Ciel faisait du yoga dans le salon.

Sebastian l'observait de loin.

-Tu y arrives encore avec le bébé ?

-Oui bien sûr, je fais du yoga prénatal. Tu veux en faire avec moi ?

-Pourquoi pas ?

Puis Sebastian le rejoignit.

Ciel se tenait à 4 pattes, Sebastian au-dessus de lui.

Concentré, Ciel commenca à sentir quelque chose de dur.

-Sebastian, tu m'expliques comment une simple séance de yoga peut te faire bander ?

-C'est de ta faute en partie, dès que l'on est proche, je deviens dur.

-Un rien te ferait bander, je pense.

-Non j'ai déjà eu des mecs ou je devais forcer mon imagination pour bander.

-L'une de tes nombreuses conquêtes, je suppose. Laisse-moi finir seul alors.

-Comme tu veux mon ange, je vais te regarder.

-Même si tu me regardes, tu banderas toujours, qu'est-ce qui peut te refroidir ?

-Une femme sans doute.

Ciel fini sa séance et Sebastian se décida à lui parler.

-Ciel, je dois faire une inauguration d'une école assez loin, je ne serai pas là pendant un jour et une nuit.

-Laisse-moi deviner, tu veux que je vienne ? demanda Ciel.

-Oui tu es mon époux, en plus je ne veux pas te laisser seul ici.

-Je ne vais pas me faire agresser ou tuer.

-Je ne veux pas te savoir loin de moi et je m'inquiéterai pour le bébé, répondit Sebastian.

-Le bébé ne risque rien, moi non plus.

-On ne sait jamais, je ne vais pas te forcer. Mais j'aimerais que tu me suives, en plus, ils m'ont préparé une suite dans un hôtel pour la nuit.

-Ou tu aurais emmené sans doute une conquête d'une nuit si l'ont été pas marié.

-Oui ce que j'aurais fait, mais en fait, je prenais un mec au hasard qui me plaisait et j'en profitais. Le sexe pour le sexe, cela n'a pas trop d'intérêt au final. Et tous les gars me disaient oui, donc au bout d'un moment, c'était bien trop facile.

-Ils étaient sous doute intéressé par ton statut et l'envie de te faire un gamin dans le dos pour que tu sois obligé de les épouser, répondit Ciel.

-Sans doute mais maintenant, nous sommes mariés alors tu peux en profiter aussi. Tu viens ou pas ?

-Je viens.

Quelques jours plus tard, Ciel et Sebastian étaient sur le trajet.

-J'aurai peut-être dû ne pas venir, la calèche va trop vite. Je crois que je vais vomir.

-On peut s'arrêter si tu veux.

Ciel vomi et remonta.

-Tout va bien, mon ange ? demanda Sebastian.

-Non je veux rentrer.

-On ne peut pas, mais tu pourras te reposer quand on sera arrivé dans la suite de l'hôtel.

Ciel s'allongea sur les genoux de s'endormit.

-Dors bien mon ange.

Quand ils furent arrivés, Sebastian réveilla Ciel avec un baiser.

-Tu me prends pour la belle aux bois dormant ou blanche neige ?

-Non ce sont des femmes, je ne les aurais pas réveillés. On est arrivé.

Sebastian sorti en premier et tendit la main à Ciel.

-Tu n'es pas obligé de le faire ?

-C'est normal de faire ce genre de chose, tu es mon époux.

Une personne vint vers et eux et se baissa.

-Bonjour prince et votre altesse.

-Votre quoi ? demanda Ciel.

-Oui tu es mon époux, on doit te respecter à ce titre.

-Je ne m'y ferai jamais, je crois.

-Si tu t'y feras. Pouvez-vous nous conduire à notre hébergement pour la nuit, mon époux souhaite se reposer.

-Bien sûr, je vous y conduis de suite. Félicitations, votre altesse.

-Merci, répondit Ciel.

Puis on les conduit à une chambre spacieuse, avec coin détente, une grande chambre et un coin cheminé.

-On peut demander ce que l'on veut à la cuisine ? demanda Sebastian.

-Bien sûr prince, tout ce que vous voulez.

-Préparez à mon époux de quoi reprendre de l'énergie.

-Je n'en ai pas besoin, Sebastian.

-Si tu dois te restaurer pour toi et le bébé, vas t'allonger.

-Enfin, je vais bien, répondit Ciel.

-Ecoutes-moi, je pense avant tout à toi.

-Tu t'inquiètes trop.

-Quel mari amoureux ne s'inquiète pas pour l'amour de sa vie ?

-Sebastian …

Puis Ciel alla s'allonger.

Sebastian alluma un feu pour réchauffer la pièce.

Puis il alla auprès de Ciel.

-Tu as assez chaud ?

-Oui, mais tu ne devrais pas t'inquiéter.

Puis on frappa à la porte. Sebastian alla ouvrir.

-Je vous apporte ce que vous avez demandé.

-Merci, voilà.

Sebastian donna plusieurs pièces et billets au majordome.

-C'est beaucoup trop, je ne peux pas accepter.

-Profitez-en pour inviter votre femme, répondit Sebastian.

-Je n'ai pas de femme mais un mari mais merci prince.

-De rien.

Puis il referma la porte.

Il porta la nourriture à Ciel.

-Mais il n'y que des trucs sucrés, tu ne parlais pas d'équilibre alimentaire ? demanda Ciel.

-C'est pour te redonner de l'énergie. L'inauguration est dans quelques heures.

-Je devrais faire quelque chose ?

-Non juste être à côté de moi, moi je dois juste faire un petit discours.

-L'école est pour les enfants pauvres ? demanda Ciel.

-Oui je l'ai financé, c'est pour leur permettre d'apprendre.

-C'est très généreux de ta part.

-Je sais que tous les enfants n'auront pas la chance du nôtre alors je veux aider les autres aussi.

-Et pour leurs parents ? demanda Ciel.

-J'ai déjà augmenté les prix de ce qu'ils produisent et j'ai réduis les taxes.

-Tu pourrais supprimer les taxes.

-Ciel, je suis obligé de taxer un minimum. Le système ne marche pas si personne ne donne d'argent que tu sois plus riche ou plus pauvre, répondit Sebastian.

-Chez nous enfin avant, je suis déchu. On n'avait pas le même système.

-Comment vous fonctionnez les anges ?

-Eh bien mes parents étaient haut placés, j'ai donc eu de la chance. Mais il y avait des anges plus pauvres et on ne leur demandait rien, répondit Ciel.

-Au final, tes parents ne donnent toujours pas de nouvelles, je doute qu'ils le fassent un jour. Tu sais ce que l'on devrait faire ?

-Non ? demanda Ciel.

-Leur présenter le bébé quand il sera né, ils craqueront à coup sûr.

-Ou ils me feront dégager du château et toi avec, répondit Ciel.

-On peut toujours essayer.

-Si tu crois que tu passeras la porte, tu rêves, répondit Ciel.

Puis le moment arriva, Ciel assista Sebastian.

Sebastian inaugura l'école devant tout une foule.

-Bien, j'ai le plaisir d'ouvrir cette école avec mon époux. Nous allons nous-même devenir parent et je pense que tout le monde doit avoir accès à l'éducation, que l'on soit pauvre ou riche. C'est pourquoi j'ouvrirai d'autres écoles pour tous les enfants de pays.

Tout le monde applaudit.

Puis une femme s'approcha et baissa :

-Votre altesse, veuillez accepter ce cadeau pour le bébé royal.

Ciel prit le cadeau. C'était une couverture en laine.

-Je vous remercie beaucoup. Mon bébé dormira avec, je vous l'assure.

Puis ils rentrèrent à l'hôtel.

Ciel regardait cette couverture.

-Ils sont plutôt gentils.

-Oui ils n'ont pas de moyen mais ils pensent aux autres. On l'utilisera, répondit Sebastian.

-Tu veux sentir bouger le bébé ? demanda Ciel.

-Tu le sens bouger ?

-Oui touches mon ventre.

Sebastian toucha le ventre de Ciel el le senti.

-C'est vrai. Dire que l'on ne sait pas ce que c'est encore. Tu préfères une fille ou un garcon ? demanda Sebastian.

-Peu m'importe tant qu'il va bien. Ce sera l'héritier des enfers, on devra le présenter ?

-Oui je devrais présenter mon enfant devant tout le monde. Mais ne t'en fais pas, personne ne lui fera de mal. Tout le monde changera d'avis en le voyant, répondit Sebastian.

-Tu crois qu'il aura plus de toi ou de moi ?

-De nous deux, j'espère, répondit Sebastian.

-Elle est bien cette chambre.

-Vraiment bien oui, je suis content que tu sois venu avec moi.

-Moi aussi, répondit Ciel.