Bonjour à tous !

Déjà, j'espère que vous avez vu et aimé Star Wars 9 ^^

C'est ici que finit la partie flashback que j'avais commencé durant la partie précédente, après cela je reviendrais là où j'ai laissé le récit : Rey/Alia et Jaden ensemble et Finn et Poe qui tentent de retrouver Ben.

Je sais ça a vraiment l'air de partir n'importe où mais je pense qu'il vous faut un minimum d'information au préalable pour voir ce qu'il va suivre ^^

Je sais que je vous ai mis au "défi" de deviner ce que je compte écrire, et j'avoue avoir plusieurs fois changer mes plans, non pas pour la fin qui était clair dans ma tête, mais de comment j'avais l'intention d'y parvenir. Aujourd'hui j'ai un documents de deux pages environs qui retrace tous le scénario, et que j'étoffe au fur et à mesure.

En plus, juste avant Noël je vous fais ce cadeau : du Reylo, un peu ^^

Par contre, j'ai abandonné pour l'instant le format "journal intime" après avoir réfléchi. Je comprends que cela peut déranger que je fasse autant de changement comme cela, mais comme dit cette histoire est pour moi aussi une aventure pour progresser.

Et je veux que vous sachiez que c'est aussi pour ça que je n'ai rien sorti ses derniers jours : cette fois pas d'examents, je suis pleinement en vacances, je veux juste vraiment vous proposez la meilleure histoire possible !

La fanfic a passé les 1000 vues, merci à vous ^^

Sur ce, je vous souhaite à tous de bonnes fêtes, de bonnes vacances, un bon SW9 et une bonne lecture ;)

PinkCheek3 : oui je sais... WTF ^^'

C'était maintenant le plein été, les vacances, et il faisait beau dehors. Chaud, mais bien moins torride que ce dont ils avaient l'habitude. Surtout que Jakku était connu pour être l'endroit de la planète où la météo était la plus insupportable. Déjà qu'il ne pleuvait plus des masses depuis la Grande catastrophe, mais alors dans cette région on était vraiment dans un désert hostile.

Cela en plus de tous le reste… On était ici à l'écart de toutes grandes villes, de toutes grandes entreprises fleurissantes, loin de tout ce qui était chic, moderne et clinquant. Les bâtiments étaient immenses, vieux et délabrés, des vieux monstres architecturaux qui avaient survécu tant bien que mal. Les magasins n'étaient que de petites boutiques. Ils y avaient quelques vieux parcs mais la plupart des endroits où les gens sortaient étaient des terrains vagues. Et pour travailler, les gens se contentaient principalement d'être pilleurs d'objets trouvés dans les environs. Voilà les seules personnes qui s'enrichissaient vraiment ici : ceux qui rachetaient aux habitants les objets trouvés par-ci par-là et qui bien entendu eux ne vivaient pas ici, ils débarquaient en camion accompagnés d'hommes armés afin de « négocier » les prix. Autant dire que c'était un miracle qu'il y ait encore des écoles ouvertes.

Jakku était la décharge de ce monde déjà en ruine. Ses habitants étaient les déchets de la société, les pauvres, les parias.

Et parmi ses gens se trouvaient Ben et Rey.

La journée touchait à sa fin, et avait été rude pour eux deux. Le soleil était sur le point de se coucher, et ils étaient réunis au milieu de l'attroupement de personne qui travaillait pour Unkar Plutt, leur acheteur de matériel. En se retrouvant en cette fin de journée, un sourire était apparu simultanément sur le visage des deux jeunes gens. Ben se trouvait déjà dans la file d'attente, morose, quand la jeune femme apparue au loin en appelant son nom :

- Ben !

Le jeune homme la vit courir jusqu'à lui, alors qu'elle était sans doute épuisée par la journée qu'elle venait d'accomplir. Dès qu'elle le rejoignit Rey laissa tomber le large sac en toile usée et remplie à ras bord de son dos et embrassa son compagnon. Espoir de toute une journée enfin assouvie, Ben Solo retrouva de l'énergie et de la prestance malgré la fatigue. Rey avait ce pouvoir sur lui, comme une potion de vitalité, ou un rayon de soleil qui par ses lèvres s'écoulait dans tous son corps.

Après leur étreinte, Ben laissa tomber son sac à son tour :

- Comme d'habitude tu me bats, commenta-t-il en s'emparant du sac de Rey qui en effet était bien plus lourd que le sien.

- Je sais que je suis très bonne à cela, fit la jeune femme avec un peu de fierté. Mais tu sais que tu te débrouilles bien aussi.

Ben avait pour lui d'être une véritable montagne physique : plus d'un mètre quatre-vingt dix, et si la pauvreté l'empêchait d'approcher même d'un peu le quintal, il n'en restait pas moins extrêmement solide, compensant le manque de graisse et de chair par du muscle sec. Personnellement Ben se trouvait hideux, Rey le savait. Mais elle ne pouvait s'empêcher de se dire qu'il était un idiot, tellement son appétit sexuel se creusait rien quand s'imaginant se lover contre son torse.

Une chose au moins était certaine : Rey n'avait pas tord de le considérer comme « plutôt bon » dans la collecte de pièces. Le sac du jeune homme était dans la moyenne haute par rapport à ceux de leurs compagnons de galère. Celui de Rey, qui tous les soirs se voyaient arriver de loin vu la taille en comparaison de celle qui le portait, était absolument hors norme.

Rey était une bonne pilleuse, c'était évident. Mais la seule fierté que cela lui donnait, c'était qu'elle pouvait ainsi nourrir sa famille « convenablement ».

Car la jeune femme était menue aussi pour sa taille : à peine cinquante kilos pour une personne qui dépassait facilement le mètre soixante-dix.

- Le mois dernier, on a tout de même eut beaucoup de mal à joindre les deux bouts, répondit Ben en faisant référence à sa propre famille. J'essaie vraiment de m'améliorer mais je n'y arrive pas.

- Ben, tu sais que ma proposition tient touj…

- Je sais mais je te dis encore non, Rey. Les pièces qu'on collecte sont trop importantes pour être échangés.

Les deux jeunes gens avançaient par à coup, en suivant le mouvement de la file, le poids des sacs d'autant plus oppressant qu'ils étaient en fin de journée, en train d'attendre presque immobiles.

- Ce que je fais de mes pièces, c'est mon affaire, répliqua la jeune femme. Tu acceptes bien de me les porter tous les soirs.

- Parce que je t'aime.

La jeune femme ne put s'empêcher de sourire :

- Moi aussi, et c'est pour ça que je voudrais que tu me laisses t'aider.

- Non. Tu as ta famille déjà à aider, tu as déjà trop à faire pour t'inquiéter pour moi. Et puis…

- Quoi ?

- J'espère qu'un jour tu réussiras à t'en aller d'ici.

La jeune femme se mit à rire, puis s'arrêta dès qu'elle vit que le visage de Ben restait sérieux. Rey, partir d'ici ?

C'était son rêve bien entendu. C'était le rêve de tous ceux qui avaient eux le malheur de naître ici. Rey avait même une somme qu'elle cachait dans cette optique. Elle ne savait pas si tout le monde faisait pareil qu'elle, mais c'était ce que ses parents lui avaient recommandés de faire quand elle était encore enfant. Même si cela forçait à devoir davantage encore se serrer la ceinture…

Mais même si cette hypothèse donnait de l'espoir à la jeune femme, elle n'arrivait pas à se figurer concrètement la chose : à quoi pouvait ressembler le monde, au-delà de cela ? Et puis surtout…

- Je ne veux pas vous laissez, Ben, répondit enfin la jeune femme. Comment veux-tu que je parte en sachant que vous serez toujours coincé ici ?

Ben prit subitement la main libre de Rey avec la sienne. Ils mêlèrent leurs doigts presque par instinct.

- Je t'aime Rey, dit-il. Et tes parents aussi j'en suis sûr. Mais nous sommes probablement tous condamnés à rester ici jusqu'à la fin de nos jours. Si quelqu'un peut s'en échapper, et les envoyer se faire voir, et être heureux ailleurs c'est toi.

Il n'y avait plus qu'une personne à passer pour que ce soit leur tour.

- Je supplie, murmura-t-il en renforçant la pression de sa main, tous les soirs qu'un jour tu sortes d'ici.

- Suivant ! hurla Unkar de sa voix rustre et désagréable.

Rey n'eut donc pas l'occasion de répondre.

La jeune femme déposa le sac de Ben et se retira pour laisser le jeune homme négocier. Après qu'Unkar eut pris ses pièces contre une misérable somme d'argent, ce fut autour de Rey de discuter son butin. Ben l'aidait à déposer la totalité de ce qu'il y avait, et il y eut un bruit d'exclamation dans la foule lorsque la table de fut complètement rempli d'objets divers et variés.

Unkar, loin d'être impressionné (ou bien faisait-il tout pour ne rien laisser paraître, pensa Rey), inspecta les pièces. Après quelques instants, il rendit son verdict :

- Ce sera 5 crédits pour tous cela.

Nouveau bruit d'exclamation dans la foule.

« Comment ! Si peu ? » pensa immédiatement Rey, déçue. Elle était sur le point de protester, au moins pour obtenir 2 crédits en plus, mais la voix de Ben explosa juste à côté d'elle :

- Vous vous payez notre tête ? 5 crédits pour tout ce qu'il y a là ?!

- Ton tour est déjà passé, gamin, répondit Unkar en faisait bouger ses bras boudinés et son ventre gras.

Rey avait toujours pensé qu'Unkar ressemblait à un porc, mais en ce moment c'était bien plus vers son petit-ami que son visage était tourné. Ben semblait enragé, comme jamais elle ne l'avait vu…

- Ecoute-moi bien, sale face de pet ! Tu vas lui payer le double immédiatement !

- Et tu crois être en mesure de discuter ? Espèce de…

Unkar n'eut pas le temps d'achever : Ben se jeta avec toute sa force sur la table, et saisi le gros homme par le col. Unkar commença à suffoquer, Ben avait l'air de serrer très fort.

Rey, sans prêter attention à ses pièces qui pour certaines étaient tombés par terre, tenta de raisonner son compagnon :

- Ben !

Rey avait peur. Ben Solo était en train de faire très mal à Unkar Plutt :

- Ca fait des années que l'on supporte tes combines, Unkar. Maintenant tu vas nous traiter avec respect, ou je te jure que je vais t'exploser la cervelle… (il serait encore plus fort) Je vais appuyer, jusqu'à ce que tes yeux sortent de leurs orbites et que tu crèv…

- Ben ! Stop !

Rey était complètement affolée. Enfin son compagnon l'entendit tout de même et se retourna vers elle. Brusquement, il s'arrêta, récupéra une poignée de pièce dans la caisse d'Unkar qui était quelque part derrière le comptoir, et après les avoir rapidement compter se retira :

- Tien, voilà ton dû.

Ben transmis les pièces à Rey, qui les pris dans sa main sans savoir quoi dire. Le temps de reconnecter les neurones de son cerveau, elle se mit à la poursuite de Ben, qui était en train de s'en aller.

- Ben, attend !

Elle le rattrapa et lui prit le bras. Le jeune homme accepta de se retourner. Immédiatement, la jeune femme vit quelque chose dans son visage qui ne lui plut pas. Ben avait l'air épuisé et triste :

- Je suis désolé, Rey, dit-il. Je n'aurais pas dû…

Sa voix était blanche.

- Ben, ce n'était pas la peine de faire cela…

Rey ne termina pas sa phrase, son compagnon avait encore l'air de pouvoir bouillir :

- Je n'arrive pas à croire à quel point il voulait te voler…

- Ben, Ben, écoute, fit Rey en posant ses mains le long du visage du jeune homme. Je te remercie pour ce que tu as fait, mais par pitié calme-toi.

Rey repensa alors, sans le vouloir consciemment, au premier jour où ils ont réellement été présentés. C'était après un match de baseball (dommage que le mauvais temps l'avait pour de bon ravagé depuis ce temps là, d'ailleurs, les élèves s'étaient réunis il y a des années de cela pour le remettre d'aplomb). Quelqu'un s'était fichu d'elle, et Ben l'avait tabassé. Avec la même haine dans le regard qu'aujourd'hui. « Non, se dit-elle, c'est encore plus fort maintenant. »

Une sensation désagréable était en train de parcourir tous le corps de la jeune femme. La peur. Ce réflexe primaire de craindre pour son existence lorsqu'une créature dangereuse était à proximité.

Rey avait beau se hurler que Ben ne lui ferait pas de mal, elle n'arrivait à éteindre complètement cet incendie.

Elle avait vu dans le regard du jeune homme qu'il aurait pu tuer Unkar.

Même si cette haine venait de repartir :

- Rey, je… je suis désolé, fit Ben qui semblait être redevenu lui-même. Je ne sais pas pourquoi j'ai agit comme ça. J'étais en colère mais… Mais je ne comprends pas comment j'ai pu oser quelque chose d'aussi violent. Je suis désolé, tu sais que je ne suis pas comme cela !

- Non, non, Ben, je sais, répondit Rey sans pour autant se rapprocher de lui. Moi aussi j'étais en colère après avoir vu ce qu'il osait m'échanger… Mais c'est… c'est probablement la fatigue après toute cette journée.

- Non, ce n'est pas ça, répliqua Ben, ça ne venait pas vraiment…

Et soudain il se ravisa :

- Non, fit-il, tu as raison, c'est probablement la fatigue.

Ce revirement brusque ne rassurait évidemment pas la jeune femme. A quoi Ben pensait-il ?

- Il fera bientôt nuit d'ailleurs, esquiva-t-il en tournant les yeux vers le soleil couchant. On ferait mieux de rentrer, maintenant.

- Je… D'accord.

Ils se remirent à marcher côte à côte. Mais lorsqu'ils se serrèrent la main à nouveau, ce fut avec beaucoup de maladresse, comme s'ils y étaient forcés.

Il commença à peser un silence gênant entre eux, que Rey eut le courage de briser :

- Tu… tu penses qu'Unkar nous le fera payer ? Pour ce qui est arrivé tout à l'heure ?

- C'est cela qui t'inquiète autant ?

Ben avait donc vu qu'elle masquait sa peur, pensa-t-elle. Elle hocha alors la tête pour ne pas avoir à assumer autre chose.

- Si quelqu'un doit payer pour tout ça, c'est moi, d'accord ? lui fit Ben en resserrant la main de sa compagne. Je refuse qu'il te punisse d'une quelconque façon : c'est moi qui ais agi de mon plein gré.

Son ton était doux et protecteur. Le Ben que Rey aimait. Rassurée de retrouver celui qu'elle connaissait, la jeune femme raffermit à son tour son étreinte :

- Merci, Ben.

En disant cela, ils arrivèrent juste devant son immeuble. Le moment de leur baiser d'adieu venu, Rey passa rapidement sa crainte à lier ses lèvres aux siennes. Ben Solo était son petit ami depuis deux ans maintenant. Ils avaient vécus tous leurs meilleurs moments dans ce monde-poubelle ensemble. Elle savait qu'il ne lui ferait jamais rien. Qu'il donnerait tout pour la protéger. Même s'il y avait cette colère en lui, jamais il ne la dirigerait contre elle.

Et, bon sang, qu'est-ce qu'elle aimait le sentir contre lui…

- A demain, Ben.

- A demain, Rey.

Ils sourirent tous les deux puis se séparèrent.

Rey monta rapidement les escaliers qui menaient au sixième étage où elle habitait. Brusquement, l'idée d'avoir amassé autant d'argent durant la journée la comblait de joie. Elle avait cette superbe nouvelle à annoncer à ses parents !

- Papa ! Maman ! cria-t-elle dès qu'elle entrouvrit la porte de l'appartement. Regardez tout ce que j'ai gagné aujourd'hui !

Elle tenait les dix crédits dans la main lorsqu'elle arriva dans la salle à manger, qui servait également de cuisine et de salon. Ses parents s'y trouvaient, mais ils n'étaient pas seuls. Assis à leur table, à la place habituelle de Rey, se trouvait un homme relativement âgé, aux cheveux gris qui lui tombait presque jusqu'aux épaules comme la crinière d'un vieux lion, et à la barbe poivre et sel. Il était habillé d'une longue toge brune et épaisse. Même si son apparence n'avait rien de chic, Rey le trouvait « trop propre ».

Irrémédiablement, cet homme ne venait pas d'ici.

- Euh… bonjour.

- Bonjour Rey, fit le vieil homme en se relevant vers.

« Il a l'air gentil. » réagit la jeune femme. Pas seulement qu'il souriait, mais tout dans son attitude et sa posture semblait apaisé et amical. Rey n'hésita pas à serrer la main qu'il lui tendait.

- Je suis très heureux de te rencontrer enfin, ajouta-t-il en regardant la jeune femme. Je m'appelle Luke. Luke Skywalker.