Chapitre 9 : Rivalité inutile

Le 15 Décembre 2020 Manoir Agreste.

Je coupais la communication par web came avec le docteur Diaz, excéder par son ton condescendant et son regard rempli empathie.

Une personne respectable, aimer de tous avait trouvé la mort dans des circonstances plus affreuses et douteuses mais la police ne levait pas le petit doigt, enquêtait à peine quand je venais prendre des nouvelles auprès de la famille du docteur la même réponse de la part de son épouse : « rien de nouveau » « aucune suspecte » « la piste d'un dysfonctionnement électrique est privilège » vaste blague ! Un dysfonctionnement avait-il au moins vu l'état de l'immeuble ou encore même l'état du cabinet du docteur Bosso… sa mort arrangée pas mal de monde à mon avis. En parlant de disparition mystérieuse Alya suivait toujours la piste de son ami lanceur l'alerte mais c'était comme s'il n'avait jamais existé. Du jour ou lendemain envolé. Je l'aidais du mieux que je pouvais, du fond de mon lit avec 4 côtes cassées, une grave commotion cérébrale qui m'avait valu de passer sur le billard, je me retrouvais avec une cicatrice longue de plusieurs centimètres de ma tempe jusqu'à l'arrière de mon crâne dû à une hémorragie internet, l'épaule gauche cassée, mes cervicales se remettaient douloureusement du choc frontal, et une petit une jambe droite cassait et en bonus un déchirement de la quasi-totalité des ligaments du genou droit. Continuer à être Chevalier dans une telle situation était impossible.

Mes rendez-vous avec le docteur Diaz ne servaient strictement à rien, à part de renouveler mon ordonnance pour mes somnifère et calmant. Une perte de temps, ces conversations par écran interposé m'insupportait mais mon père insistait pour que je continue avec mon ancien thérapeute. Mon seul réconfort du moment c'était Plagg qui jouait les infirmiers attentionnés enfin essayait du moins, mais il me tenait compagnie tard dans la nuit et me faisait oublier, la perte du docteur. Ce même sentiment de vide et solitude m'envahissait… de longues minutes, heures, jours. Je fixais la statue de ma mère installée devant la fenêtre sans dire un mot, sans répondre à personne juste moi et mes pensées, pendant une semaine puis Maitre Fu passa me rendre visite, mon état me promettait une convalescence à durée indéterminée mais dans le grimoire des gardiens il existait un élixir accélérant la régénération de ton métabolisme, ce n'est pas instantané comme dans certain animé mais juste plus rapide, ça n'empêchait pas que je restais soit cloué au lit ou les fesses visées sur un fauteuil roulant.

— Adrien si tu t'ennuies tant que ça, il existe une solution pour que tu puisses échapper à cette morosité, me proposa Maitre Fu.

— Ah bon ? Pourquoi ne pas m'en voir parler i semaines, râlais-je agacé d'être cloisonné dans cette cage dorée.

— Ton corps fragile ! Et esprit embrumé par de mauvaises choses, baragouina-t-il sur un ton se voulant mystérieux et faisant tomber une tonne de papier. Dis-moi ça fait combien de jours que tu n'as pas dormi ?

— Si je dors… des siestes de 1 h 30 Maximin ça me suffit pour le moment, avouai-je à demi-mot.

— Tu enquêtes sur le meurtre et les disparitions, ton esprit manque actuellement de clarté, cruellement de clarté, aveugler par la rancœur, la culpabilité et des envies de faire justice toi-même. Le commandant Taurin n'est qu'un obstacle que tu m'aimerais le faire disparaitre d'un claquement doigt.

— C'est lui qui est en charge de l'enquête, pestais-je en roulant vers mon bureau. Ce type est une ordure ! Qui bien trop de pouvoir ! Un caillou dans ma chaussure que je rêverais de briser, réduire à un tas de poussière. Il est mêlé à de près à cette affaire et je le sens.

— Mais tu n'as aucune preuve, coupa Maitre Fu qui s'installa au bord de mon lit. Maintenant concentrons nos esprits sur cet jambe droit, déclara-t-il tout en ouvrant sa glacière. Tu n'es pas le premier porteur à subir terrible contre-coup, alors l'élixir dont je te parlais contient plusieurs ingrédients que tu trouveras nulle part dans la capitale. Petit inconvenant le goût n'est pas des plus agréable.

Il me tendit une fiole au verre marron fumé donc impossible de percevoir la couleur du liquide quand je bougeais la bouteille son contenue avait l'air fluide par contre en le débouchant, une odeur proche de celle des chaussettes de Plagg m'agressa les narines. Un mal pour un bien, après une petite grimace j'avalais tout le contenu de la fiole, ça m'avait brulé la langue, la trachée, une vague de chaleur s'empara immédiatement de moi c'était douloureux, l'impression avoir vidé une bouteille de tabasco et au final cette chaleur désagréable en avoir les larmes aux yeux, me transportait sur un nuage moelleux de sérénité. Fu redonnait quelque chose et posait ses mains recouvertes de vielles cicatrices au-dessus de mon plâtre imprimé en 3D customisée au couleur de Chevalier.

— Dans moins d'une semaine tu pourras reposer le pied à terre concluait Maitre Fu qui passa ses mains sur chaque un de mes fractures ou fêlure avec une le sentiment que la douleur était moins intense. Il t'a bien amoché.

— Mais pour quoi ne pas m'avoir donné ce truc pour ma cheville ! remarquais-je.

— Car il me manquait pas mal d'ingrédients et pour une petite entorse bénigne aucun intérêt de la souffrance inutile, rétorqua-t-il sérieusement cette fois-ci. Dis-moi durant la soirée à l'Hôtel de Ville n'as-tu pas omis de me dire quelque chose concernant ce qu'il y a au fond de toi.

— Comment êtes-vous au courant ?

— C'est mon rôle de Gardien Adrien de tout savoir sur l'équilibre entre vous et la chose qui est en vous. Toi, c'est le chaos indescriptible et Ladybug une harmonie rarement vue. Mais rien n'est impossible pour un Gardien retient le Adrien, on trouve une solution pour

— Chat Noir, c'est comme ça que je l'ai baptisé, ajoutais-je d'une voix monocorde.

— Demain nous commencerons les cours de méditation ça t'aidera à faire le vide en toi et ne plus broyer du noir. Et ne t'inquiète pas pour ta partenaire.

Il caressa délicatement mon crâne encore sensible du choc reçu me faisait sentir mieux après ses dernières semaines ou les merdes s'accumulaient dans se genre de moment là où la rechute nous guetter à chaque coin de rue. Maitre Fu me remit une carte de bon rétablissement de la part de Ladybug.

Cher Chevalier

J'espère te revoir bientôt en meilleure forme et plus fort que jamais. Ton absent laisse un vide lors de mes longues nuits de patrouille. C'est calme, rassure-toi, même si sans toi certains combats sont plus que compliquer, partenaire.

Et j'ai regardé, l'animé dont tu m'as parlé, génial, je l'ai fini hier (au moment où j'écris cette carte).

Merci encore pour la soirée… de m'avoir fait oublier tous les petits problèmes de mon quotidien. Je t'ai fait une liste de roman à lire.

À Bientôt petit Chaton.

Et un dessin de moi, mon cœur loupa un battement

Maitre Fu resta jusqu'en fin après-midi, je m'amusais avec un pointeur laser pour le faire bouger Hadès, penser à autre chose, penser à autre chose. Je tenais longuement mon téléphone dans ma seulement main valide… non mauvaise idée. Enfin si la douleur de mes côtes avait quasiment disparu, une sortie me ferait le plus grand bien.

Le problème étant Alya ne répondait pas depuis 3j avec elle pas nouvelle bonne nouvelle. Un nouveau restaurant spécialisé dans les burgers venait ouvrir en ville et il me faisait envie, mon état sans personne pour m'accompagner mission quasi impossible. Marinette ? On discutait souvent le soir quand finissait le boulot ou durant mes crises insomnie, elle me faisait des super photos de la ville en tout ça. Après de longues minutes hésitation, je l'appelais ou pas… l'impression d'être un adolescent pathétique bredouillant pour demander un simple rendez-vous tout à fait amical. Ce n'était pas comme si elle et son copain s'étaient séparés. Non… non… non alors pourquoi je stressais autant. Bon plus temps de tergiverser ! J'appuyais sur son icône, elle décrochait.

— Allô ? Salut ! Adrien comment vas-tu ? déclara-t-elle énergiquement.

— Comme va un même qui a reçu une voiture en pleine poire, déclarai-je un peu mal à l'aise de mentir.

— Pourquoi m'appelles-tu ?

— Être enfermé depuis quasiment 2 semaines ce n'est pas idéal pour garder une bonne hygiène de vie.

Après 15 min de conversation où elle me racontait que la rédactrice en chef du magazine de mon père avait été virée pour faute grave après avoir vendu la mèche à une revue concurrente à celle de mon père donc réunion de crises. Et qu'elle préparait ses examens. Mais une sortie lui ferait le plus grand bien. Je baignais dans mon peignoir depuis quelques semaines entre la sueur, l'odeur de café et le manque cruel de douche se faisaient sentir. Un tel laisser-aller ne me ressemblait pas… plutôt dans les périodes de doute et crises. J'activais l'écran de mon miroir afin de pouvoir voir les infos pendant que je me préparais… on ne parlait plus de l'affaire du docteur Bosso mais juste de l'approche des fêtes. En parlant des fêtes la famille de ma mère voulait me revoir pour le Nouvel An. Ça faisait longtemps… très longtemps. Hadès s'amusait avec le capuchon de protection du sabot de ma tondeuse l'électrique. Cette cicatrice du bout de mes doigts je suivais le tracé, il restait encore des points de suture que l'infirmière à domicile viendra me tirer et remettre de nouveau mais je devais la protéger de toute agression extérieure. Un bandage stérile autour de la tête. Un coup de lame et me voilà tout propre. Par contre il m'était impossible de prendre une douche, la toilette de chat obligatoire, mes mouvements étaient extrêmement limités.

Pull à col rond de couleur grise avec trois bandes fétiches, un sous-pull blanc, un pantalon marron (une galère avec mon plâtre imprimé en 3D) avec une ceinture durant ses 2 semaines, j'avais terriblement fondu et je le voyais dans le miroir. Ma manche gauche se balançait dans le vide installé sur mon lit Hadès l'agrippait ou jouait avec. Veste en cuir sur les épaules, une de mes béquilles dans ma main droite.

Message de Marinette :

On se trouve au restaurant ? Envoie-moi l'adresse. J'ai un léger contre temps.

Message à Marinette :

Pas de soucis ! Ce n'est pas comme si j'étais déjà prêt ! *prend une photo*

Message de Marinette :

Désolé ! Contre temps de dernières minutes excuse-moi.

Message à Marinette :

Pas de soucis, j'avais réservé pour 19H30. Ne te stresse pas pour être à l'heure, je patienterais là-bas.

Le temps que Marinette se libère des griffes acérées des réunions de crise de mon père, au bar du restaurant burger, j'enchainais les verres et les coupelles de cacahouète salée vive les happy hours, des fans m'avaient reconnue s'étonnant de voir aussi vite rétablie. Photo, dédicaces et discussions sur mes futurs projets, si j'allais reprendre le mannequinat qu'on allait prendre le chauffard responsable de mon accident. Le chef de chantier m'envoya les photos de l'avancée des travaux d'ici mai tout sera terminé. À mon troisième verre Marinette me tapota l'épaule.

— T'as déjà ouvert les hostilités sans moi ! se moqua Marinette prenant un tabouret à côté de moi.

— Désolé ! Tu veux quoi ? C'est moi qui offre.

— Un whisky-coca s'il vous plait, commanda Marinette à la barmaid qui nous avait les yeux et mains partout afin de contenter tous les clients.

Une fois le verre de Marinette servit nous trinquons à la nouvelle année approchante et aux fêtes de famille. Son programme son oncle et sa sœur si et si le cœur y était une soirée entre ami mais pour le moment son esprit était parasité par le stage et ses études. Une fois à table la discussion tourna sur les prochaines sorties de films et jeux vidéo. À peine passer très vite son portable n'arrêtait pas de vibrer et sonne. Excusant à plusieurs reprises de la gêne occasionnée par cette nuance.

— C'est Luka ? questionnais-je.

— Dans le mille des fans ont dû lui envoyer des photos de nous deux et ça ne lui plait pas, ruminait Marinette.

— Pourtant, tu m'avais dit que… commençais-je avant être interrompu par elle.

— Nous sommes en « pause », mais depuis cette soirée cinéma il ne supporte pas que je te parle, à cause de lui j'ai perdu contact avec un de mes meilleurs amis, déclara Marinette. J'aurais dû me rendre compte de son emprise plutôt et plus écouter sa sœur.

— Tu n'as pas à t'en vouloir, tu sais, on est imparfait même amoureux on ne voit pas le mal que nous faire l'autre. Après s'il ne veut pas comprendre que tu as besoin d'espace pour prendre une décision concernant votre couple.

— La question me pose tous les jours sur notre couple est-ce qu'on a encore quelque chose à vivre ensemble, nous avons beau être des artistes, nos chemins s'opposent diamétralement, consta amèrement Marinette qui reposait sa fourchette.

— Qu'est-ce que te dit ton cœur ? lui demandais-je.

— C'est un secret monsieur Agreste, reprit-elle avec aplomb tout en piquant dans mon assiette.

— Hey ! Tu as encore ! pestais-je.

— Celles des autres sont meilleures !

Une fois le repas fini, nous attardons au bar à enchainer les verres. À rire, à oublier tous nos soucis qui maintenant nous apparaissaient ridicules. Un groupe de filles arborant un le t-shirt du groupe du copain de Marinette commençait à lui lancer des regards mauvais, des murmures plus que désobligeants. Son visage s'assombrit, je lui caressais son épaule afin la rassurer et fait fit de se disait ces filles. L'alcool me montait à la tête. Le gérant du restaurant, nous informa une salle était ouverte au fond pour les jeunes couples puisse danser et pour le moment elle était vide donc autant en profiter. Vue mon état actuel, la danse risquait plus d'aggraver mon état ou pas surtout que mon genou droit s'approchait du flan malgré l'élixir de Maitre Fu. La présence de Marinette me faisait oublier que chaque une de mes respirations soulevait ma cage thoracique, les fractures je les sentais bouger. La douleur n'allait pas arrêter un gentleman, je l'invitais quand même peut-être avait elle envie ? Je ne ferais pas des miracles et mon cousin Félix était meilleur danseur que moi. La salle comme l'avait dit le gérant se trouvait complètement vide avec une ambiance très chaleureuse et reposante mélangée aux fêtes de fin années.

— Tes mouvements risqueront être très limité, se moqua Marinette qui plaça ses mains en évitant les zones je risquais avoir mal. Si tu as mal dit le moi.

— Inquiète pas, je suis du genre résistant, assurais-je en la regardant tendrement.

— Ne te plein pas si tu perds un orteil surtout que j'ai quelques coups dans le nez, ricanait-elle bêtement en passant ses mains derrière ma nuque ça donna un agréable frisson.

Nous dansions lentement au rythme de la voix angélique et envoutante de Harrison Storm. Ça me fait du bien ce type de musique à la guitare acoustique, d'autres couples se joignit la salle afin de danser comme nous, c'était si enivrant et reposant. L'impression de vivre mon moment privilégié avec Ladybug où nous avions dansé sur du Frank Sinatra. La même sensation m'envahissait, mon cœur flottait sur un petit nuage de guimauve en sa présence, sentir le creux de main sur ma peau faisait de moi l'homme le plus heureux de Paris. Je faisais de mon mieux pour tenir quelque chanson mais la douleur me ramena vite à la raison, c'était surement à cause des bières consommaient, quelque chose m'appelait, non Adrien revient à la raison, le moment pour déclarer à ta flamme était mal venue très mal venue surtout en pleine période de doute.

Nous retournions au bar discuter et profiter de la bonne ambiance, reprendre des bières. Ralentir Adrien là. Marinette tenait à peine debout. Elle m'avait dit qu'elle vivait dans le coin, la rue dernière. Toutes nos consommations réglées, la neige invitait à la sortie du restaurant le gérant nous souhaitait une bonne soirée, Marinette titubait mon dieu j'aurais dû la faire ralentir au lieu lui faire suivre mon rythme. Quel crétin je suis ! Elle portait un joli béret rouge assortie à son manteau, comment les fils pouvait-elle mettre des jupes par ce temps glacial surement la magie des collants. Punaise ! Ma chaussette prenait l'eau mais bon, hors de question de laisser Marinette renter dans un état pareil, la police avait beau patrouillé régulièrement, une mauvaise rencontre… et je me ne le pardonnerais jamais.

L'immense porte-cocher franchi, Marinette m'expliquait vivre seule maintenant. C'était petit mais plus facile entre l'école de mon père et dans son entreprise. Par contre dans l'ascenseur nous étions quelque peu à l'étroit, gêner de cette promiscuité soudaine où était-ce le froid ? Ou l'alcool qui rendait sa peau si rouge. Je me chargeais d'ouvrir la porte, un petit studio de 20 mètres carrés sous les toits avec une vue splendide sur la Tour Eiffel. Un petit balcon, le petit déjeuner avec une telle vue sera la meilleure qu'importe quel café. La salle de bain se trouvait en face la porte d'entrer au mois pas de douche commune ou de toilette sur le palier un plus non négligeable, une kitchenette flambe en neuf avec un petit bar contre celui-ci un canapé, une table basse recouverte de croquis et morceau de tissus, des étagères remplies de bouquin sur la mode et la pop culture, des cadres photos et dessin. Sa chambre était séparée par une voilage rouge transparent, un coin de bureau qui consistait à des planches posées sur des tréteaux, des croquis, des morceaux de tissus, des échantillons, des feuilles, un mannequin ou se trouvait une tenue en cours de préparation.

— Voici mon humble demeure faite comme chez toi, peinait à sortir Marinette qui se débarrassait de ses baskets non sans mal en se tenant quand même contre le mur.

— C'est très joli en tout cas, j'en suis même jaloux, déclarais-je en retirant mon unique chaussure. Est-ce que je peux faire sécher ma chaussette et utiliser tes toilettes aux vues des litres alcools ingurgités.

— Vas-y ! Veux-tu un rafraichissement ?

— Un café si possible ou du thé peu importe.

Une fois sortie de la salle de bain Marinette m'avança mon café pendant qu'elle vidait une bouteille d'eau afin éliminer alcool. Nous installions en silence sur son canapé, puis en même temps nos regards se croisèrent, alors que nous étions affalés épuiser par cette soirée. La première fois que je vivais pareil expérience, Félix était trop coincé pour s'autoriser le moindre écart sérieux en toute circonstance, le dos nos mains se frôlèrent, ses joues s'empourpra… est-ce que je lui plaisais… normal j'avais le physique type du beau garçon mais avait-il plus. Nous nous connaissions depuis octobre, sa beauté me frappa notre première rencontre et pareil la seconde fois. Je voulais connaitre le goût de ses lèvres, me redressant légèrement ma main valise se posa sur visage encore froid et mes doigts caressèrent sa joue jusqu'à son oreille. Je sentais un lien… un particulier qui m'attirait inexorablement vers elle.

— Adrien es-tu saoule ? me demanda Marinette en posant sa main sur la mienne.

— Probablement ! rétorquais-je en la regardant fixement.

— Ressentis-tu ce même désir ? questionna-t-elle.

— Oui, et je ne veux pas te mettre mal à l'aise… c'est que…

Son téléphone vibra sur la table base, un numéro masqué, elle dégagea immédiatement de moi pour s'enfermer dans les toilettes. Visiblement la conversation n'était pas du tout cordiale, je l'entendais hurler à pleins poumons… puis un silence pesant. Mon café à moitié terminé inquiétant de pas la voir revenir je toquais à la porte.

— Mari ? Tout va bien ? Est-ce Luka ?

— Bien vue Sherlock, excuse-moi, il m'a mis hors de moi ces fans nous espionner durant la soirée, même lorsque nous étions en train de danser et que voilà on était très proche. Il s'est mis en colère, je ne l'ai jamais vue comme ça.

— Tu le reconnais à peine. Écoute s'il est encore amoureux toi, c'est normal, tu lui échappes.

— Ouais mais ce n'est pas une raison pour se comporter comme le dernier des connards ! hurla Marinette entre deux sanglots.

— Oui, ça n'excuse rien, s'il t'a fait du mal verbalement. Mes conseils sont vraiment mal venus… pardonne-moi, débrouillais-je.

— Il a commencé à changer… surtout pour…

— Pourquoi Marinette dit le moi, lui disais-je de la manière la plus douce possible.

— Euh disons… qu'une source anonyme m'a envoyé une vidéo ou Luka embrasse sa manageuse, d'après cette même source ça serait aller plus loin, expliqua Marinette. Ça va faire 4 semaines.

— Est-ce Alya qui te la dit ?

— Non, ce n'était personne anonyme, mais dit vouloir mon bonheur. Alya m'a confirmé l'authenticité du témoignage, continua Marinette amère.

— Oh ! je ne savais vraiment pas. Vous aviez l'air si bien ensemble, sortais-je bêtement sans trop savoir quoi dire face à ses révélations.

— Les gens changent, c'est que je me répare a tut tête depuis plusieurs semaines, fermer dans le boulot et les études, avoua-t-elle. Alya a été génial tout comme toi.

— C'est normal

— J'en veux un peu de t'avoir autant accaparé après ce que tu as subi que t'occupais mes histoires de cœur…

La porte s'ouvrit sur une Marinette les yeux rouges et des larmes coulant encore, j'approchais le dos de mon index de sa joue afin de lui enlever ce filet de larmes. La voir comme ça me pinçait le cœur. Je l'entourais de mon seul bras valide à mon plus grand étonnement, sa tête se posait contre moi. Puis allonger au bord de son lit, nous admirions le spectacle que nous offrait sa lampe relaxante qui dessinait dans les ténèbres de sa chambre un ciel étoilé de campagne, sa main frôlait la mienne. Sans m'en rend compte mes paupières s'alourdirent, un sentiment de bien-être ne tarda pas m'envahir complètement… cette sensation là… ça faisait si longtemps que je ne l'avais pas connue. Même si, ça n'avait duré que 3 petites heures, son parfum la couverture sur moi sentait son parfum. La lumière de la salle de bain était allumée, Marinette payait les conséquences de notre soirée, à moitié endormir blottit contre la paroi de douche et le rebord de la cuvette. Les douleurs dues à la douleur des remontées gastrique, je l'assistais le temps que la crise se termine. Une douche plus tard, un pyjama propre pour mon plus grand malheur je m'étais trompé de tiroir… et bref. Elle enfila un shorty rose et un débardeur rose à motif de fleur de cerisier.

— Merci Adrien… t'es vraiment l'ami parfait, murmura Marinette à bout de force.

— Tu aurais fait pareil pour moi, répondis-je humblement. Repose-toi bien, je suis pas très loin.

— Reste… le temps que je m'endorme. Quand je suis malade c'est que fait ma sœur, ça me rassure, avoua Marinette rouge de honte.

— Pas de soucis.