Clause de non responsabilité. Les personnages appartiennent à Shonda Rhimes. Les différentes références, citations utilisées dans ce document ne m'appartiennent pas. Ce travail est à but non lucratif juste pour m'amuser. Merci de lire et donner votre avis
Chapitre 14 « Chassez le naturel il revient au galop »
Quelques heures plus tard, Callie rentre chez elle. La soirée a été une grande réussite, mais quelque chose l'empêche d'apprécier ce
qui aurait dû être sa victoire. Elle ne se ment pas, elle connait parfaitement la raison de ce mal être. Arizona était partie avec
cette femme et dire que cela la contrariait était un euphémisme. Elle avait espéré la voir réapparaître pendant la réception, mais elle
n'était pas revenue, peut - être, avait-elle préféré passer du temps avec son ex conquête ? et peut- être même….
C'est obsédée par cette image qui tourbillonne dans sa tête, qu'elle aperçoit la porte ouverte de la chambre d'ami qu'occupe Arizona et
où elles avaient passé la nuit dernière, ensemble, blottie l'une contre l'autre. Elle s'avance, et à la vue de la chambre vide, tout
s'éclaire. Elle s'effondre en larmes.
Rien n'a changé, pourquoi a-t-elle envisagé qu'elles pourraient avoir une autre chance ? Ce sera toujours pareil, à la douceur succédera
toujours la violence de la douleur, aussi fort qu'elle aime Arizona il faut qu'elle s'y résigne, cette relation est toxique.
De son côté après avoir éconduit Eliza et accompagné sa fille chez Judith pour la nuit, Arizona ne savait plus que faire. Elle avait
observé la réaction de Callie et cela avait fait renaître des souvenirs mortifiants. Elle avait volontairement fui la soirée sous l'alibi de
Sofia. Ce n'était certainement pas la bonne réaction, elle aurait dû affronter Callie, voire la rassurer, lui expliquer qui était Eliza, mais
voilà dès que ça se complique, elle est perdue, elle juge mal la situation, elle panique et elle fuit. C'est du grand Arizona.
Oui mais tout de même Callie exagère. Elle n'a pas le droit de lui reprocher une relation alors qu'elle l'avait quittée, elles étaient
divorcées et elle était partie pour New York ! Que croyait -elle qu'elle allait se laisser mourir? Elle avait passé assez de temps à
l'attendre, en vain …La réaction de Callie était injustifiée, inacceptable. Arizona s'exaltait toute seule, mais au fond d'elle, elle n'ignorait
pas les raisons pour lesquelles Callie réagissait ainsi.
Elle l'avait trompée avec Lauren et ça l'avait anéantie. Cette relation de survie qu'elle avait eu avec Murphy, même si elles étaient
séparées,l'avait terriblement blessée, déçue aussi .
En réalité Callie ne s'en était jamais remise et par son comportement égoïste, Arizona avait ruiné l'estime sans faille que sa femme
éprouvait pour elle. Callie n'avait jamais pu pardonner, et ne lui pardonnerait certainement jamais. A cette pensée les larmes
s'échappèrent malgré elle, d'un geste rageur elle les essuie, elle veut en finir avec cette histoire elle ne peut plus continuer à se
culpabiliser, ça l'a dévastée à elle aussi.
Ce sera toujours pareil, rien n'a changé, ça finira toujours par de la souffrance, et des pleurs, dans toute son existence, personne ne l'a
jamais fait autant pleurer que Calliope Torres.
Elle était dans sa voiture garée dans un parking depuis des heures, se remémorant sa vie, quand elle s'aperçoit qu'il est 2 heures du
matin.
Alors qu'elle pénètre dans l'appartement prenant soin de ne pas faire de bruit elle trouve Callie endormie sur le canapé. Au sol, la
bouteille vide de Tequila témoigne de la soirée que la brune a passé. Elle déteste l'idée que Callie boive quand elle est triste, et elle
déteste encore plus en être la cause. Elle prend un plaid pour la couvrir, lui caresse tendrement les cheveux et murmure en soupirant
« Tu vas me rendre folle Calliope Torres »
Le lendemain matin quand Callie se croise dans le miroir elle ressemble, à un tableau de Picasso, en réponse au chagrin elle s'est mis
la tête à l'envers. A son âge il serait temps qu'elle fasse preuve d'un peu plus de maturité, qu'elle apprenne à gérer ses émotions
autrement pense-t-elle. Elle a le crâne tellement douloureux, qu'elle a l'impression qu'elle est percutée par un train, chaque fois qu'elle
bouge la tête. Elle cherche désespérément une aspirine quand elle aperçoit au bout du couloir, Arizona lui tendant un verre d'eau et le
cachet tant convoité.
- C'est ça que tu cherches ? Enfin je crois que tu vas en avoir besoin de toute façon
Callie surprise et quelque peu grognon prend le médicament gentiment tendu
- Merci - Tu as dormi ici finalement ?
- Evidemment ! Où veux-tu que je dorme ? Ecoute il faudra aller chercher Sofia, en milieu d'après -midi, mais je crois que tu vas avoir besoin de récupérer, je peux m'en charger si tu veux.
La stratégie d'Arizona afin de détourner la conversation échoue. Callie reprend la provocation même si elle sait parfaitement comment
cela peut, hélas, se terminer.
-Ta soirée s'est bien terminée avec ton ex- connaissance,ou… petite amie, ou coup rapide de salle de garde,difficile de savoir avec toi !
- Waow, très élégant Callie, je vois que tu as toujours une image de moi extrêmement valorisante. Je vais faire comme si ces paroles étaient seulement liées aux vapeurs d'alcool dont tu as apparemment abusé cette nuit.
Elle a prononcé ces mots les larmes aux yeux dont elle ne savait plus si elles étaient dues à la colère ou à la peine qu'elle ressentait.
Elle en a assez entendu, elle ne veut plus subir les humiliations, les reproches, elle rejoint sa chambre avec la ferme intention de
prendre une douche, s'habiller et quitter l'appartement afin d'éviter l'affrontement que recherche Callie.
Callie n'a pas bougé, stupéfaite d'avoir pu prononcer ces mots. Mais de quel droit ? Mais qu'est ce qui n'allait pas chez elle ? Elle n'a
aucun droit d'être jalouse, Arizona n'est plus sa femme depuis des années, elle n'a d'ailleurs qu'à s'en prendre à elle-même pour ça.
Considérant que la seule chose à faire est de s'excuser immédiatement, elle entre dans la chambre d'Arizona oubliant dans son
empressement de s'annoncer, elle découvre la blonde à moitié déshabillée, estomaquée, de voir Callie au milieu de sa chambre.
- Callie merde !
Celle-ci se retournant immédiatement répond de dos à la blonde, l'air blasé
- Oui pardon ! Ce n'est pas comme si je ne t'avais jamais vue
- Mais quand même … Callie, ignorant les protestations l'interrompt
- Arizona écoute moi ! Je suis désolée, vraiment, vraiment désolée je …je n'avais pas le droit…ce n'est pas juste, je ne suis pas juste. Mais c'est que, j'espérais qu'on passerait cette soirée ensemble. Sans toi je n'aurai jamais eu le courage de le faire et j'aurai voulu que tu sois là, jusqu'à la fin, à mes côtés. Quand j'ai vu la façon dont cette femme te regardait, les larmes commençaient à couler malgré elle, j'ai compris que j'étais en danger, que…que ça recommençait….
Arizona percevant les sanglots dans la voix de Callie, l'avait retournée pour lui faire face. Elle l'avait enlacée tendrement, elle essuyait
ses larmes, elle n'a jamais pu supporter de voir Callie triste et encore moins pleurer.
- Hey, hey arrête, arrête. Quel danger Callie ? Qu'est ce qui recommence ?
- Je vais encore te perdre, je te perds toujours
- Callie, regarde-moi, je n'étais pas avec Eliza hier soir
- Mais t'étais où alors ?
- Dans un parking ! Arizona accompagne ces mots d'une grimace dépitée par la banalité du lieu, le ridicule de la situation.
- Où ?
- J'ai passé la soirée dans un parking !
- Mais qu'est-ce que tu foutais dans un parking!
- Je réfléchissais
- Tu réfléchis dans les parkings toi ?
Arizona sourit à la remarque puérile, elle s'assied sur le lit, laissant échapper un profond soupir, qui traduit toutes les tensions, les
émotions, les sentiments qui se court circuitent dans son esprit torturé.
- Seulement quand je ne sais plus quoi faire, ni où aller… Tu étais manifestement en colère et je n'avais pas envie de ça, je n'ai plus envie de ça Callie. Je ne veux plus te laisser me traiter comme ça, je ne veux plus me battre avec toi. Je t'ai trompée et tu ne l'accepteras jamais, ça ne passera jamais car tu n'as jamais voulu en parler. Tu as décidé, toi, toute seule, des raisons pour lesquelles j'avais fait cette erreur mais tu ne m'as jamais, jamais, permise de m'expliquer. J'ai respecté, car je voyais bien que tu ne pouvais pas supporter d'y penser,et peut-être que je ne le pouvais pas non plus. Mais c'était toujours là entre nous comme un virus en sommeil, toujours prêt à déclencher l'infection. Et ça l'est encore. J'ai passé des années à me taire car j'avais honte de ce que j'avais fait, du mal que je t'avais fait, et j'aurai accepté n'importe quoi pour que tu me pardonnes. Mais je ne peux pas continuer à subir régulièrement tes accès de colère. Tu ne peux pas me traiter de nymphomane chaque fois que tu as peur, que tu es jalouse ou contrariée. J'ai payé cette erreur le prix fort, crois-moi, je me suis détestée tellement fort et tellement longtemps, je ne veux plus me sentir coupable, je ne peux plus Callie.
Tous ces sentiments enfouis en elle depuis tant de temps étaient livrés avec la plus grande sincérité, d'une traite, comme si tout devait
être évacué une bonne fois pour toute. Callie l'avait écouté sans la quitter des yeux, se laissant submerger par un désir incontrôlable,
elle prend le visage de la blonde entre ses mains et l'embrasse avec fougue, c'est presque violent. Arizona ne trouve pas la force de
résister et répond à la pulsion de la brune. Callie promenant ses mains sur le torse
dénudé, gémit à la sensation retrouvée de la douceur de la peau d'Arizona, elle s'aventure vers les endroits qu'elle savait qui la
faisaient réagir, comme si malgré les années elle avait tout gardé en mémoire.
- Calliope, je…je crois qu'on ne …Elle tente une faible protestation mais elle s'abandonne dans un gémissement, ce laissant envahir par le désir si longtemps refoulé. Elle n'a jamais su résister à la latine, qui l'étreint plus fort l'embrassant passionnément
- Dis quelque chose pour m'arrêter maintenant, sinon dans une seconde et demi je ne pourrai plus le faire ?
En réponse Arizona presse ses lèvres contre celle de Callie approfondissant leur baiser, signifiant ainsi que pour elle la seconde et demi
est déjà passée. Elles s'unissent tendrement, retrouvant ce moment parfait qu'aucune d'entre elles, n'avait oublié. Épuisées par tant
d'émotions elles s'assoupissent un instant, leurs corps nus enlacés.
Quand Callie ouvre les yeux, Arizona fixe le plafond, totalement absorbée par ses pensées. Elle sait que rien n'est réglé et que même si
elle a rêvé d'un tel moment depuis des années, ça allait tout compliquer. Elle n'est pas dupe, Callie a éludé la discussion avec le sexe.
C'était une méthode dont elles avaient abusé durant leur mariage, dès qu'il y avait un problème.
Il est vrai que sur ce terrain au moins, elles s'étaient toujours accordées parfaitement. Décidément elles retombaient dans tous leurs
travers, ça ne pourrait pas marcher. Alors que tournoient dans sa tête ses pensées négatives, Callie lève la tête pour capter le regard
soucieux de son ex-femme.
- Je pense que je pourrai maintenant !
Devant le regard interrogateur d'Arizona elle ajoute
- Je pense que maintenant je suis prête à t'entendre
- Pardon ? m'entendre sur quoi ?
- C'est le moment idéal pour en finir avec la conversation que nous avions, juste avant que j'ai une envie irrésistible de faire l'amour à mon Ex-femme.
Elle insiste ironiquement à nouveau sur L'Ex faisant référence à la scène de la veille
- Oui je suis désolée, c'était idiot je n'aurai pas dû le relever, mais je ne sais pas pourquoi … j'étais mal à l'aise il y avait toi - Eliza c'était compliqué, j'ai dit ça sans réfléchir. Tu sais que mon humour est assez nul surtout quand je panique
- C'était encore plus idiot de ma part de me vexer
- C'est vrai que tu es d'une telle susceptibilité quelques fois ! renchérit Arizona pour plaisanter
- Arizona ! Tu as dit que je ne t'avais jamais laissé t'expliquer mais on dirait que là c'est plutôt toi qui évites.
- Non ! Enfin oui. Eurr… c'est difficile !
- Qu'est-ce que je peux faire pour aider ?
- Rien, enfin si, écoute-moi et ne m'interrompt pas s'il te plait.
- Mes lèvres sont scellées promis, rétorque Callie promenant sa main d'un geste tendre sur le bras d'Arizona pour l'encourager
- Quand je me suis retrouvée amputée, tu sais combien ça a été horrible ?
- Euh, je dois répondre ou ne pas t'interrompre faudrait savoir ?
- Callie !
Callie reprend affectueusement
- Pardon, oui, je sais combien c'était dur, toutes les secondes de tous les jours.
- La douleur physique franchement ce n'est rien par rapport à la douleur psychologique. J'avais toujours été une jolie fille qui avait du succès. Avant de te rencontrer, j'avais l'habitude de draguer dans les bars gay et je rentrais toujours avec la fille que je voulais….
- Humm ok peut -être pourrais -tu écourter cette partie ? …
Arizona concentrée comme si du choix des mots dépendait sa vie, ne relève même pas le sarcasme de la latine.
- Je n'avais jamais eu à gérer l'échec. J'avais réussi brillamment mes études, tout ce que je faisais était facile pour moi.
- Et tout à coup je me réveille handicapée, Han Di Ca Pée Callie !
Elle prononce ses mots insistant sur l'énormité de l'événement comme si encore cela ne lui paraissait pas croyable.
- Mon corps était irrémédiablement estropié. Avant ça, j'avais confiance en moi, à mon pouvoir de séduction j'étais espiègle et joueuse et toujours gaie, mais quand j'ai perdu ma jambe, j'ai aussi perdu tout ça, tout ce qui était moi. Je me suis perdue. Toi tu étais tombée amoureuse de moi, avant, tu avais aimé ce que je n'étais plus, et que je pensais ne plus jamais pouvoir être. Tu avais épousé une femme mais tu vivais avec quelqu'un d'autre. Tu étais si dévouée, si gentille, tu essayais de me ramener et je suis sûre que sans toi je serai morte, mais j'avais toujours l'impression que tu voulais me retrouver, tu voulais me réparer pour que je redevienne la même, l'ancienne.
Elle fit une pause pour se ressaisir, Callie gardait la tête baissée, pour ne pas réagir, elle écoutait la description de la partie la plus
déchirante de sa vie, mais vue à travers la douleur d'Arizona. Elle savait que c'était nécessaire si elle voulait avoir une chance et à cet
instant, Callie la voulait plus que tout, cette chance.
- Je pensais que jamais plus, tu ne pourrais te satisfaire de celle que j'étais devenue repris Arizona Je haïssais mon corps, je ne pouvais pas imaginer que tu puisses l'aimer. Je ne pouvais pas ôter de mon esprit que ce n'était pas pour ça que tu avais signé. Mais tu as un tel sens du devoir, de telles valeurs, tu es tellement loyale que tu te sentais obligée de rester. Cette pitié me rendait si malheureuse, si en colère, je n'avais plus aucune confiance, ni estime de moi. Nous venions de perdre le bébé, on n'a pas été capable de gérer encore une autre douleur, un autre drame ensemble. Je me sentais seule, j'avais l'impression que tout ce que j'approchais se terminait en catastrophe. Lorsqu'une femme m'a désirée telle que j'étais, même avec une seule jambe, je me suis crue sauvée, ça m'a fait sentir comme avant, comme je me voyais dans tes yeux avant, j'ai tout mélangé Callie. Je voulais juste arrêter d'avoir mal, d'avoir peur, un instant. Tout était si confus en moi. Je l'ai regretté immédiatement, parce que je t'aimais, ça je le savais, j'en étais sure. Mais pourquoi c'était arrivé, pourquoi j'avais cédé à cette pulsion, sur le moment je ne le comprenais pas. Je m'étais égarée Callie. Au final tout était pire, je me détestais encore plus pour ce que j'avais fait et pour le mal que je te faisais. En plus d'être handicapée j'étais la monstrueuse tricheuse, qui avait couché avec la première venue trompant sa femme aimante et dévouée. Tu ne sauras jamais combien je suis désolée, de nous avoir brisé.
L'évocation de ces souvenirs tant de fois ressassés et regrettés la font s'écrouler en sanglot. Elle aurait voulu être plus forte, mais il
fallait croire que c'était encore une plaie ouverte pour Arizona.
Callie la prend dans ses bras, la berçant comme une enfant, elle ne supporte pas de la voir dans cet état, elle donnerait n'importe quoi
pour faire disparaître sa peine. Arizona a pleuré longtemps la tête sur la poitrine de Callie dont les bras protecteurs l'entouraient. Son
corps s'est doucement détendu sous les tendres caresses. Elle relève la tête afin de reprendre, Callie essaie de la rassurer
- Mon amour c'est trop dur, tu n'es pas obligée. Je te promets, je t'ai pardonnée, c'est toi qui dois te pardonner maintenant.
Elle frottait tendrement son dos pour calmer les sanglots, Arizona voulait exprimer tout ce qu'elle avait gardé en elle, durant des
années, laisser sortir les démons
- Je voudrais quand même te dire aussi, mais... je ne sais pas si tu peux l'entendre
Du regard, Callie l'encourage à se libérer
- Quand Lauren flirtait avec moi, je pensais à toi tout le temps, et je refusais ses avances, je lui disais que j'étais mariée et que je t'aimais, mais elle avait senti la faille. Elle a poussé, poussé jusqu'à ce que je cède. Elle a dit que j'avais le droit de perdre le contrôle. En fait c'était tout ce dont j'avais besoin, arrêter de tout contrôler, de cacher les douleurs du membre fantôme à la maison, au travail, le jour , la nuit, cesser de dissimuler tout ce que je ressentais, essayer d'être normale malgré tout, redevenir ta femme, tu en avais tellement besoin, être la mère que Sofia méritait, le chirurgien super doué que j'étais. Je ne cherche pas à me dédouaner mais je n'ai jamais compris pourquoi. Pourquoi elle a fait ça, je veux dire, elle a bien dû s'apercevoir que j'étais fragile ! Qui fait ça ? Je ne sais pas si c'était un jeu pour elle...
Même si l'évocation de la scène la dérange encore profondément, Callie mesure à quel point Arizona avait cessé de s'aimer à cette
époque, et combien le chemin avait été solitaire et difficile. Cela lui avait totalement échappé, elle avait été impatiente et lui avait mis
la pression pour qu'elle revienne dans la vie. Elle lui avait reproché son égoïsme, alors qu'Arizona faisait tous ses efforts, par amour
pour elle et pour Sofia, pour leur famille. Elle n'avait fait que l'enfoncer au lieu de l'aider, elle était médecin et n'avait même pas pris
conscience qu'elle souffrait de S.S.P.T. Vraiment les torts ne sont jamais unilatéraux. Elle sort de son auto flagellation, pour rassurer la
femme blonde désemparée.
- Un jeu ? Pourquoi voudrais-tu que ce soit un jeu ? Arizona, elle te désirait. Parce que tu es très désirable crois moi. Tu es une femme magnifique, tu es une belle personne, tu es la plus douce, la plus gentille chirurgien que je connaisse, tu es brillante, tout ce que tu fais, tu le réussis, tu as les plus beaux yeux de la terre et tu as gardé le sourire d'une enfant, et puis plein d'autres choses que ma pudeur naturelle m'interdit d'exprimer à haute voix
Elle ajoute ces derniers mots sur le ton de la plaisanterie souhaitant dédramatiser la situation.
- Elle a craqué pour toi, Arizona, parce que tout le monde craque pour toi, et c'est pour cette raison que moi je peux me montrer aussi stupide de jalousie, parce que pour moi tu étais et tu es toujours aussi belle. Je te le jure, je n'en revenais toujours pas que cette femme aussi belle, aussi forte, aussi brillante soit ma femme, une ou deux jambes ça n'a jamais rien changé. L'amour que j'avais pour toi était vraiment au-dessus de ça.
Arizona l'embrasse
- Je te soupçonne cependant de ne pas être très objective
- Tu as peut- être raison il y a conflit d'intérêt parce que moi, je t'aime.
A ces mots Arizona ferme les yeux quelques secondes tellement ces paroles aussi douces qu'elles puissent paraître lui font mal.
Callie l'appelle mon amour, elle lui déclare qu'elle l'aime mais jusqu'à quand. Elle ne peut pas oublier qu'un jour Calliope Torres avait
voulu se sentir libre, avait cessé de l'aimer et avait filé le parfait grand amour avec la parfaite Penny, et elle, en avait tellement,
tellement souffert ….
Merci d'avoir lu
