclair était complètement descendue et la respiration de Chat Noir se fit de plus en plus rapide.

Sa bouche torturait littéralement le super-héros qui gigotait sous ses lèvres, sous ses dents et sous sa langue qui ne se faisaient que plus aventureuses.

Finalement, Marinette remonta lentement le long de son ventre, puis de son torse avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres et de plonger ses yeux brillants dans les siens. Un sourire illuminait son visage face à l'état dans lequel elle avait laissé Chat Noir qui peinait à reprendre sa respiration.

Celui-ci posa ses mains sur les joues de la jeune fille, caressant doucement sa peau.

— Tu vas me rendre fou, tu le sais ça ?

Marinette laissa échapper un rire cristallin, rapidement imité par le super-héros.


Le vingt-quatre décembre arriva à une vitesse folle. Les températures se refroidissaient de plus en plus, les magasins étaient de plus en plus bondés et les cadeaux s'accumulaient de plus en plus sous le sapin des Dupain-Chang.

Marinette débordait de bonheur à l'idée de fêter Noël. Elle adorait cette période en règle générale, mais cette année allait être d'autant plus fantastique. Cette année, elle allait passer ce jour spécial avec Adrien, et, très franchement, elle n'aurait pas pu rêver de meilleur cadeau.

Cette soirée s'annonçait réellement spéciale. Elle trépignait d'impatience depuis des jours, débordante de hâte à l'idée de présenter son petit-ami à ses parents, de passer ce moment si particulier en sa présence et de le faire entrer encore un peu plus dans son monde.

Ils avaient prévu de passer la fin d'après-midi avec les parents de Marinette, de dîner avec eux et d'aller au bal organisé par le lycée sous les coups de vingt et une heures. Ce bal avait été annoncé il y a quelques semaines et Alya, Nino, Adrien et Marinette avaient tous été emballés par l'idée, ravis de se retrouver tous ensemble et de passer la soirée à fêter Noël.

— J'y vais, j'y vais ! cria-t-elle à la volée en descendant les escaliers à toute vitesse lorsque la sonnette résonna dans l'appartement.

Marinette arriva devant la porte en un temps record, prit une grande inspiration et tourna la poignée.

Son souffle fut coupé en découvrant Adrien.

Il portait un élégant costume – qui devait probablement coûter plus cher que tous les habits qu'elle possédait – composé d'un pantalon noir, d'une veste de la même couleur et d'une chemise kaki qui faisait ressortir ses yeux verts électriques.

Ses cheveux étaient joliment coiffés, sans en faire trop, les reflets dorés de ses mèches blondes scintillaient presque sous la lumière de l'appartement. Un délicat parfum s'émanait de lui, aux effluves boisés qui apaisaient instantanément Marinette.

Il portait un bouquet de fleurs blanches et un petit sac, qui devait probablement contenir le cadeau de la jeune fille.

Elle fut coupée dans sa contemplation par les lèvres d'Adrien qui se déposèrent tendrement sur sa joue et revint à la réalité suite au bruit de la porte qu'il venait de refermer derrière lui. Marinette secoua la tête, l'accueilli avec un grand sourire et ils se dirigèrent vers le salon.

Son sourire ne se fit que plus grand lorsque ses deux parents se précipitèrent vers le jeune homme, plus qu'enthousiastes de l'avoir à dîner.

— Nous sommes vraiment ravis de te rencontrer, Adrien ! assura Sabine Chang.

Adrien lui tendit les fleurs en lui disant qu'il était très content de passer Noël avec eux également. Elle fut très touchée par l'attention et se dépêcha d'aller le mettre dans un joli vase.

— Depuis le temps que Marinette nous parle de toi ! Ça doit faire… Oui, bien trois ans…

— Papa ! grogna la jeune fille entre ses dents.

— Je me trompe, c'est quatre ans ?

Adrien éclata de rire face aux joues écarlates de Marinette et à la maladresse de son père.

Le lycéen se sentit tout de suite à l'aise dans le petit appartement parisien. C'était un endroit chaleureux, contrairement à la gigantesque maison froide et vide dans laquelle il vivait. Et les parents de Marinette étaient des personnes très amicales et bienveillantes, contrairement à son père.

Après quelques bavardages, quelques taquineries et quelques moments embarrassants pour la pauvre Marinette, ils se mirent à table, se régalant des plats préparés par Tom Dupain. Les plats n'étaient peut-être pas aussi beaux ou aussi bons que ceux qu'Adrien pouvait avoir chez lui, mais cette cuisine était cent fois meilleure, cent fois plus réconfortante.

— Merci encore de m'avoir invité ce soir, remercia Adrien en souriant aux parents de Marinette.

Ces derniers lui rendirent son sourire en plus éclatant encore.

— J'ai l'impression que c'est mon premier vrai Noël depuis que je suis seul avec mon père. Alors merci beaucoup, pour ça.

Marinette lui attrapa la main sous la table et entrelaça ses doigts entre les siens.

— Tout le plaisir est pour nous, personne ne devrait avoir à passer Noël seul, affirma Sabrine, attristée par la situation du jeune homme.

— Tu peux venir quand tu veux ! Enfin, à condition qu'on soit au courant, et pas la nuit, parce qu'à votre âge on ne sait jamais vraiment… Un accident est vite arrivé, vous savez !

— Papa ! grommela Marinette en laissant tomber sa tête entre ses mains.

— Il faudra bien avoir cette discussion un jour, Marinette ! Et le plus tôt sera le mieux, c'est mon rôle de parent de vous dire d'être prudents et…

— Papa… murmura la jeune fille en laissant tomber sa tête sur la table. On peut faire ça à un autre moment ? Genre… Jamais ?

Adrien émit un éclat de rire avant de changer d'expression devant le regard meurtrier de Marinette.

— Épargne-les pour ce soir, Tom, ria Sabine devant le visage rougi de sa fille.

Heureusement pour la santé mentale de Marinette, la discussion prit un nouveau tournant, abordant des sujets divers et variés.

Ils bavardaient, riaient, passaient un moment absolument agréable qui résonnait comme une pause très appréciée dans le quotidien stressant de nos deux héros.

Bientôt, les papiers cadeaux furent déchirés, jetés dans les quatre coins de l'appartement, les sourires fusaient, les rires résonnaient et la joie remplissait le salon des Dupain-Chang.

Avec un sourire radieux et des yeux pétillants, Adrien tendit un joli paquet à l'intention de sa petite-amie. Marinette sentit ses joues se parer de rose et son cœur se gonfler de bonheur lorsqu'elle attrapa le cadeau qu'il lui tendait.

Il s'agissait d'une petite boîte, pas plus grosse qu'une paume de main, recouverte d'un joli papier cadeau argenté et entourée d'un ruban blanc nacré.

La jeune fille déballa précautionneusement le cadeau, découvrant une boîte aussi blanche que de la neige qu'elle ouvrit, le cœur battant.

Sa respiration se bloqua et sa bouche s'entrouvrit lorsqu'elle découvrit le contenant de ce joli écrin. Un collier délicat était déposé sur un petit coussin aussi blanc que l'emballage. Le bijou était tout en argent, composé d'une chaîne à peine perceptible tellement elle était fine et d'un pendentif en forme de coccinelle. Celle-ci était tout aussi argentée que la chaîne, brillante au niveau des points caractéristiques de l'insecte.

Marinette releva doucement la tête, la gorge nouée d'émotion.

— M-merci… murmura-t-elle en penchant la tête sur le côté, n'en revenant pas.

Elle n'avait jamais vu quelque chose – sauf peut-être celui qui lui avait offert – d'aussi beau de toute sa vie.

Les deux parents de Marinette regardaient la scène en souriant, émus et terriblement heureux pour leur fille unique.

— Il est déjà vingt heures trente ! déclara le père de la jeune fille en jetant un coup d'œil à sa montre. Ma chérie, tu devrais aller te préparer si vous ne voulez pas être en retard.

Les yeux rivés sur le collier, la jeune fille releva le regard, hocha la tête et s'éclipsa de la pièce, toujours abasourdie par le cadeau d'Adrien.


— Mari ?

Adrien monta les quelques marches qui menaient à la chambre de Marinette et poussa la trappe, passant sa tête par l'ouverture et entra finalement dans la pièce.

Ses yeux se posèrent sur sa petite-amie et sa respiration se coupa automatiquement.

Marinette était absolument sublime.

Ses yeux étaient joliment maquillés dans des tons ambre et noir, ce qui faisait ressortir ses iris qui étaient plus bleus que jamais. Sa bouche était agrémentée d'un léger gloss rosé, soulignant la courbure de ses lèvres.

Les cheveux de la jeune fille tombaient en cascade sur ses épaules dans des boucles noires, jolie variante de ses mèches habituellement lisses.

Et sa robe. Sa robe était à couper le souffle.

(Elle avait d'ailleurs littéralement coupé le souffle du pauvre Adrien.)

Elle travaillait sur cette tenue depuis des semaines, avait pensé chaque détail, chaque couture, chaque centimètre. Cette robe était sa meilleure création, sans aucun doute.

De la tulle couleur chair recouvrait tout le haut de son corps et sa poitrine était recouverte par de la dentelle ambrée, comme le maquillage de ses yeux. Le tissu courrait de la naissance de ses seins jusqu'en bas de son corps, s'intensifiant en descendant sa peau. Un décolleté plongeant constituait le devant de la robe, mais l'arrière, quant à lui, était dépourvu de tissu, laissant son dos nu jusqu'en haut de ses reins.

— Alors ? demanda Marinette en faisant un tour sur elle-même.

Un parfum particulièrement agréable s'échappa dans son sillage, mélange de vanille et de fleur d'oranger, ce qui finit de lui faire perdre la tête.

— Tu… T-tu… Enfin… Oui… C'est…

Marinette éclata de rire face à la détresse d'Adrien et s'approcha de lui en lui souriant tendrement.

Face à son expression adorable, le jeune homme arriva finalement à faire une phrase correcte :

— Tu es vraiment, vraiment, vraiment magnifique, Marinette.

Les joues de la jeune fille prirent une teinte joliment rosée.

— Mais il manque un petit quelque chose.

Le jeune homme lui tendit le collier qu'il venait de lui offrir et Marinette se tourna, dégageant ses cheveux de sa nuque, fermant les yeux au contact de ses doigts contre sa peau.

Il ferma le bijou d'un coup de main adroit et posa ses lèvres contre son épaule dans un baiser à peine perceptible.

— Joyeux Noël, Mari, murmura-t-il au creux de son oreille.


Une bonne demi-heure plus tard, Marinette entra dans le gymnase du lycée en compagnie d'Adrien, subjuguée par la métamorphose de cet endroit. Une énorme boule à facettes était accrochée au plafond, projetant des lumières argentées et dorées sur le centre de la pièce où des dizaines de lycéens dansaient déjà.

Des stands de boisson et de nourriture trônaient aux quatre coins du gymnase et une gigantesque banderole à paillettes était accrochée à l'entrée avec écrit en grosses lettres rouges : « Bal de Noël »

Marinette attrapa la main de son petit-ami et l'entraîna jusqu'à la piste de danse.

— Je te préviens, j'adore danser, lui dit-elle en mettant ses bras autour de son cou.

Adrien devait toujours baisser les yeux pour accéder aux siens et il la dépassait toujours de dix bons centimètres mais les hauts talons qu'elle portait ce soir faisaient que leur différence de taille était moins flagrante que d'habitude.

Le jeune homme lui offrit un sourire en coin avant de glisser ses mains jusqu'à sa taille.

— Ça tomme bien, lui chuchota-t-il avec un clin d'œil.

Marinette fronça les sourcils mais n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche qu'Adrien l'entraîna dans une danse endiablée.

La musique était plutôt rythmée, et il n'avait aucun mal à la soulever dans les airs, à la porter jusqu'au sol et à la faire tourner dans tous les sens, suscitant le plus heureux des rires de la part de Marinette, des coups d'œil surpris de la part des quelques élèves, des sourires rieurs de la part des autres.

Au bout de la troisième danse, les deux lycéens allèrent se chercher une boisson, à bout de souffle.

Marinette attrapa un verre et le but en deux gorgées tellement elle avait soif, sous le regard amusé d'Adrien.

— Depuis quand tu sais danser comme ça ? lui demanda-t-elle.

— Mon père m'a forcé à prendre des cours de danse quand j'étais plus petit, expliqua-t-il. « Parce qu'un jeune homme doit savoir danser », ajouta-t-il en imitant la voix stricte de son père.

La jeune fille haussa un sourcil.

— Je crois que c'était plutôt pour pas que je lui fasse honte… réfléchit-il à voix haute.

Marinette éclata de rire face à l'expression d'Adrien.

— Vous voilà vous deux !

Les deux adolescents se retournèrent et découvrirent Alya et Nino, qui venaient visiblement d'arriver. Ce dernier était vêtu d'un costume blanc et d'une chemise bleu foncé tandis qu'Alya était habillée d'une jolie robe noire au décolleté plongeant et aux reflets dorés.

Les quatre amis se mirent à bavarder joyeusement de comment s'était passé le début de soirée chacun de leur côté. Ils passèrent de longues minutes à rire, à se raconter des anecdotes de l'année qui venait de s'écouler.

— C'est fou vous deux quand on y pense, débuta Nino, il vous aura fallu trois ans pour enfin vous rendre compte que vous étiez raides dingues l'un de l'autre.

Il n'en fallut pas plus pour éveiller les souvenirs d'Alya, pour intéresser Adrien et pour catastropher Marinette face au regard de sa meilleure amie.

— Tu te rappelles en troisième, Mari, tous les plans, toutes les galères, toutes les cartes jamais signées, s'amusa Alya en donnant un léger coup de coude à la concernée.

Cette dernière rougit instantanément, grommelant des mots incompréhensibles.

— Oh et tu te souviens quand elle ne pouvait pas aligner un seul mot en face d'Adrien ! ajouta Nino.

Marinette se cacha la tête de ses mains.

— Et quand tu lui as volé son téléphone !

— Bon, stop, c'est bon ! s'impatienta Marinette en relevant la tête.

Adrien, lui, était à deux doigts d'éclater de rire.

— T'es pas trop bien placé pour te moquer, mon pote, niveau gaffes et bafouillages, t'y es allé fort aussi ! intervint Nino.

Marinette se tourna vers lui en croisant les bras, le regard victorieux. Adrien perdit son sourire en une seconde.

— Bon, on va danser ? questionna le jeune homme.

Il attrapa la main de sa petite-amie sans attendre sa réponse.

Ils s'éloignèrent de Nino et Alya, hilares. Les deux adolescents arrivèrent au centre du gymnase, et, lorsqu'Adrien laissa ses mains chuter jusqu'au creux des reins de Marinette, la musique entraînante changea pour une mélodie beaucoup plus douce.

— Joli timing, murmura Adrien en entraînant la lycéenne dans une danse lente et langoureuse.

— Cette discussion n'est pas finie, chaton, tu t'es moqué de moi toute la soirée, je veux savoir de quoi Nino parlait.

— Un jour, je te le promets, lui assura-t-il en lui souriant.

Petit à petit, leur danse se fit plus intense, leurs regards plus enflammés et leurs gestes plus appuyés.

Leurs corps étaient désormais collés l'un à l'autre, les mains d'Adrien caressaient dangereusement le dos nu de Marinette. Celle-ci ne pouvait pas détourner ses yeux de ceux du jeune homme qui étaient rivés à ses lèvres.

Ce bonheur ressenti toute la soirée se transforma en passion dévorante qui menaçait de les engloutir à chaque seconde.

Les doigts d'Adrien cascadaient le long de son dos, jusqu'à atteindre la limite du tissu de sa robe, jouant avec la couture du vêtement.

Marinette laissa tomber son front contre l'épaule d'Adrien, resserrant d'autant plus leur étreinte qui n'était que plus désireuse.

Une tension presque douloureuse s'installait entre les deux adolescents, tension qui enflammait leur cœur, qui galvanisait leurs nerfs, qui embrasait leur bas-ventre.

Leurs corps étaient au bord de l'explosion, leurs hormones bouillaient dans leurs veines exaltées et Adrien amorça un roulement de bassin, qui ne fut pas perceptible de l'extérieur mais qui fut bel et bien discerné par Marinette qui senti un courant électrique courir le long de sa peau à la suite de ce contact.

Un soupir d'anticipation s'échappa de leur bouche à l'unisson et leurs regards se rencontrèrent dans une œillade des plus passionnées, des plus tentatrices.

— On y va ?


Alors ? J'espère que vous avez aimé la partie concernée au Noël de Marinette et d'Adrien, j'espère que ç'a été à la hauteur de vos attentes ! Je posterai probablement la suite en fin de semaine, pour reprendre le rythme que je m'étais fixée :)

(Pour le bal, je sais que ce n'est pas vraiment logique qu'il ai lieu le jour de Noël mais l'idée me plaisait beaucoup donc je vous demande de faire abstraction de cette petite incohérence aha)

Joyeux Noël à tous et à très vite pour le chapitre seize, merci beaucoup de me lire depuis le début de cette histoire, merci à ceux qui ont rejoint cette aventure il y a peu et merci à ceux qui la rejoindront plus tard !