Bonjour à tous ! Je vous écris un petit message informatif de début de chapitre pour vous prévenir que dimanche prochain, il n'y aura peut-être pas de chapitre de In taen uin maur de publié. Je n'ai pas eu le temps d'écrire ces derniers temps sur cette fanfiction, et je suis donc en manque de chapitres pour le moment. De plus, mon bac blanc arrive d'en peu de temps, et je n'aurais peut-être pas la possibilité d'écrire durant la semaine qui arrive et la prochaine.
Dans tous les cas, ne vous en faites pas, je n'abandonne pas cette fanfiction et je vous préviendrais lorsqu'un nouveau chapitre arrivera.
Bonne lecture à toutes et à tous !
Chapitre 14.
On choisit ses amis, pas sa famille.
Lorsque la porte d'entrée se referma, Jenna s'installa sur l'une des chaises de la table de la cuisine. Elle avait grandi dans cette maison, en dehors des quelques mois qu'elle avait pu passer en Ithilien ou dans d'autres villes, grâce à sa grand-tante et pourtant, s'asseoir à cette table était toujours aussi peu familier à la rousse. Son père aurait toujours voulu avoir deux garçons, au lieu d'un garçon et une fille, et il l'avait toujours bien fait sentir à Jenna. Pourtant, ce n'était pas elle qui n'était pas capable de faire plein de choses dites réservés aux hommes. Les femmes de sa famille avaient toujours su s'imposer dans ce monde patriarcal... Mais lorsqu'elle était chez elle, chez ses parents, Jenna se sentait toujours comme une moins que rien.
- Tiens, ma chérie.
Sa mère lui déposa une tasse de café en face d'elle, avant de lui servir une assiette pleine de petit gâteau fraîchement préparé. Jenna la regarda faire, une boule dans l'estomac qui ne lui donnait même pas envie de toucher à ce que lui servait sa mère. En réalité, la rousse aimait profondément sa mère, qui lui avait permis de connaître Elërinna, Haldir, ainsi que ses cousins et cousines. Si cela n'avait été que du retors de son paternel, Jenna n'aurait certainement jamais eu le droit de fréquenter le côté de sa famille immortelle et demi-naine. Elle n'aurait jamais pu bénéficier d'un tel apprentissage à l'épée de la part de ses oncles. Inspirant profondément, la jeune femme prit la tasse pour boire quelques gorgées.
- Tu comptes rester un peu plus longtemps ? lui demanda sa mère en prenant place en face d'elle.
- Juste le temps de prendre des affaires de rechange, répondit Trisha, mal à l'aise. Je pense que nous allons partir dès que le roi a des nouvelles d'Erebor.
- Oh, je vois... Mais tu sais, pour une fois, tu pourrais rester ici, je suis plus rassurée en te sachant à Minas Tirith que...
- Maman, soupira l'épéiste. Tu sais parfaitement que je n'échangerais contre rien le fait de pouvoir partir, que se soit seule avec Vivéclat ou bien avec mes amis et cousins.
- Je le sais, reconnu avec tristesse Misha avant de lui prendre la main. Mais promets-moi de faire attention à toi.
- Promis, maman, je ferais de mon mieux pour qu'il ne m'arrive rien.
La jeune femme héritière du don d'Aulë et Tulkas força un sourire à étirer ses lèvres, essayant de le faire le plus convainquant possible pour ne pas que sa mère se fasse trop de souci pour elle. Sous le regard de Misha, Jenna termina rapidement sa tasse de café, ainsi que deux gâteaux avant de se lever. Souriant toujours à sa mère, elle alla prendre son sac qu'elle avait déposé dans le couloir de l'entrée. Leur maison n'était pas très grande et son architecture était semblable à toutes les autres maisons de la cité des rois. Pas très large et tout en hauteur. Jenna monta les deux escaliers qui l'a séparé de sa chambre. C'était bien le seul endroit de cette maison envers lequel elle ressentait un minimum d'attachement et en dehors d'elle, personne ne pouvait y entrer. Depuis la dernière fois qu'elle était venu, la poussière s'était légèrement accumulée, mais la jeune femme aux cheveux de feu n'y prêta pas une réelle attention. Jetant son sac sur le lit, Jenna ouvrit en grand les tiroirs de sa commode et commença à choisir ce qu'elle allait prendre parmi ces vêtements. Comme il n'y avait que des pantalons et des chemises, le choix fut rapidement en fait et son sac bien rempli au bout d'à peine une dizaine de minutes. Alors qu'elle prenait sur une des étagères de la pièce ce qui était un collier offert par son oncle Géralt et auquel elle était très attaché, au rez-de-chaussée de la maison, une porte s'ouvrit et se referma. Le fait d'avoir passé son enfance ici l'aida à deviner qu'il s'agissait de la porte d'entrée et la voix bourru qu'elle pouvait désormais entendre était sans l'ombre d'un doute celle de son père qui avait du fermer la boutique pour aujourd'hui. Terminant d'attacher le collier autour de son cou, Jenna poussa un profond soupir de contrariété avant de reprendre la sangle de son sac. Il fallait qu'elle relativise. Cela n'allait pas durer longtemps et les réflexions ne seraient peut-être pas trop nombreuses. Avec de l'espoir.
Se promener ainsi dans les rues de Minas Tirith donnait à Nastriel l'impression que tout était normal, que sa mère était encore en Ithilien, avec son père et que Lenwë était avec Andoneus, sûrement en train de parcourir les chemins à la recherche d'un village dans lequel on aurait besoin de l'aide du Prodige d'Estë. Elior marchait à côté d'elle, observant avec un peu plus de curiosité les hommes dans leur vie de tous les jours. Après tout, il avait plus l'habitude du calme de l'Ithilien que de l'agitation de la cité. Les mains croisées dans le dos, la blonde se contentait de suivre son ami, amusée de le voir se comporter comme un jeune elfing.
- Nastriel, est-ce que tu veux une tartelette aux citrons ?
- Non merci, je n'ai pas très faim...
Ne l'écoutant pas, l'elfe sylvain s'arrêta devant le magasin d'un boulanger assez réputé dans la citadelle pour ses pâtisseries délicieuses et de grande qualité, avant d'y rentrer. Le brun ne lui avait pas posé cette question au hasard, sachant parfaitement que le dessert préféré de sa meilleure amie était les tartelettes aux citrons et parfois, surmonté d'une légère meringue. Il ressortit quelques secondes plus tard du bâtiment en tenant dans ses mains une boîte relativement grande et il entraîna la jeune elfe dans une ruelle adjacente avant d'ouvrir la boîte sous son nez. En voyant les deux tartelettes aux citrons et celles aux fraises qu'elle contenait, Nastriel secoua la tête en éclatant de rire.
- Tu es un vrai elfing, Elior !
- Qu'entends-je ? fit le plus âgé en se saisissant d'une des deux tartelettes aux citrons. Mademoiselle Mallaew refuserait-elle cette petite douceur gracieusement offerte par son chevalier servant ?
- Toi, mon chevalier servant ? répéta l'immortelle aux yeux vairons en adoptant à son tour le sindarin. J'aurais tout entendu.
Affichant malgré tout un sourire hilare, elle lui prit la main et l'obligea à reposer la pâtisserie, avant de refermer la boîte. Constatant qu'une trace de crème était restée sur son doigt, Elior s'empressa de la faire disparaître et alors que Nastriel détournait la tête, faisant semblant de s'intéressait à la devanture d'un magasin dans la rue en face, il pu voir qu'un léger rougissement colorait les joues pâles de la jeune elfe, ce qui le fit doucement sourire. Ils restèrent quelques secondes sans rien dire, avant que la blonde ne se tourne à nouveau vers le brun, son visage ayant reprit sa couleur naturelle.
- Bon, tu as fini tes âneries ? Jenna doit avoir fini maintenant... dit-elle en s'éloignant.
- Nastriel...
Juste avant qu'elle ne soit trop loin, Elior la rattrapa, la força à lui attrapant le menton, à la regarder droit dans les yeux. Ils se connaissaient depuis tellement longtemps désormais, que l'elfe sylvain avait arrêté de compter le nombre de fois à ils s'étaient tenus aussi proche l'un de l'autre, mais à chaque fois, il ne pouvait pas s'enlever ce regard bicolore, si unique à Nastriel, de l'esprit. Perplexe et étonnée, la jeune elfe le fixa dans les yeux, penchant légèrement la tête sur le côté, toque qu'elle avait lorsqu'elle réfléchissait. Cela fit un peu plus sourire le brun, qui glissa sa main sur la joue de la plus petite en la lui caressant du pouce. En à peine quelques secondes, il pu voir les pigmentations de la peau de Nastriel changer un nouveau, rougissant à cause de leur proximité et de la caresse. L'héritière d'Oromë et Nessa avait le cœur battant à cent à l'heure, il battait encore plus rapidement que lorsqu'elle s'était retrouvé face au warg dans la plaine. Elle n'arrivait pas à comprendre ce qu'il se passait avec Elior, mais elle ne bougea pas d'un centimètre en voyant le plus âgé se rapprocher lentement.
- Je peux savoir ce que vous faites ici ? fit une voix en provenance de la rue.
Elior et Nastriel sursautèrent brutalement, s'écartant l'un de l'autre alors qu'ils tournaient simultanément leurs têtes vers Eldarion, qui se tenant adossé au mur, les bras croisés et un sourcil subjectif relevé, en l'attente d'une réponse. Se raclant la gorge, la blonde marcha à grand pas vers son ami d'enfance alors que dans son dos, l'elfe sylvain se couvrait le visage de sa main libre, les joues aussi rouge qu'une pivoine, ce qui ne manqua pas de faire ricaner le prince du Gondor et de l'Arnor.
- Elior a acheté des pâtisseries et on se baladais en attendant que Jenna ai fini de prendre des affaires chez elle. Un commentaire à faire, Eldarion ? demanda la métamorphe.
- Aucun, répondit le dunedain en essayant de ne pas rire aux éclats.
- Et toi, qu'est-ce que tu fais ici ? Ce n'est pas bon pour un prince de se promener tout seul, imagine que des filles en manque d'amour ne viennent t'agresser ?
- Ça m'étonnerais fortement, mais pour répondre à ta question, Andoneus m'a dit que vous étiez de retour et m'a dit où vous vous rendiez.
- Oh, très bien, fit Nastriel. Tu veux une tartelette aux fraises ?
Alors qu'elle disait cela, Elior se rapprocha d'eux, ayant arrêté de rougir comme une tomate et il tendit la boîte ouverte au brun, tout en essayant de ne pas croiser son regard légèrement moqueur. Remerciant les deux elfes, il prit l'une des tartelettes aux fraises.
- J'ai vu le père de Jenna rentrer chez eux, j'espère que ça va bien se passer, dit-il en mordant allègrement dans la pâtisserie.
- Hum, je crois avoir des doutes là-dessus, qu'est-ce que tu en penses, Nastriel ? s'enquit Elior avec inquiétude.
- Par Eru, tu as raison, répondit la concernée en se mordant la lèvre. Retournons devant chez elle.
Prenant son courage à deux mains, Jenna descendit le plus naturellement les escaliers menant au rez-de-chaussée. Elle pouvait déjà entendre ses parents discuter dans la cuisine. Cela la ramena plusieurs années en arrière, mais la jeune femme secoua la tête en essayant de penser à toute autre chose. Peut-être qu'elle pourrait sortir sans se faire remarquer. Or, ce fut peine perdue lorsque son père passa dans le couloir au même moment où elle terminait de descendre les dernières marches Elle remarqua sans difficulté la surprise qu'il eu de la voir ici. Ce qui dans un sens, n'était pas très étonnant.
- Jenna... Je croyais que les revenants n'existaient pas.
- Eh bien, d'après ce qu'il s'est passé durant la bataille du Pelennor, les fantômes existent, répondit la rousse avec une pointe d'agacement.
- Un peu de respect jeune fille, c'est à ton père que tu parles ! tonna-t-il.
- Et toi, à ta fille, celle qui partage ton sang, rétorqua la concernée avec hargne. Maintenant, laisse-moi passer, on m'attend.
Elle sauta en bas des marches, contournant son paternel grâce à sa minceur et sa petite taille, mais avant d'avoir pu s'éloigner assez, son père la rattrapa par le col de sa chemise, l'étranglant légèrement. Jenna recula, se débattant comme un warg pour échapper à la poigne de son père qui la relâcha après s'être mis entre elle et la porte d'entrée. Furieuse, la rousse lui lança un regard dès plus noir.
- Je peux savoir où tu vas comme ça ? Ta place est ici, pas à traîner n'importe où.
- Alors je te signale que d'un, nous avons déjà eu cette discussion des centaines de fois et ensuite, que l'on m'attends, Nastriel et Elior vont finir par s'impatienter.
- Encore à traîner avec la branche immortelle de la famille de ta mère, gronda son père avec énervement. Quand est-ce que tu te rendras compte que ce n'est pas là qu'est ta place ?
- Hérold, laisse-là partir ! intervint Misha.
- Pas cette fois, Misha, il va bien falloir qu'elle se rendre compte qu'elle met sa vie en danger inutilement ! s'exclama Hérold.
- Inutilement ?! s'écria Jenna, incrédule. Inutilement, tu dis ?! Parce que retrouver Lenwë et Elërinna, c'est inutile peut-être ?! Est-ce que tu te rends compte de ce qu'il se passe au moins ? Est-ce que tu te renseignes au sujet des événements au lieu de rester enfermer dans ton magasin ?!
Si Jenna aurait vu venir la gifle, très certainement qu'elle l'aurait évité habillement en s'agenouillant, mais son père était assez vif malgré le fait qu'il avait dépassé la cinquantaine. Sonnée et la joue brûlante comme si on venait de la marquer au fer rouge, la jeune femme cligna des yeux alors que la force de la gifle avait envoyé sa tête sur le côté. Misha poussa un cri, choquée que son mari ai pu mettre une gifle à leur fille, chose qui n'était plus arrivée depuis assez longtemps pour qu'elle s'y attente, mais elle n'eut même pas le temps de réagir. Avant que quiconque ai pu dire quoique se soit, Jenna tira l'une de ses épées de son fourreau, menaçant son père de la pointe de sa lame. Ce dernier recula un peu.
- Écarte-toi de mon chemin, murmura-t-elle d'une voix grondante de colère. J'endure tes remarques depuis bien trop longtemps maintenant. C'est la dernière fois que tu me vois ici. Maman, je t'aime énormément, et je repasserais peut-être quand il ne sera pas là pour prendre le reste de mes affaires, mais je pars, définitivement.
- Jenna, attends, ne pars pas ! Nous t'aimons ma chérie...
- Trop tard, j'ai pris ma décision. Je vais demander à Nastriel de m'héberger en attendant.
Comme son père ne s'était toujours pas écarté, elle fit un pas de place et sous la menace de l'épée, il écouta enfin sa fille. Sans ranger son arme, Jenna s'élança vers la porte, l'ouvrant à la volée et la refermant toute suite après. Le cœur battant, la respiration haletante, la rousse fit quelques pas dans la rue, avant d'enfin ranger son épée, sachant pertinemment que son père n'allait pas la poursuivre dans la citadelle. Reprenant peu à peu ses esprits, la rousse se laissa lentement glisser contre un mur non loin de là, retenant difficilement ses larmes qu'elle avait une envie folle de laisser couler. Sans qu'elle puisse relever la tête, Jenna fut emprisonnée dans une étreinte rassurante. Surprise, la rousse sursauta avant de reconnaître la chemise que porter Nastriel ainsi que son odeur. La blonde ne lâcha pas un seul mot, ni une seule remarque, se contentant de serrer sa cousine contre elle le plus fortement qu'elle le pouvait sans lui faire mal. N'y tenant plus, l'épéiste laissa couler ses larmes en s'accrochant à la chemise de l'immortelle.
Il lui fallut un long moment pour pouvoir se calmer. Elle avait tellement peu l'habitude de pleurer, que se calmer était très difficile pour elle. Cependant, Nastriel ne la pressa pas, se contenant de lui caresser les cheveux. Se tenant derrière la métamorphe, Elior et Eldarion ne pipèrent pas un mot, bien que le jeune prince semblait bien énervé. Au bout d'une bonne quinzaine de minutes, la rousse se calma enfin, et releva la tête vers sa cousine. En voyant la joue rougie de la plus jeune, le regard vairon de la blonde s'embrasa.
- Je vais aller lui refaire le portrait ! s'exclama Eldarion, l'ayant vu également.
- NON ! s'écria Jenna en se redressant pour retenir le brun. Non, ce n'est pas la peine. De toute façon, je ne vais plus le revoir.
- Mais, Jenna, c'est chez toi aussi... fit Elior en lui tendant de quoi s'essuyer les joues.
- Peut-être, mais je ne mis sent pas chez moi. Nastriel, je leur ai dit que tu allais m'héberger...
- Tout ce que tu veux ! répondit la blonde.
À voir sa cousine, l'elfe sylvain et le dunedain là, Jenna ne pu s'empêcher de sourire, malgré sa joue qui la faisait encore souffrir. Elle accepta la main tendue d'Eldarion, qui l'aida à se remettre debout d'un seul coup et sans la prévenir, il la serra dans ses bras pour la réconforter encore un peu. Tout en riant, la jeune femme lui rendit son étreinte, se sentant bien plus à l'aise à prendre Eldarion dans ses bras plutôt que d'être fasse à son père.
- Vous savez, il y a un dicton qui dit : « on choisi ses amis, pas sa famille », je trouve qu'il est bien vrai, déclara la jeune femme aux cheveux roux. Mais je pense aussi qu'on peut choisir sa famille, la preuve avec vous trois, Andoneus et Nyrn.
- Oh, Jenna, tu es vraiment la meilleure, la complimenta sa cousine.
- Et si on rentrais à la citadelle ? proposa le prince. Une bonne tasse de thé avec une tarte aux fraises et ça ira un peu mieux.
Jenna hocha la tête obligée de suivre Eldarion qui la tirait presque par la main. Dans son dos, alors qu'elle tournait la tête pour voir si les deux elfes les suivaient, elle pu voir qu'Elior tenait une boîte dans sa main gauche et que de la droite, il avait pris la main de Nastriel dans la sienne.
Voilà ! J'espère que ce chapitre vous aura plu !
Je vous souhaite une bonne semaine et à la prochain !
