Chapitre 16 : Alfred

Les chuchotements à peine audibles, les conversations qui se déroulaient dans les couloirs du sous-sol de Downton était en rapport et au sujet du scandale, et était la principales préoccupations et sujets de discussion et de fascination. Les voix basses, les messes-basses et les chuchotements étaient en vigueur pour ne pas se faire prendre par la famille ou Carson.

Alfred apprit lui aussi ce scandale par les discussions, mais aussi fut l'un des premiers au courant pour cause : Daisy qui avait été si bouleversé en revenant des chambres à coucher.

Alfred ne pouvait pas le croire, ce n'était pas possible, il avait de la difficulté à y croire, à l'expliquer, à se resonner, à comprendre les gestes de sa tante, sa tête tournait, lui faisait mal à force de réfléchir, il ne comprenait pas les agissements de sa tante "Sarah", il la croyait si pieuse, si pure, si honnête et si respectueuse de la loi de l'homme et de Dieu.

Il ne savait pas si cela le dégoutait, le répugnait, en avait honte, l'humiliait. Alfred pense que si cela avait été une autre femme, il aurait eu toute de suite ressenti du dégout et de la haine, mais plus que cela concernait et impliquait sa tante directement ; il ne savait pas, il doutait.

Tante Sarah avait été sa préférée, sa tante qu'il aimait plus que quiconque, aucune autre de ses tantes. Quand il était petit il aimait jouer avec elle, lui donnait toujours des baisers et bisous, le prenait dans ses bras et le câlinait et l'aimait, lui offrait des jouets, montrait sa fierté l'encourageait dans n'importe quel domaine qu'il entreprenait. Elle lui souriait avec fierté.

Il ne pouvait pas abandonner sa tante, là maintenant alors qu'elle avait le plus besoin d'elle, pour un scandale un fait répugnant, pas après tout ce qu'ils avaient vécus entre tante et neveu. Il devait lui parler avoir une conversation et une explication avec elle.

Alfred ne voudrait pas en parler à sa mère ou aux autres membres de la famille, on lui avait toujours apprit au catéchisme ou à la maison, dans l'éducation en générale ; qu'aimer une personne du même sexe avoir un comportement débauché, coucher avec quelqu'un pour le plaisir était un péché mortel.

Sa mère, Mary-Katherine, était très dure et stricte avec ses enfants, et son père n'hésitait pas à donner des gifles en cas de grosses bêtises ou manque de respect.

Alfred savait que sa tante logeait au Grantham Arms, il se décida donc à aller la voir.

Pourquoi avait-t-elle fait cela ? Est-ce qu'elle était réellement amoureuse ? Qui avait provoqué cela ? Qui l'avait conduite au pêché ? Est-ce qu'il continuera à l'aimer ? Que pensait-elle de tout cela ? Et ce que tout ce qu'on lui avait appris était bien plus compliqué que cela ? Lui avait-on menti ? Ou induit en erreur ?

« Les choses sont beaucoup plus compliquées que tu ne le penses Alfred. Je t'en prie, écoute-moi. Ne me déteste pas, ne me tourne pas le dos. »

Alfred était sous le coup de l'émotion face aux paroles de sa tante. Il comprenait que Sarah aimait sa maîtresse et qu'elle ne voulait revenir en arrière sous aucun prétexte, ni changer ce qui a été fait, ni effacé toutes les choses qu'elle avait pu faire dans ce lit.

« Je t'aime tante Sarah. Je ne veux pas que tu l'oublies mais reviens sur le bon chemin je t'en prie qu'est-ce que je vais faire si mère et père te refusent l'entrée de la maison ? »

« Tu comprendras quand tu sauras prêt. Ce n'est pas une maladie, c'est de l'amour mais une personne qui nous ressemble. »

Alfred ne savait plus quoi penser, il ne comprenait plus rien, mais grâce à l'amour de sa tante, elle avait en quelque sorte gagné son respect, car il ne la jugea pas ni ne la renie, ou fit comme si elle n'existait plus.

Alfred Nugent eu autrefois, des pensées négatives et malsaines à l'encontre des homosexuels, mais maintenant il changea d'opinion et n'eut plus de préjugés après avoir murement réfléchit et pris plusieurs mois pour y penser.

Alfred accepta de revoir sa tante.