Hello tout le monde! J'espère que vous avez passé de très belles fêtes de fin d'année et un bon début d'année 2020! :D pour bien démarrer l'année, je vous poste le prochain chapitre ! J'espère qu'il vous plaira ! N'hésitez pas à me laisser vos commentaires ^^


Chapitre 13

… .Vergas, capitale Est. …

— Je suis content que tu aies accepté de venir !

— C'est normal ! Et puis j'avais hâte de découvrir cette planète, répondit Videl avec enthousiasme.

L'ombre d'un sourire se dessina sur les lèvres de la Terrienne alors qu'elle quittait son mari du regard pour observer son environnement.

La gaieté qui émanait de ce parc lui plaisait beaucoup ! De la couleur des bancs en passant celle des feuilles des arbres, tout était coloré. Cela changeait beaucoup de certains parcs qu'elle avait pu visiter sur Terre. Celui-ci était particulièrement bien entretenu. Et surtout, plus propre. Aucun déchet ne traînait par terre ou qui débordait des poubelles. Mais la chose la plus surprenante, était les poubelles qui sermonnaient les passants qui jetaient leurs papiers et autres déchets à d'elles. Certaines d'entre elles pourchassaient les plus téméraires pour leur remettre des amandes pour cause d'ordures mal jetées.

Son regard balaya les bancs du parc, puis s'arrêta un homme d'une vingtaine d'années qui franchissait un tapis de carrelage rond de couleur rouge incrusté dans le sol avant de disparaître.

— Je ne savais pas que les Vergassiens utilisaient des télétransporteurs. J'ai toujours pensé qu'ils se déplaçaient comme ton père, fit-elle remarquer en désignant la fil d'attente plantée devant un autre tapis de carrelage carré violet.

— Oui, c'est ce que je pensais aussi, avoua Gohan. Mais il y a eut des abus de téléportation à ce que j'ai entendu dire. Alors, ils ont mis en place ce système. Ils en ont placé un peu partout sur la planète. Je crois que c'est pour vérifier les allées et venues.

— Ah, je comprends !

Gohan voulut répliquer quand un orage éclata subitement. Des nuages sombres envahirent le ciel auparavant bleu. Quelques instants plus tard, la pluie fit son entrée accompagnée d'une rafale de vent. La météo Vergassienne était plutôt imprévisible. Ce qui ne manquait pas de surprendre les étrangers peu habitués à de tels changements. En particulier lorsqu'ils étaient aussi radicaux.

D'un bref mouvement de la main droite, le métis fit apparaître un grand parapluie transparent sous lequel il invita sa femme à s'y abriter avant de le faire à son tour. La fille de Satan s'exécuta. Ses yeux s'écarquillèrent subitement de surprise. La pluie déferlait au-dessus de leur tête, et pourtant, elle ne ressentait rien. Pas une once de goutte d'eau sur ses vêtements.

— Plutôt sympa non ? Ces parapluies créent une bulle autour des personnes pour éviter qu'elles ne soient mouillées par la pluie, expliqua le Saiyan.

— C'est très ingénieux ! Je suis sûre que ça aurait beaucoup de succès sur Terre !

Et elle ne croyait pas si bien dire. Fini les parapluies qui s'envolent, et se retournent avec le vent, et bonjour les pieds et les vêtements secs lors de saisons de pluie !

De quoi réjouir n'importe quelle personne qui devait sortir par ce temps-là. Elle en avait elle-même rêvé plus d'une fois. Surtout lorsqu'elle portait les sacs de provisions. Et, tout particulièrement, ceux qui ne se fermaient pas... Peut-être qu'un jour les Terriens finiraient par créer une invention similaire à celle des vergassiens. Même si ces derniers avaient eu recours à un sortilège. C'était dans ces rares moments, qu'elle se surprenait à regretter de ne pas pouvoir pratiquer la magie.

— J'aurais aimé te faire visiter la ville, mais je crois que ça sera pour une prochaine fois, conclut Gohan. Je vais plutôt te montrer un pub que j'ai découvert récemment. On y mange de très bonnes choses !

— Très bien, ça me va !

Alors qu'ils s'orientaient en direction d'une zone de téléportation de couleur rose, Videl observera les quelques personnes encore présentes dans le parc. Elle était surprise de constater qu'aucune des femmes qu'elle avait croisées depuis son arrivée quelques heures plus tôt, étaient maquillées. Et ces jeunes filles semblaient suivre le même mouvement. Ce qu'elle ignorait, c'était que sur Vergas, - contrairement à beaucoup de cultures et de peuplades -, le maquillage n'était pas un atout de séduction.

Bien au contraire… Une femme maquillée, c'était comme visiter un musée en maillot de bain. Une grande majorité de Vergassiens considéraient le maquillage comme un vrai tue l'amour. Raison pour laquelle certaines Vergassiennes se bombardaient de maquillage pour faire fuir les hommes un peu trop collants. Une mœurs que beaucoup d'étrangers avaient du mal à comprendre.

Les critères de beauté semblaient très différents sur cette planète. La femme idéale est une femme de petite taille, maximum 1,60 m. et de préférence avec des cheveux courts. Plus sa peau était foncée, plus elle était attirante. Et le petit bonus, si ses yeux avaient une couleur différente, on avait gagné le gros lot. Un fait plutôt curieux lorsqu'on savait que la majorité des Vergassiens mesuraient plus d'un mètre 70.

Le couple franchit la zone de téléportation avant d'atterrir à quelques mètres d'un des café le plus prisé de la capitale Est.

Le pub Cool's était un endroit très apprécié pour son décor branché et sobre à la fois. Mais sa réputation était surtout due à l'accueil et au service chaleureux et dynamique des Majins qui tenaient l'établissement. Une agréable surprise pour Videl qui s'était posé beaucoup de questions au sujet de ces êtres qui peuplaient cette planète. Bien sûr, elle connaissait leur histoire. Mais elle ne pensait pas qu'ils étaient aussi sympathiques !

Videl n'était ici que depuis quelques heures et pourtant elle avait vu déjà beaucoup de choses. À commencer par l'école de magie.

En temps normal, aucun étranger n'était autorisé à la visiter. Une chance qu'elle connaissait des personnes haut placées qui lui avaient donné une autorisation spéciale. La bibliothèque semblait immense. Elle ressemblait à un vrai labyrinthe. Les couloirs ressemblaient eux à ceux d'une école ordinaire. À la différence près que les casiers parlaient et que les tableaux d'affichage dévoilaient de nouvelles informations toutes les cinq minutes. Chose encore plus surprenante : le sol rappelait à l'ordre ceux et celles qui avaient le malheur de le fouler avec des chaussures sales.

Si la discipline constante qui régnait dans les couloirs semblait quelque peu difficile à supporter pour certains élèves qui ne cachaient pas leur mécontentement, Videl, avait trouvé cela très amusant à regarder !

— Merci beaucoup pour cette visite Gohan ! Je ne pensais pas que cette planète serait aussi intéressante ! s'exclama Videl en souriant.

— C'est vrai ?

— Oui ! J'espère pouvoir venir plus souvent !

— Justement en parlant de ça… je crois qu'il faut qu'on ait une petite discussion.

— Ah bon ? À quel sujet ?

— Eh bien, j'aimerais venir m'installer ici…


… .Au palais des Rois Zen'ō. …

— Ce jeu n'est pas amusant, je m'ennuie... fit le Zeno du présent en posant sa bille sur l'échiquier posé sur la table face à lui.

— Oui moi aussi… Qu'est ce qu'on fait alors ?

— Oyeoyeo !

— Vos majestés m'ont demandé ? s'exclama le Daishinkan qui venait d'apparaître dans la pièce.

— Il n'y a plus rien à faire, je m'ennuie ! Tu peux nous montrer ce que fait Jaya ?

— Pourquoi tu veux la voir ?! s'étonna le roi du futur.

— Parce qu'elle me manque… Et puis elle pourra nous montrer d'autres jeux quand elle viendra !

— Oh… d'accord si tu veux.

Le Daishinkan observa un instant les deux souverains. C'était infime, mais il percevait déjà un semblant de désaccord s'immiscer entre eux. Voilà qui arrangerait ses affaires ! Il savait que la présence de Jaya susciterait ce genre de réaction. Néanmoins, il ne s'attendait pas à ce que cela arriverait aussi tôt. Mais il ne s'en plaignait pas, bien au contraire ! Cela n'en faciliterait que davantage le bon déroulement de son plan…


Un soupir de plénitude s'échappa des lèvres de Jaya. La jeune femme leva les bras au ciel, s'étira de tous ses membres, puis observa un instant son environnement. Elle se trouvait au milieu d'une clairière où la nuit était tombée depuis plusieurs heures. Son regard balaya l'horizon, puis se posa sur les quelques nuages qui gravitaient autour d'une lune argentée d'une beauté ensorcelante. L'ombre d'un sourire se peigna sur ses lèvres lorsqu'elle aperçut un chat se dessiner dans l'un des nuages.

La Vergassienne évolua dans la clairière, puis s'arrêta subitement. Quelque chose clochait. Le sol était instable sous ses pieds. Un peu trop à son goût. Beaucoup plus qu'il devait l'être. Les yeux de Jaya s'écarquillèrent légèrement à l'instant où elle réalisa qu'elle portait des escarpins dorés munis d'une sangle qui maintenait sa cheville. Quelle idée de porter des chaussures à talons pour marcher dans l'herbe !

Jaya profita de cette courte pause pour inspecter ses vêtements. Elle était habillée d'un long gilet rose foncé sans manches aux bordures dorées sur une longue robe blanche évasée au niveau de ses chevilles. Chose encore plus surprenante, des symboles étaient gravés sur la robe. Les mêmes que ceux des rois Zen'ō. La Vergassienne n'eut pas le temps de s'attarder sur ce curieux détail, qu'un bruit de branche qui craque attira son attention.

La jeune femme se retourna. Deux silhouettes féminines se tenaient face à elle.

De taille moyenne, la première femme arborait des cheveux roux foncés, coiffés en un carré plongeant. Sa peau était marron et ses yeux vert émeraude. Elle portait un jeans foncé et un tee-shirt blanc à manches courtes, un bracelet en or à chaque poignet et de petites bottines noires.

La deuxième Vergassienne quant à elle, dévoilait une silhouette plus grande que celle de la première femme. Elle arborait des cheveux noirs, une peau marron et des yeux vert d'eau clair. Elle portait une tunique rouge à manches courtes, un pantalon noir et de longues bottes marron à talon.

— Alors, trésor, on s'est perdue ? s'enquit la femme aux yeux émeraude.

Un frisson parcourut l'échine de Jaya alors que les deux jeunes femmes s'approchaient d'elle. Ces deux-là dégageaient une aura malsaine. La Vergassienne recula machinalement. Elle eut à peine le temps de tourner les talons, qu'elle se retrouva encerclée par les deux magiciennes.

— Qui êtes-vous ? interrogea-t-elle alors qu'une grimace s'étalait sur son visage.

— L'important n'est pas de savoir qui nous sommes, répondit la deuxième femme. Mais plutôt, ce que nous voulons : Toi.

La première Vergassienne disparut, puis dans un clignotement, réapparut à quelques centimètres de Jaya, lui colla une main sur la bouche et se volatilisa.

— Tu vas venir avec nous sans discuter ! acheva-t-elle avant de se téléporter.


— Ah, vous voilà enfin !

— Amaro, j'espère que nous n'avons pas été trop longues… lâcha Zarra l'intention du Vergassien, confortablement installé dans un fauteuil, un bouquin à la main.

— Je me suis occupé en votre absence, répondit le jeune homme. Que doit-on faire d'elle ? fit-il en désignant Jaya inconsciente sur le sol.

— Rien pour l'instant. Père veut d'en charger lui-même : Je ne m'attendais pas à ce quelle ait cette apparence.

Amaro posa son livre sur la table basse située face à lui, quitta son siège, puis s'approcha de Zarra et Anes. Amaro arborait silhouette fine et élancée. Il affichait un peau marron clair des yeux vert asperge et des cheveux bruns coupés courts avec une petite frange qui retombait légèrement sur son front.

— Elle est plutôt mignonne, on pourrait... s'amuser, dit-il avec un sourire tout en observant Jaya. Après tout nous avons aussi droit à notre vengeance.

— Ne sois pas si impatient. Notre tour viendra. Pour l'heure on s'en tient au plan, coupa Zarra.

Un léger gémissement s'échappa des lèvres de Jaya. La jeune femme ouvrit les yeux et constata qu'elle était allongée par terre. Une grimace déforma son visage lorsqu'elle sentit une migraine marteler son crâne à tempo régulier. La Vergassienne se redressa, puis observa un instant son environnement. Ses yeux s'écarquillèrent de surprise lorsqu'elle réalisa qu'elle se trouvait dans la salle du trône du roi Zen'o. s'était-il passé et que faisait-elle ici ?

— Regardez, elle s'est réveillée ! s'exclama Zarra.

Jaya tourna la tête. Les deux jeunes femmes se tenaient debout à quelques mètres d'elle, en compagnie d'un jeune homme qu'elle ne connaissait pas. La Vergassienne se releva.

— Qui êtes-vous ? Que fais-je ici ?

— Bonsoir Jaya, raisonna une voix masculine derrière elle.

La jeune femme fit volte-face.

Daikonn se tenait face à elle, un sourire en coin des lèvres.

— Ça fait longtemps, n'est-ce pas ?

Daikonn arborait une taille grande et élancée. Sa peau était marron clair, ses yeux, vert sapin et ses cheveux, noir de jais. Il était vêtu d'un gilet sans manches, lui arrivant jusqu'aux mollets de couleur rouge aux bordures noires, avec un long col et de larges épaulettes recourbées en forme de pique sur les côtés. D'un pantalon et une chemise noire, une cravate grise, une ceinture dorée ainsi que des bottes noires. Une bague en argent muni d'un rubis dans lequel un pantagramme était sculpté, ornait son index droit et il portait également une cicatrice le long du cou.

— Eh bien, je ne pensais pas que tu te déciderais à sortir aussi vite de ta cachette.

— Rassure-toi, ce n'est que temporaire.

— Tu veux te venger de mon père, c'est ça ?

— Oh, non ! Je vise quelqu'un d'infiniment plus important. Toi.

— Que…quoi ?

— Allons, Jaya ! Tu n'as quand même pas oublié ?!

— Alors, c'est ça. Tu fais tout ça uniquement pour une histoire d'amour… Tu veux te venger parce que je t'ai dénoncé.

— Ça, et d'autres choses. Mais cela n'est pas important. Tu vas payer pour tout cela ! s'exclama le Vergassien avant de l'éjecter au loin d'un simple revers de la main droite.

Sous la puissance de l'impact, Jaya s'écrasa violemment contre l'une des pierres flottantes qui se brisa sur elle. Un gémissement de douleur s'échappa de ses lèvres alors qu'elle tentait de se redresser. Du sang s'écoulait le long de sa tempe. Plusieurs de ses côtes étaient fracturées ainsi que son bras droit. Jaya leva les yeux et fixa l'homme, horrifiée. C'était impossible… Daikonn n'avait jamais eus aucune force physique. Du moins c'est ce qu'on lui avait dit. Et là, il venait de l'éjecter comme une vulgaire plume. D'où tenait-il une telle puissance ? Ce n'était pas normal…

La jeune femme tenta de soigner ses blessures à l'aide sa magie, en vain.

— Oh ! Nous avons quelques soucis avec nos pouvoirs ? lança Amaro alors qu'un sourire sardonique s'étalait sur son visage.

Un frisson glacial traversa le corps de Jaya tandis qu'elle regardait son oncle s'approcher d'elle avant de s'exclamer :

— Je suis sincèrement navré votre majesté, mais je ne puis vous laisser en vie…