Lou : Merci à toi pour ta review !


Ellora

"Tu es enfin sortie de ton trou ?"

La remarque de Teddy me fit rougir de gêne mais il m'étreignit comme si de rien n'était. Après tout, je n'avais pas été très gentille avec lui je le méritais bien.

"Ellie, je te présente Victoire."

"Enchantée, Teddy m'a beaucoup parlé de toi," dis-je en me tournant vers une jolie blonde à l'air amusé.

"De même. Je suis contente de te voir."

"Désolée, j'ai mis du temps à sortir de mon trou," m'amusais-je alors qu'elle posait une main sur mon bras avec douceur. Elle était plus petite que moi et l'amour qui transparaissait des yeux de Teddy était presque trop intime.

"Pas de soucis. Je me doute que ça doit être compliqué. Nous sommes une grande famille. Nous serions ravis de vous accueillir à la maison un soir si vous le souhaitez."

"Ça serait génial," répondit Scorpius qui posa sa main sur ma taille en m'attirant vers lui, sentant mon angoisse.

"Allez détends-toi, ils ne mordent pas," me dit Teddy en nous précédant vers la petite maison.

Victoire le suivi et me fit un sourire encourageant, babillant sur la nouvelle collection de robes de l'année, ce qui me fit penser à autre chose pendant quelques minutes.

Le Terrier. Albus m'avait harcelé pour que je vienne ce dimanche et j'avais compris que je ne pouvais plus reculer après ma petite crise de panique. Il fallait que je rencontre la famille. Intégralement. Albus m'avait dit qu'il avait tout fait pour que tout le monde soit là et il m'avait tellement stressé que Scorpius avait dû le mettre à la porte.

James m'avait passé un coup de cheminette le soir et dit que tout se passerait bien qu'il serait là et que Teddy pourrait nous y conduire. Je n'avais pas dormi de la nuit, j'avais repassé ma garde-robe dans ma tête, repensé à toutes les questions qui pourraient m'être posées et m'était endormie à l'aube, quelques heures avant le départ. Le stress nouait mon ventre et tout était pire que la première -et unique- rencontre avec les Potter réunis.

Teddy frappa à la porte et je serais partie en courant si Victoire et Scorpius ne m'avaient pas retenu.

"Oh Teddy mon chéri. Victoire, viens par-là."

Une petite femme replète mais à l'air très avenant les enlaça avec une joie palpable.

"Mamie, voici Ellora."

Elle posa ses yeux sur moi et une fraction de seconde lui suffirent pour qu'elle m'enlace également, me palpant les joues et maudissant ma maigreur, avant de réserver le même traitement à Scorpius qui était habitué, mais qui avait toujours les oreilles rouges de plaisir, les effusions d'émotions n'étant pas monnaie courante chez lui. Chez moi non plus. Je n'avais vécu qu'avec mon père et n'avait connu aucune autre famille. L'attention dont j'allais être l'objet commençait à me faire peur.

"Molly, ne la brusque pas. Bonjour Ellora, nous sommes ravis de t'avoir à la maison."

L'homme était grand, avait des cheveux blancs-roux et un sourire tranquille. Il me plut immédiatement.

"Je m'appelle Arthur, je suis ton grand-père, mais entrez les enfants."

Il me fit un sourire léger et je fus contente qu'il ne me prenne pas dans ses bras, je n'avais pas besoin de ça.

La maison semblait désorganisée, toutefois elle était pleine de vie. Mes grands-parents nous précédèrent vers le petit jardin où les herbes étaient aussi hautes que Victoire mais où une grande table avait été installée pour le déjeuner. Il y avait, effectivement, énormément de roux. Ils tournèrent tous leur regard vers moi et, troublée, je me mis derrière Teddy pour qu'il me cache. Ce dernier tourna sa tête pour me présenter et fis une drôle de grimace quand il me vit recroquevillée derrière lui.

"Aller, fais-moi confiance," me dit-il en souriant.

Je pris une inspiration, mon regard plongé dans le sien, avant de me tourner vers la grande famille. Je me tournai instinctivement vers James qui s'était mis debout à mon arrivé, il me fit un signe de tête et je m'approchais de lui pour me réfugier dans ses bras.

"Ça va aller Lils."

Ce surnom, je le savais, datait de mon enfance, et ça me rassura instantanément.

"Tout le monde n'est pas là. Albus a compris qu'il avait abusé, donc on a réuni que quelques personnes pour le moment."

"Merci," soufflais-je à son oreille. "Tu me présentes ?"

"Allez, viens."

Il me prit par la main comme quand nous étions enfant.

"Alors, Lils, voyons voir. Déjà tu as rencontré Arthur et Molly tes grands-parents qui se feront toujours un plaisir de te faire de bons petits plats. Ensuite, alors, déjà George bien sûr un de nos oncles qui est avec sa femme Angelina. Tu sais c'est lui qui travaille pour Farces pour sorciers facétieux, avec Ron là-bas. Qui est avec sa femme Hermione, les meilleurs amis de papa, qui ont donc eu Rose et Hugo qui a ton âge. Puis on a Percy que tu as déjà rencontré, Bill et Fleur qui sont les parents de Victoire, et enfin Charlie là-bas avec les brûlures. Il n'y a pas beaucoup de cousins parce qu'on a demandé un comité réduit, mais là-bas tu as Roxanne, la fille de Fred, et Louis le frère de Vic. Ça va aller ?"

"Mhm."

J'étais totalement crispée, essayant de me souvenir de tous les prénoms que m'avait donné James.

"Je suis désolée," murmurais-je alors que tout le monde me regardait, "je ne sais pas si je vais retenir tous les noms."

"Pas de soucis, installe-toi," me dit gentiment Arthur.

Une fois installée, entre James qui me tenait la main et Scorpius qui me couvait d'un regard inquiet, les conversations reprirent. Si quelques regards se posaient sur moi je n'étais pas le centre de l'attention comme je l'avais craint. Ça me rassura légèrement. Je me détendis imperceptiblement et je sentis James sourire avec joie.

"Les parents ne sont pas là ?" lui demandais-je finalement.

"Euh... Papa va arriver après le boulot."

Il me fit un sourire gêné et je compris instantanément. Je n'étais pas la seule à avoir subi ce procès. Ginny n'allait pas venir. Elle ne viendrait pas, elle ne m'aiderait pas. Elle m'abandonnait.

"Alors Ellora," commença Arthur en me fixant d'un air intéressé, "pourrais-tu me raconter un peu ce que tu fais dans la vie."

Soulagée je commençais à parler de mon métier, la chose que j'aimais le plus au monde. Arthur était très attentif et posait des questions pertinentes. Percy vint même s'infiltrer dans la conversation pour mon plus grand plaisir car il connaissait bien les relations internationales entre les différents pays.

"Tu n'as jamais pensé à faire un musée à Londres ?" me demanda ce dernier.

"Si bien sûr. Enfin surtout l'exporter dans d'autres pays, c'était le projet. Pour le moment, ça a été un peu repoussé mais j'ose espérer que dans quelques années nous pourrons étendre notre offre."

"En tout cas nous avons de nombreuses œuvres magiques dans les locaux du ministère, si tu veux une visite n'hésite pas."

"Ça serait une offre très intéressante pour l'Angleterre," renchérit Arthur. "On pourrait évoquer la guerre, pour ne pas oublier."

"C'est sûr qu'avec Binns en prof on risque d'oublier, il est resté au temps des gobelins," soupira de dépit Percy.

"Et toi Scorpius, tu vas la rejoindre ?" s'intéressa Fred.

"Je ne sais pas encore," grimaça-t-il, je travaille toujours pour les aurors tu sais."

"Arrête," interrompit Albus dans une grimace, "on sait tous que ça ne te plaît pas. Par contre, négocier des contrats c'est ton truc. Tu te souviens une fois, à Poudlard, il y avait un Pouffsouffle qui voulait toujours nous vendre ses produits, Scorpius a réussi à lui retourner le cerveau et on lui a revendu son propre produit trois fois plus cher. Trop de souvenirs."

"Oui, c'était il y a longtemps. Négocier un vrai contrat avec de l'argent c'est plus complexe," soupira-t-il. "Nous verrons bien."

Il me regarda avec un sourire et je lui répondis doucement d'une pression de la main.

"Et toi George, comment as-tu réussi à monter ton affaire ?"

Ce dernier se lança dans une discussion endiablée, me parla longuement de son frère et je compris que c'était rare en voyant les regards que les autres lui jetaient. J'étais heureuse qu'il soit capable de se confier à moi qui ne connaissais rien à l'histoire. Il évoqua le tournoi des trois sorciers et sa façon de raconter me passionna. Oui, il fallait absolument raconter les aventures d'Harry Potter pour les générations qui suivraient. Les histoires de dragons, de bal et de patronus me firent halluciner. J'ignorais tout cela.

"Ouah," m'exclamais-je, "bien sûr je connais l'histoire mais en Amérique ça sonne beaucoup moins... chevaleresque."

"Ça ne l'est pas," grimaça Ron d'un ton assez froid. "Nous avons eu de la chance, quoi qu'on en dise."

"Arrête tonton, s'écria James d'un ton agacé, vous avez quand même votre carte de chocogrenouilles."

"Notre plus grande réussite."

Ron eut un sourire rapide et se détourna rapidement. Je sentais qu'il n'était pas à l'aise avec moi. Un peu gauche, il ignorait comment se positionner. Moi non plus. J'étais déjà perplexe face au nombre de personne dans cette famille. Nous étions arrivés depuis trois heures et je n'avais pas encore parlé à la moitié d'entre eux.

Si Arthur et Percy avaient une conversation très posée, George y avait mis son grain de sel et avait détourné la conversation sur des sujets légers qui m'avaient passionnés. Ma relation avec Albus et James était au beau fixe ce qui me permettait de tenir. Charlie et Bill m'avaient parlé de la famille et Roxanne était venue compléter l'histoire, en me racontant les querelles internes, les longues discussions entre cousins et les bêtises qu'ils avaient pu faire à Poudlard. Ils étaient tous très soudés.

A Poudlard ils s'étaient tous retrouvés parfois dans la même année, je me demandais si ce n'était pas trop lourd à porter, cet héritage, ce poids des cousins, ne rien pouvoir faire sans que tout le monde soit au courant. Une journée et je trouvais déjà ça épuisant.

.

J'avais aidé Molly à préparer le dessert et elle en avait paru ravie.

"Merci," me dit-elle alors que je faisais léviter les choux à la crème en une jolie tour, adorant la pâtisserie.

"Je suis contente d'être là. C'est un peu difficile, de tout emmagasiner mais merci beaucoup."

Elle me prit dans ses mains en sanglotant.

"Pardon. Je n'espérais jamais te revoir un jour. Je sais que ce n'est pas simple pour tout le monde, mais tu seras toujours la bienvenue ici. Tu es notre petite-fille et, ça a été tellement dur pour tes parents."

"C'est ce que j'ai entendu dire."

Elle m'avait souri tristement avant de me raconter. Les pleurs de Ginny, les disputes qu'elle avait eues avec Harry. La demande de divorce. Puis la réconciliation quelques années après, la manière dont ils avaient appris à vivre avec leurs démons. Ses peurs. La tristesse. La difficile construction de la famille. Le fait que les Potter avaient du mal à venir ici, entourés d'enfants. Le comportement d'Albus qui avait tellement inquiété qu'il avait vu un psychomage pendant des années. James qui avait tout prit sur lui et avait grandi trop vite. La conversation dura longtemps, mais elle me fit du bien. Parce que Molly restait une personne extérieure qui même si elle avait vécu l'horreur pouvait me rassurer d'un seul sourire.

"Je n'ai jamais eu de grand-mère. Ni de mère, d'ailleurs," soupirais-je, "c'est difficile pour moi parce que vous êtes très nombreux. Je ne sais pas si je me comporte bien."

"Tu es très bien. Nous sommes tous contents de voir quelle jeune femme accomplie tu es."

"Bonjour tout le monde," lança Harry Potter à la cantonade.

Je jetais un regard d'excuse à Molly qui rigola doucement en me voyant me ruer vers Harry. Il parut vraiment surpris de me voir avec le sourire, mais m'enlaça quand je me jetais sur lui.

"Nouveaux souvenirs. Pardon. J'en avait besoin," m'excusais-je en me rendant compte de mon comportement.

Pendant le repas j'avais eu des flashs rapides, des repas passés au Terrier, ma relation avec Harry, des jeux avec Hugo. Tout cela avait défilé rapidement, mais assez pour que j'eue envie de voir mon papa. Le vrai. Et qu'il me dise que tout se passerait bien avec ma mère.

"Je suis content aussi," me répondit-il gauchement. "Molly, quel plaisir de vous voir."

"Moi aussi Harry. Dépêche-toi, on va servir le dessert. J'ai fait une tarte à la mélasse."

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"Ellora."

La femme s'installa à mes côtés alors que je m'étais détachée un peu du groupe, Scorpius étant en pleine discussion avec Albus sur son avenir professionnel. Je m'amusais à observer les relations entre tous les membres de cette incroyable famille. Je ne me sentais pas encore bien intégrée, j'avais bien compris que Ron n'était pas ravi que je sois là, mais je commençais à m'habituer : aux cris, aux larmes, aux discussions endiablées et pleines de sens. Tout était tellement hétéroclite, c'était passionnant.

"Hermione, bonjour."

J'avais retenu son prénom rapidement. La meilleure amie de mon père, intelligente. Celle qui avait monté tous les échelons. J'étais impressionnée par son parcours professionnel, surtout en sachant qu'elle avait eu deux enfants.

"Un peu effrayée ? Je viens d'une famille moldue où j'ai été élevée toute seule, quand je suis arrivée ici la première fois j'ai eu un peu peur."

"C'est difficile oui. Je me sens... tiraillée entre deux mondes. "

"Je peux le comprendre," soupira-t-elle en semblant plonger dans ses souvenirs avant de me sourire d'un sourire si rassurant que j'avais l'impression d'être la meilleure personne du monde.

"Je vais m'habituer, c'est juste difficile au départ de savoir comment se placer."

"Oui, mais tu vas trouver ta place peu à peu. C'est normal si au début tu ne retiens pas tous les prénoms. Ils vont tous êtes ravis de te raconter les histoires de famille. Et puis te revoir c'était si inespéré."

"Je ne sais pas," soupirais-je, "parfois j'ai l'impression que si je n'étais pas réapparu tout aurait été plus simple."

"C'est sans doute vrai, mais c'est une bonne chose pourtant. Bien sûr ça chamboule tout le monde, mais c'est un vrai bonheur. Tu n'as pas vu Harry. Regarde-le."

Je fis ce qu'elle me dit et je le vis en train de rigoler avec Arthur autour d'une bierreaubeurre, couvant un regard sur Albus qui taquinait Scorpius en gesticulant. James, lui, faisait une partie de bataille explosive avec Roxanne.

"Les Potter sont vraiment heureux maintenant. Quand tu as disparu... Je ne l'ai jamais vu comme ça. Même la mort de Sirius... il a souffert énormément tu sais, je suis sa meilleure amie," continua-t-elle, "et il n'a plus souri comme ça depuis ton départ. Je ne te parle pas d'Albus."

"Alors je suis contente," affirmais-je, "je veux qu'ils soient heureux."

"Ne t'en fait pas pour Ron. Il s'y habituera.

Elle me sourit alors que je jetais un coup d'œil à ce dernier qui me fit un petit sourire gauche.

"Il ne sait pas comment s'y prendre," rit-elle. "Oh, Hugo viens-là mon chéri."

Elle attira vers elle son fils qui me fit une grimace amusée.

"Salut Ellie. Je peux t'appeler comme ça ?"

"Bien sûr. "

"Laisse-moi maman," soupira-t-il en se dégageant de l'emprise de sa mère qui me fit un clin d'œil amusé.

"Que ferais-tu sans ta mère ?"

"Je serais plus tranquille."

J'eus un petit sourire crispé. Je n'avais pas de mère. Elle ne voulait pas me connaître.

"Merci, Hermione, je suis contente de vous avoir rencontrée."

"Moi aussi. J'espère que tu reviendras vite."

Je m'éclipsais discrètement en soufflant d'angoisses. Je m'approchais d'Albus et Scorpius et me plongeait dans les bras de ce dernier.

"Salut les mecs."

"Ils ne t'ont pas fait trop peur ?" me demanda Albus en souriant.

"Non tout se passe bien."

Albus ne releva pas mais je sentis Scorpius se tendre. Quelques minutes plus tard il prétextait un mal de crâne et nous pûmes partir du Terrier.

"Merci."

"Non, j'ai vraiment mal à la tête."

Son mensonge me toucha. Arrivés au manoir il me laissa tranquille et je pus retourner dans ma chambre et pleurer de tout mon saoul.

.

.


"Ellora. Puis-je entrer ?"

Je ne répondis rien mais Astoria entra de son pas altier.

"Elle ne veut pas me voir," murmurais-je d'une voix étranglée.

"Je sais. Ce n'est pas juste."

Astoria m'attira vers elle et ses bras m'apportèrent énormément de réconfort.

"Il faut que tu sois forte."

"J'étais tellement... je me sentais si seule. Ils sont si nombreux, ils se connaissent par cœur. Je ne connais même pas leur nom. "

"Malgré mon arbre généalogique ?" railla-t-elle alors que je m'étranglais entre le rire et les sanglots. "C'est normal au départ, ils se doutent que tu ne peux pas tout avoir retenu."

"J'ai fait quelque chose de mal ?

"Elle a besoin de temps. Pour le moment essaie de rattraper le retard, et elle reviendra après, c'est dur pour elle.

"Pour moi aussi. Je me sens si seule. Et Scorpius, il fait tout pour que j'aille bien, mais je ne suis pas gentille avec lui. Il fait tout ce qu'il peut et moi je ne suis pas reconnaissante."

"Non, tu l'es. Il sait que ce n'est pas une situation évidente et il l'accepte. Il t'aime. Jamais il n'a été comme ça avec une fille."

"Vous dites ça pour me faire plaisir."

"Tu penses que je suis du genre à mentir ?"

"Non. Pas vraiment."

"Alors crois-moi. Il t'aide mais tu l'aides énormément aussi, tu lui apportes beaucoup. Sans toi il était très renfermé, aujourd'hui il commence à affirmer ses choix. Parce qu'il a compris qu'une vie peut changer rapidement."

"Vous êtes tellement gentils. Alors que je n'arrive pas à remonter la pente."

"Tu vas la surmonter. Mais peut-être pas ici."

"Comment ça ?"

"Ellora, tu as vécu toute ta vie en Amérique. L'Angleterre, c'est différent. Depuis combien de temps n'es-tu pas allée travailler ? Ça te manque. Ta ville te manque. Tu essaies de t'adapter, de faire pour que ta famille t'apprécie. Mais fais-leur confiance, laisse-les venir à toi et t'apprécier comme tu es. Si tu pars personne ne sera triste, personne ne va t'oublier. Ils vont comprendre et peut-être aurez-vous des liens qui vont se lier et se délier."

"Mais..."

"Réfléchis-y. Ta vie est compliquée en ce moment, tout serait plus simple si tu ne te prenais pas autant la tête et que, juste, tu vivais. Prends le meilleur avec toi, Albus, James, Teddy et puis les autres, ils viendront ou non. On ne peut pas tous s'aimer dans une famille. Prends le meilleur et vis un peu. Tu as vu comme une vie peut vite se terminer."