Bonjour à toutes et tous !
J'espère que les vacances approchent pour vous. Je tiens à remercier mes deux reviewers qui prennent le temps de m'écrire un petit commentaire à chaque nouveau chapitre. Je remercie aussi les lecteurs/lectrices de l'ombre.
Bonne lecture !
Chapitre 15 : Un poids sur les épaules
Alex referma doucement la porte du vestiaire alors que Sam s'assurait qu'il n'y avait personne. Quand elle fût certaine qu'elles étaient seules, elle se jeta sur sa petite amie pour l'embrasser passionnément. L'aînée des Danvers y mit la même conviction, elle aussi souhaitait transmettre tout son amour, ses craintes et ses angoisses dans cet échange. Quand leurs lèvres se séparèrent, leurs fronts restèrent en contact et les mains de Sam tenaient les joues d'Alex. Ses yeux étaient clos et elle semblait chercher à caler son rythme cardiaque sur celui de la femme avec elle.
L'agente du DEO avait joint ses propres mains dans le dos de la mère de famille. Elle tentait de puiser dans cette étreinte tout le courage dont elle avait besoin pour faire face à ce qui lui semblait un des combats de sa vie. Elle l'avait écrit la nuit dernière, elle avait le sentiment d'avoir vécu une belle histoire et que même si elle aurait aimé la terminer par la phrase classique des contes de fée, elle était heureuse. Comme lui avait dit sa mère un jour où elle pleurait son père, « Il a vécu enfant et fait beaucoup d'heureux. ». Aujourd'hui, elle savait que ce n'était pas le cas car elle l'avait revu, obligé d'être un adulte méticuleux et calculateur pour survivre. D'ailleurs, était-il toujours en vie ? Elle ravala un sanglot et se reconcentra sur celle qu'elle avait au creux des bras.
- Sam, regarde-moi s'il te plaît. - Demanda Alex d'une voix douce. Lorsque les yeux bruns de l'Arias croisèrent les siens, elle reprit : - Je sais que je ne suis pas le choix idéal pour cette mission. – Samantha ouvrit la bouche pour parler mais elle fût interrompue. – Non, laisse-moi finir, s'il te plaît. J'ai déjà assez de mal à te dire tout ça. – L'émotion était forte dans la voix de l'aînée des Danvers qui reprenait les grandes lignes de sa lettre à Sam. – Je ne suis pas le choix idéal : je suis incapable de courir plus de 10 mètres et heureusement que je ne suis pas armée. J'aurais pu tuer Ruby sans le vouloir.
« Je ne prendrais plus de promesses que je ne saurais tenir. Alors malgré le besoin que tu as de l'entendre, je ne te promettrais pas de ramener ta fille. Mais je ferais tout ce que je pourrais pour que tu puisses à nouveau la prendre dans tes bras. Et je suis prête à y laisser ma vie pour que tu lui montres quelle mère formidable tu es.
« Je t'aime Samantha Arias et c'est dans cette amour que je puise mon courage. Merci d'avoir fait de ces derniers mois une profusion de bonheur.
Pas une seule larme n'avait coulé lors du discours d'Alex mais sa voix avait tremblé à plusieurs reprises. Sam était bouleversée par ce qu'elle avait entendu. Et il lui fallut quelques secondes avant de réussir à répondre à cette magnifique déclaration.
- Petit un, tu es la personne rêvée pour aller chercher Ruby. Tu es sûrement celle qui la connait le mieux après moi. Elle te fait confiance pour la sortir de là. Et ce n'est certainement pas ça, - la mère de famille posa un doigt sur l'épaule de son aimée à l'endroit de la cicatrice. – qui devrait te faire douter. Tu l'as montré à de multiples reprises, tu es une personne forte et droite et c'est ce qui fait que tu as toute ma confiance pour récupérer ma fille.
« Petit deux, ne t'avise surtout pas de mourir ! Pas après tout ce que tu m'as dit. Tu m'as fait croire que le bonheur m'était accessible et cela sans que je ne vive la trahison. Si tu ne reviens pas de cette mission, je prendrais cela comme un abandon Alexandra Danvers. – le regard de Sam était devenu plus dur mais Alex sentait que c'était uniquement l'expression de ses peurs. – Il n'est pas question d'échange, en tout cas pas de ta vie contre celle de ma Ruby. Je te le redis, j'ai confiance en toi pour que vous reveniez toutes les deux.
« Et petit trois, tu dis puiser ton courage en moi. Ce n'est pas vrai, tu puises avant tout ton courage dans la volonté d'aider les autres. Tu l'as toi-même dit : « Nous faisons la plus belle chose au monde : aider les autres ! ». Et c'est cet altruisme qui me séduit. Alors, oui, je suis fière de te donner une dose de courage supplémentaire mais n'oublie pas que c'est toi qui fait la plus grande partie du travail.
« J'oubliais, le petit quatre, si ça peut te donner des ailes, sache que je t'aime. Tu es de ma zrhythrevium.
A nouveau, les deux femmes échangeaient un baiser mais celui-ci n'était que tendresse et douceur. L'urgence avait laissé place aux sentiments les plus purs. Elles restèrent un moment dans cette étreinte qui les rassurait. Mais ce n'était pas suffisant pour Sam qui sentait son angoisse grandir au fur et à mesure que le temps passait. Sans bouger de sa position, elle demanda :
- Alex, dis-moi sincèrement, tu penses qu'il y a de l'espoir ?
- Si la personne derrière cette horreur en a qu'après l'argent, commença l'agente après avoir pris quelques secondes de réflexion. Alors oui, je crois que l'on peut réussir. Lena a clairement dit que l'argent pouvait disparaître, elle s'en fichait. Mais si, c'est vraiment Mark qui se cache derrière cet enlèvement, alors je dirais qu'il faut s'attendre à tout. Je ne veux pas te mentir Sam, mais les sentiments sont ce qu'il y a de plus dur à anticiper.
- Qu'est-ce qu'il pourrait lui faire ?
- Je n'en sais rien… Mais dis-toi que James et Kara assureront mes arrières et ceux de Ruby et c'est un élément de surprise pour nous.
La montre d'Alexandra vibra à son poignet, c'était l'heure d'y aller. Leurs visages c'étaient tendus, alors que Samantha ouvrait la porte des vestiaires.
- En fait, commença l'aînée des Danvers, j'apprécie qu'on ait eu une intimité, mais tu sais qu'on n'a pas besoin de se cacher dans ce bâtiment ?
- Tu leur as fait signer une clause de confidentialité ?
- Non, mais ce sont des agents gouvernementaux, ils sont payés à observer. Alors je crois qu'ils ont tous compris le lien qui nous unissait.
- Et personne ne pourrait vendre la mèche ?
- Ils n'ont pas le droit de parler du DEO, nous n'existons pas.
- Même si on sauve des vies, nous sommes des héros inconnus, râla Winn auprès de qui elles étaient arrivées.
- Arrête ton drama, le rabroua Lena. Prête Alex ?
- Comme on peut l'être avant un échange de rançon, répondit-elle.
- Ne t'inquiète pas sœurette, lui souffla Kara derrière elle, on est là.
Le brief fût rapide et bien vite Alexandra tenait entre ses mains, un sac valant un demi million de dollars. Après un dernier regard vers Sam qui resterait avec Winn, Lena et J'onn le temps de la mission, elle suivit James et l'agente Vasquez jusqu'au garage. Le Gardien monta sur sa moto tandis que les deux femmes montaient dans une voiture banalisée. Elles avaient une quinzaine de minutes de route jusqu'au parc, alors Alex en profita pour fermer les yeux et réaliser un exercice de cohérence cardiaque. Avec beaucoup de difficultés, elle tenta de se remémorer les cours de Quantico, quand la victime n'était qu'une inconnue, quand ses sentiments n'avaient aucun impact sur l'équation. Et plus vite que ce qu'elle imaginait, le véhicule s'immobilisa.
- Bonne chance ! lui lança l'autre agente.
Alex ne répondit pas mais elle était d'accord, il faudrait que la chance soit avec elle si elle voulait réussir. Elle attrapa le sac de sport à ses pieds et s'extirpa de l'habitacle. Comme elle l'imaginait, la nuit tombante réduisait la visibilité. Il fallait ajouter à cela la foule dense. Des hommes et femmes d'affaires qui rentraient chez eux, mais aussi quelques familles qui profitaient des derniers rayons de soleil. Il y avait même quelques joggeurs courageux. Heureusement que son oreillette lui rappelait la présence de sa sœur à proximité.
L'aînée des Danvers décida de bouger, il fallait qu'elle rejoigne la fontaine. Winn lui avait donné le chemin le plus court et c'est d'un pas décidé qu'elle passa les grilles de l'espace vert. Dans celui-ci, les snipers du DEO ne pouvaient rien pour elle, leur mission était de surveiller les entrées. Elle avança un peu plus vite encore en espérant que toute cette histoire se termine au plus vite. Les jets de la fontaine étaient à l'arrêt et l'eau stagnante avait gelé prouvant s'il le fallait que la température extérieure était très fraîche.
Alexandra se plaça face à l'entrée Sud du parc, la fontaine dans son dos. Quelques rayons de soleil passaient à travers les immeubles de la ville et tentaient de la réchauffée. Mais elle n'était pas là pour en profiter. Différentes voix à son oreille lui indiquait que ni Mark ni Ruby n'étaient visibles. L'agente du DEO jeta un œil à sa montre, elle était en avance de 5 minutes et ses bpm étaient encore dans les normes.
- Je ne suis pas loin, ne t'inquiète pas, résonna la voix de Kara dans son oreille.
- Tant que Ruby n'est pas dans mes bras, je n'irais pas bien, lui répondit sa sœur.
Alex n'obtenu pas de réponse. Elle se focalisa donc sur sa mission, son bras droit la tirait. Un quart de million de dollars en petites coupures pesait son poids. Mais elle ne pouvait pas changer de côté à cause de son épaule et se refusait à lâcher une telle somme d'argent. Elle était tellement obnubilée à observer discrètement les visages de tous les passants qu'elle n'entendit pas une voix annoncer :
- Il est 17h.
Ce fût une passante qui lui rentra dans son épaule blessée qui la sortit de sa concentration. Mais alors qu'elle allait faire une remarque, un bruit de sonnerie de téléphone sortit de sa poche. Elle grimaça lorsqu'elle bougea son bras gauche pour récupérer le responsable de ce son. Dans un pseudo-étonnement, elle trouva un téléphone bas de gamme, certainement un prépayé. Sa main droite blanchissait tellement elle serrait son poing autour des anses du sac pour faire refouler la douleur. Et après une forte expiration pour faire disparaître toute trace de faiblesse dans sa voix, elle décrocha.
RAR :
HeroWitch : En vivant presque avec Alex, Ruby peut que devenir futée !
J : Bien sûr que Ruby est intelligente ! C'est la fille de Sam quand même (Et elle continuera à nous étonner)
