Disclaimer : l'univers de Marvel ne m'appartient pas !

Hello tout le monde !

Tout d'abord j'aimerais vous souhaiter à toutes et tous une merveilleuse année 2020 !

Ensuite, encore une fois, je tiens à m'excuser pour l'énorme délai, le chapitre était écrit, mais pas encore corrigé. Je l'ai relu très brièvement, je ne vous assure pas donc qu'il soit 100 % sans erreurs et je m'en excuse par avance.

Je suis d'ailleurs à la recherche d'un(e) correcteur(rice), si vous avez quelqu'un à me recommander ou si vous même vous avez envie de vous lancer dans l'aventure n'hésitez pas à me contacter !

Un tout grand merci à MERO Julie pour tes reviews ! j'espère que ce nouveau chapitre te plaira!

J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira,

bonne lecture & à vos reviews


Les mois s'écoulaient et la vie avait finalement repris son cours normal. Bien sûr, il arrivait que certains jours, Amélia soit particulièrement mélancolique, mais à part ça, tout était comme avant. Aucun d'eux n'avait évoqué la possibilité de refaire un autre bébé, aucun d'eux n'avait osé invoquer le sujet. Les bébés étaient presque devenus un sujet tabou.

Amélia esquissa un sourire lorsqu'elle sentit des baisers sur son omoplate, la tirant de ses pensées et elle se retourna pour faire face à Bucky. Il avait les yeux encore à moitié clos, embrumés de sommeil, ses traits étaient détendus et c'était sans nul doute comme ça qu'elle préférait le voir. Quelques mèches de ses cheveux s'étaient écrasées sur son visage, mais il ne chercha pas à les écarter, ce fut elle qui s'en occupa. Elle passa les mains sur son visage pour l'en débarrasser et immédiatement il passa les bras autour de sa taille pour l'attirer à lui. Il recommença ses baisers, mais cette fois, il les déposa sur sa mâchoire et dans son cou tandis qu'elle continuait à caresser ses cheveux.

- Tu as bien dormi ? Murmura-t-il contre sa peau.

- J'ai dormi toute la nuit. Avoua-t-elle. Sans interruption.

À ces mots, Bucky releva la tête et l'interrogea du regard. Il ne se souvenait plus de la dernière fois où elle avait fait une nuit complète sans se réveiller. La plupart du temps, elle se levait une ou deux fois, elle descendait à la cuisine et elle se préparait un thé ou alors elle se laissait tenter par la glace qu'il restait dans le congélateur.

- Je dois vraiment t'avoir épuisé hier soir. Sourit-il.

Il accepta avec un sourire amusé la petite tape qu'il reçut à l'arrière de la tête et elle lui répondit par un sourire identique.

- Vous êtes bien sûr de vous, Monsieur Barnes.

- Je parlais de notre entraînement. Vous semblez avoir l'esprit un peu mal tourné, Madame Barnes. Rit-il en repartant à l'assaut de son cou. Pas de ce qu'on a fait dans ce lit ou dans notre bain.

- Bien, au moins tu es lucide. J'avais peur de devoir t'avouer la vérité, et on sait tous les deux que ton égo ne l'aurait probablement pas supporté.

Cette fois, ce fut lui qui la réprimanda pour ses mots, elle sentit ses doigts serrer un peu plus fort ses hanches et elle ne put retenir un gloussement amusé tandis que ses lèvres trouvèrent à nouveau sa peau.

- Il faut qu'on te coupe les cheveux. Chuchota-t-elle tirant légèrement sur ses longueurs.

Il grogna contre sa peau et la lâcha pour se recoucher sur le dos. Immédiatement, elle se hissa sur un coude et passa une jambe par-dessus les siennes, ses mains se reposèrent sur son visage et elle caressa sa barbe, elle était bien plus épaisse maintenant, loin de la barbe de trois jours qu'il arborait auparavant.

- Et il faut que tu rases.

Il passa à son tour une main sur son menton avant de lui adresser un regard dubitatif.

- Tu aimes cette barbe.

- J'ai la peau irritée.

- Tu aimes cette barbe. Répéta-t-il. Et tu te plains de ta peau irritée uniquement à certains endroits, par contre quand cette barbe touche autre chose que ton visage… Continua-t-il en glissant une main à l'intérieur de sa cuisse jusqu'à toucher son sous-vêtement. Tu ne te plains plus autant.

Elle sentit ses joues s'échauffer et Bucky laissa échapper un rire amusé. Peu importe depuis combien de temps ils étaient ensemble, il arrivait toujours à la faire rougir.

- Je garde la barbe, mais tu peux me couper les cheveux. Accepta-t-il.

Un sourire naquit sur le visage d'Amélia et elle déposa un rapide baiser sur ses lèvres avant de se lever.

- Va chercher une chaise, on se rejoint dans la salle de bain.

Lorsqu'il la rejoignit, elle était en train d'attacher ses cheveux, son t-shirt était légèrement relevé, révélant complètement sa culotte en dentelle noire.

- Tu me fixes encore. Chantonna-t-elle.

- J'observe. Nuança-t-il.

Assis sur la chaise, Bucky la laissa lui laver les cheveux, non sans passer ses mains sur ses cuisses pendant qu'elle lui massait le crâne, geste auquel elle répondit par un gloussement. Il la laissa déposer une serviette sur ses épaules et lui peigner avec attention les cheveux avant qu'elle ne se mette à couper.

- Tu dois simplement raccourcir. Rappela-t-il en entendant les coups de ciseaux.

- Arrête de bouger. Le réprimanda-t-elle en replaçant sa tête correctement.

Elle jura l'avoir entendu souffler de soulagement lorsqu'elle reposa la paire de ciseaux. Elle passa une dernière fois les mains dans ses cheveux avant de se pencher pour l'embrasser sur la joue.

- Parfait. Chuchota-t-elle. Ne t'inquiète pas, je t'en ai laissé quelques-uns.

Mais ce n'est qu'après leur bain que Bucky assista à une scène étrange. Debout devant la taque de cuisson, Amélia était en train de cuisiner. Jusque-là, ça n'avait rien d'étonnant, il avait été forcé de constater qu'elle avait fait d'immenses progrès en cuisine, loin de catastrophes qu'elle avait enchaînées lorsqu'ils vivaient à la Nouvelle-Orléans. Ce qui le marqua le plus, c'était ce qu'elle était en train de cuisiner. S'il en avait reconnu l'odeur, il s'était approché d'elle pour en être sûr.

- Qu'est-ce que tu fais ? Interrogea-t-il.

Elle laissa échapper un cri de surprise et posa une main sur son cœur avant de lui adresser un regard noir.

- On s'était mis d'accord pour que tu fasses du bruit.

Elle se retourna cependant rapidement vers sa poêle, dans une couche de beurre, presque démesurée, cuisait un petit sandwich.

- Tu peux sortir la salade du frigo ? S'enquit-elle.

Sans rechigner il obtempéra et en disposa dans son assiette avant de l'observer à nouveau. Il la regarda préparer son assiette et refusa lorsqu'elle lui demanda s'il voulait quelque chose. Lorsqu'il la vit croquer dans son pain et hocher la tête de contentement, sa bouche s'ouvrit presque de stupeur.

- Qu'est-ce que tu manges, Amélia ? Interrogea-t-il.

- Un sandwich au fromage grillé.

- Tu détestes le fromage grillé.

Elle détestait toutes les sortes de fromage, le seul qu'elle tolérait c'était le parmesan qu'elle parsemait sur ses pâtes pour le reste, elle n'en mangeait pas. Jamais. Il se souvenait d'un jour à la Nouvelle Orléans, ils avaient décidés de manger à l'extérieur et elle avait commandé un croque-monsieur dont elle avait enlevé tout le fromage avant de le manger.

- Les goûts changent avec le temps. Répliqua-t-elle en haussant les épaules. C'est scientifiquement prouvé.

Et durant les jours qui suivirent, son alimentation principale fut constituée de sandwichs au fromage grillé agrémentés de feuilles de roquettes.

Un soir, alors qu'il était dans la salle de bain, il l'entendit pousser un cri de stupeur. Serviette autour de la taille, il la rejoignit dans leur chambre et il la trouva assise sur le lit, son portable sous les yeux.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Interrogea-t-il. Amélia ?

- J'ai du retard.

- Quoi ? Quel retard ? Tu avais rendez-vous ?

- Non, j'ai du retard. Répéta-t-elle.

Elle abandonna son téléphone portable sur la table de nuit et se leva pour se poster devant le miroir plein pied. Elle s'observa longuement de profil, les sourcils froncés, la tête penchée sur le côté.

- Mais qu'est-ce que tu fais ? S'enquit-il.

Elle se tourna brusquement vers lui et avec ses mains, elle lui désigna son corps. Il l'observa avec un regard dubitatif avant de froncer les sourcils à son tour, incapable de comprendre où elle voulait en venir.

- J'ai besoin d'eau.

- Tu veux un verre d'eau ?

- Non, je veux une bouteille complète. Expliqua-t-elle.

- Pourquoi ?

Sans lui en dire plus, elle s'engouffra dans la salle de bain, Bucky sur les talons, et elle ouvrit d'un geste brusque l'armoire à pharmacie et son expression changea immédiatement quand il vit ce qu'elle avait pris.

- Parce que je vais vraiment en avoir besoin. Continua-t-elle en désignant la boite bleue dans sa main.

- Je vais te chercher une bouteille.

Si Bucky l'avait pu, il serait probablement resté dans la salle de bain avec elle, mais il comprenait complètement son besoin d'intimité. Alors il avait attendu. Il avait marché de long en large devant la porte close de la salle de bain et depuis l'autre pièce il avait entendu Amélia le réprimander, lui criant qu'il la rendait nerveuse. Mais il n'en eut cure, il continua de marcher jusqu'à ce que la porte s'ouvre. Il s'immobilisa et son regard tomba sur le bâtonnet qu'elle tenait dans sa main.

- Il est hors de question que tu piétines pendant trois minutes. Prévint-elle.

Et face au regard noir de sa compagne, il obtempéra, il s'installa à côté d'elle sur le lit et ils attendirent dans un silence presque pesant. Tour à tour ils jetaient des coups d'œil nerveux au réveil posé sur la table de nuit.

- Je ne veux pas savoir. Confia-t-elle au bout des trois minutes.

- Si tu ne voulais pas savoir, tu n'aurais pas fait le test.

- Si c'était négatif, ce serait une nouvelle déception.

- Mais il peut être positif. Laisse-moi regarder. Proposa-t-il.

- Parce que tu veux savoir ?

- Oui. Parce que si ce test est négatif, alors je te ferais l'amour jusqu'à ce que tu sois enceinte. Et s'il est positif, je serais l'homme le plus heureux du monde et je te ferais quand même l'amour.

A ces mots, elle laissa échapper un rire et elle n'opposa pas de résistance lorsqu'il lui prit le bâtonnet des mains. Elle garda les yeux rivés sur le parquet et elle ne les releva pas lorsqu'elle l'entendit souffler.

- Amélia.

Elle nota que sa voix était légèrement tremblante, un peu moins sûre que d'habitude et immédiatement, elle tourna la tête vers lui et elle vit ses yeux briller légèrement.

- C'est négatif. Murmura-t-elle.

- Regarde.

Il leva le bâtonnet à hauteur de ses yeux et immédiatement elle vit les deux petites barres roses.