Bonjour à toutes et à tous !
Bienvenu pour l'ouverture de cette treizième case de ce calendrier de l'avent !
Ohlala ! je ne sais pas si vous vous rendez compte de l'état dans lequel je suis en ce moment ! ça y est les filles ! nous avons dépassé les 100 reviews ! 100 ! vous vous rendez compte ? alors que ce n'est qu'une petite histoire écrite pour vous donner le temps d'être sous votre plaid avec votre café brulant pendant 30 minutes par jour ? Je vous aime, il n'y a pas d'autres mots ! Merci infiniment !
Au programme de ce soir : un toast, des explications, des Cullen mal à l'aise, et des coups de poings! alors, je vous ai donner envie ?
Réponses aux reviews : (merci à vous d'avoir mis des pseudos, vous êtes adorables, et j'aime mieux pouvoir vous donner un nom ou un prénom, c'est plus agréable pour moi !)
Ninidezil : hey Nini ! encore toi ? bon dieu ce que je suis contente de te retrouver 😊
oh ! c'est tellement mignon écrit comme ça ! merci ! tu es adorable dans ta façon de voir le miroir brisé !
pour Bella, je crois que quand la cocote arrive à point, il faut ouvrir la soupape lol
ah, les parents Hall… ils sont trop top, nan ?
je confirme, heureusement que c'est un amour diffèrent, ce serait très bizarre mdr
oula ! un minimum ? mdr, tu m'as eu pour la soirée la mdr
Alice et Edward ? Ne t'en fais pas, ils vont faire leur gros retour sous peux mdr
je te souhaite un très bon chapitre, et je te dis peut-être à demain,
bisou
Mya
Mlodierm : coucou mélo ! merci pour ta reviews 😉
bisous, bisou
Mya
Elo1095 : hello Elo ! (oui, oui, je devais faire ce jeu de mot !)
mazeltov ! c'est une fille ! c'est juste une des meilleures phrases que j'ai entendu dans ma vie mdr
alors, je te le dis tout de suite, non, Edward n'était pas au courant pour les tatouages de Bella, comme ça, ça va t'enlever cette question de la tête lol
tu as raison, c'est à cause de personnes comme son père ou Edward, qu'elle est ainsi, mais si tu regardes bien, c'est très souvent ainsi : on se fait une image de nous-même qui soit un minimum conforme à ce que les gens attendent de nous, même si dans le fond nous sommes différents
les formes, malheureusement, ça complexe, et ça reste jusqu'au bout, à moins de tomber sur une personne qui te fais comprendre que les formes font plus à aimer ( c'est ce que me dit le mien lol)
Ohlala ! mais tu sais que c'est que c'est la période de noël non ? alors vas-y commande au père noël lol
je te souhaite une très bonne lecture
bisou
Mya
Delphine : hello Delphine ! merci pour ta reviews ! tu as raison, ça lui a fait du bien, beaucoup de bien même lol, mais ce n'est pas finit ahah
j'espère vraiment que la suite te plaira tout autant,
bisou
Mya
La : hey La ! j'ai arrêté mon choix sur Laetitia/ Letitia ; Lavande/Lavende ou Laurie/ Lorie ! j'ai bon ?
Pour la réaction d'Edward tu vas la découvrir sous peux mdr, mais je confirme, heureusement qu'Emmett est là ! lui au moins c'est un frère !
je te souhaite une bonne lecture
bisou
Mya
*** Bonne lecture ! ***
Chapitre 14
Mercredi 22 décembre
POV Chelsea
S'il est bien une chose que je ne m'attendais pas à revoir, sur le visage de mon fils, après son divorce; c'est bien ce sourire stupide, voir même un peu niais, celui que toutes les mères savent sentir à des kilomètres à la ronde.
Mais le meilleur reste cette étincelle de vie, ces flammes brûlantes, qui brillent dans ses yeux, et qui réchauffent mon cœur de mère. Et quoi de mieux, pour cela, que ma presque fille adoptive!
Isabella Swan, cette petite perle atterrie dans nos vies à l'époque ou Charlie n'arrivait pas à surmonter la douleur de la trahison, puis de l'abandon de Renée.
Combien de fois ai-je pu voir cette petite pleurer toutes les larmes de son corps parce que son père ne l'aimait pas? Combien de fois ai-je du sécher mes larmes, pour qu'elle ne voit pas que j'aurais tout donné, pour qu'elle fasse, officiellement, partie de ma famille? Qu'elle soit réellement ma fille.
Certes, le mariage entre Emmett et Rosalie a rendu ce lien un peu plus tangible, mais, dans le fond, aussi bien elle que lui, ont souffert de l'abandon consécutif de leur mère, pour ce joueur de base Ball, puis celui de leur père. Quel homme censé abandonnerait ces deux êtres si parfaits?
Où Bella cache sa tristesse et sa peur presque maladive de l'abandon, par un amour inconditionnel pour les gens qui entrent dans le cercle très fermé de ses amis; Emmett, lui, masque à merveille tout cela sous des paroles grivoises, et des blagues salaces.
Mais, rien que pour le sourire qu'il a fait renaître sur les lèvres de ma fille, et la protection sans borne qu'il a pour Bella; je pourrais tout lui pardonner. Parce qu'à sa manière, il est l'ange gardien de mes enfants. Un de mes enfants.
Voila ou j'en suis de mes réflexions, lorsque je dépose le plat de rôti sur la table, le silence pesant, depuis le départ de Charlie nous ayant tous refroidis durant ce repas, et, surtout, cette ambiance, qui aurait dû être festive.
—Je voudrais porter un toast, si vous me le permettez; m'exclamé-je, obtenant l'attention de tous. Je voudrais tous vous remercier d'être là, d'avoir mis de coté vos vies et vos ressentiments, pour être présents, cette année encore. Nous sommes une famille, et de vous avoir réunis, autour de nous, cette année, est une véritable source de joie.
Je suis bien heureuse d'avoir l'attention de tout le monde, ce qui me permet, de ce fait, de ne pas manquer le sourire narquois de mon mari; celui-ci sachant parfaitement à quel point avoir sa sœur sous mon toit relève plus du parcours du combattant, que de la promenade de santé.
—Mais je voudrais remercier plus particulièrement Isabella, pour être réapparue sur le chemin de mon fils, et lui avoir permis de retrouver l'amour, et le joie de vivre. Je ne vous ai jamais vu autant vous amuser que depuis que vous êtes ici, et cela réchauffe mon cœur. A vous, mes enfants, à cette famille, et à l'amour.
Le rougissement de Bella n'a pas de prix, et si je n'avais pas mis au monde le blondinet qui me sert de fils; et qui, soit dit en passant, est le portrait craché de son père au même âge; j'aurais sûrement fait comme mon beau-frère et ma belle-sœur; et cru à cette belle fable qu'ils nous ont servis, à leur arrivée.
Mais, pour leur défense, ils n'ont pas élevé et éduqué Jasper; et grand bien lui fasse! Jamais je n'aurais pu supporter que mon fils ne devienne ce petit con arrogant qu'est devenu Edward, grâce à la surprotection maladive d'Esmé, et au laxisme flagrant de Carlisle.
Certes, je peux aisément comprendre qu'ils le couvent trop, puisqu'il sera, à jamais, le seul et unique enfant qu'ils pourront avoir; mais de là à lui passer tous ses caprices, à l'aider, même, à étouffer cette flamme brillante qu'est Bella? Cela, non, jamais! Pas tant que je respirerai!
—A l'amour! trinquent-ils tous.
La situation semble se débloquer, à partir de cette prise de parole, et quand, enfin, je viens poser la charlotte au chocolat sur la table; j'estime que ma patience a assez durée, et qu'il s'agit de mon droit le plus strict, que d'avoir quelques réponses.
—Alors, les enfants, dites-moi; souris je, à l'attention de mon fils, visiblement contrarié de ne jamais être un adulte à mes yeux. Dites-nous, comment vous êtes-vous retrouvés? Quel a été l'élément déclencheur? Pourquoi maintenant, et pas avant? Quand vous étiez au lycée, par exemple?
Ceci est une question que je me suis très longtemps posée, et même lorsque chacun d'eux deux eut trouvé chaussure à son pied, je me la suis encore posée. Mais comment faire autrement, en les voyant?
Ils ont passé leur enfance à se protéger l'un l'autre; leur adolescence à flirter, même si, visiblement, aucun des deux ne s'en est rendu compte. Et ne parlons pas de leur début de vie d'adulte….
L'arrivée d'Edward, qui n'a jamais compris pourquoi, nous qui aimions tant nos enfants, pouvions être aussi peu exigeants avec eux; d'après lui; son débarquement dans la vie des enfants, et, plus particulièrement, dans celle de Bella, fut un cataclysme pour mon fils.
Du jour au lendemain, toute la vie de Bella a arrêté de tourner autour de lui, sa sœur et son ami; et le garçon qui essayait toujours de se faire bien voir, par Aro et moi; quitte, très souvent, à jeter mon fils en pâture, si cela pouvait lui apporter quelque chose; est venu lui «voler» sa meilleure amie.
—C'est l'histoire basique, tu sais, Chelsea; me coupe Bella dans mes réflexions, en souriant. Je n'avais pas vraiment reparlé à Jasper depuis près de dix ans, je venais de me séparer d'avec Edward, et je ne voulais vraiment pas venir passer les fêtes de fin d'année avec vous, à cause de cela. Mais Rose m'a convaincue.
—Elle a fait pareil pour moi; rit Jasper. Elle a débarqué un beau matin, chez moi, à critiquer ma décoration et mon style de vie, et avant même que je ne sache comment, elle m'avait inscrit sur son site de rencontre à l'aveugle.
—Et je tiens à préciser que c'est la version beta que j'ai utilisée, celle qui sert à rencontrer l'âme sœur, et non un partenaire de travail; réplique t-elle, fière d'elle.
Cette annonce jette un froid dans la pièce, personne, et surtout pas les deux intéressés, ne cherchant à briser ce silence tendu, si ce n'est Rose, fière de son effet, qui sourit à pleine dent, lançant un regard protecteur sur son frère et sa meilleure amie.
—Mais je suppose que vous ne vous êtes pas vus immédiatement, quand même, si? demandé-je, lançant un clin d'œil à ma fille.
Je peux l'avouer, je m'amuse comme une folle de cette situation. Les voir débarquer, en petite tenue, le jour de leur arrivée m'a fait un choc; pas que l'idée me dérange, au contraire même; mais ils avaient ce naturel qu'ont les couples, et je me suis laissée entraîner. Jusqu'à ce que je me rende compte de la supercherie…
L'attitude de Jasper n'avait jamais été aussi protectrice envers elle, ses regards n'avaient jamais été aussi glaciaux pour Edward, et si plein de colère pour Alice; de même que ceux, narquois, que lançaient Rosalie et Emmett à la brune et au brun; et j'ai compris.
Certes, ces deux le ne sont pas un couple, et, handicapés des sentiments comme ils le sont, la situation pourrait durer en longueur; mais, avec les bons mots, les bons conseils, et la bonne manière de le faire; ils pourraient en devenir un rapidement, et surtout, un de ceux qui durent pour l'éternité.
—J'ai reçu un mail qui me disait avoir trouver la perle rare, malgré, et je cite «un humour caustique»; rit-elle, avant de reprendre cet air doux qui la caractérise. 98% de compatibilité, on ne peut pas passer à coté d'une telle chance, n'est-ce pas?
—C'est tellement romantique, cette histoire! m'exclamé-je, battant des mains. Et ce rendez-vous? Comment cela s'est-il passé?
—Une véritable catastrophe! répondent-ils en même temps, s'échangeant un regard malicieux, avant que Bella ne prenne la parole. Il a insulté le serveur et mon chat, a été grossier par moments, et il m'a laissé m'étaler au sol, comme une dinde.
Que je reconnais bien là mon fils, malheureusement… Aussi têtu que son père, et aussi peu diplomate que moi…Parfois, je regrette de ne pas l'avoir envoyé vivre chez Esmé et Carlisle, pour lui apprendre un peu de bonnes manières; quoique…
—Mais, parallèlement à cela; reprend-elle, doucement; il a fait plus pour moi en une seule soirée, que nombre de personnes dans toute ma vie. Sous sa carapace d'homme blessé, il a beau avoir trop de fierté, Chelsea, tu as quand même mis au monde une perle. Deux, si je compte Rose, bien évidement.
Mais pourquoi cette petite s'est elle laissée embobiner par les beaux discours de ce grand dadais de Cullen?
Même Alice qui, sous ses airs de jeune femme extrêmement superficielle, l'a aimé; jamais elle n'a parlé de lui de cette façon. Pas avec cette douceur, pas avec cette tendresse, et cette pointe d'amour qui enrobe ses mots et son regard. Jamais.
—Dans ce cas, si la soirée s'est si mal passée, pourquoi avoir retenter l'expérience? s'interroge Aro, tout comme moi, je dois bien l'avouer. Comment vous êtes-vous mis en couple?
—C'est bien connu; ricane Edward, faisant entendre sa voix pour la première fois, depuis que nous sommes assis; Jasper au complexe du chevalier blanc, toujours prêt à sauver la veuve et l'orphelin, même s'ils ne le veulent pas.
S'il l'avait pu, je ne doute pas que mon fils l'aurait détruit sur place, aux vus des regards haineux qu'il lui envoie, de même qu'Emmett. Je me demande ce qui les relie autant, tous les deux, voir, même, tous les trois, pour vouloir, à ce point, protéger Bella. Pourtant, c'est bien elle, qui apaise la situation, en un sens.
—Tu n'aimes pet être pas le début de notre histoire, Edward, mais Alice et toi, vous ne nous avez toujours pas dit comment vous avez fait pour vous retrouver ici, et ensemble; lance t-elle, moqueuse.
—Je te l'ai dit, lorsque nous nous sommes séparés, Bella; soupire-t-il, feignant, à merveille, je dois le dire, la lassitude. Je l'ai retrouvée quelques semaines avant ce jour-là, et les choses ont suivi leur cour.
Le ricanement amère et narquois d'Isabella me prend au dépourvu. Jamais, si ce n'est lorsqu'il était question de sa mère, Bella n'a été si froide, qu'en cet instant.
—En fait, tu me prends vraiment pour une conne, c'est affligeant; clame t-elle, rude. Quand nous habitions ensemble, j'avais le mot de passe de ta boite de messagerie. Comment crois-tu que je connaissais, toujours, le nom de ta nouvelle assistante? C'est moi, qui la prévenais de te rappeler les anniversaires, les repas en famille, et les dîners entre amis.
Cette Bella, plus sûre d'elle, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, et qui s'affirme; est un délice pour les yeux. Et visiblement, je ne suis pas la seule à le penser, si j'en juge mon mari, mes jumeaux, ou mon gendre.
Tous les quatre, comme moi, la regardent avec admiration. Mais, autour de cette table, nous sommes tout autant, à ne plus supporter les remarques et regards, certes subtils, mais extrêmement désagréables, de la famille Cullen.
—Cependant; reprend-elle, implacable; je vais te poser deux questions, et, pour la première fois de ta minable petite vie de parasite, j'attends de toi de l'honnêteté. Sauras -tu faire cela, ou bien es-tu le genre d'homme à ne pas savoir quand et où assumer ses responsabilités?
—Demandes toujours; sourit-il en coin.
Comment un petit garçon, qui, au berceau, était si adorable, à t-il pu se transformer en cet homme au regard moqueur, qui se tient affalé sur sa chaise? Cela me dépasse totalement, et je sais que je ne suis pas la seule, dans ce cas-là.
—Depuis quand? Et, surtout, combien?
—Je ne suis pas sûr que tu veuilles avoir des réponses à tes questions devant tout le monde; ricane-t-il, mauvais.
Cette maison n'a, sûrement, jamais été si remplie de mauvaises ondes, et si j'en juge par l'air dépité de mon mari, et celui, bien plus furieux de mes jumeaux et mon gendre; la situation est sur le point d'encore un peu plus dégénérer…
—Je sais déjà que tu m'as trompé avec Alice depuis au moins quatre mois; assené-t-elle. Je sais aussi que tu as été assez stupide pour poster cette petite vidéo avec les triplettes de Yale. Alors, je me répète, pour la dernière fois, depuis quand, et combien?
—Bella, s'il te plait, nous sommes en famille, là; grimace Carlisle. Ce n'est pas le moment de laver votre linge sale en public.
—D'autant plus que cela ne t'apporterait rien, si ce n'est te sentir encore plus gênée devant nous, que tu ne l'es déjà, à Forks; renchérit Esmé.
Comment peut on être, à ce point, stupide, cela me dépasse! Ils apprennent que leur fils à tromper leur belle fille depuis des années, et tout ce qu'ils trouvent à dire, c'est que ce n'est pas le moment de faire étalage de leurs problèmes de couple? Suis-je vraiment apparentée à cette famille de sociopathes?
—Sachez, Carlisle et Esmé, que je vous ai aimé comme des parents; rétorque Bella, calme et douce, comme d'habitude. Mais je préfère, et de loin, que les seuls qui puissent me juger, et juger ce simulacre de couple que nous avons été, avec Edward, soit ma famille. Je préfèrerais mille fois être regardée comme la fille cocue, qui s'est battue, que comme la fille trop stupide qui a laissé filer le «meilleur parti de la ville». Mon ambition dans la vie n'est pas d'être une femme trophée, et cela ne l'a jamais été.
Oh mon dieu! Si je ne la considérais pas déjà, comme ma fille, et qu'à trente ans, on ne peut plus se faire adopter; je le ferais avec elle, rien que pour la manière tout Withlock qu'elle a eu de lui répondre.
—Edward? redemande t-elle, grimaçante. C'est maintenant, que tu dois prouver que tu as des couilles.
—Trop pour que je ne me souvienne du nombre; sourit-il, narquois; et depuis bien assez longtemps pour que la liste soit longue comme l'annuaire.
Cette fille est d'une droiture à toute épreuve, c'en est stupéfiant! Tout simplement stupéfiant! Mais cette fois ci, elle n'a pas le temps de faire, ou de dire, quoi que ce soit, avant que Jasper ne se lève, l'empoignant par le col pour le jeter au bas de sa chaise.
—Petite merde; susurre t-il. Je vais t'éviscérer pour ce que tu lui as fait.
Le coup de poing part avant même que quiconque n'ait pu l'anticiper, et retentit dans la pièce, lorsque le nez de mon neveu craque sous la force de celui-ci; lui arrachant un cri fort peu glorieux, pour un homme si «raffiné».
—Jasper! s'écrie t-elle, en se levant, le rejoignant pour se placer entre eux. Arrête cela tout de suite!
—Tu es sérieuse là? siffle-t-il, indigné. Putain mais oui, tu es sérieuse en plus! Même après tout cela, tout ce qu'il t'a fait subir, la manière dont tout Forks te regarde, tu continues à le défendre?
—Je ne défends personne Jazz; soupire t-elle, tentant de poser une main sur son bras, mais il l'en empêche. Je t'évite de faire une chose que tu regretterais amèrement, si tu le faisais. Pense à Alice, s'il te plait.
Alice? Vraiment? C'est vraiment la raison qu'elle invoque, pour le ramener sur le droit chemin? Son ex-femme qui lui a pris bien plus que de l'argent?
—Elle est enceinte Jazz; sourit-elle, douloureusement. Tu n'as pas le droit de priver un enfant de son père, aussi profondément connard soit-il.
Ce regard blessé, malheureux, et plein d'une haine soutenue; je ne l'ai vu qu'une seule fois, dans ses yeux, lorsqu'il était au lycée; et je redoute fortement le moment où ce maelstrom d'émotion va exploser, surtout pour la personne qui se désignera volontaire; ce qui, une chose est sure, ne sera pas moi!
—Fais ce que tu veux Bella, gère les choses comme tu l'entends, mais ne reviens pas me voir en pleurant, quand il t'aura, encore une fois, prise pour une conne. Ce temps là est terminé. Je suis écrivain, moi; pas thérapeute pour les causes perdues. Et lui en est une, il serait temps que tu t'en rendes comptes.
—Jasper! s'écrie-t-elle.
Mais il a déjà tourné les talons, quittant la salle à manger d'un pas rageur; et même Emmett, pourtant le plus prompt à se dévouer, pour lui offrir un moyen de distraction; ne s'impose pas pour le suivre, préférant rester debout, face à Edward, et le darder d'un regard où brûle la haine.
L'ambiance glaciale du début de repas revient, mais, cette fois je refuse d'être l'agneau jeté en sacrifice. Deux fois, mais pas trois.
—Il est complètement malade ce type! explose Edward, soutenu par Esmé, Carlisle lui examinant le nez.
C'est sûrement la chose la plus inhumaine, surtout en famille, mais je ne peux m'empêcher de féliciter, intérieurement, mon fils, pour ce qu'il vient de faire; même si, maintenant, j'ai vraiment peur pour la suite de leur petite «comédie», à Bella et lui.
—Oh, c'est bon! s'énerve t-elle, d'ailleurs. Il t'a à peine touché, alors ferme la!
—Bella, enfin! s'égosille Carlisle. Langage, s'il te plait.
Pleine de rage, et de fureur, à son tour; elle se détourne pour sortir, mais, à peine deux pas plus loi, elle fait demi-tour rapidement, et place des yeux tranchants dans ceux de son ex-futur-fiancé; le faisant reculer d'un pas. Choix judicieux, si j'en juge les cheveux défaits de son chignon.
—Tu te souviens de ce que tu disais de ces indiens Quileutes, qui souhaitaient s'associer à ton entreprise? demande t-elle, froide.
—Oui; hausse t-il les yeux au ciel. Et alors?
—Tu disais d'eux qu'ils étaient inutiles, et néfastes à la société. Mais tu avais tort Edward. Ce ne sont pas les Quileutes, qui sont mauvais, et devraient être éradiqués de la surface de la terre. C'est toi, ta morale, tes mensonges et tes infidélités.
Je peine à reconnaitre la Bella qui avait peur à la moindre voix s'élevant un peu trop fort; en la voyant se tenir froide et fière, la colère rayonnant autour de son corps.
—Tu sais quoi Alice? reprend-elle, se tournant vers l'ex-femme de Jasper. Je t'en voulais d'avoir réussi, là où moi j'avais échoué. Je t'en ai voulu, pour l'avoir eu dans ton lit. Mais, aujourd'hui, je te le laisse de bon cœur. J'espère juste pour toi qu'il aura plus de respect pour votre bébé et toi, qu'il n'en a eu pour moi.
Je l'arrête, alors qu'elle passe à coté de moi, pressant ma main sur son bras, y exerçant une douce pression pour qu'elle baisse le regard dans ma direction; lui adressant un sourire triste.
—Dis-lui que je suis désolée, Bella; lui soufflé-je. Dis-lui que je suis vraiment, sincèrement, désolée.
—Je suis sure qu'il le sait déjà Chelsea; m'offre-t-elle un sourire sincère et tendre. Mais, moi, j'ai des excuses à lui présenter, et une ou deux petites choses à régler avec lui.
Quand elle passe, enfin, les portes de la salle à manger, laissant, dans son sillage, un silence étouffant; je me fais la réflexion incongrue que, cette semaine de réveillon tient plus du soap opéra, que d'un épisode des feux de l'amour.
Pourtant, ce silence ne dure pas puisque, à peine quelques secondes après qu'elle se soit éclipsée de la pièce; Emmett n'a pas le temps de retenir Edward, avant qu'il n'aille rejoindre Bella et Jasper, sûrement tous les deux déjà dans leur chambre.
—Laisse-le faire; soupire Aro retenant notre gendre. Je crois qu'aussi bien Jasper, que Bella, ou même Edward, ont besoin de cette confrontation.
—Si j'apprends qu'il l'a blessé d'une manière ou d'une autre; siffle Emmett, rageur; je vous promets de faire de sa vie un enfer, et il n'y aura jamais assez de cachette en ce monde ou il puisse se terrer.
Fulminant, il attrape la main de Rosalie, pour la conduire dans le salon, s'asseyant dans le canapé pour la prendre dans ses bras, et la serrer très fortement; marquant, ainsi, la fin de ce déjeuner sincèrement trop long, même pour moi.
Regardant Esmé et Carlisle conduire Alice dehors, pour qu'elle puisse prendre l'air, malgré le souci qu'elle se fait, pour le père de son enfant; j'attends qu'Aro vienne me rejoindre, dans la cuisine, pour pouvoir enfin soupirer.
—Longue journée? me demande-t-il, de son sourire si craquant.
—Elles le sont toutes, mais je crois que celle-là n'est pas près d'être terminée, malheureusement; soupiré-je, me coulant dans ses bras.
—Il se sont tournés autour pendant des années darling; sourit-il sincèrement, resserrant sa prise sur mon corps. Maintenant, ils sont en couple, et ils sont solides. Ils sauront se retrouver, en t'en fais pas.
—C'est là, tout le problème, amour; soupiré-je, encore une fois. Ils ne sont pas en couple.
—Pardon? s'étonne-t-il, brusquement.
—Ils nous jouent la comédie depuis le départ, et je pense en savoir la raison.
—Explications; tonne t-il.
Lorsqu'il parle ainsi, je peux retrouver le Jasper que nous avons côtoyé, durant un an; et je me sens obligée de répondre immédiatement, lui avouant ce que j'ai compris de leur situation.
Je lui parle de mes doutes du départ, quand Esmé lui a dit qu'Edward arriverait le lendemain en nous amenant une surprise, je lui parle du choc de voir Bella et Jasper descendre en petite tenue, le lendemain, je lui parle des échanges de regard, entre eux deux, Rosalie et Emmett.
Je lui parle aussi de l'absence de relation physique, et de l'absence de baiser entre eux, même si, normalement, dans un couple, même très peu démonstratif, il aurait du y en avoir quelques-uns, volés dans des coins de couloir, surtout en connaissant la réputation de mon fils, durant l'année écoulée.
Je lui explique la peur de Rosalie de les voir, tous les deux, se bruler les ailes, en jouant cette comédie; peur qui est, elle aussi, tout comme sa femme; distinctement présente, dans les yeux d'Emmett.
Je lui dis tout, n'omettant aucuns détails, dans le secret de cette cuisine fermée; refusant de relever le regard, une fois mon explication terminée.
—Ils font cela uniquement pour éviter de passer le réveillon seuls? demande-t-il, dubitatif, après de longues minutes de silence.
—Je pense qu'ils cherchent aussi à rendre Edward jaloux, en lui montrant qu'il a perdu une perle rare, en laissant Bella s'éloigner; hoché-je la tête.
—C'est insensé; souffle t-il. Si elle nous l'avait demandé, Bella sait très bien que nous aurions accepté de lui épargner ce réveillon en famille, surtout avec la présence d'Edward, et celle d'Alice.
—Mais nous ne savions pas qu'elle serait là; dénié-je. Et, surtout, rappelle- moi quand fut la dernière fois où Bella n'a pas été d'un altruisme qui frôle la folie?
—Tu n'as pas tort…; soupire t-il. Je suppose que c'est à moi d'aller faire entrer du plomb dans la tête de notre fils?
—Tu lis dans mes pensées, amour! souris-je grandement.
—Evidemment; siffle t-il. C'est toujours pour les faibles, d'aller réconforter la brebis galeuse.
—Je t'ai demandé d'aller réconforter notre fils, pas d'aller faire un solo de trompette avec Edward; levé-je les yeux au ciel.
Il éclate de rire, me serrant une dernière fois dans ses bras, avant de quitter la cuisine pour l'étage. Restée seule, j'ai enfin le temps de réfléchir à un plan de bataille pour mettre ensemble ces deux têtes de mules, quitte à gâcher le réveillon de tous les autres. Mais, après tout le réveillon est dans deux jours, et l'esprit de Noël existe bien, non?
je suis vraiment impatiente d'avoir vos réactions! alors à vos claviers! qu'en avez vous penser? ce toast de maman Hall? des réactions? ahah; les explications vous ont elles convaincus? et ces petits Cullen? à la hauteur de vos attentes? mais la meilleur question: et ce coup de poing?
j'attend vos réactions jeunes gens! à vos claviers!
rendez vous demain à 17h pour la suite!
bisou bisou
Mya
