Voilà le chapitre comme promis ! Le prochain devrait normalement paraître le 12 Janvier, mais comme ça sera au milieu de mes partiels il est possible que j'ai une semaine de retard. Bonne lecture et j'espère que ça vous plaira !

Chapitre 13

Joanne et Gin étaient sorties de l'appartement lorsque le tremblement de terre s'était fait ressentir, et constataient avec horreur qu'autour d'elles, le paysage avait souffert : des dizaines de maisons avaient leurs fenêtres éclatées, des énormes fissures et trous menaçant d'ouvrir la terre en deux recouvraient les routes et les lampadaires étaient presque tous tombés.

« Mais qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda Joanne.

Le téléphone de Gin sonna à ce moment, comme en réponse à Joanne.

« Allô ? »

« Gin, tout va bien ?! » c'était son frère. « Il y a eut un énorme tremblement, même à la tour nous l'avons ressenti jusqu'en haut ! »

« Oui oui tout va bien, j'ai fais sortir Joanne de son appartement, heureusement les logements de Port Mafia sont toujours debout. Mais attend, nous ? »

« Oui … Jinko est avec moi. »

Joanne entendit la dernière phrase et arracha le téléphone à Gin :

« Atsushi est avec toi ? Est-ce qu'il va bien ? »

« Joanne ? » Atsushi se fit entendre. « Oui ne t'en fais pas je vais bien. Mais j'ai peur que ça ne sois pas le cas du reste de la ville. Qu'est-ce que qui a pu causer ça ? »

Et là, les téléphones des quatre sonnèrent. Joanne vit le numéro de Mori afficher sur son écran, comme Gin qui avait un double appel.

« Fukuzawa-san m'appelle ! » informa Atsushi.

Il décrocha et mit en haut-parleur, de même que les Akutagawa après que Joanne est décrochée et mit en haut-parleur, permettant aux quatre d'entendre aussi bien le directeur que le boss :

« Joanne-chan où es-tu ? »

« Atsushi-kun où es-tu ? »

Il y eut un silence, signe que les deux hommes s'étaient entendus, puis :

« Vous êtes donc ensemble, » la voix de Mori résonna dans le téléphone d'Atsushi qui fronça les sourcils.

Akutagawa eut la même réaction et répondit :

« Vous et le directeur aussi visiblement. »

« Nous nous trouvons à l'Agence, » informa Mori. « Rejoignez-nous là-bas, tous. Soyez prêt à faire n'importe quoi, on ne sait pas où cette discussion nous conduira. Dazai manque à l'appel, ainsi que Chuuya. »

« Dazai-san ?! »

« Où est Chuuya-san ? Je croyais qu'il devait passer la soirée avec Dazai, » demanda Gin.

« Vous aurez toutes les informations en venant à l'Agence. Vous avez dix minutes, dépêchez-vous, » termina Fukuzawa, et les deux hommes raccrochèrent.

Gin et Ryunnosuke les imitèrent et tous se préparèrent. Gin et Joanne mirent leur vêtements de missions et Gin s'équipa de tout ses couteaux. Joanne se donna contenance et remis de l'ordre dans son apparence, et elles furent vite sur la moto de la brune en route pour le centre-ville de Yokohama. Atsushi et Akutagawa étaient déjà prêts et n'avaient pas perdu de temps : Atsushi courrait à travers la ville en mode tigre avec le mafieux sur le dos.

Ils furent accueilli par un Ranpo entouré de Poe et des autres membres de l'Agence minus Dazai, et Mori se tenait plus loin, en grande discussion secrète avec Fukuzawa, quelques hommes de main à gauche à droite dans la pièce.

« Que s'est-il passé ? » demanda directement Joanne.

« Il y a eut une explosion. C'est ça qui a causé le tremblement de terre, » commença Yosano.

« Elle était énorme cette explosion, d'où venait-elle ? »

Kunikida remit ses lunettes sur son nez et dit gravement :

« Ranpo a trouvé Verlaine. Il faisait parti des deux espions français envoyés pour récupérer la puissance de Arahabaki, il y a 14 ans. Contrairement à ce qu'on pensait et ce que son ancien partenaire a dit, il n'a pas été tué. Il a survécu, et c'est peu de temps après qu'il a commencé ses expériences sur toi et d'autres enfants. »

« Il a fait exploser la ville qui s'était construite sur les décombres de l'explosion d'origine, Cone Street. Il ne reste plus rien. Nous avons déjà envoyé des drones quadriller la zone. Il n'y a plus aucun trace de ceux qui y vivaient. Plus aucun logements, rien. Le néant. Comme un champ de guerre. »

Même Rynnosuke ne cacha pas son choc. Détruire une partie de ville entière, pulvériser des vies comme si elles n'avaient jamais été là … même pour Port Mafia c'était énorme.

« Dazai et moi savons ce qu'il prévoit. Il n'en a rien à faire de récupérer Joanne pour ses pouvoirs ou sa puissance. Il ne veux pas non plus expérimenter de nouveau. »

Joanne sentit un gouffre s'ouvrir sous elle et elle dut se tenir au mur pour ne pas tomber. Elle venait de comprendre. Tout comprendre. Pourquoi Verlaine voulait la pousser à utiliser de nouveau le démon, pourquoi es-ce qu'il avait montré de l'intérêt pour Chuuya.

« Non, » souffla-t-elle. « Il veut nous utiliser pour détruire. »

« Attend attend, » intervint Higuchi, « qui exactement en plus de toi ? Et détruire quoi ? »

« Chuuya, » répondit Ranpo. « La seule autre personne avec Joanne à avoir en elle une puissance destructrice, si relâchée dans la nature. »

« Et il s'en fiche de quoi détruire, c'est ce qui le rend encore plus dangereux. Il ne veut que destruction, horreur et douleur … »

« La question est pourquoi, » intervint Mori, silencieux depuis le début.

« Il veut récupérer la puissance de Arahabaki qui lui a échappé la première fois. »

Tous se tournèrent vers la voix du nouveau venu, qui n'était autre que Dazai, Chuuya juste derrière.

« Dazai-san ! »

« Chuuya-san ! »

« Où étiez-vous passés ? » demandèrent le directeur et le boss.

« Nous avions besoin de parler stratégie, » répondit Chuuya après un regard vers Dazai.

Celui-ci échangea un regard entendu avec Ranpo et se tourna vers Joanne.

« Il t'attend. Il est au milieu du cratère qu'il a créé et t'attend. Il a avec lui des armées Européennes dispersées au milieu de la foret qu'il va pousser par l'un des deux utilisateurs de pouvoirs qu'il a. »

Joanne écarquilla les yeux.

« Elle ne peut pas s'y rendre ! Ça se sent à trois kilomètres que c'est un piège ! » s'exclama Gin.

« Comment compte-t-il récupérer Arahabaki et Zagan ? » demanda la blanche.

« Il veut vous forcer à les libérer de votre propre chef. »

« Nous ne le ferons jamais ! »

« Il trouvera comment faire ! » Dazai avait l'air désespéré. Chacun comprit la gravité de la chose en voyant le regard de Chuuya fuyant, et incertain.

Dazai ne savait pas quoi faire. Il savait que Verlaine les attendait, et ils n'auraient que cette chance là pour en finir avec l'homme, mais ils risquaient de perdre beaucoup trop. Le danger de mort était courant dans leur vie, mais de savoir que Chuuya et Joanne pourraient très certainement perdre la vie doute était différent … et Dazai, ne sachant que faire, ne voyait que la mort imminente de son amant.

Gin agrippa la main de Joanne et inconsciemment, la blanche la serra.

« Il faut y aller, » lâcha Joanne. « Peu importe les risques pour moi, vous n'aurez qu'à rester en retrait, surtout Chuuya-san, mais c'est moi qu'il veut, depuis le début. »

« Tu ne crois quand même pas qu'on va te laisser y aller seule ? »

« Je sais très bien que non. Voilà pourquoi je vous dis de me laisser l'approcher. Chuuya peut attaquer à distance, et vous devriez tous rester à distance. »

« C'est hors de question, » claqua Tanizaki.

« Elle a raison, » souffla Ranpo.

Poe en fut surpris mais le regard du détective était peiné :

« Si vous restez loin, il n'aura rien pour la forcer à utiliser son démon. Elle pourra tenter de le vaincre avec seulement son pouvoir. »

Joanne baissa la tête. Elle n'était pas sûr d'y arriver sans Zagan, mais elle ne laisserait pas à Verlaine la moindre opportunité de blesser voir tuer ses amis.

Le silence fit place, laissant à chacun le temps de se préparer mentalement. Kyouka trembla lorsqu'elle demanda :

« On peut vraiment réussir à détruire une organisation en une journée ? »

« Même si cette organisation est dix fois plus puissante que celle que nous avons détruite avec Chuuya i ans, non seulement il y a nous, mais il y a aussi un nouveau Double-Noir. »

Atsushi et Akutagawa regardèrent leur supérieur avec hésitation, peur, mais aussi fierté.

« Sans oublier les apprentis de Natsume-Sensei, » intervint Mori.

Leurs organisations les regardèrent avec choc.

« Que croyez-vous, nous sommes les deux patrons des deux organisations les plus puissantes du Japon. Nous ne resterons pas sans rien faire. »

Mafieux comme Détectives eurent des sourires satisfaits.

« Nous y arriverons. Nous tuerons Verlaine, détruirons HYBRIDS et sauverons encore Yokohama, et notre peau avec, » déclara Chuuya.

L'élan de détermination du roux contamina chaque personne présente dans la salle, et ils se redressèrent tous, poings serrés et pouvoir prêt.

Mori rit légèrement tandis que Fukuzawa eut un petit sourire :

« Je n'aurai pas dit mieux Chuuya-kun. Et ceux qui disent que l'Agence et la Mafia ne peuvent travailler ensemble n'a cas quitté la ville si il veut survivre. »

« Joanne, Dazai, Chuuya. Nous vous laissons le commandement, » complèta Fukuzawa.

Les trois concernés se mirent en ligne et s'inclinèrent.

« Bon, » commença Tachihara, « C'est quoi le plan ? »

Le plan était simple. Ils étaient séparés en équipe – surtout des duos – mélangeant Mafia et Agence, équilibrant les forces. Grâce aux drones, ils avaient donc pu voir qu'une forêt avait pris place à la place de l'ancien cratère, et qu'ils y avaient deux utilisateurs de pouvoirs, dont un responsable pour la forêt. Le pouvoir de l'autre était inconnu.

Ce serait les duos Fukuzawa/Mori et Atsushi/Akutagawa qui s'occuperaient des deux utilisateurs de pouvoirs. Verlaine avait disposé un peu partout des Unités – 3 au total – composées d'armées de toute l'Europe.

Yosano et Koyo s'occuperaient de la première Unité qui comptait la France, L'Italie et l'Espagne. Black Lizard (minus Akutagawa) et ses hommes de main s'occuperaient de l'Unité 2 qui comptait tout le Royaume-Uni, l'Allemagne et la Pologne. Les Détectives Armés (minus Dazai, Atsushi et Ranpo) s'occuperaient de la dernière Unité, la plus faible, qui était en plus chargée de l'utilisation d'armes chimiques. Une fois les trois Unités neutralisées et la forêt sécurisée, ils devraient rester sur place et attendre les signaux de Soukoku, qui soutiendrait de loin Joanne face à Verlaine.

Pendant les dernières préparations où tous étaient armés et prêt à déclencher une guerre, Joanne approcha Gin.

« Tu es prête ? »

La brune finissait d'attacher ses cheveux et prit son masque.

« Est-ce qu'on est jamais vraiment prêt ? »

Joanne sourit.

« Merci Gin. Pour ce que tu as fait pour m'aider. »

« Je n'ai pas fais grand chose- »

« Si. Pour moi ça compte. »

Les deux restèrent se fixer un moment, et Gin n'aima pas le regard de Joanne. La blanche la regardait comme si elle essayait de mémoriser son visage, comme si elle la regardait une dernière fois. Gin sentit le besoin de lui rappeler de survivre contre Verlaine :

« Lorsqu'on se reverra, il faudra qu'on parle. Alors n'essaye pas de t'échapper en y laissant ta peau, » s'était sur un ton humoristique mais Gin ne put sourire, et finit presque en chuchotant, « je ne te le pardonnerai pas. »

Le cœur de Joanne se serra et elle voulut parler, mais avant qu'elle n'ait pu dire quoique ce soit, Dazai l'appela pour les derniers réglages avec Chuuya.

Et une heure plus tard ils se trouvaient à l'entrée de la forêt où tout se jouerait quelques instants plus tard. Ils en ressortiraient vainqueurs, ou perdants, il n'y avait pas d'autre alternative. Ils se regardèrent tous une dernière fois, sans rien dire, pour ne pas dire au revoir, et se séparèrent.

Dazai et Chuuya échangèrent un regard avec Joanne.

Les dés étaient lancés.

Côté Yosano/Koyo

Les deux femmes marchaient l'une à côté de l'autre, Koyo son ombrelle déployait au dessus d'elle, Yosano avec son sac de médecin qui produisait un fort bruit métallique à chacun de ses pas. Koyo s'en agaça quelque peu :

« Était-ce vraiment nécessaire de prendre votre sac ? Je ne sais pas ce qu'il y a dedans, mais le bruit m'empêche de profiter de la nature. »

Yosano eut un petit rire :

« Désolée Princesse, mais oui. Mon pouvoir n'est pas un qui me permet d'attaquer, alors je dois bien m'armer. Et franchement, chercher à profiter de la nature dans la situation où nous nous trouvons … il n'y a qu'un membre de la Mafia pour le faire. »

Koyo eut elle aussi un petit rire.

« Nous venons effectivement d'environnements différents, mais je sais de source sûre que vous n'êtes pas si étrangère que vous le dîtes avec un lieu de guerre. »

Yosano grinça des dents :

« Mori vous a parlé de son échec ? Il y a du progrès, » grogna la jeune médecin.

« Vous le surestimez. Sans moi, Mori aurait bien du mal à faire tenir Port Mafia debout. »

La brune leva un sourcil interrogateur mais laissa la rousse continuer.

« Il me fait, en effet, part de ses contrariétés. Il y a peu de temps nous parlions de Joanne. Quelques années de cela de Dazai, et il y a encore plus longtemps de vous, Ange de la mort. »

Koyo ne cilla même pas quand la lame de sa Reine Démoniaque arrêta la machette de la détective, et que le bruit métallique éclata dans le silence des bois. Yosano recula sous le coup d'arrêt mais ne se mit pas en garde.

« Sujet sensible. Rassurez-vous, je sais ce que vous avez fait, et je sais aussi que ce n'était pas de votre plein gré. »

« Êtes-vous sûr de tout savoir ? »

Koyo afficha un sourire charmeur et des yeux légèrement plissés, comme pour séduire :

« Je sais que votre broche est très importante pour vous, ce que Mori n'a lui pas réussit à comprendre. »

Yosano resserra sa poigne autour de son arme et baissa la tête. Koyo tapait dans le mille. Dazai l'avait pourtant prévenu. La rousse était connue non seulement pour sa beauté, mais aussi ses talents de manipulatrice. En apprenant tout ce qu'il y avait à savoir sur l'autre, elle possédait toute les cartes en main pour en faire ce qu'elle voulait. Mais Yosano ne trouva rien de vil derrière les paroles de la Capitaine.

« Nous nous ressemblons plus que ce que vous devez penser, » continua celle-ci.

Yosano releva la tête et planta son regard prune dans celui lilas de son vis-à-vis, et la mafieuse se sentit happée par les améthystes de la médecin. Elle n'avait pas été regardé ainsi, avec une telle franchise et un tel courage, depuis longtemps. Depuis l'homme qu'elle avait aimé, mais que l'ancien Boss lui avait enlevé, à vrai dire.

« Contrairement à ce que vous pensez, je suis plutôt d'accord. »

Koyo écarquilla les yeux.

« Nous avons toutes deux aimé, mais ça nous a été enlevé. Et pourtant, nous avons quand même réussi à nous reconstruire, et à nous entourés de personnes que nous aimons, et que nous souhaitons protéger. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous sommes ensemble ici aujourd'hui. »

« Protéger nos familles ? » demanda Koyo un sourire aux lèves.

« Exactement. »

Elles avaient entendu les bruits dans la forêt : les pas des soldats qui se positionnaient en cercle autour d'elles, les véhicules restés plus loin mais prêt à intervenir. Elles échangèrent un sourire narquois et se mirent dos à dos.

« Vous savez ce que nous avons d'autre en commun ? » demanda Yosano.

Koyo sortit de sa manche son poignard :

« Nous ne laisserons jamais les hommes nous mettre à leurs pied. Ce sont eux qui se mettent à nos pieds. »

« Exactement, » répéta Yosano, un sourire terrifiant aux lèvres et une lueur folle dans les yeux.

Simultanément, le sac de la médecin et l'ombrelle de la mafieuse touchèrent le sol, les coups de feu partirent, et elles s'élancèrent pour combattre.

Côté Black Lizard

Higuchi avait voulu protester, mais elle ne le fit pas. Ça aurait été inutile. Elle l'avait su au moment où ils étaient entrés dans la pièce, à l'Agence. Son Senpai et le Jinko de l'Agence n'étaient plus rivaux. Ils étaient beaucoup plus proches que ça. Elle avait donc serré les dents, équipé ses armes, donné ses ordres, et avait encaissé.

Elle ouvrait maintenant la marche, suivit par Tachihara et Gin de chaque côté, et Hirotsu derrière elle. Une dizaine d'hommes de main les suivaient, eux aussi armés jusqu'aux dents.

« Gin, » appela doucement Tachihara.

La brune ne répondit qu'au troisième appel, et remercia son masque de cacher son visage inquiet lorsqu'elle vit que le roux savait qu'elle était distraite.

« Tout va bien ? » demanda-t-il.

Elle ne répondit pas et haussa les épaules.

« Vous devriez faire attention, être distraite n'est pas dans vos habitudes Miss Gin, » dit Hirotsu.

Le doyen avait l'air détendu, sa cigarette au coin des lèvres et ses mains croisés dans le dos. Il n'était pas non plus dans les habitudes de Gin de parler avec son masque mais elle le fit néanmoins :

« Pardon, ça n'arrivera plus. »

« Si, ça arrivera encore parce que tu t'inquiètes pour Joanne et c'est normal , » intervint Higuchi qui en avait assez de leurs messes basses.

Les trois mafieux la regardèrent étrangement. Gin rit nerveusement :

« Tu as raison, je m'inquiète pour elle, mais ça ne devrait pas en affecter ma mission. Je resterai concentrée à partir de maintenant. »

Tachihara envoya son couteau-papillon voler dans un arbre et un corps tomba pour s'écraser juste devant la brune masquée. Elle ne sursauta pas, et se contenta de ramasser l'arme blanche pour la relancer au roux.

« Tant mieux, parce que là tu vas avoir besoin d'être dans l'instant présent ! » rit-il en sortant ses deux flingues.

Elle sortit ses deux lames et se mit en position de combat. Hirotsu avait déjà activé son pouvoir et décimé la première vague d'ennemis qui approchaient en cercle.

« On pourrait être fait comme des lapins, » commenta-t-il.

« Mais ça fait parti du plan de Dazai, ils pensent nous avoir en nous encerclant et nous permettent juste de les éliminer les uns après les autres, » rétorqua Gin.

Elle se faufilait entre les soldats qui tombaient comme des mouches après son passage. Tachihara n'était pas en reste, ne tirant jamais une balle qui n'atteignait pas sa cible. Les quatre premières vagues furent vites coupées, et ils s'en sortirent sans grande blessure. Higuchi, Tachihara et les autres hommes de main prirent le temps de recharger toutes leurs armes. Dazai avait prévu que quelques hommes porteraient des sacs entier remplis de munitions.

Des nouveaux soldats plus lourdement armées s'étaient mis en position, et Higuchi claqua ses dernières munitions.

« Bien, que les choses sérieuses commencent ! »

Hirotsu brilla d'une lueur violette et les combats reprirent.

Côté Agence

Les soldats Européens avaient été prévenu de l'arrivé de l'Agence et de la Mafia. Ils avaient donc refermé le cercle autour de la seule base de toute la forêt. Elle était assez reculée et ne serait donc jamais découverte mais Verlaine leur avait dis de ne surtout pas sous-estimer l'ennemi alors ils restèrent sur leur garde. Ils étaient peu être trop confiant. C'est ce que se dit Kunikida en les observant depuis sa cachette dans les buissons. Leur cible était le seul bâtiment carré de la zone, dans lequel se trouvait les armes chimiques.

Il fit un signe de main et entendit derrière lui le bruit d'un arbre en train d'être déraciné. Le bruit alerta quelques soldats, mais ceux-ci furent balayés en un rien de temps lorsque l'arbre fut lancé dans leur direction.

Certains furent assez inconscients pour s'aventurer légèrement entre les arbres, où étaient dissimulés les détectives, invisibles grâce à la neige de Tanizaki.

Kunikida les neutralisa silencieusement mais efficacement, et Kyouka entra en scène. Petite comme elle l'était, elle se faufila dans le nuage de poussière créé par l'attaque de Kenji et réussit à se cacher derrière une grosse caisse de munitions qui se trouvait un peu excentrée par rapport aux groupes de soldats.

Kenji maintint l'attention vers lui, mettant les soldats dos à la jeune fille qui appela la Princesse Démoniaque et se débarrassa d'une bonne portion de soldats.

« Kyouka, bouge au bâtiment principale, c'est là qu'ils gardent les armes massives ! » cria Kunikida.

La brune hocha la tête, rappela la Princesse et s'élança entre les soldats qui ne la voyaient même pas passer. Elle atteint le derrière du bâtiment et la Princesse coupa un trou à travers le ciment. Avant que les soldats qui étaient à l'intérieur ne puissent comprendre ce qui se passait, Kyouka sortit de son kimono une page de carnet marquée par des Kanjis.

« Doppo Poet ! » cria Kunikida au loin.

Une lumière verte les aveugla et lorsqu'ils voulurent braqués leurs armes sur l'enfant après avoir retrouvés la vue, elle avait disparu et une grenade reposait sur le sol.

La Princesse ramena Kyouka aux autres et ils se mirent à couvert sous une porte métallique ramenée par Kenji. L'explosion secoua toute la zone et un nuage de produit chimique commença à s'élever.

« Fillette c'est à toi ! »

« Je ne suis pas une fillette ! Poe a intérêt me rendre la pareille ! »

Lucy Montgomery sortit de la forêt en mettant son masque à gaz et écarta les bras :

« Anne of Abyssal Red ! »

Elle disparut, le nuage avec, et les détectives soufflèrent de soulagement.

« Maintenant il n'y a plus qu'à espérer qu'elle ne meurt pas dans le processus, » dit Kunikida.

« Où est-elle censée libérer les gaz toxiques ? » demanda Tanizaki inquiet.

« Dans la zone désaffectée de Yokohama, elle devrait être assez grande pour que les gaz puissent s'évaporer sans atteindre la ville. »

« On va manger maintenant ? »

Tous regardèrent Kenji et le blond haussa les épaules.

« Quoi ? »

Certains avaient peut-être gagné leur bataille, mais la guerre n'était pas finie.