Hello ! Voici le seizième, et pas des moindres, chapitre !
Réponse aux reviews :
Krokmou du 13 : merci beaucoup ! J'espère que ce chapitre te plaira :)
naruhina2 : je suis ravie que tu aies pris ce chapitre comme ça, c'était totalement mon but ! C'était un peu le calme avant la tempête aha...
Bonne lecture à tous !
Un frisson couru le long de la peau de Marinette, électrisant son bas-ventre et faisant frémir son corps brûlant. Adrien la regardait tellement intensément qu'elle avait l'impression qu'il pouvait atteindre les méandres de son âme rien qu'avec ses yeux.
Bizarrement, cette idée ne la dérangea pas le moins du monde.
Elle ne put qu'hocher la tête, attraper sa main et se diriger vers la sortie du gymnase. Le regard d'Adrien était désormais rivé aux hanches de Marinette qui se déplaçaient au rythme de ses pas, sublimées par le dos nu de cette robe splendide. Il déglutit péniblement, hypnotisé par la chute de ses reins.
Soudain, la jeune fille se tourna vers lui.
— Il faut que je prévienne Alya…
Sa voix était rauque et tremblante, désireuse et intense, amoureuse et envieuse. Il acquiesça d'un mouvement de tête rapide, mais n'arriva pas à faire vibrer ses cordes vocales pour former un mot. Comment pouvait-elle avoir un tel effet sur lui ?
C'était, à peu de choses près, la même situation chez Marinette. Perchée sur ses hauts talons, elle se dirigea tant bien que mal en direction de sa meilleure amie, qui dansait avec Nino.
— Alya, Adrien et moi, on y va, alors…
Le couple s'arrêta de danser, et leurs visages prirent la même expression : un mélange d'amusement et de consternation. Amusés de voir Marinette dans un tel état, consternés de voir à quel point leurs amis pouvaient être… qui ils étaient.
— Hm… émit-t-elle en croisant les bras.
Marinette avait les joues rouges, les pupilles dilatées et la respiration clairement erratique. Elle offrit un sourire timide à Alya et Nino.
— Joyeux Noël, leur dit-elle d'une petite voix.
Sa meilleure amie s'approcha d'elle et la prit dans ses bras en riant. Marinette sentit son cœur se gonfler de bonheur.
Elle finit par s'éloigner, se dirigeant à nouveau vers Adrien.
— Joyeux Noël Mari, amusez-vous bien ! hurla Alya à travers le gymnase.
Marinette ferma les yeux, secoua la tête, fit un signe de main à la jeune fille et retrouva enfin son petit-ami.
— On y va ? lui demanda-t-elle en souriant.
Adrien sentit ses lèvres se redresser toutes seules et lui tendit la main, qu'elle attrapa sans hésiter.
Les deux adolescents sortirent du lycée, retrouvant l'air frais du mois de décembre, qui, là, tout de suite, leur faisait un bien fou. Marinette se tourna vers Adrien, s'apprêtant à parler, mais les choses prirent une tournure bien différente.
Elle eu à peine le temps de croiser le regard sombre et profond du jeune homme qu'il fondit sur elle en une seconde, plaquant ses lèvres contre les siennes. Sans réfléchir, elle posa ses mains contre ses joues, lui rendant son baiser au centuple.
Adrien, consumé par ce désir qui le rendait fou, plaqua Marinette contre un mur, suffisamment fort pour faire gémir la jeune fille qui dévorait ses lèvres. Il laissa ses mains serrer sa taille, caresser ses hanches, se balader le long de ses bras, mémorisant chaque courbe de son corps, chaque centimètre.
Ses doigts s'acheminèrent sur les coutures de son dos-nu et se glissèrent dangereusement sous sa robe, caressant sa peau brûlante.
La langue de Marinette qui jouait avec la sienne et ses soupirs qu'il pouvait entendre résonner dans son esprit embrumé l'incitèrent à poursuivre sa descente, jusqu'à découvrir de sa peau le tissu de son sous-vêtement. Ou plutôt le non tissu.
Adrien décolla ses lèvres des siennes et plongea ses yeux dans le sien. Face à ses pupilles dilatées et à son souffle chaotique, Marinette se félicita d'avoir choisi cette culotte échancrée.
Elle haussa un sourcil et lui sourit innocemment. Adrien frôla ses lèvres des siennes jusqu'à se rapprocher de son oreille.
— Je crois qu'on devrait vraiment y aller, susurra-t-il d'une voix gutturale.
Ce fut définitivement les dix minutes les plus longues de toute leur vie. Ils arrivèrent sur le balcon de Marinette au bord de la folie, totalement obsédés l'un par l'autre.
Ils se retrouvèrent sur le lit de la jeune fille en une seconde, se détransformèrent celle d'après (au plus grand soulagement de Tikki et Plagg), et s'embrassèrent moins d'une demi minute après être arrivés.
Marinette, assise sur les cuisses d'Adrien, laissa courir ses mains le long de ses épaules, retirant sa veste de costume en un clin d'œil, l'envoyant à l'autre bout de la pièce. Son partenaire se redressa et retira ses lèvres des siennes, ancrant son regard dans le sien.
— Je pense que je vais avoir besoin de ton aide pour enlever cette jolie robe… lui chuchota-t-il.
Marinette éclata de rire et Adrien lui offrit le plus sincère des sourires. La jeune fille déposa rapidement sa bouche sur la sienne et passa ses propres mains dans son dos, à la recherche de la fermeture éclair.
Adrien parcourut son cou de ses lèvres, léchant sa peau laiteuse et parfumée.
— Je ne suis pas sûre d'arriver à l'enlever si tu fais ça… Et je pense que tu as vraiment envie que je l'enlève, lui murmura-t-elle en se débattant sa fermeture éclair.
Le jeune homme se laissa retomber contre le matelas, arborant cet espiègle qui semblait avoir été inventé par Chat Noir.
Marinette réussit enfin à ouvrir cette maudite fermeture éclair et, enracinant ses yeux dans ceux d'Adrien d'une manière dont elle ne l'avait jamais fait avant, elle retira le haut de sa robe, qui tomba jusqu'à ses hanches.
L'expression malicieuse du jeune homme disparut aussitôt.
La lumière de la Lune pénétrait dans la chambre, caressant la poitrine – désormais nue – de Marinette de ses reflets blancs. Ses cheveux noirs bouclés tombaient le long de son buste, et ses grands yeux bleus étaient plus envoûtants que jamais.
— Tu sais, Mari, cette robe est vraiment magnifique. Mais je te préfère définitivement sans.
Un nouveau rire s'échappa de la bouche de la lycéenne, qui se baissa jusqu'à frôler le nez d'Adrien du sien, lui offrant un sourire rempli de joie.
Il sentit son cœur s'inonder de bonheur, ne cessant d'être émerveillé par la jeune femme qui se tenait au-dessus de lui.
— Je t'aime tellement, murmura Adrien.
Sa bouche parlait sans filtre, ne consultant plus son cerveau avant de dire quoi que ce soit. Marinette perdit son sourire, prenant une expression plus intense, plus émue.
Elle appuya doucement ses lèvres contre les siennes, lui offrant un baiser doux et langoureux. Un baiser débordant d'amour.
Mais très vite, tout devint plus rapide, plus pressé, plus envieux.
Marinette soupira dans la bouche d'Adrien, sentant ses mains caresser doucement sa peau, et puis avec plus d'entrain, jusqu'à laisser glisser ses lèvres le long de son cou. La jeune fille descendit ses doigts jusqu'à sa chemise, retirant les boutons un à un, découvrant petit à petit sa peau halée.
Bientôt, elle atteignit le dernier, sentit Adrien trembler sous ses mains et défit le bouton en un instant. Elle caressa sa peau dans le sens inverse, remontant ses doigts jusqu'à ses épaules.
Les deux adolescents se redressèrent à l'unisson, et Marinette retira finalement la chemise, la laissant tomber sur le sol de sa chambre. Elle étala ses mains contre son torse, plaquant presque rudement Adrien contre le matelas, récoltant un sourire en coin du jeune homme, lèvres entrouvertes et regard profond.
Elle lui offrit un clin d'œil avant de se laisser aller contre lui, déposant une ligne de baisers brûlants le long de son torse d'abord, courant sur ses abdominaux ensuite, s'échappant finalement contre son bas-ventre. Plus ses lèvres s'abaissaient, plus leurs respirations s'accéléraient, plus leurs cœurs battaient.
Les mains tremblantes de Marinette se déposèrent contre la ceinture d'Adrien qui enfonça sa tête dans l'oreiller, ferma les yeux et laissa ses doigts caresser les cheveux sombres de la jeune fille. Cette dernière laissa ses lèvres s'étirer en un sourire satisfait et retira finalement la ceinture, lentement, très lentement.
Adrien émit un grognement qui amusa d'autant plus Marinette. Elle balança l'accessoire à l'autre bout de la pièce, grimaçant en entendant le bruit du métal qui claqua contre le sol.
Marinette caressa les muscles du jeune homme qui se contractèrent à son contact avant d'atteindre le bouton de son pantalon qu'elle défit tout aussi doucement que la ceinture. Elle se mordit les lèvres pour ne pas rire lorsqu'elle vit l'état d'Adrien qui murmurait des mots incompréhensibles, sa main se crispant dans ses cheveux à chaque fois que Marinette le touchait.
Elle déposa une nouvelle fois sa bouche contre son bas-ventre, mordillant sa peau.
Adrien ouvrit soudainement les yeux, descendit ses mains jusqu'à sa taille et inversa les positions en une seconde.
— Un problème ? demanda-t-elle en souriant.
Elle éclata de rire face à sa bouche entrouverte, ses joues rouges et sa respiration chaotique. Mais son rire se changea bien vite en gémissement lorsqu'elle sentit les lèvres d'Adrien enrober sa poitrine. Ses mains se déposèrent de chaque côté de la tête du jeune homme, caressant doucement ses cheveux dorés en soupirant.
— Un problème ? lui chuchota-t-il.
Marinette grogna et appuya la tête d'Adrien contre ses seins. Le lycéen ria tout contre elle, faisant frissonner tout son corps.
Bientôt, ses mains parcoururent le corps de Marinette, attrapant sa robe à moitié retirée et la faisant lentement glisser le long de ses jambes. Ses lèvres suivirent la descente du vêtement, arrivant rapidement sur son ventre qui se soulevait au rythme du souffle saccadé de Marinette.
Il finit par enlever entièrement la robe et, contrairement à ses habits, la posa doucement sur le rebord du lit de la jeune fille. Une si jolie création, ce serait dommage de l'abîmer.
Adrien laissa sa bouche parcourir le corps de Marinette, courant le long de ses jambes, remontant dangereusement sur ses cuisses. La lycéenne dû se mordre la peau presque jusqu'au sang lorsque les lèvres de son petit-ami se posèrent au niveau de ses adducteurs.
Adrien embrassa le haut de ses jambes, remonta au niveau de son bas-ventre, mordillant sa peau comme elle l'avait fait avec lui, posa sa bouche contre son nombril, se hissa sur son sternum avant de déposer tendrement ses lèvres sur le nez de Marinette.
Cette dernière posa ses mains contre ses joues et plaqua sa bouche contre la sienne avec fougue. Ce n'était pas un baiser anodin, c'était un baiser annonciateur, un baiser qui disait que c'était loin d'être terminé.
Marinette agit en conséquence puisqu'elle bascula à nouveau au-dessus d'Adrien, rapprochant son bassin du sien.
Elle en voulait plus. Définitivement plus.
Ses mains tombèrent jusqu'au pantalon d'Adrien qu'elle descendit le long de ses cuisses, avant d'être aidée par le jeune homme qui attrapa le vêtement, l'envoyant rejoindre ses autres habits.
Il se redressa, rapprochant son visage de celui de Marinette, caressant son visage de ses mains, le regard rivé à ses lèvres entrouvertes.
Ils n'avaient jamais été aussi proches. Physiquement déjà, ils n'étaient séparés que par deux pièces de tissu de quelques millimètres d'épaisseur. Et mentalement, ils étaient comme reliés. C'était vrai depuis le début, cette connexion, mais ce fut encore plus vrai cette nuit-là.
Marinette frôla ses lèvres des siennes, Adrien entoura sa taille de ses mains, elle passa ses bras autour de son cou, il ancra ses yeux dans les siens.
Le regard enraciné dans celui d'Adrien, Marinette émit un long, lent et très calculé roulement de bassin contre celui du jeune homme.
Un gémissement s'échappa de leur bouche à l'unisson, et Adrien descendit ses mains au niveau des hanches de Marinette, retraçant cette friction qui était probablement la chose la plus grisante qu'il n'ait jamais faite.
Leurs gémissements se firent de plus en plus rauques, de plus en plus intenses, et leurs mouvements de plus en plus prononcés, de plus en plus pressés.
Ce frottement contre le renflement au niveau de l'entrejambe d'Adrien finit de faire perdre la tête de Marinette qui laissa tomber son front contre l'épaule du jeune homme, mordillant sa peau pour s'empêcher de crier.
Aussi agréable que cette friction puisse être, ce n'était toujours pas suffisant.
Marinette l'avait bien compris puisqu'elle appuya soudain sa bouche contre celle d'Adrien, glissant sa langue contre la sienne, les plaquant tous les deux contre le matelas.
N'en pouvant plus, elle descendit sa main le long de son corps, caressant doucement son bas-ventre, prenant de l'assurance face aux soupirs d'Adrien qui l'embrassait avec toujours plus d'entrain.
Elle laissa ses doigts courir de plus en plus bas, atteignant les coutures de son sous-vêtement, passant doucement en-dessous, puis remontant légèrement. Les mains d'Adrien se crispèrent sur sa taille et Marinette sourit dans leur baiser avant de laisser ses doigts s'enfuir définitivement dans son caleçon.
Un bruit à mi-chemin entre le gémissement guttural et le grognement rauque s'échappa de la gorge du jeune homme. Marinette caressa doucement sa peau, le bas-ventre traversé par des fourmillements incandescents.
Les mouvements de la lycéenne prirent de plus en plus d'ampleur, jusqu'à enfin s'attarder sur la partie du corps d'Adrien qui était – littéralement – au bord du point de rupture.
Soudain, Marinette se redressa, stoppant leur baiser, les sens en alerte.
— Tu as entendu ça ? demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
— Non…
Secouant la tête, elle se replongea dans leur baiser enflammé, reprenant ses caresses plus intensément encore. Ses lèvres se mirent alors à courir le long de la mâchoire d'Adrien, descendant le long de son cou, se promenant sur son torse, embrassant son ventre avant de se poser doucement à la limite de son sous-vêtement.
Elle releva le regard, offrant une œillade sulfureuse au jeune homme, descendit ses lèvres, encore, encore et…
Soudain, un bruit retentit, les faisant tous les deux sursauter jusqu'au plafond. Adrien se redressa, les sourcils froncés, les sens en alerte.
Un second bruit retentit dans les rues de Paris, comme si quelque chose s'était effondré. Le son avait été assez lointain pour leur indiquer que l'effondrement s'était produit à quelques kilomètres de l'appartement de Marinette mais assez fort pour que ce soit grave.
Adrien se laissa retomber contre le matelas en grognant.
— Je déteste vraiment le Papillon, râla Marinette en s'asseyant au bout du lit.
Les deux adolescents se regardèrent, les yeux brillants d'une lueur de désir insatisfait. Marinette admirait l'allure du jeune homme qui n'avait rien à voir avec ce que le reste du monde avait l'habitude de voir. L'expression sérieuse et sage était désormais envolée, laissant place à des cheveux en bataille, des joues rouges, des yeux enflammés et des lèvres parsemées du gloss de Marinette.
Cette dernière n'était pas en reste non plus. Son maquillage s'était estompé, recouvrant le dessous de ses yeux de paillettes ambrées et sa bouche était rougie par toutes ces sollicitations. Ses cheveux cascadaient sur son torse, recouvrant sa poitrine dénudée et le collier qu'Adrien lui avait offert plus tôt dans la soirée brillait à son cou.
Ils baissèrent le regard en même temps, et esquissèrent le même sourire en coin. Marinette prit une grande inspiration, s'avança vers le visage d'Adrien qui tentait de contenir sa déception – sans grand succès.
Les responsabilités de super-héros pouvaient parfois être très, très pesantes.
Il y avait trois gros problèmes dans cette situation. Le premier était qu'être frustré à ce point relevait de la torture. Le deuxième était que cette frustration allait probablement donner lieu à une attitude grincheuse, râleuse et très peu patiente. Et le troisième était que ça risquait d'être vraiment, vraiment difficile de se concentrer, surtout avec ces costumes moulants et ces combats qui nécessitaient des rapprochements physiques.
Marinette serra les points, déposa un doux baiser sur les lèvres d'Adrien et se redressa en grommelant. Elle se retrouva sur le parquet de sa chambre en une seconde, constatant avec un mélange d'amusement et de frustration intense le chaos qui y régnait. Soupirant une énième fois – et sûrement pas une dernière fois – Marinette attrapa les vêtements d'Adrien et les posa dans un coin de sa chambre, à l'abri de la vue de ses parents.
Elle enfila le premier tee-shirt qu'elle trouva et regroupa ses cheveux en une queue de cheval haute et bien serrée.
— Tu viens ? demanda-t-elle à Adrien qui était toujours allongé sur son lit.
Ce dernier bougonna et descendit lui aussi, atterrissant à côté de la jeune fille. Marinette se transforma en une seconde, et, Adrien se rendit compte en soupirant que plus de tissus n'allait définitivement pas suffire à faire taire ce désir qui le terrassait davantage de seconde en seconde.
Ladybug lui offrit un sourire compatissant. Ils restèrent éloignés l'un de l'autre, ne sachant pas vraiment s'ils réussiraient à se contrôler s'ils ne respectaient pas une certaine distance de sécurité.
— Allez, on va combattre ce super-vilain, on va lui régler son compte en moins de temps qu'il en faut pour le dire et après…
— Après ? questionna-t-il en haussant un sourcil.
— Tu verras.
Elle se mordilla la lèvre en souriant devant l'expression d'Adrien.
— Je te rejoins après, lui dit-il, une fois que je me serai un peu… calmé.
Ladybug baissa les yeux jusqu'à son bassin et émit un éclat de rire.
Ce combat allait définitivement être très intéressant.
Ladybug arriva rapidement à l'endroit où le bruit prenait racine. Une bouffée de panique l'irradia lorsqu'elle se rendit compte qu'elle venait de poser le pied près de son lycée.
Un hoquet de surprise s'échappa de sa bouche lorsqu'elle remarqua l'état du gymnase où avait lieu le bal. Ses grands yeux bleus s'écarquillèrent et elle sentit ses lèvres trembler.
Le toit de l'habitacle était à moitié effondré et l'autre partie était en feu. Une fumée noire et épaisse s'en échappait, aveuglant petit à petit Ladybug. Des cris retentirent à ses oreilles et la super-héroïne amorça un mouvement en avant mais fut retenue sur place.
Elle baissa les yeux, confuse, et découvrit le bras de Chat Noir entouré autour de sa taille. Se retournant vers lui, elle l'interrogea du regard.
— Tu ne peux pas te jeter là-dedans les yeux fermés, ma Lady.
Elle hocha la tête, pensant que d'habitude, c'était lui l'impulsif, et elle la raisonnable.
Ladybug sentit alors une douleur lui vriller le crâne, tenta d'inhiber cette grimace de douleur qui lui déformait le visage, sans grand succès.
Chat Noir posa sa main sur sa taille, tout de suite inquiété par l'état de sa coéquipière.
— Ça ne va pas ?
Ladybug souffla doucement.
— C'est juste trop. Entre le Papillon qui veut s'incruster dans ma tête, le plan que je dois trouver genre tout de suite pour sauver ces gens… déblatéra-t-elle en une seconde, et toi… murmura-t-elle en attrapant sa main et en l'enlevant gentiment de son corps.
Chat Noir baissa la tête en rougissant. Il s'apprêta à ouvrir la bouche mais Ladybug leva la main, les yeux soudain illuminés par un éclat d'espoir.
— Je sais ce qu'on va faire.
Elle expliqua rapidement son plan à Chat Noir, mettant en lumière les difficultés de ce combat, les choses à éviter et les points sur lesquels ils allaient devoir redoubler de concentration. Le fait que cet endroit était inondé de monde, qu'ils avaient des personnes à évacuer, qu'il faisait nuit, que les températures étaient en-dessous de zéro et que leur attention allait probablement être affectée à cause de la présence de l'autre étaient des facteurs à prendre en compte.
Il ne fallait pas se risquer à un plan abracadabrant, à des idées irréalisables, il fallait faire simple, aller droit au but.
Et pour cela, ils allaient avoir besoin de renfort.
Ils mirent déjà en pratique la première partie du plan : mettre en sécurité la population.
— Luckycharm !
Comme Ladybug l'avait prédit, son pouvoir lui offrit deux masques pour se protéger de la fumée. Ils les enfilèrent sans attendre et s'élancèrent la seconde d'après.
Une fois devant le bâtiment, ils furent médusés face à l'ampleur des dégâts. Le feu était presque éteint et des dizaines de lycéens se trouvaient à l'extérieur, la plupart seulement en état de choc. Heureusement, il ne semblait avoir aucune blessure grave.
— Il reste encore quelques personnes à l'intérieur ! l'informèrent un pompier.
Ladybug hocha la tête et s'élança sans réfléchir à l'intérieur. Elle ne pouvait rien voir à plus de deux mètres et la fumée lui piquait rudement les yeux. Des planches étaient tombées un peu partout, la forçant à enjamber des obstacles à chaque nouveau pas.
— Par ici !
Les deux héros se précipitèrent en direction de la voix, se cognant contre les décombres, les yeux brûlants et la gorge sèche. Finalement, Ladybug écarquilla les yeux en découvrant Chloé, la robe déchirée, le visage noirci par la suie et le regard paniqué.
— Occupe-toi d'elle, je vais chercher les autres, dit-elle à Chat Noir.
Celui-ci acquiesça, attrapant son poignet au dernier moment.
— Sois prudente.
— Toujours, lui assura-t-elle avec un sourire.
Ladybug disparu alors de son champ de vision. Chat Noir tenta de faire taire cette voix inquiète et se précipita ensuite au secours de Chloé, vérifiant rapidement qu'elle n'était pas blessée.
— Tout va bien, la rassura-t-il, suis-moi.
Le jeune héros passa son bras autour des épaules de la fille du maire, l'entraînant vers la sortie.
— Qu'est-ce qu'il s'est passé là-dedans ?
Chloé grimaça de douleur en pliant sa jambe et s'appuya sur Chat Noir avant de lui expliquer :
— Tout allait bien et puis le feu s'est déclenché, tout est allé très vite, j'ai rapidement été prise au piège.
Le protecteur de Paris hocha la tête, se demandant si un super-vilain était derrière tout ça ou s'il s'agissait d'un incident qui n'avait aucun lien avec un super-héros.
— Tu as vu quelque chose d'anormal avant que ça se produise ? Ou quelqu'un d'anormal ?
Chloé sembla réfléchir quelque seconde puis secoua la tête.
— Désolée, Chat Noir, mais je n'ai rien vu du tout.
Il la remercia tout de même de son aide, lui offrit un sourire rassurant et ils atteignirent la sortie quelques minutes plus tard.
Chat Noir confia la jeune fille au personnel qui s'occupait des blessés et fut soulagé en constatant que le feu était définitivement contrôlé. Il retira son masque et prit une grande bouffée d'air glacé où la fumée s'était dissipée.
— Quelqu'un a vu Ladybug ? demanda-t-il autour de lui.
Des réponses négatives fusèrent et une boule se forma dans la gorge de Chat Noir. Il tenta de réguler sa respiration : elle allait arriver.
Alors que cette voix paniquée dans sa tête l'empêchait de réfléchir correctement, son cœur bondit soudainement dans sa poitrine.
Un bruit démentiel retentit, lui déchirant les tympans. Un cri s'échappa de sa gorge lorsqu'il vit le toit du gymnase s'écrouler entièrement dans une pluie de fumée et de décombres qui s'échappèrent dans les rues.
Un garçon d'une douzaine d'années arriva à sortir de justesse du bâtiment, rempli d'ecchymoses et de poussière.
Tout le monde se précipita sur lui, mais Chat Noir n'entendait plus rien, sauf les battements affolés de son cœur.
À côté, le rescapé expliqua que la super-héroïne l'avait pratiquement jeté à l'extérieur du bâtiment au moment où le toit s'était effondré. Cette déclaration réveilla Chat Noir qui s'élança sans réfléchir vers les décombres.
À quelques mètres, Chloé regardait la scène avec un sourire en coin.
Alors ? Je suis d'accord, ce chapitre est clairement un ascenseur émotionnel. J'espère que vous avez aimé l'intensité du moment entre Adrien et Marinette, d'ailleurs, dites-moi ce que vous en avez pensé, je suis curieuse de savoir ! Faites-moi aussi part de vos ressentis à propos de ce début de combat :p
On se retrouve mercredi pour le chapitre dix-sept (déjà) !
Bonne soirée à tous :)
