Hello !

Le voici, le voilà... l'épilogue de cette petite histoire d'amour que j'ai profondément aimé écrire.

J'ai aimé les voir grandir et évolués, j'ai aimé lire chacune de vos reviews, lire chaque phrase, chaque mot. J'vous ai rendues un peu folles parfois (désolée) j'vous ai fait peur, j'vous ai faire rire, pleurer... et c'est pour moi le plus merveilleux des cadeaux quand vous me dites que les émotions de mes mots sont magnifiques... parce que, pour moi, l'écriture c'est exactement ça : faire passer les émotions de la plus pure des manières.

J'espère que notre chemin sera encore long, et que cette histoire restera dans vos cœurs longtemps.

J'ai pensé que ça serait difficile de poster pour moi cet épilogue mais finalement… tout va bien. J'ai dit ce que j'avais à dire, j'ai écris ce que j'avais à écrire sur cet Edward, et cette Bella, et je suis heureuse et apaisée de me dire qu'ils vivent leur petite vie tranquille, maintenant.

Peut-être que je trouverais le temps de vous écrire un ou deux bonus…

J'n'ai pas envie de leur dire aurevoir en bas alors je vais m'arrêter ici.

Merci encore, pour tout. Vous ne savez pas tout ce que ça représente pour moi, et surtout, comme je suis heureuse d'avoir été au bout de cette histoire.

Une page se tourne.

Pour rappel : maintenant, tout se passe sur mon autre histoire qui commence à peine : Soulmates. J'vous y attends.

A très vite,

Je vous embrasse,

Tied.


Épilogue

2 ans plus tard.

Le matin de mes trente ans, je m'éveillais dans mon grand lit.

Le soleil brillait fort au-delà de la fenêtre, et cette constatation me fit sourire. En regagnant la cuisine en traînant des pieds, mes yeux se posèrent sur un mot accroché sur le frigo par deux petits aimants.

Joyeux anniversaire Amour de ma vie.

On se voit tout à l'heure.

Je t'aime.

E.

Je ne pus m'empêcher de sourire idiotement. Je me servais un café, et souris à nouveau en me rendant compte que je ne prenais désormais même plus la peine de le faire chauffer. J'allais m'installer dans le canapé, savourant mon café en soupirant de bien-être.

Voilà. 30 ans… et j'étais heureuse. Définitivement, très heureuse.

La matinée passa lentement, j'accueillais les appels de mes amies avec joie : Alice m'informa qu'elle n'accoucherait pas aujourd'hui pour ne pas me priver de la seule journée qui m'était totalement dédiée dans l'année (merci Alice pour cette attention) et Rose, qui réussit à me parler un peu moins d'une minute (faute à ses trois petits monstres courant en riants autour d'elle), me rappela de ne pas oublier d'aller commander le gâteau pour le samedi suivant.

Elles avaient réussi à me forcer à organiser la plus grosse fête de ma vie. Nous ne serions pas très nombreux, mais, nos amis, nos familles réunit et j'avais déjà l'impression d'être l'organisatrice d'un mariage pour 200 personnes.

En fin de matinée, on sonna à la porte de l'appartement. Ne m'attendant pas à avoir de visite aujourd'hui (sachant Edward au travail jusqu'en fin d'après-midi) je fronçais les sourcils en allant ouvrir.

En ouvrant la porte, je ne vis qu'un énorme bouquet de rose blanches et roses. Je ne pus m'empêcher de pouffer devant la taille du bouquet en levant les yeux au ciel…

J'étais sûre qu'Edward avait, de nouveau, fait des folies.

- Mademoiselle Swan ? Demanda le livreur, qui je devinais caché quelque part derrière le bouquet.

- C'est moi.

Je signais le bon de livraison avant de le saluer et de refermer la porte.

Mes bras n'étaient presque pas assez grand pour tenir le bouquet entier. Le posant sur le plan de travail de la cuisine, je ne pus m'empêcher de sourire en attrapant la petite enveloppe glissée entre les fleurs. Leur odeur était divine, et commençait déjà en embaumer la pièce.

J'ouvris la carte avec hâte, avant de sentir ma tête tourner en apercevant l'écriture manuscrite.

Soudain, l'air me manqua. Les larmes brûlèrent mes yeux douloureusement.

A tâtons, ne pouvant décrocher mes yeux de ses mots, je m'assis sur la première chaise qui me tomba sous la main, le souffle court, la gorge tellement serrée par l'émotion qu'elle en était douloureuse.

Ma sirène,

Tu as trente ans aujourd'hui. J'ai du mal à croire que le temps soit passé si vite. Hier encore, tu dansais dans mon ventre, sous ma chair. Sais-tu que c'est pour ça que je t'ai toujours appelé « ma sirène » ? Tu dansais sous ma peau, et tes vagues me berçaient pendant des heures. Tu as toujours adoré l'eau.

J'aimerais revivre tout ces moments… mais ça n'est pas mon tour. Ça n'est plus l'heure pour moi. Mais, aujourd'hui, j'aimerais que tu les vives à ton tour. Que tu ressentes tout cet amour, que tu saches, ce que ça fait, d'attendre cet être que l'on a jamais vu mais pour qui on serait déjà prête à tout… On se croit prête, on croit savoir, ce que ça va faire quand on va tenir cette toute petite chose dans nos bras… mais, crois-moi : on n'est jamais prête à être engloutie par des vagues d'amour de cette violence là. Rien n'est comparable. Rien.

Tu as trente ans aujourd'hui.

Peut-être l'as-tu déjà vécu ? Je sais, je ne suis plus là pour le savoir. J'aurais tellement aimé l'être pourtant… mais je vis à travers toi, désormais. Je le sais. Nous sommes liées à jamais. Je t'imagine d'ici, lire cette lettre dans ton canapé, ou autour de ta table de salle à manger. Je sais l'effet que cela va te faire… et ça me bouleverse de me dire que, lorsque tu liras ces mots, nous ne serons plus ensemble depuis longtemps. Je n'ai pas peur de mourir tu sais ? Je ne veux pas que cela t'inquiète. Je ne souffre presque plus avec toute cette morphine. Cela m'apaise et m'embrouille à la fois.

J'espère que mes mots voudront dire quelque chose et que tu ne te moqueras pas de mon écriture terrible ! Tu t'en es moquée mille fois : je sais, on dirait l'écriture d'une enfant de 7 ans… que veux-tu. Je ne suis pas faite pour écrire… mais pour lire… comme toi. Savais-tu que le docteur Liam qui me suit m'a avoué avoir envie de m'inviter à dîner ? Je n'en reviens pas… dans mon état… il a dit que j'avais les yeux toujours aussi envoûtants. J'ai eu du mal à ne pas rire. Il l'aurait sûrement prit mal… non ? Ça booste un peu mon égo, et ça me fait du bien. Mais je n'ai jamais aimé que ton père. Je sais, ma lettre précédente, si tout s'est passé comme prévu, à dû te faire penser des choses affreuses sur lui.

Ma sirène, ne soit pas trop dure envers lui. Il est venu me voir ce matin. Il m'a dit des choses… il pensait que je dormais le bougre. Ça n'est pas parce que je vais mourir qu'il faut tout me dire maintenant ! Ou peut-être, justement, que c'est le moment idéal ? J'aurai aimé qu'il le fasse avant. Je l'aurai aidé, on s'en serait sortit. On s'en sort toujours.

Ton père m'a dit la vérité ma sirène. Je ne sais pas si, quand tu liras ces mots, tu sauras ce qu'elle est, ce qu'elle veut dire et représente… mais, maintenant, je sais. Si tu ne la sait pas… prends ta voiture, et va le voir. Dis lui que j'ai tout entendu, que j'ai tout su, tout compris. Dis lui que mon amour pour lui n'a pas changé, jamais. Jamais. Et ça me fait du bien si tu savais. Je ne lui en veux pas. Je n'en ai pas la force. Et ne lui en veut pas non plus. Ça n'est pas ton rôle. Ne soit pas trop dure avec lui. Il t'a toujours adorée. Bella, il nous aimes, maladroitement, certes, mais tellement sincèrement. Je le sais, je l'ai toujours sentie. Je sais ce que tu te dis : je ne suis qu'une rêveuse. D'accord… c'est vrai, je te l'accorde.

Tu es mon plus beau rêve, ma sirène. Tu m'as appris la vie, et l'amour le plus vrai, le plus pur. Et toi ? Aimes-tu ? Es-tu heureuse aujourd'hui ? Je t'imagine dans un joli appartement, ou une petite maison joliment décoré avec un homme grand, beau et fort. Je t'imagine avec lui sans cesse, avec quelqu'un de merveilleux qui sera t'aimer, te protéger et t'offrir le monde. Quelqu'un d'intelligent, qui te donnera tout et qui saura voir en toi ce que j'ai toujours su : que tu es exceptionnelle. J'espère surtout, qu'il te rends incroyablement heureuse. Tu ne mérites que ça. N'accepte jamais de partager la vie de quelqu'un qui n'est pas assez bon pour toi. Accepte l'Amour, et vis le. Il existe. Il existe vraiment.

Si tu n'as pas encore rencontré l'homme de ta vie… sois patiente, il viendra à toi au bon moment. Rien n'arrive par hasard. Ton père à été l'Amour de ma vie, et toi, tu es la vie de notre Amour. Je commence à fatiguer, mes yeux me brûlent un peu. Tu viens me voir en fin d'après-midi après tes cours. J'ai déjà hâte de te voir, de t'entendre me raconter comment James te drague lourdement et comment Angela te force à porter des chaussures à talons et à faire du shopping. Tu es la plus belle chose qui me soit jamais arrivée.

PS : j'espère que Charlie à envoyé les 30 roses blanches et roses que je lui ai indiqué sur ma liste de choses à faire pour toi… J'ai confiance en lui... Il mènera à bien sa mission, mais compte les ! C'est la dernière lettre que tu recevras. Ne sois pas triste surtout : vis, aimes, où que tu sois dans le monde en me lisant… mais surtout, sois profondément HEUREUSE.

Grâce à vous, à toi, je l'ai été, bien plus que je l'ai toujours rêvé.

Tout ira bien.

Encore joyeux anniversaire ma sirène.

Je t'aime tant,

Maman.

Il me fallut un moment pour calmer mes larmes. Un long, très long moment.

Au dos de la lettre, une date : le 16/03/2010.

Ce soir là, elle s'éteignait en me tenant la main, laissant derrière elle ce vide que rien ni personne ne saurait jamais combler.

Mon père… c'était mon père ? Depuis le début ? Toutes ces mots, toutes ces lettres... il avait envoyé chacune d'elle ? Et ce sublime bouquet ? Mon cœur se serra. Lui et Caroline étaient venus déjeuner chez nous la veille, comment pouvait-il ne jamais avoir dit quoi que ce soit concernant tout ça ? Comment, pendant toutes ces années, avait-il gardé sous silence cette mission que lui avait confier ma mère avant de mourir ? Cette révélation me dérouta en même temps qu'elle me fit l'aimer encore plus.

Je décidai d'attendre quelques heures avant de l'appeler. Il fallait que je sois assez calmé, que mes émotions soient assez apaisées pour ne pas me mettre à pleurer au premier mot que je lui dirais.

En sortant de ma douche une petite heure plus tard, encore enroulée dans une serviette moelleuse, mon téléphone sonna, résonnant dans la cuisine vide. Je me précipitai tant bien que mal jusqu'à lui, essayant de ne pas me tuer en tombant comme une idiote. Cela n'était vraiment pas le jour, ni le moment.

- Bella Swan !

- Salut belle inconnue, chanta sa voix avec chaleur.

Je ne réussis pas à retenir mon sourire.

- Bonjour bel étranger ! m'amusai-je en retournant jusque dans la salle de bain, ignorant la pression dans ma poitrine à la vue des fleurs sur la table de la salle à manger.

- Joyeux anniversaire, murmura-t-il en douceur.

- Merci Edward.

Je le sentis sourire à l'autre bout du téléphone… j'aurai tout donné pour être avec lui à cet instant.

- J'aimerais être avoir toi aujourd'hui, s'excusa-t-il.

La déception dans sa voix me fit sourire. Le reflet de mon visage heureux dans le miroir me fit frissonner : de ma vie, je n'avais jamais été aussi heureuse qu'à ce moment même.

- Ça n'est qu'un anniversaire Edward. Je m'en fiche, j'en ai un tous les ans. Tant que je m'endors contre toi pour le reste de ma vie, ça n'a pas d'importance.

J'aurai tout donné pour pouvoir voir sa réaction. De nouveau je le sentis sourire.

- Je sais que je suis un peu… absent ces derniers temps, s'excusa-t-il, un peu penaud. Promis, je me fais pardonner quand on se retrouve.

Le sourire dans sa voix ne m'échappa pas. Je vis mon reflet rougir.

- Je compte sur toi, abdiquai-je me mordant déjà la lèvre rien qu'à l'idée de la soirée que nous allions passer tous les deux… ou presque.

- A ce propos… j'aimerais faire quelque chose d'un peu… spécial ce soir. Je t'envoie l'adresse par SMS, rejoins moi pour 19h.

- Edward… je t'avais dit que ça n'était pas la peine de…

- J'insiste, me coupa-t-il, ne me laissant pas le temps de finir ma phrase. Je dois y aller… j'ai hâte d'être à ce soir.

De nouveau, je surpris mon reflet à sourire idiotement.

- J'ai hâte aussi.

- Ne sois pas en retard, s'amusa-t-il.

- Je t'aime, murmurai-je, pleinement consciente de mon cœur qui s'accéléra à ces mots.

- Je t'aime, chuchota-t-il à son tour.

Il raccrocha la seconde d'après, me laissant souriante et déjà en manque de sa voix. Même après deux ans à ses cotés, même après des milliers de "je t'aime" et sa déclaration d'amour enflammée sous les aurores boréales qui m'avait faite pleurer comme un bébé, ces mots me faisaient toujours le même effet.

J'enfilais ma robe en souriant toujours comme une idiote lorsque mon téléphone vibra, m'indiquant l'arrivée du message d'Edward. En l'ouvrant, je fronçais les sourcils, ne comprenant pas pourquoi il m'avait envoyé cette adresse. Rapidement, je rédigeais ma réponse.

Tu es sûr de l'adresse ?

Quelques secondes plus tard, sa réponse s'afficha, me rendant encore plus confuse.

On ne peut plus sûr. Prévoit tes affaires pour la nuit… Soit là à 19h.

Surprise, je relus deux fois nos messages avant de finir de m'habiller incapable de m'arrêter de sourire. Pourquoi voulait-il que je le rejoigne là bas ? Qu'avait-il bien pu nous préparer ? Un week-end tous les deux ? Rien qu'à l'idée, mon ventre se noua d'excitation. Si c'était ça… d'accord, je savais qu'il était merveilleux, mais cet acte me le prouvait une fois de plus.

Dans l'après-midi, j'appelais mon père. Ce fut émotionnellement si fort qu'il me fallut toute la force du monde pour réussir à lui parler sans sangloter. On parla de maman. On parla des lettres, de cette mission qu'elle lui avait demandé d'accomplir avant de mourir. De ce sentiment que, ainsi, elle était toujours vivante. On pleura, on ria. On exprima toutes ces choses qui étaient encore, parfois, difficiles à dire. Il me souffla qu'il m'aimait, et j'en fis de même. On se fit la promesse de ne plus jamais rien se cacher… et de nous aimer à jamais.

À 19h pile, je me garais devant l'adresse qu'il m'avait indiqué, ne pouvant retenir mon sourire qui grandissait à mesure que les secondes passaient. Cet homme était fou… et j'étais totalement folle de lui.

Le soleil se couchait sur la mer, donnant au ciel de sublime couleur rose et orangée. La petite maison blanche de la plage se détachait de ce paysage à couper le souffle. Lorsque je sortis de la voiture, les embruns de la mer me secouèrent les cheveux. J'eus un sentiment étrange en descendant sur le petit chemin de galets menant à la maison : je n'étais pas revenue ici depuis plus de deux ans, et depuis, tellement de choses avaient changées ! Je baissais les yeux, ne pouvant m'empêcher de sourire.

Provincetown… et ce week-end d'avril qui, à l'époque, avait été si bizarre et douloureux.

Ici, sur cette terrasse, j'avais réalisé alors à quel point mes sentiments pour Edward étaient forts. J'étais heureuse qu'il me fasse venir ici, ce soir. Nous créer de nouveaux souvenirs dans cette maison me semblait être une idée fabuleuse.

Quand je pénétrais dans la maison, je fus très surprise de la trouver totalement vide : personne n'était là, mais, surtout, plus aucun meuble ni déco n'habillaient les murs. Perdue, j'avançais dans la pièce vide, avant d'apercevoir Edward sur la terrasse.

De dos, perdu dans la contemplation de la mer roulant devant lui, je sentis mon cœur s'accélérer quand mes yeux glissèrent dans sa nuque, puis le long de ses épaules carrées couverte d'une fine chemise blanche. Vu d'ici, la couleur flamboyante du ciel était encore plus impressionnante.

Lorsque j'ouvris la baie qui menait à la terrasse, il se tourna vers moi, son sourire en coin aux lèvres. Je ne pus m'empêcher de froncer les sourcils, malgré tout mon corps qui frissonna à sa vision.

- Edward… La maison…

- Elle est vide, approuva-t-il en hochant la tête.

Confuse, je me mordis la lèvre en le regardant s'approcher de moi. Son regard était incroyablement intense et un sourire énigmatique prit place sur sa bouche quand il arriva à ma hauteur.

- Joyeux anniversaire, murmura-t-il en se penchant pour effleurer mes lèvres.

Mon cœur, comme toujours, eu un raté.

- Je… merci, chuchotai-je, de plus en plus perdue.

Il y eu un silence où il me dévisagea, quelque chose de si profond dans les yeux que mon ventre se noua.

- Qu'est ce qu'il se passe Edward ? Demandai-je tout à coup fébrile.

Il ferma les yeux quelques secondes avant d'inspirer profondément, son sourire toujours scotché sur ses merveilleuses lèvres.

- La maison est vide… et tu es là beau comme un dieu à m'attendre et je ne sais…

- Elle est à nous, lâcha-t-il soudain, faisant s'arrêter mon cœur.

- Edward…

- Écoutes moi avant de te mettre à hurler, m'ordonna-t-il avant de rire légèrement.

Mon cœur allait sortir de ma poitrine. Il fallait que je m'assoie. Il était totalement fou de me dire une chose pareil dans mon état !

- C'est ici, à cet endroit pile que j'ai réalisé que j'étais tombé amoureux de toi, commença-t-il en désignant la terrasse. C'était le matin du 3 avril, tu étais superbe, à peine réveillée, ton café froid dans les main et ton gros plaid enroulé autour de toi. J'm'en souviens exactement parce que c'est ce matin là que tu as décidé que tu ne voulais qu'être… mon amie.

Il secoua la tête en rigolant doucement alors que je rougissais, me demandant maintenant ce qui avait bien pu me passer par la tête de croire que je ne voulais qu'être son amie… j'avais été une telle idiote !

- Et… c'est aussi à ce moment là que je me suis rendu compte que mes sentiments pour toi étaient trop forts pour être ceux de l'amitié… j'veux dire… tu me parlais, et je ne pensais qu'à une chose : te dire que je voulais te faire l'amour. (il rit légèrement avant de reprendre, plus sérieusement) J'ai finis par t'écouter… un peu. Ça m'a dévaster que tu penses que tu n'étais pas assez bien pour moi.

Mes yeux me brûlèrent, j'eus du mal à soutenir son regard d'une profondeur infini. Sa main atteignit mon visage, puis il caressa ma joue avec douceur.

- Je me suis fait la promesse ce matin là de te laisser du temps… mais de ne jamais renoncer à ce que je ressentais pour toi. Quand tu as débarqué à mon anniversaire… j'ai cru rêvé. J'avais prévu de débarqué chez toi le lendemain, pour te supplier de me parler à nouveau. Si tu savais… comme tu m'as manqué… comme ma vie à été… vide sans toi.

Sa voix trembla sous l'émotion, ma gorge se serra.

- Je… en te voyant, j'ai réalisé qu'une vie à être seulement ton ami valait mieux qu'une vie sans toi. Largement mieux. Ça a été difficile, je suis passé par des moments où je t'écoutais me parler et où je ne pensais qu'à te toucher. Des instants où tu mangeais à coté de moi dans mon canapé et où je t'imaginais gémir pour une autre raison que celle goût des sushis ou des hot-dogs que l'on partageait… Des moments où, quand tu étais troublée lorsque j'étais trop prêt… je me battais de toute mes forces pour ne pas t'embrasser. Son pouce glissa sur ma bouche, me faisant trembler. - Toute ces fois où tu tremblais et luttais contre ce que tu ressentais…

- Edward…

- Je t'aime, murmura-t-il avec une tendresse affolante. Je crois que je t'ai aimé à l'instant où j'ai posé les yeux sur toi chez Alice, chez nous, maintenant… tu le sens aussi, n'est ce pas ? Demanda-t-il en faisant glisser ses doigts dans mon cou. Tu l'as senti ? Ce… cette électricité, entre nous ?

Incapable de parler, je hochais la tête, les larmes aux yeux. Il sourit, heureux, avant d'inspirer à nouveau.

- Et puis… Noël… en t'embrassant ce soir là… mon dieu, si tu savais… j'ai cru que mon cœur allait exploser.

L'expression de bonheur qu'il arbora me coupa le souffle.

- Notre histoire n'est pas la plus simple, tu as eu peur, je sais que, parfois, tu as encore peur que je foute tout en l'air. Je le sens… mais tu es l'Amour de ma vie Isabella Swan, je n'en ai aucun doute, je n'en ai jamais eu aucun doute. Je t'ai fait la promesse de ne jamais t'abandonner et rien au monde ne m'empêchera de la tenir.

Une larme roula sur ma joue, et je me mordis la langue pour ne pas pleurer comme un madeleine. Maudites hormones !

- J'ai vu l'annonce de la vente de cette maison il y a une semaine, expliqua-t-il. Je… je n'ai pas réfléchi, ça a été pour moi une… une évidence. Je devais le faire, tu comprends ? Pour nous.

- Je… Edward…

- Je sais qu'elle est trop loin de Boston. Je sais que tu ne veux pas quitter la librairie et c'est pour ça que je l'ai achetée qu'en temps que maison secondaire. Un bon coup de rénovation et on pourra en faire la maison dont tu rêves. On la gardera pour nos week-end, nos vacances…

Ses grandes mains se posèrent sur le doux arrondi de mon ventre. Un éclat de bonheur pur brilla dans ses yeux clairs.

- Notre fille grandira loin de la folie de la ville, on se baignera tous les jours en été, on la verra courir sur la plage tous les week-end en sirotant nos cafés froids sur cette terrasse…

Je ne pus m'empêcher de sourire, mes larmes débordants cette fois ci complètement.

- On va être heureux, mon amour, chuchota-t-il, en prenant mon visage en coupe. Je vais te rendre heureuse, vous rendre heureuses toutes les deux.

- Je le suis déjà Edward… complètement, balbutiai-je difficilement, oppressée par l'émotion qui me broyait.

Un soupire de soulagement passa ses lèvres. Ses yeux verrouillèrent les miens. Le bonheur que j'y lu fit gonfler mon cœur de tout l'amour que j'éprouvais pour cet homme depuis le premier soir.

- Mais tu es fou. Tu es… totalement fou, murmurai-je en me blottissant contre lui.

Je savais qu'à sa majorité, Edward avait touché beaucoup d'argent de l'héritage de ses parents. Souvent, il me parlait d'investir, ne sachant qu'en faire réellement… mais cet endroit, cette maison, achetée pour nous… rien que pour nous… c'était fou, et magnifique.

- Je crois que mes parents seraient heureux de voir ce que je fais de ce qu'ils m'ont laissé, souffla-t-il avec émotion, la voix tremblante.

- Ils sont fiers de toi, j'en suis certaine.

Sa mâchoire se serra sous le poids du chagrin qui l'écrasa. Je caressais son visage de mes mains tremblantes. L'apaisement gagna ses traits lentement. Avec le temps, Edward avait réussis à faire ce deuil violent et difficile. Tout n'était pas simple, il n'en serait jamais complètement guéris, mais tout cela était mieux… beaucoup mieux.

- Donc… c'est chez nous, murmurai-je après un instant, n'y croyant pas moi-même.

- C'est chez nous, approuva-t-il, me faisant rire tant cela était fou.

Je me hissais sur la pointe des pieds pour l'embrasser. Son sourire heureux s'écrasa sur mes lèvres quand il me rendit mon baiser avec passion.

- On va avoir de quoi faire une ribambelle d'enfants, s'amusa-t-il, me faisant lever les yeux au ciel.

- On verra comment on s'en sort avec un seul, déjà…

Nos sourires se firent plus grands.

- Je… On peut aller visiter ? Proposai-je déjà envieuse de savoir dans quelle pièce nous allions pouvoir nous aimer en premier.

Chez nous. Il avait dit : chez nous.

Il sourit, me retenant par la main quand je me reculais.

- J'ai… j'ai juste encore un tout petit quelque chose à te demander, d'abord, avoua-t-il, son sourire en coin sur la bouche, faisant accélérer mon cœur.

- Tout ce que tu veux.

Un léger rire le secoua, puis, lentement, il recula avant de glisser sa main dans la poche de son pantalon en lin. Il était tellement beau, ainsi éclairé par la lumière du couché de soleil, rendant sa peau semblable à de l'or.

J'eus une pensée émue pour ma mère… elle avait eu complètement raison, un homme parfait m'aimait, et me rendait plus heureuse que jamais je ne l'avais été. Et cet enfant dans mon ventre, cette sirène qui grandissait en moi… mon amour pour ce petit être me broyait déjà les entrailles, et j'avais si hâte de la serrer dans mes bras. Une phrase de sa dernière lettre résonna dans mes oreilles : il était l'Amour de ma vie, et notre enfant… notre fille était la vie de notre Amour.

Mon cœur s'arrêta en le voyant en sortir un petit écrin en velours noir.

Mes yeux quittèrent ses mains pour son visage maintenant des plus sérieux. Ses yeux débordant d'émotions, il me dévisagea exactement comme la première fois. Je n'avais alors plus aucun secrets pour lui, et mon âme était sienne… complètement. Mes larmes débordèrent à nouveau, alors que je ne pouvais m'empêcher de sourire en même temps.

Personne ne l'avait jamais aimé comme je l'aimais, et le regard qu'il m'adressa ne fit que confirmer ce que je savais déjà : personne au monde ne saurait m'aimer mieux que lui.

Figée dans la contemplation divine de cet homme fait pour moi, le cœur battant si fort qu'il me faisant trembler, il posa un genoux à terre…

Le bonheur irradia brutalement mon cœur, se déversant en longues vagues incandescentes jusqu'à atteindre mon âme.