Salut ! Je poste un peu plus tard que d'habitude, c'est parce que j'ai eu un petit problème avec Internet. Sur ce, j''espère que ce chapitre va vous plaire !

La Pomme Verte : De toute façon ils ne sont plus ensemble maintenant XD (enfin non, c'est pas drôle). Oui moi aussi je suis partisane de cette théorie mais comme c'est pas encore officiel, je me permet de ne pas les faire frères ^^ Les réponses ne devraient plus trop tarder. Merci !


Chapitre 16

Il faisait nuit dehors, on voyait la lumière des lampadaires depuis la fenêtre du bureau du héro. Shoto semblait plus léger alors que moi, je tentais tant bien que mal de cacher ma gène. Quand il m'avait touché lors de notre baiser, quand sa peau avait frôlé la mienne, quand ses doigts avaient caressés mon bras, je n'ai pu que me dire que cette sensation ne m'était pas étrangère. Peut-être une réminiscence de notre nuit ?

Shoto regarda le dehors, puis sa montre.

-Il se fait tard, Midoriya. Est-ce que tu aimerai dormir ici ce soir ?

Je rougis. Il n'allait rien se passer si je disais oui, n'est-ce pas ?

Shoto dû comprendre ce à quoi je pensais car il rougit à son tour et s'empressa de me dire qu'il y avait une chambre d'amis presque à l'opposé de là où se trouvait la sienne.

Nous nous étions embrassé, mais j'avais l'impression que Shoto me voyait encore comme son ami. Et moi, je... je ne savais pas.

-Oui, ça m'arrangerai. Je vais juste prévenir mon colocataire.


Shimura reçu le message de Midoriya et sourit. Il ferma sa page internet et se leva pour aller à l'étage. Il se retrouva devant la porte de la chambre de Midoriya et ouvrit sans scrupule. Il était sûr que ce soir il n'allait pas rentrer alors pourquoi se gêner ?

La chambre était bien rangée, sauf le bureau. Sur ce dernier se trouvait des dizaines de papiers avec des brouillons des quelques chapitres déjà écrits par Midoriya, mais aussi des dessins et des plans de la maison des Todoroki. Tout ceci était des pages que Midoriya avait arraché de son calepin.

Shimura sourit et sortit son portable. Il prit en photo les plans détaillés de la maison. Parmi tous les détails que Midoriya avait pu noter sur la famille de Shoto se trouvait les horaires de Fuyumi et celles de Shoto. Ce gars était vraiment consciencieux quand il travaillait... Shimura n'aurait jamais été capable de glaner autant de détails.

Une fois son investigation terminée, Shimura retourna dans le salon. Il se rendit sur sa messagerie cryptée et envoya un message à ses acolytes.

Il avait enfin un nouveau plan. Il était temps de sortir de l'ombre.


La chambre d'amis était petite. Il y avait un lit deux places, une coiffeuse et un placard. Je ne pensais pas qu'il pouvait y avoir une pièce aussi petite dans cette immense maison. Je me trompais.

Shoto me prêta un pyjama. C'était encore plus intime que de me prêter une tenue de sport. J'étais embarrassé. Après une petite toilette dans la salle de bain, je parti me coucher avec la tête pleine de questions. Elles me tinrent éveillé quelques temps, puis je m'endormis.

Il était devant moi, j'avais les muscles tendus, j'étais concentré. Je ne jouais pas ma vie mais... si. Si je réussissais, ce serai la place assurée dans la filière héroïque. On n'aurait jamais vu ça : un sans alter devenir un héro. J'y croyais... j'y croyais tellement.

Je voyais dans ses yeux qu'il avait compris que je voulais la victoire. Ses membres étaient aussi tendus que les miens. Mais j'étais sans défense contrairement à lui. Quoique... comme tous, je l'avais étudié. J'avais remarqué qu'il ne pouvait geler qu'en ligne droite et que sa glace montait si haut qu'elle me cachait à sa vue.

Esquiver sa glace était ma seule chance de m'en sortir.

-Start ! cria le commentateur.

La glace a aussitôt foncé sur moi. J'ai attendu de ne plus pouvoir voir Shoto pour courir sur le côté. Désormais, je ne pouvais me mouvoir que dans la moitié du terrain. Shoto semblait surpris que je sois parvenu à m'en sortir. Je me plaçais juste à côté de son précédent jet de glace. Il attaquait et j'esquivai. En faisait ainsi, je n'avais pas trop réduit mon terrain.

Mais je ne me faisais pas d'illusion : je n'allais pas réussir à esquiver éternellement et il arrivera un moment où je serai forcé de sortir du terrain.

-Pourquoi tu t'acharnes ? M'avait-il demandé.

Il semblait en avoir marre de jouer au chat et à la souris, surtout face à un sans alter. J'avais conscience que sa réputation était mise à rude épreuve. Je savais qui il était. Je voyais d'ailleurs son père dans les gradins qui le dévisageai. Je l'avais repéré à l'épreuve des cavaliers. Là aussi, j'avais énervé le fils en lui échappant encore et toujours et en conservant les dix millions de points qu'il convoitait.

-Tu n'as même pas d'alter ! À quoi tu t'attends ?

Il courait vers moi, mais son corps était ralentis par les gelures. Il avait décidé de passer au corps à corps. Je savais que je n'allais pas tenir longtemps.

-Je veux devenir un héro ! Je veux sauver les gens en souriant.

Comme All Might. Comme ce héro que j'admirai. Il travaillait à UA mais seulement pour la section héroïque. Je ne l'avais même pas vu de loin dans les couloirs. Je voulais le rencontrer, je voulais devenir comme lui.

Mais pour cela, je devais surpasser mon adversaire.

Je parvins à repousser ou a éviter les coups de Shoto plusieurs fois. Il s'énervait. Je sautais en arrière pour mettre de la distance entre nous. Mon corps avait atteint sa limite. J'étais épuisé et mes poumons trouvaient difficilement de l'air. Je regardais Shoto qui se tenait encore presque droit.

Puis, je remarquais son côté droit qui tremblais. Il avait froid. Son corps aussi avait ses limites.

-Pourquoi ne pas te servir de tes flammes ? Tu as froid. Tu es à bout toi aussi.

Mon audace dû le surprendre.

-Je me suis promis de ne pas le faire.

-C'est stupide. Tu t'infliges une contrainte.

-Je deviendrai le numéro sans son alter.

-Son alter ? Mais c'est ton corps, non ?

Il semblait soudainement un peu déconcerté.

-Tu n'as pas d'alter ! Me criât-il finalement. Tu ne peux pas comprendre.

Non, je n'en avais pas.

-Il n'empêche, dis-je avec un sourire provocateur, qu'avec uniquement ta glace tu ne m'as pas touché une seule fois.

Il écarquilla ses yeux bicolores.

Pourquoi me mêler de cela ? Ça ne me regarde pas. S'il ne veux pas utiliser sa glace et bien... non, de toute façon, je savais que je gagnerai pas ce combat. Alors autant faire une bonne action. Et puis, je le sentais au fond de moi : je ne pouvais pas le laisser sortir de ce combat contre moi sans une réponse à ses soucis.

Shoto sourit.

-Décidément... tu n'es pas banal.

Il se redressa et leva sa main gauche vers moi.

-Tu mérite que je me donne à fond.

Et je vis ses magnifiques flammes rouges foncer vers moi. Ce n'était même pas le peine que je tente de les éviter. Je n'avais plus la force de le faire. Mais je cru voir, juste avant de m'évanouir, la bouche de Shoto bouger. Qu'avait-il dit ?

Je me réveillais en sursaut. Il faisait jour. Le soleil brûlait ma peau mais j'avais l'impression que c'était toujours les flammes de Shoto. Je regardai mes mains qui tremblaient et tentait de reprendre ma respiration. Était-ce un rêve ? M'étais-je mis à la place du garçon sans alter qui avait affronté Shoto ? Ou bien... et si... c'était un souvenir ?

Mais c'est impossible ! Je n'ai eu aucune réminiscence de ma vie passé depuis cinq ans, pourquoi maintenant ?

Tu peux devenir un héro.

Cet homme blond qui me regardait. Je portais ma tenue de sport de UA. J'étais... Je...

Les pièces du puzzle commencèrent à s'assembler petit à petit. Mon cœur battait à toute allure. Je portais ma tenue de sport et je me revoyais encore avec un bandage sur la main. J'avais été brûlé. C'était après mon combat contre Shoto. C'était... il m'avait vu. Je pouvais devenir un héro.

Les larmes coulèrent sur mon visage. C'était impossible. Ce n'était pas moi ! J'avais pleuré ce jour là. Je mettais effondré sur le sol sans pouvoir croire ce que me disait cet homme. Aujourd'hui encore, je n'y croyais pas.

Mais comment expliquer mon alter ? Il y avait encore de nombreuses pars d'ombres. Peut-être... devais-je en parler à Shoto ? Me croirait-il ? Mais au moins, il pourrait m'aider à recoller les morceaux et a retrouver mon passé. Il avait un informateur, c'était fait pour ça non ?

Je m'apprêtais à sortir du lit de la chambre d'amis quand je réalisai que la place à côté de là où j'avais dormit était chaude. L'oreiller était également déformé.

Je savais déjà qui avait laissé ces traces et cela me fit rougir. Avais-je parlé dans mon sommeil ? Ce serai embarrassant.

Je sortis de la chambre tout habillé et descendit dans la cuisine. À ma grande surprise, il y avait Fuyumi, Shoto, un garçon aux cheveux blancs que je n'avais jamais rencontré et une femme d'une quarantaine d'années. Elle avait des cheveux blancs et des yeux gris. Les même yeux que Fuyumi. Il me fallut quelques secondes pour comprendre que c'était Rei Todoroki.

Shoto me sourit et vint se placer côté de moi. Il posa sa main sur mon épaule comme si nous étions amis.

-Maman, Natsu, je vous présente Midoriya Izuku. C'est le journaliste qui écrit ma biographie. Hier soir, nous avons travaillé tard et je lui ais proposé de rester dormir. C'était plus prudent.

Il avait soigneusement préparé son discours, je le sentais. Natsuo vint me serrer la main et Rei se leva pour me saluer.

Le petit déjeuner était prêt sur la table de la cuisine. Shoto m'invita à m'asseoir avec eux. J'étais intimidé. Au bout de quelques minutes, en écoutant la conversation de la famille, je compris que c'était l'anniversaire de la mère. Je le lui souhaitais timidement.

Après le petit déjeuner, Shoto m'entraîna dans la salle d'entraînement.

-J'aurai dû te prévenir plus tôt que ma mère serai là. Mais hier, je pensais à autre chose alors j'ai oublié.

-Ce n'est rien.

Le professionnel en moi voulais ajouter qu'il avait pour projet d'interroger Rei Todoroki un jour ou l'autre et que finalement ça tombait très bien car je n'aimais pas les hôpitaux.

-Sinon, concernant hier...

Shoto mit sa main dans sa nuque pour se frotter les cheveux.

-Je n'ai pas fait ça sur un coup de tête. Ce que j'ai fais, j'en avais envie depuis longtemps. Je ne saurai pas l'expliquer. Mais quand je t'ai vu le premier jour, Midoriya, j'avais l'impression que j'attendais ça depuis longtemps. Tu m'intriguais.

Je restais dubitatif. La dernière fois que Shoto avait été intrigué par quelqu'un, il s'était engagé dans une relation toxique. Et en même temps, si mon rêve était un souvenir, alors cela s'expliquerait.

-Je crois que tu m'intriguais aussi.

C'était étrange. J'avais l'impression de lui faire une déclaration.

Shoto semblait soulagé. Il eu un geste presque timide quand il voulu poser sa main sur ma joue. Il se pencha vers moi pour m'embrasser.

Je passais une partie de la matinée en compagnie de Rei. Elle répondit gentiment à mes questions. Elle me parlais de son mariage avec Enji Todoroki, de la venu du premier enfant, du deuxième, du troisième, puis enfin, du quatrième. Elle me parlais de l'impatience croissante d'Endeavor au fil du temps, cela se traduisait par un comportement de brute envers elle et les enfants. Elle me racontais des anecdotes sur l'enfance de Shoto dont lui ne se souvenais plus.

Rei était très gentille. Je retrouvais en elle certains traits de caractère de Shoto. Son père ne l'avait pas complètement influencé. J'essaierai de mettre cela en avant dans la biographie. Et puis, de le dire à Shoto.

Natsuo aussi passa à la casserole. Mais il fit preuve de moins de patience que sa mère. Pour le coup, il me faisait beaucoup penser à Endeavor. Il était bien plus baraqué que son petit frère. Il avait la carrure de d'Endeavor et avait hérité de sa chevelure en pique.

Natsuo me dit à la fin de l'interview qu'il m'en voulait un peu de gâcher l'anniversaire de sa mère en faisant ressurgir tour cela. Mais Rei prit ma défense sans sourciller.

Je ne restai pas jusqu'au dîner du soir. Shimura devait déjà beaucoup s'inquiéter. Je quittais Shoto sur le pas de la porte.


Bon, Shimura méchant, je pense que vous vous y attendiez tous ^^

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