Hello ! Je vous poste ce chapitre un jour en avance, j'espère qu'il vous plaira !

Réponses aux reviews :

Nessie C-Black : merci beaucoup pour ta review ! Tu découvriras bientôt la raison de l'attitude de Chloé, j'espère que le combat te plaira en tout cas ! Bonne lecture :)

naruhina2 : je t'avoue que j'étais moi même frustrée en écrivant le chapitre aha :) J'espère que la scène du combat te plaira et merci pour ton message !

Krokmou du 13 : merci beaucoup pour ta review ! Aha oui moi aussi je me suis imaginée Alya en écrivant cette scène, bonne lecture à toi :)

Bonne lecture !


Tout se passa à une vitesse folle.

Chat Noir qui s'élança en direction des décombres, sans réfléchir une seconde.

Les bras qui s'enroulèrent au niveau de sa taille.

Le bruit assourdissant qui retentit alors, lui déchirant les tympans.

L'instant où il se rendait compte que ce vacarme provenait du bâtiment en ruines qui venait d'exploser.

Son dos qui heurta dans une violence inouïe le bitume du trottoir, lui envoyant une décharge de douleur dans la colonne vertébrale.

Sa respiration qui se coupa sous l'impact.

Soudain, ce temps qui filait, qui filait à une vitesse incroyable, qui transformait les minutes en secondes, qui ne le laissait pas reprendre son souffle, ce temps, si mystérieux et indomptable, si mystique et incompris, si détesté et adoré, se stoppa.

Lorsque Chat Noir se rendit compte que Ladybug se tenait au-dessus de lui, tout s'arrêta.

Elle avait une lueur terrifiée dans le regard, la respiration irrégulière et anarchique, de la poussière plein les cheveux, du sang qui dégoulinait de ses blessures, mais elle était là.

Elle était avec lui.

Ses poumons se remplirent – enfin – d'air et son cœur se gonfla de soulagement. Il entoura sa taille de ses bras, la serrant tellement fort contre lui que c'en était presque douloureux. Mais la douleur n'avait aucune importance, ni le sang, ni les blessures, ni la peur.

Rien d'autre n'importait que le fait qu'elle soit en vie.

Elle était vivante.

Tremblante, Ladybug laissa tomber sa tête dans le creux de son cou.

Ils restèrent ainsi, serrés dans les bras l'un de l'autre pendant probablement moins de trente secondes mais ils avaient l'impression de se redécouvrir.

Ladybug se redressa enfin, éloignant son visage de celui de Chat Noir. Son cœur se serra dans sa poitrine lorsqu'elle remarqua le regard trempé du jeune héros. Elle essuya doucement une larme qui s'échappait de son œil.

— Tout va bien, mon chaton, murmura-t-elle en caressant sa joue. Je suis là.

Il n'avait même pas senti ses yeux se gorger de larmes, il ne sentait même pas la douleur qui aller lui taillader le dos dans quelques secondes, il ne ressentait rien sauf du soulagement.

Le regard vert du super-héros ne pouvait pas se décrocher de Ladybug, et son coéquipier ne pouvait esquisser aucun mouvement.

Et, aussi vite que le temps s'était suspendu dans les airs brumeux et étouffants, il reprit son cours, se remit à défiler, défiler sans s'arrêter.

Ladybug se redressa, grimaça de douleur, tenta de tenir sur ses jambes flageolantes, cru l'espace d'un instant que ses muscles allaient accepter de la maintenir debout mais fut bien vite heurtée par la réalité. La réalité en question fut Chat Noir qui s'était relevé en un éclair pour rattraper Ladybug.

Il étouffa un gémissement d'inconfort à cause de la douleur qui ne manqua effectivement pas de lui lacérer le dos mais ces blessures n'étaient en rien comparables à celles de sa coéquipière.

Chat Noir prit une expression inquiète face à la souffrance évidente de sa Lady. Elle avait visiblement les muscles dans un piteux état, le visage pâle, le visage recouvert de coupures, dont une plus importante sur le front qui saignait abondamment, la combinaison déchirée à certains endroits et la respiration bien trop rapide pour n'être due qu'au stress.

Il regarda autour de lui et découvrit avec effroi l'état du quartier où ils se trouvaient. Le feu avait probablement repris, provoquant une explosion au contact de l'oxygène de la ventilation. Heureusement, les pompiers avaient déjà sécurisé le périmètre, faisant que personne n'était réellement autour du bâtiment. Mais les dégâts étaient quand même là. Des débris avaient été projetés ici et là, des ruines de l'ancien gymnase étaient encore en feu et tous les rescapés étaient en état de choc.

Soudain, Chat Noir releva la tête, ses oreilles se redressèrent et son cerveau s'illumina.

Tout comme la fumée qui se dissipait, tout comme le feu qui s'atténuait, son esprit s'éclaircissait.

— C'est une diversion… murmura-t-il en regardant autour de lui.

Ladybug fronça les sourcils avant d'écarquiller les yeux.

— Oh mon dieu…

Chat Noir passa ses mains derrière les cuisses de la jeune héroïne, la prenant dans ses bras comme si elle ne pesait rien.

— Repose-moi ! Il faut qu'on…

Il posa son doigt sur ses lèvres.

— Pas de « on » aujourd'hui, désolée ma Lady.

Cette dernière haussa un sourcil.

— Je vais te mettre en lieu sûr.

Sans lui laisser le temps de répondre, il posa son bâton sur le sol, et les télescopa dans les airs. Bientôt, il courait sur les toits de Paris, le regard à la recherche d'un quelconque indice sur la position du super-vilain.

— Je ne vais pas te laisser combattre tout seul et tu le sais très bien ! grommela Ladybug.

Chat Noir soupira en atterrissant sur un trottoir.

— Mais arrête de m'ignorer ! grogna-t-elle en gesticulant. Et pose-moi par terre, ordonna-t-elle.

Il s'arrêta, passa ses mains autour de sa taille et la reposa sur le sol. Ladybug grimaça mais tenta de ne rien laisser paraître, s'éloignant de lui en marchant doucement.

— Tu vois, je peux marcher.

Chat Noir la regarda en secouant la tête. D'habitude, ce côté obstiné de sa personnalité le faisait rire, il trouvait ça adorablement énervant mais aujourd'hui, ils n'avaient pas vraiment le temps de se disputer.

— Bon, écoute, débuta-t-il en s'approchant d'elle, il faut qu'on se dépêche, il posa ses mains sur ses bras en baissant son regard dans le sien. Donc tu vas arrêter et juste me laisser faire, tu vas aller chercher les Miraculous chez Maître Fu, je vais aller chercher Alya et Nino, ensuite on s'occupera du vilain tous les trois et toi tu vas gentiment attendre qu'on ait terminé, d'accord ?

Ladybug plissa les yeux en le regardant. Sa blessure avait cessé de couler, la couvrant de sang sur la moitié du visage, ce qui lui donnait une allure dangereuse, presque effrayante.

Il haussa un sourcil et elle finit par soupirer très longuement en hochant la tête.

— Gentille fille, sourit-il en passant à nouveau une main sous ses cuisses.

Elle plissa son nez et lui tira la langue.

— Tu devrais être plus gentil avec moi, je t'ai sauvé la vie !

— Et moi je sauve la tienne.

Ladybug le regarda un instant avant de laisser tomber sa tête contre son épaule, profitant de ce sentiment de sécurité.


Après avoir déposé Ladybug – qui s'était détransformée entre temps – chez Maître Fu, Chat Noir reprenait le chemin inverse, à la recherche de Nino et Alya.

Il retourna rapidement sur les lieux de l'explosion, espérant y trouver le jeune couple. Ils avaient dû s'éloigner lors de l'incendie mais Chat Noir espérait qu'ils ne soient pas encore partis.

Avec les années, l'aide de Rena Rouge et de Carapace avait été plus que la bienvenue. Les combats s'intensifiaient, la difficulté était de plus en plus grande et ils avaient bien besoin d'autres paires de bras pour protéger la capitale.

Bien sûr, plus ils pouvaient éviter de mettre leurs amis en danger en les mettant face à ce genre de situation, plus ils saisissaient l'occasion de vaincre le super-vilain par eux-mêmes. Mais cela restait assez rare. Soit le combat était plutôt simple, soit ils n'avaient pas le temps d'aller chercher les Miraculous.

Mais aujourd'hui, Chat Noir n'allait pas pouvoir se passer de leur aide, étant donné l'état de Ladybug.

Il soupira de soulagement lorsqu'il reconnut enfin Alya et Nino.

— Chat Noir !

— Vous allez bien ?

Les deux adolescents lui expliquèrent rapidement qu'ils étaient sortis avant que le feu ne se déclare et étaient ensuite restés pour aider les blessés.

— Où est Ladybug ? demanda Alya.

— Partie chercher vos Miraculous, on va devoir se passer de son aide aujourd'hui.

Il leur résuma en quelques phrases son plan : ils allaient l'attendre ici, s'assurer qu'elle ne les suive pas une fois qu'elle leur aura donné leurs Miraculous et le rejoindre une fois qu'il aura trouvé le super-vilain du jour – ou plutôt de la nuit dans ce cas précis.

— Mais tu es sûr qu'il y a un… commença Nino.

Tout à coup, une explosion retentit quelques rues plus loin, suivie d'une autre, s'éloignant de plus en plus.

— Un vilain, termina-t-il, les yeux rivés vers l'explosion.

Chat Noir déploya son bâton, l'air concentré et le regard dur.

— Dépêchez-vous de me rejoindre !

Et, en une seconde, il disparut.


Chat Noir était presque invisible, aussi noir que la nuit, aussi rapide que le vent. Les explosions perdirent en intensité mais gagnèrent en quantité, troublant l'obscurité par des gerbes d'étincelles orange.

Son dos le faisait toujours souffrir, ses muscles brûlaient dans ses jambes et dans ses bras mais il ne faisait qu'accélérer, découvrant avec toujours plus d'inquiétude les dégâts causés par son ennemi.

Chat Noir se rendit bien vite compte que le super-vilain n'en avait, pour ainsi dire, rien à faire de lui. Il semblait à la recherche de quelqu'un d'autre.

Était-il à la recherche de Ladybug ?

Il agrandit son bâton et s'en servit comme d'une perche, s'élevant si haut dans les airs qu'il put enfin respirer de l'air qui n'était pas contaminé par de la fumée, et atterrit gracieusement devant le super-vilain, lui barrant la route, l'obligeant à s'affronter.

— Il ne faut pas jouer à chat avec moi, je gagne toujours, sourit-il en repliant son bâton.

Son adversaire était habillé d'une combinaison noire, lui recouvrant tout le corps de la tête aux pieds. Ses cheveux, lui tombant jusqu'en bas du dos, étaient noirs aussi et enflammés aux pointes, comme de la cendre qui brûlait toujours. Sa main, tendue devant lui, était recouverte d'une flamme menaçante.

Le super-vilain leva son autre poignet, et sa paume se recouvrit instantanément de feu aussi, crépitant et redoutable.

Soudain, il tendit ses deux mains en sa direction, et deux boules de feu heurtèrent presque le super-héros qui y échappa de justesse.

Son adversaire le regardait avec de grands yeux orange et il leva à nouveau les mains, lui envoyant à une fréquence beaucoup plus rapide des dizaines sphères enflammées, sans jamais s'arrêter. Chat Noir n'avait peut-être été touché par aucuns de ces projectiles mais ses muscles le brûlaient aussi sûrement qu'un feu de forêt.

Il utilisa son bâton pour se téléporter dans les airs, évitant une boule de feu, atterrissant la seconde d'après, se jetant au sol pour ne pas se faire toucher, sauta à nouveau, changea de bâtiment, roula sur le côté, encore et encore.

Soudain, il arqua son corps dans un angle qu'il aurait cru impossible, évitant de se faire brûler mais ne put esquiver cette énorme sphère crépitante que le super-vilain lança droit sur lui.

Elle n'était qu'à un, peut-être deux, centimètres de lui, il pouvait déjà sentir la chaleur du projectile se répandre sur sa peau quand tout à coup, l'incendie sur son torse stoppa.

Il baissa le regard, les sourcils froncés, et remarqua une carapace verte se former tout autour de lui. Sans surprise, ce fut Nino – enfin, Carapace – qu'il découvrit derrière lui.

— Joli timing, souffla-t-il à son ami.

Soulagé d'avoir échappé à une brûlure probablement fatale, Chat Noir prit une grande inspiration avant de se tourner vers ses deux nouveaux alliés.

— On a besoin de Ladybug, avoua-t-il en soupirant.

— On a toujours besoin de Ladybug, cria Rena Rouge en évitant une boule de feu.

Chat Noir était – malheureusement – d'accord avec elle. Il s'en voulait de ne pas pouvoir se débrouiller sans son aide alors qu'elle était blessée, mais il n'avait pas le temps de prétendre qu'ils allaient pouvoir battre ce super-vilain sans son pouvoir.

— Va la chercher, assura Carapace en laissant un projectile heurter son bouclier, on s'occupe de lui !

Chat Noir hocha la tête, hésita une seconde, et puis débuta une énième course sur les toits de Paris. Épuisé, essoufflé et passablement agacé par ce combat qui commençait à se faire beaucoup trop long, il arriva sur les lieux de la première explosion et y trouva, sans surprise, Ladybug, aidant ceux à qui elle pouvait porter secours, à défaut de ne pas pouvoir combattre.

Il atterrit à côté d'elle et s'appuya contre son bâton en lui souriant de toutes ses dents.

— Laisse-moi deviner, tu as besoin de moi ? demanda-t-elle sans même avoir tourné le regard vers lui.

Chat Noir ouvra la bouche mais elle le coupa en tendant la main.

— Non, on parlera de ça plus tard, j'ai un vilain à battre, sourit-elle malicieusement.

Bien sûr, Ladybug n'était jamais ravie d'aller affronter un champion du Papillon, mais avec le temps, elle s'était rendu compte que l'adrénaline causée par les combats, que l'exaltation ressentie lorsqu'elle volait sur les toits de Paris étaient incroyablement excitantes. Elle avait appris à aimer se battre.

Alors, c'est avec le cœur battant et les nerfs à vif qu'elle se rendit sur les lieux de la bataille avec Chat Noir. Ses jambes lui faisaient toujours – très – mal mais elle pouvait à peu près courir sans grimacer de douleur. Pas question de faire des sauts périlleux ou des loopings dans les airs, mais c'était mieux que rien.

Ils n'étaient partis que depuis une minute ou deux mais une boule de feu fusa pourtant comme une boule de canon, à quelques centimètres de Ladybug.

Les sens en alerte, les deux héros se tournèrent et se retournèrent, à la recherche de leur adversaire. Carapace et Rena Rouge arrivèrent rapidement, les yeux écarquillés et la respiration saccadée.

— On a essayé de le retenir mais il t'a suivi dès que tu es parti Chat Noir ! expliqua Carapace.

— Je crois qu'il en a après… débuta Rena Rouge en atterrissant sur le toit où ils étaient.

Tout à coup, un autre projectile fusa dans les airs, suivi par une autre, et puis par un nouveau, tous dirigés vers une même personne.

— Après moi ! hurla Ladybug en évitant les sphères enflammées les unes après les autres.

Chat Noir ne se fit pas prier et plongea sur le côté, se positionnant entre elle et le super-vilain. Il regarda ce dernier avec des yeux noirs de rage, les poings serrés et les jambes prêtent à bondir.

— Tu peux la protéger tant que tu peux, tu ne pourras rien pour elle, déclara le vilain avec un sourire carnassier.

Ses mains se mirent à cracher des flammes toutes plus rapides et plus impétueuses les unes que les autres, jaillissant des les airs si vite qu'à chaque seconde qui s'écoulait, Chat Noir et Ladybug évitaient avec de plus en plus de justesse le projectile brûlant.

— Couvrez-moi !

Carapace, Rena Rouge et Chat Noir se mirent en ligne devant la jeune héroïne, bien décidés à parer les attaques de leur adversaire.

— Lucky Charm ! cria Ladybug en s'éloignant.

Ses sourcils se froncèrent lorsqu'un casque de pompier atterrit entre ses mains.

— C'est avec ça que tu comptes me battre ? C'est pas un pauvre casque qui va vous protéger tous les quatre ! ria le super-vilain en intensifiant encore ses attaques.

Ladybug haussa un sourcil et un sourire se forma sur ses lèvres.

— C'est ce qu'on verra… murmura-t-elle en s'avançant vers Chat Noir.

— Tu me fais confiance ? demanda-t-elle en restant derrière lui.

Il évita de justesse un projectile et tourna un instant – pas plus d'une seconde – son regard vers elle. Ses yeux lui chuchotèrent aussi clairement que des mots qu'il lui faisait confiance, plus qu'à n'importe qui.

— Toujours, ajouta-t-il en lui lançant un clin d'œil.

Elle lui sourit et s'échappa du combat, où les trois héros peinaient désormais à retenir le super-vilain qui n'avait qu'une envie : poursuivre Ladybug.

Ne se préoccupant plus d'une quelconque souffrance, elle fonça sans réfléchir à travers la ville, retournant en un instant à l'endroit de l'explosion du gymnase, où, heureusement, les pompiers étaient encore là.

Elle leur expliqua en quelques phrases la situation, et, très rapidement, ils déplacèrent leur camion quelques rues plus loin, tout prêt du combat qui faisait rage.

Ladybug attrapa le tuyau du dévidoir et, en moins de trente secondes, tout s'enchaîna : elle qui fonça sur le toit à une vitesse phénoménale, Chat Noir, les oreilles mouvantes, qui se baissa instantanément, posant un genou à terre, Ladybug qui s'appuya d'une main sur l'épaule du super-héros, lui grimpant dessus pour projeter son propre corps dans les airs, et déclencher le tuyau d'incendie.

Une quantité astronomique d'eau explosa en direction du super-vilain, projeté à terre sous la pression. Les flammes qui tournoyaient autour de lui cessèrent immédiatement d'exister, et il ne resta plus que sa combinaison, noire comme des cendres.

L'œil de Ladybug fut attiré par une sorte de broche, qui était jusqu'ici cachée sous les flammes. Elle l'attrapa et l'écrasa sans ménagement, libérant un akuma sombre et maléfique. Elle le purifia sans attendre et lança le casque de pompier dans les airs juste après, soulagée que le combat soit terminé.

— Bien joué ! hurlèrent les quatre super-héros.

Ladybug laissa échapper un soupir de soulagement incommensurable. Ce combat, qui n'avait pas été un des plus simples ni avec le meilleur des timings, était enfin terminé.

Elle étouffa alors un bâillement, se rendant compte que la nuit était désormais bien avancée et que des longues heures de sommeil allaient être nécessaires.

— Tu t'occupes de lui, dit-elle à Chat Noir en désignant le vilain – qui n'en était plus un – revenant à lui, je vais redonner les Miraculous à Maître Fu. On se retrouve chez moi après ? murmura-t-elle en se penchant vers lui.

Il hocha la tête en lui souriant et la regarda partir avec Rena Rouge et Carapace.


Ladybug arriva dans sa chambre avant son partenaire et se détransforma après avoir posé le pied sur son plancher.

— Je suis épuisée ! bâilla Tikki en s'échouant sur son lit.

Marinette ne put qu'acquiescer les paroles de son kwami. Ce combat avait été particulièrement rude, l'utilisation à plusieurs reprises de son pouvoir était particulièrement fatiguant. Avec le temps, la jeune héroïne réussissait à rester transformée plus de cinq minutes après avoir employé son Luck Charm, mais la quantité d'énergie dépensée restait la même.

La jeune fille offrit un cookie à Tikki et un sourire se forma sur son visage remarquant les habits d'Adrien qui traînaient encore dans un coin de sa chambre. Elle attrapa sa chemise kaki et la porta à son nez, humant ce parfum qu'elle aimait tant. Le tee-shirt qu'elle portait fut vite remplacé par celui d'Adrien et, habillée uniquement ou presque de cette chemise, Marinette se glissa sous ses draps, se laissant emporter par le sommeil.

Chat Noir arriva une dizaine de minutes plus tard, se détransforma rapidement et donna tout de suite un morceau de fromage à Plagg pour l'empêcher de râler et de dire ô combien il était extenué.

Le jeune homme sourit en voyant Marinette endormie dans son lit. Il glissa son corps derrière le sien, passa une main autour de sa taille et rejoignit à son tour les bras de Morphée, bercé par la chaleur de la peau de sa petite-amie et par sa respiration régulière.


La matinée était déjà largement entamée lorsque les rayons du soleil chatouillèrent le visage de Marinette. Elle ouvrit prudemment un œil, et puis l'autre, tenta de remettre en place les éléments de la veille. Le bal, l'explosion, le feu, le combat, tout lui revint en tête comme un boomerang.

La plupart des parisiens avaient découvert ou allaient découvrir l'étendue des dégâts en se réveillant. L'explosion avait eu lieu très tard dans la journée – ou très tôt dans la nuit – si bien que seuls ceux qui habitaient à proximité ou qui s'y trouvaient directement avaient été au courant des évènements.

Les parents de Marinette, par exemple, étaient tout juste en train de s'informer de l'akumatisation qui avait fait trembler Paris hier soir.

Marinette s'étira longuement, appréciant les quelques courbatures qui lui titillaient les muscles et non plus la douleur qu'elle ressentait un peu partout hier soir. Les souvenirs de l'incendie et de l'explosion lui revinrent en mémoire mais ses pensées furent rapidement détournées de cette catastrophe lorsqu'elle sentit les mains d'Adrien resserrer leur emprise sur sa taille.

Elle tourna doucement la tête vers lui, chérissant cet instant de bonheur, ce moment entre le sommeil et l'éveil où tout semble possible, où tout est encore flou. Les yeux du jeune homme étaient à moitié ouverts, laissant légèrement entrevoir ses iris d'un vert flamboyant. Ses cheveux en bataille étaient dorés par les délicats rayons du soleil et la peau de son torse nu contre lequel elle était collé était d'une chaleur réconfortante.

— Hey, murmura-t-elle en lui souriant.

— Ça va mieux ? demanda-t-il en approchant son visage du sien.

Marinette hocha la tête, réduisant d'autant plus la distance entre eux. Leurs yeux se rencontrèrent dans une œillade passionnée et leurs lèvres fondirent les unes sur les autres, inexorablement.

Le sentiment d'insatisfaction qui les avait gagnés la veille refit rapidement surface, telle une vague qui emporte tout sur son passage. Bientôt, leur baiser s'intensifia, encore et encore, jusqu'à ce qu'Adrien surplombe Marinette, dévorant ses lèvres. Il laissa sa bouche courir le long de son cou, découvrant rapidement qu'elle était vêtue de sa chemise, ce qui acheva de le consumer. Ce n'était plus du sang mais du feu qui courait dans ses veines, et son cœur ne battait plus, il bondissait dans sa poitrine.

Il descendit rapidement sa bouche le long de son corps, embrassant son sternum, déboutonnant la chemise au fur et à mesure de son avancée, plaquant ses lèvres contre son ventre, s'acheminant jusqu'à la bordure de son sous-vêtement, laissant ses mains caresser doucement ses cuisses.

Marinette, la tête enfoncée dans son oreiller et les mains enfouie dans les cheveux d'Adrien, crut un instant que son bas-ventre allait s'enflammer lorsque le jeune homme releva le regard vers elle avant de descendre un peu plus ses lèvres le long de son corps.

Un gémissement rauque et envieux s'échappa de sa bouche quand celle d'Adrien embrassa longuement son aine, son corps s'arqua contre le matelas et ses yeux se fermèrent.

— Marinette !

L'interpellée se redressa en une seconde, suivie de près par Adrien. Ils se regardèrent, le cœur battant et la respiration erratique.

— Marinette, il y a quelqu'un pour toi, je peux le faire monter ?

La jeune fille se laissa retomber contre le matelas en soupirant, provoquant le sourire de son petit-ami qui approcha son visage du sien.

— Tu vois ce que ça fait maintenant ? murmura-t-il dans son oreille.

Marinette grogna et le poussa gentiment sur le côté du lit, reboutonnant rapidement sa chemise.

— Une minute, maman ! hurla-t-elle.

— Cache toi ! ordonna-t-elle à Adrien.

— Mais où tu veux que je me cache ?

— J'en sais rien mais dépêche-toi ! grommela-t-elle, le regard anxieux.

Tout à coup, la trappe de sa chambre s'ouvrit et, à la limite de la crise de panique, Marinette attrapa la couverture, la jeta sur Adrien et se redressa.

Ses sourcils se froncèrent.

— Maître Fu ?


Alors ? Dites-moi ce que vous avez pensé de ce dernier chapitre de 2019 ! Le combat, vos hypothèse sur Maître Fu, désolée d'être sadique avec Marinette et Adrien une nouvelle fois, mais c'est pour que les retrouvailles soient meilleures ;)

Je ne suis pas sûre de poster samedi parce que j'aimerais bien avoir un chapitre d'avance pour la reprise des cours donc bonne année en avance, courage à ceux qui reprendront les cours, le travail et pour les examens !

Passes tous et toutes une très bonne soirée !