Youhou, mais dis donc c'est que j'avance vite en ce moment ! Voilà donc un nouveau chapitre tout frais venant directement de mon cours d'archéologie. DOnc je vous souhaite une bonne lecture !

15- « Je suis désolée. »

Emiliya Weasley avait toujours le contrôle. C'était l'une de ses plus grandes fiertés, elle avait une capacité exceptionnelle pour contrôler les chose -et les gens- mais aujourd'hui, elle ne contrôlait plus rien, et il fallait remédier à cela. Vers minuit, la blonde sortit de son dortoir et se dirigea vers la tour d'astronomie. Elle savait que personne n'y serait, sauf lui. Et il fallait qu'elle mette les choses aux clairs, il fallait que cette situation prenne fin, cela commençait à devenir beaucoup trop dangereux. En arrivant, elle le trouva là, appuyé contre la rambarde, comme d'habitude.

« Salut. » Dit-elle simplement, l'air sombre.

« Je ne savais pas si tu viendrais… » Répondit le serpentard en se tournant vers elle.

« Moi non plus. Mais il faut qu'on parle. »

« Je ne suis pas sûr de vouloir avoir cette conversation. » Dit Régulus, attristé par ce qui allait se passer, car il savait que cela ne pouvait pas bien se terminer.

« Regulus… » Soupira la blonde, incapable de dire ce qu'elle avait à dire.

Elle s'installa à ses côtés et regarda l'horizon.

« J'aurais dû te dire pour aujourd'hui, j'aurais dû te prévenir. »

« Non. Tu aurais dû faire ce qu'on attendait de toi, ce que tu n'as pas fait. »

« Tu aurais voulu me voir me comporter en parfait petit mangemort ? » S'exclame le Serpentard, perdu.

« Non, bien sûr que non. Mais c'est ce que tu étais censé faire. Et à cause de moi, un paradoxe énorme fut créé. »

« Tu parles de Bellatrix ? »

« Je parle de tout ! »

Un silence pesant suivi cette dernière exclamation. Tous deux savaient que c'était fini, mais aucun d'eux ne voulait le reconnaitre.

« On aurait jamais dû se rencontrer. Cette histoire est mauvaise, elle a d'horribles conséquences. »

« Pourquoi ? De toute façon je sais très bien ce qui va se passer et comment je vais terminer. »

« Justement. Tu ne devrais pas. »

« Alors on fait quoi ? » Demanda le garçon, désespéré.

Emiliya savait ce qu'elle avait à faire, mais elle ne le voulait pas. Elle ne savait pas si elle aurait la force de le faire…

« Je suis désolée. » Dit-elle avant de s'approcher et d'embrasser une dernière fois son amant. Elle plaça se mains autour de son visage, et l'instant d'après, Regulus s'effondra au sol, inconscient et sans aucun souvenir de leur histoire.

La blonde se dirigea vers la tour des Gryffondor d'un pas lent et monotone. Elle avançait comme un automate, seule et l'esprit vide. La douleur qu'elle avait ressentie avant n'était plus, il n'y avait que le vide. Lorsqu'elle arriva dans la salle commune, elle ne fit pas attention aux maraudeurs assis sur les fauteuils et discutaient d'un air joyeux. En voyant la jeune fille passer tel un fantôme, ils se stoppèrent. James tenta d'interpeler Emiliya mais elle n'entendit rien. Elle monta simplement dans son dortoir. Elle se déplaça sans bruit jusqu'à la salle de bain, claqua la porte et s'allongea à terre.

Lorsque les filles se réveillèrent le lendemain, elles trouvèrent un lit vide à leur côté.

« Elle est où Dani ? » Demanda Marlène.

« Je sais pas, je l'ai trouvé un peu déprimée hier soir. » Répondit Mary, inquiète.

Lily, elle, pensait savoir ce qu'il se passait dans la tête de leur amie. Elle ne dit rien et ouvrit la porte de la salle de bain, espérant avoir une bonne douche chaude. En tournant la tête, elle trouva une jeune fille blonde allongée au sol, les yeux vers le ciel.

« Dani ? » Demanda-t-elle, paniquée.

La blonde ne répondit pas, mais cligna des yeux. Lily se détendit un peu, se rendant compte que son amie était toujours consciente. Elle s'assit à côté d'elle et attendit une réaction de sa part.

Qui n'arriva pas.

Quelques minutes plus tard, Alice entra dans la salle de bain, voulant se préparer.

« Bah qu'est-ce qui se passe ici ? » Demanda-t-elle en voyant la scène qui s'offrait à elle.

« Je crois qu'on a un problème. » Répondit Lily en essayant de faire réagir la jeune fille au sol.

Alors que les filles du dortoir se concertaient, cherchant comment régler la situation, la blonde soupira et murmura :

« Partez. »

« Quoi ? » Dit Lily, pleine d'espoir d'avoir entendu la voix de la blonde.

« Barrez-vous. » Répéta-t-elle.

« Dani, on peut t'aider mais il faut que tu dises ce qu'il se passe. »

« Laissez-moi tranquille bordel ! » Cria-t-elle en se redressant pour claquer la porte d'un simple geste.

Elle se laissa retomber au sol, éteinte, tandis que les filles tentaient de comprendre ce qu'il venait de se passer.

Les garçons ne comprirent pas ce qu'il se passait lorsqu'ils virent le groupe de sixième année arriver à table. Elles avaient dû trouver une solution de repli pour se préparer et avaient donc dû partager la salle de bain des cinquièmes années.

« Bah qu'est-ce qui se passe ? » Demanda Sirius, amusé par la situation.

« Dani a pété un câble et s'est exilé dans la salle de bain. » Répondit Alice, de très mauvaise humeur.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? » Demanda Teddy, anxieux face à la réaction de sa meilleure amie.

« Hier soir on l'a vu rentrer vers genre minuit-une heure du matin et genre elle nous est passée devant sans un regard, comme si elle ne nous voyait pas. » Dit Peter.

« Et depuis elle s'est enfermée dans la salle de bain et refuse de parler ou d'en sortir. » Compléta Marlène.

A ce moment, Teddy et Lily virent arriver un groupe de Serpentard. Ils trouvèrent immédiatement Regulus Black qui ne lança pas un regard vers leur table, ce qu'il faisait depuis des mois. Il semblait avoir changé, il avait un regard dur. Il semblait avoir retrouvé son caractère de sang-pur.

« Mais qu'est-ce qu'elle fait… » Murmura Teddy avant d'échanger un regard entendu avec Lily.

« On devrait peut-être aller la voir ? » Proposa James.

« Non, on va la laisser tranquille aujourd'hui, j'irai la voir ce soir. » Répondit Teddy.

« Mais… Elle a déjà fait ça ? » Demanda Lily.

« Oh oui, un jour elle est partie en catastrophe de notre école et en est revenue quelques heures plus tard, effondrée, elle s'est enfermée pendant une semaine dans son dortoir et refusait de parler à qui que ce soit. »

« Et qu'est-ce qui s'était passé ? » Demanda James, de plus en plus inquiet.

« C'est une longue histoire. »

Le reste de la journée passa lentement et sans réelle évolution. Teddy tentait de ne pas trop s'inquiéter mais il savait très bien ce qui se passait dans le cerveau de sa meilleure amie. Il avait vite compris, après avoir vu l'air de Regulus, qu'elle avait fait la chose qu'elle aurait dû faire depuis des mois : tout arrêter.

Deux jours plus tard, la situation n'avait pas bougé. Plus le temps passait, plus les Gryffondors étaient inquiets. La veille, Mme. Pomfresh avait tenté de voir Emiliya. L'équipe enseignante était à présent au courant de l'état de la blonde. Cette dernière n'avait toujours pas bougé, elle était toujours là, allongée sur le sol de la salle de bain, dans un état de semi-conscience. Teddy se décida donc à intervenir, il avait tenté d'entrer dans le dortoir des filles mais les escaliers avaient disparu sous ses pieds. Ce soir-là, il prit son balai et traversa le couloir menant jusqu'au dortoir des sixième années. Il piqua une épingle à cheveux dans les affaires abandonnées de sa meilleure amie et força la porte. Il avait demandé aux autres de les laisser seuls, se disant que trop d'affluence ne l'aiderai pas. Il s'allongea au sol à côté d'elle et la regarda. Elle détestait être regarder, il comptait donc là-dessus pour la réveiller.

« Arrête ça. » Dit-elle au bout de quelques minutes.

« De quoi ? »

« Je veux pas parler. »

« Je sais. Mais tu ne vas pas pouvoir rester là encore longtemps. Au bout d'un moment ce ne sera pas moi qui viendra, mais le vieux fou, et on sait tous deux que c'est ce que tu ne veux pas. »

La blonde tourna la tête vers son meilleur ami et murmura :

« Je peux pas. »

« Si tu le peux, il faut que tu le fasses. »

« Non Teddy. Si je le fais, si je craque, j'ai peur de ne jamais pouvoir m'arrêter. »

« Tu es plus forte que ça, tu vas t'en sortir. Tu t'en sors toujours. »

« Je ne plus. J'en ai marre de toujours me battre. »

« Je sais. » Dit le garçon en prenant la main la blonde dans la sienne.

Emiliya tourna de nouveau la tête vers le ciel, regarder le plafond en marbre de la salle de bain avait quelque chose d'apaisant. Elle devait craquer, elle le savait, mais elle avait peur. Peur de voir toutes ces émotions resurgir et d'en être happée, submergée.

« Je suis là, tout va bien se passer. »

La blonde ouvrit la bouche et la referma, elle voulait parler, mais elle ne le pouvait.

« Et si… Si la douleur ne disparaissait jamais ? » Demanda-t-elle.

« Elle ne disparaitra pas, mais elle va s'atténuer. Mais pour ça, il faut que tu t'autorise à craquer. »

Ils restèrent là des heures durant, et enfin, la blonde pleura. La douleur était d'une telle violence qu'elle ne savait comment y faire face. Elle avait toujours été une personne rationnelle, et pourtant, à cet instant, la seule qu'elle voulait faire c'était de s'arracher le cœur, comme dans Once Upon A Time, afin de ne plus jamais rien ressentir. Alors que la nuit était tombée, la blonde se releva et se décida à sortir de sa prison réconfortante.

08/06/2015

Alors que les examens venaient de se terminer à Poudlard, Emiliya Weasley arriva dans la grande salle afin de prendre son petit-déjeuner. Elle s'installa près de son meilleur ami et prit un muffin.

« Ce devoir de sortilège était vraiment simple. » Dit-elle, ce qui lui valut quelques regards mauvais.

« Tu sais qu'on est pas tous surdoués ? » Répliqua Victoire, qui avait beaucoup moins réussit ce même devoir.

La fille aux cheveux blonds méchés pouffa avant de dire avec dédain :

« Il faudrait que je perde 80 points de QI pour être considérée comme surdouée. »

Les minutes passèrent et les discussions sur les BUSES se faisaient de moins en moins rassurées. C'est à ce moment que la serpentarde reçu un SMS :

« SOS. »

Le message venait de Klaus Michaelson, il y avait également une adresse en dessous de ce message très énigmatique et un peu effrayant. La blonde n'avait pas vraiment de bonnes relations avec son beau-frère mais comme elle avait une dette envers lui, alors elle n'avait pas le choix, elle se devait d'y aller. Elle indiqua aux autres qu'elle devait travailler ses cours pour l'université moldue dans son dortoir et quitta la grande salle. Elle se rendit dans son dortoir, prit un jean, un débardeur avec un sweat à capuche et des converses puis elle se rendit dans la forêt interdite pour s'éclipser vers l'adresse indiquée. La blonde arriva dans un quartier résidentiel très calme en plein milieu de soirée. Elle avait un très mauvais pressentiment, sensation qu'elle avait depuis la veille et qui ne l'a quitté de la nuit. Elle se précipita donc vers la maison et ouvrit brutalement la porte. Elle se retrouva dans l'entrée d'une grande maison, à sa droite, il y a un escalier. Lorsqu'elle tourna la tête vers sa gauche, elle découvrit un Klaus enfermé dans le salon, à terre.

« Qu'est-ce que tu as encore fais ? » Demanda-t-elle en plaçant ses mains sur ses hanches.

« Emy… » Murmura-t-il.

La blonde s'approcha de lui et d'un coup se stoppa. Au sol, devant le vampire originel, se trouvait un corps.

« Ils… Ils l'ont tué. Elena et Jeremy. Ils voulaient trouver Silas, et pour ça il leur fallait tuer un vampire originel. Je suis arrivé au moment où… c'était trop tard. Ils m'ont enfermé ici afin d'être sûr que je n'allais pas les tuer. »

La blonde s'avança lentement vers le corps, il y avait un pieu en bois blanc dans le cœur de l'homme. D'un coup, elle n'entendit rien d'autre que les battements de son cœur. Et la douleur. Une douleur vint l'assaillir, une douleur plus violente qu'elle n'en avait jamais connu. C'est comme si son cœur, et tout son être à vrai dire, se brisait en mille morceaux. Elle tomba au sol devant le corps de la personne qu'elle aimait le plus au monde et arracha le pieu qui trônait au milieu de sa poitrine. Elle ne pouvait lâcher le regard vide de Kol et elle n'entendait pas Klaus qui jurait de réduire en cendres toute cette maudite ville. Elle se pencha et posa sa tête contre la poitrine du vampire mort pour lui faire une dernière étreinte, pour lui faire ses adieux. Ses yeux se fermèrent et les larmes commencèrent à apparaitre. A ce moment, des pas résonnèrent dans les escaliers et très vite, deux personnes apparurent dans le salon.

« Emy ? » Dit Tyler Lookwood, étonné.

La blonde rouvrit les yeux, et la tristesse laissa place à la colère. Elle se releva au moment où Caroline apparue également dans la pièce. Avant qu'ils n'aient pu faire quoi que ce soit, la blonde leva le bras gauche et les envoya contre le mur. Avant qu'ils ne tombent au sol, des lianes vinrent les attacher au mur, ils ne pouvaient bouger. La blonde se laissa de nouveau tomber auprès du corps de son premier amour. Après un long moment, elle se redressa et dit à Klaus, toujours sans quitter des yeux le visage de son amant :

« Tu peux partir. »

Klaus fit un pas, puis deux. Il était libre.

« Emy… » Commença-t-il.

La blonde releva la tête vers lui. Klaus fut choqué de voir l'expression de la blonde, rarement il avait vu une telle expression, celle d'une personne brisée.

« Il t'aimait. Réellement. Je suis désolé… »

La blonde secoua la tête et dit simplement :

« Venge-le. »

Klaus hocha la tête pour accepter sa demande et commença à avancer vers la porte. Il se ravisa et lui dit :

« Regarde dans la poche de sa veste. »

La blonde s'exécuta au moment où Klaus disparaissait. Elle y découvrit un écrin, en l'ouvrant, elle y découvrit une bague. Elle était de couleur argent et une pierre en émeraude y était logée. La bague était magnifique. La découverte de l'objet ne fit que renforcer la douleur de la jeune fille. Elle regarda les deux personnes accrochées au mur et regarda à nouveau le corps sans vie de Kol. Elle se pencha une dernière fois vers lui, déposa un chaste baiser sur les lèvres et se dirigea vers le comptoir. Elle prit trois bouteilles d'alcool qu'elle déversa au sol. Une fois que tout l'étage en était imbibé, elle sorti un briquet de sa poche.

« Emy. Non, ne fais pas ça. » Dit Caroline, paniquée.

La blonde les regarda, regarda le briquet et regarda le sol. Elle ferma les yeux et soupira. Quelques instants plus tard, elle se tourna une dernière fois vers Kol puis se dirigea vers la porte d'entrée. Elle alluma le briquet et le fit tomber au sol. Au moment où le sol s'embrasait, le sort qui retenait les deux personnes se termina. Ils étaient libres. Mais au moment où la blonde s'éloignait de la maison, l'air grave, elle claqua des doigts et la maison explosa.