Lou : Merci pour ta review, j'aime aussi beaucoup Astoria
Ellora
"Journée terminée."
"Fatigué ?"
"Tellement."
Avec Scorpius nous nous étions installés dans son petit appartement, côté moldu. Les logements sorciers étaient très prisés et je savais qu'il voulait habiter non loin du ministère de la magie pour aller y travailler.
"On va passer une petite soirée tranquille alors."
"Pas de visites ? Pas de famille ?" me demanda-t-il en haussant un sourcil avec l'air de ne pas y croire.
"C'est fou hein ? J'ai l'impression de ne pas avoir arrêté."
"Donc la soirée juste pour nous ?"
"Exactement."
Je m'approchais de lui avec un petit sourire et il m'attira dans le lit dans un grand éclat de rire.
"Je n'ai jamais été aussi ravi d'être dans cet appartement."
"Et moi donc."
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"Roh tu m'agaces !"
"Sérieusement ? Je t'aide sur tes investissements et ça ne te plait pas, débrouille-toi toute seule."
"Ce n'est pas comme j'ai envie."
"Je ne suis pas ton elfe de maison, par Merlin !"
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"Scorp. Pardon..."
"Mhm. Me parle-pas, méchante."
"Allez... je t'ai fait une tarte à la mélasse, je sais que tu adores ça."
"Ok. Mais juste pour cette fois."
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"Je t'aime tu sais."
"Moi aussi je t'aime Scorpius. Tu m'as sauvé la vie."
"Je suis parfait."
"Alors embrasse-moi."
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"Des nouvelles de Max ?"
"Un peu tendu, Nathan est très stressé, mais ça avait l'air d'aller. Tant qu'il ne pleure pas c'est que ça va."
"Tu le pousses un peu trop."
"Je sais. Je lui ai quand même envoyé une conférence que j'ai entièrement rédigée, mais il va falloir que j'y retourne rapidement ça fait trop longtemps."
"Tu n'as pas de rendez-vous ?"
"Plus trop. Je cherche surtout des objets pour le moment, mais il va falloir soit que je rentre en Amérique pour voir s'ils ont brûlé le musée, soit partir à l'étranger pour regarder si des objets pourraient faire l'objet d'une exposition, même temporaire."
"Où est-ce que tu voudrais aller ?"
"Charlie travaille en Roumanie, il m'a proposé de venir."
"Je peux t'accompagner ?"
"Tu pourrais prendre une semaine ?"
"Oui totalement."
"Super, je lui envoie un aigle."
"Euh, un hibou, on est en Angleterre."
"Ah oui. Je peux prendre le tien ?"
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"Salut Ellie, vous êtes bien rentrés ?
"Oui c'était génial. Charlie est passionnant, il adore ses dragons. Il a réussi à me donner des dragons miniatures qu'ils ont mis au point qui crachent du feu et tout. Harry m'a dit qu'il en avait eu un après le tournoi des trois sorciers. Ça va être génial pour le musée. On y est passés rapidement en rentrant c'était super. Scorpius a adoré le voyage."
"Je suis content pour vous."
"Et toi James, comment ça va avec Judy ?"
"Bien. Un verre avec moi ça te dit ?"
"Toujours."
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"Je ne sais pas comment m'habiller ! C'est une catastrophe."
"On dine seulement chez tes grands-parents Ellie."
"Oui mais même, je ne sais pas quoi me mettre. Il faut que j'appelle ta mère."
"On va être en retard, encore !"
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"Tu as eu des nouvelles de ta mère ?"
"Non."
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"Je suis épuisé."
"Je vais te préparer un petit truc à manger."
"Je n'en peux plus Ellie. Ce n'est pas fait pour moi ce boulot. Je vais finir par tuer mon coéquipier."
"Je t'aiderai à cacher le corps."
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"Et là il change son verre en un éléphant !"
"Mais non !"
"Je te jure. Scorpius, par Merlin, tu étais si drôle ce jour-là."
"Merci, Al. J'apprécie."
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"Non, hors de question Max, il faut que j'obtienne cet investissement, sinon on va couler."
"Calme-toi tout va bien se passer Nathan va assurer."
"Non. Tout va capoter. Je vais finir ruinée et tout n'aura servi à rien."
"Pourquoi tu stresses autant ?"
"Parce que je ne suis pas là."
"Il va bien falloir que tu laisses le flambeau à un moment."
"Oui, mais pas maintenant."
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"Alors ?"
"Nathan a eu l'investissement."
"Super ça."
"Je suis tellement stressée."
"Allez repose-toi ce soir, je vais préparer à manger."
"Merci Scorpius. Je vois mon père demain, on peut manger ensemble le midi si tu veux."
"Avec plaisir, ça nous changera les idées."
"Hermione veut manger avec moi ce midi, tu penses que je devrais y aller ?"
"Ellie ? Je ne comprends pas. Comment peux-tu être aussi dure en affaire, ne rien laisser passer, diriger le premier musée et me demander ce que tu dois faire à chaque fois ? Non pas que ça me dérange, mais je trouve ça juste bizarre."
"Eh bien, c'est parce que tu les connais. Je ne sais pas trop comment réagir avec eux."
"Vas-y au feeling. Lâche-toi. Tu risques quoi à dire oui ? L'apprécier ?"
"Mhm, tu as sans doute raison, je vais voir ça."
"Et puis elle connait sans doute énormément d'histoires sur la famille. Elle est amie avec Harry depuis qu'elle a onze ans."
"Oui, c'est un œil extérieur."
"Et elle s'y connaît en magie. Tu pourrais lui demander des conseils pour le musée."
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"Alors ? Comment ça s'est passé votre repas ?"
"Tu t'inquiètes ? Je croyais que je devais faire mes choix seule."
"Ce n'est pas ce que j'ai dit."
"Elle est géniale. Elle m'a longuement parlé des droits des elfes de maison en Angleterre et il y a quelque chose à fouiller je pense. Elle serait très intéressée par un musée et surtout pour le visiter, elle était habituée à faire ça avec ses parents avant."
"Tu pourrais les inviter, peut-être que Ron se détendrait."
"Nous n'avons pas parlé de ça pour l'instant, on a juste parlé de de Harry, de leur vie. Parce que, comme tu me l'avais dit, ils sont très proches. On a aussi discuté du procès, des progrès qu'ils avaient fait depuis des années. Elle m'a aidé à comprendre pas mal de choses. Je suis contente d'y être allée."
"Je te l'avais dit."
"Pas du tout. Tu m'as dit de faire mon choix."
"Oui mais je t'ai forcément influencée."
"Tu m'énerve parfois."
"Je t'aime aussi."
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"Tu as eu des nouvelles de ton père ? Enfin, celui qui t'a élevé..."
"Non il ne m'écrit pas. Tu penses qu'il ne veut pas me voir ?"
"Je pense qu'il se sent coupable et qu'il pense que jamais tu ne le pardonneras."
"Il faut que j'aille le voir tu penses ?"
"Ellie... c'est à toi de savoir et de décider. Pour le moment je pense que tu n'es pas en état. Tu commences juste à rencontrer les membres de ta famille, on rentre juste de quelques jours avec Charlie, il faut que tu y ailles doucement et puis..."
"Oui, je sais. Il ne va pas bouger."
"Ce n'est pas ce que je voulais dire."
"Non, sans doute, tu es trop poli pour le formuler comme ça. Mais tu marques un point. Je vais attendre un peu, je ne me sens pas prête. Pas encore."
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"Mais, ils ont vraiment cambriolé Gringotts ?"
"Mais oui, je te jure !"
"Pas possible, c'est genre... l'institution la mieux gardée !"
"Pourtant ils l'ont fait. Je peux te dire que quand tonton Ron le raconte ça a de la gueule."
J'écarquillais les yeux de stupeur en écoutant James me raconter la formidable épopée de nos parents.
"Ouah, impressionnant," affirmais-je en souriant, "on ne croirait pas ça d'eux en les voyant maintenant."
"Ils se sont assagis," ricana Albus, "mais ils peuvent quand même te mettre minable au Quidditch."
"Je n'en doutais pas."
"Bien sûr, tout ça reste entre nous," ajouta James d'un air conspirateur, "papa déteste qu'on parle de ça, mais tu es de la famille et il faut que tu saches ce qu'il s'est passé."
J'hochais la tête en souriant, même si le cœur n'y était pas. Je voyais ça d'un œil très extérieur et je me demandais si, sans l'envie de James de me raconter, j'aurais eu connaissance de ces histoires. Après tout, Harry était très secret par rapport à ses activités pendant l'année des Ténèbres, aujourd'hui encore la majorité des spécialistes ne savaient pas ce qu'il s'était réellement déroulé. Je comprenais qu'il soit réticent à m'en parler. Mais cela viendrait-il un jour ? Harry me considèrerait-il un jour comme sa fille, digne de ses confidences ?
"Tu sais," reprit James en voyant mon air perdu, "on a dû glaner toutes ces informations avec les grands-parents et les oncles et tantes, papa n'en parle quasiment jamais, on a eu les grandes lignes, mais... il n'est peut-être pas prêt à t'en parler encore, mais ça viendra."
Je fis un signe de la main pour montrer que ce n'était pas grave.
"Bon, quand est-ce que tu nous invites à visiter le musée ?" demanda Albus en trinquant avec nous.
Nous nous retrouvions tous les jeudis soir, dans un petit bar moldu, avec les garçons. C'était un bar qui proposait des jeux de sociétés et les garçons étaient plutôt doués. Les jeux nous permettaient de nous occuper, avant de discuter. Il nous fallait toujours un temps pour s'adapter (de plus en plus court, heureusement) puis nous discutions toute la nuit. Parfois Scorpius nous rejoignait, parfois non. Et aujourd'hui j'avais eu envie de connaître la vie de mes parents, mais les secrets étaient légions dans cette famille, ce que je pouvais comprendre. Il y avait énormément d'enjeux, comme me l'avait dit Hermione.
"Quand vous le souhaitez," m'exclamais-je en souriant, "vous allez voir ça va vous plaire, je vous ferais une visite spéciale frères."
"Chouette."
"Et vous pourrez sans doute venir bientôt."
Mon sourire crispé les arracha de leur jeu de cartes, ils se regardèrent et comprirent en un instant.
"Tu pars ?" dit finalement Albus d'un air triste.
"Oui. Il le faut, pour tout le monde."
"C'est bien," fit James en coupant la parole à Albus qui s'apprêtait à protester. "Tu as été énormément chamboulée par tout ça, il te faut un peu de calme."
"Mais..."
"Albus, je ne pars pas au bout du monde, je viendrais souvent. Vous êtes ma famille maintenant, on peut garder une soirée tous les trois tous les mois si tu veux ?"
"Tous les quinze jours ?" proposa-t-il en baissant la tête.
"Vendu."
Je lui tendis la main qu'il serra. Je vis qu'il avait les yeux mouillés et je contournais la table pour me glisser contre lui. Câlin fraternel. James tendit sa main et la posa sur l'épaule d'Albus. De ce que je comprenais c'était l'une des premières fois où James avait un tel geste d'affection pour Albus. Leurs relations s'étaient pacifiées, mais ça n'enlevait pas dix-huit ans d'incompréhension.
J'étais triste pour eux, leur relation de frères avait été gâchée par mon enlèvement et jamais elle ne serait réparée. J'espérais juste qu'à présent ils s'entendraient assez pour continuer leurs soirées sans moi. Ils avaient besoin de se retrouver.
"Vous continuerez sans moi."
"Bien sûr !" s'exclama James d'un ton si assuré qu'Albus en sourit.
"Tu vas me supporter James ?"
"Bien sûr, petit-frère."
Le sourire d'Albus nous réchauffa le cœur. Ce dernier était comme un petit garçon, malgré son air enthousiasme et ses grandes paroles, il avait souffert pendant dix-huit ans. Il n'avait pas eu l'enfance qu'il méritait. James avait grandi trop vite, mais il avait pu prendre du recul sur tout ça, maintenant il avait sa propre affaire et avait grandi.
Albus, non. C'était encore un enfant qui se sentait coupable, qui était mal dans sa peau, étouffé par un grand-frère qui avait pris les choses en main et sa sœur disparue. Il se sentait mal, ce que je pouvais comprendre. Maintenant, ses blessures ne pourraient se réparer qu'avec le temps. Et avec beaucoup d'amour.
"Bon," repris-je la voix pleine de trémolos, "on va arrêter l'instant émotions. Pour le moment je ne suis pas partie. Donc Albus tu te reprends que je te mette une raclée."
"Rêve."
Il me tira la langue et on reprit notre jeu sans en reparler. Mais je ne m'inquiétais pas. En voyant les garçons tricher ensemble pour me faire perdre, je me dis qu'ils avaient enfin fini par s'entendre. Et qu'un jour, tout serait plus simple, ils se considèreraient réellement comme deux frères. Unis.
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"Comment tu te sens ?"
"Teddy," grognais-je avec agacement alors qu'il tendait sa baguette vers moi pour prendre mon pouls. "Je vais très bien. Je veux que tu réduises mes potions. J'en ai marre de les prendre une fois par semaine, c'est beaucoup trop."
Teddy soupira en relisant mon dossier qu'il connaissait pourtant par cœur.
"Ça ne me plait pas. Tu n'as pas pris tes potions pendant quelques semaines ça aurait pu te faire retomber dans la maladie."
"Oui mais ce n'est pas le cas."
"Tu fais du sport ?"
"Le sport de chambre ça compte ?"
Teddy éclata de rire mais hocha la tête de gauche à droite.
"Bon, il faudrait."
"Pas le Quidditch, je n'aime pas voler. Et puis j'ai un problème à la tête, pas au corps."
"Effectivement, mais tu es sollicitée de toute part, tu retiens énormément de choses chaque jour, tu travailles trop. Il faut que tu te ménage."
"Oui, oui... on verra. Sinon le traitement ?"
"Je te le laisse pour le moment. Pour le moment," reprit-il d'une voix forte m'empêchant de m'exclamer. "Il faut vraiment que tu t'aère l'esprit. Parce que oui, tu as un problème à la tête. Et tu sais comme moi que si tu es trop surmenée ton cerveau va te le rendre. Après tu peux avoir des..."
"Pertes de mémoire, oui compris. Je vais essayer."
"Je sais que c'est dur Ellie. Mais c'est pour la vie. Je suis désolé."
"Tu n'y est pour rien. Je sais que ça va être dur. Je vais faire attention. Ecoute je vais sans doute rentrer en Amérique."
"Pour longtemps ?"
"Je ne sais pas encore, mais n'en parle à personne. Je veux juste savoir comment ça va se passer pour mon traitement ?"
"Eh bien je vais pouvoir te les envoyer par hiboux longue distance, pas de problème pour ça. Mais je peux aussi passer te voir quelques fois avec Victoire si tu nous accepte ?"
"Oh oui, ça serait top ! j'ai hâte de vous faire visiter."
"Nous aussi," soupira Teddy qui n'aimait pas plus que ça l'histoire, "Victoire me harcèle pour qu'on y aille donc je vais me forcer."
"Tu verras, je te ferais changer d'avis, je suis beaucoup plus intéressante que votre prof le fantôme."
"Je n'en doute pas. "
"Sinon, j'avais une autre question..." soupirais-je d'angoisse en tordant mes mains.
"Oui tu peux."
Il me regarda d'un air amusé alors je le dévisageais.
"Je ne t'ai rien demandé."
"Tu peux avoir des enfants. Bien sûr ça pourra faire revenir des souvenirs, mais la potion ne comporte aucun risque. J'ai vu ça avec Al."
"Oh. Super. Tout le monde est au courant."
"Non, mais il traite énormément de personnes et la question s'est déjà posée."
"Arrête c'est une vraie commère. "
"Il est un peu... enjoué," grimaça Teddy qui devait se souvenir d'Albus me harcelant pour que je vienne rencontrer les Weasley.
"Enfin, il reste adorable. Comme moi quoi."
Teddy ricana sans oser me contredire.
"En tout cas merci. De m'avoir suivie comme ça. Je... ça me rassure de savoir que tu vas continuer même si je pars."
"C'est normal. Entre frères et sœurs."
Le sourire que l'on s'échangea me réchauffa le cœur. Je n'étais pas seule. Certains essayaient de m'aider et il fallait que je sois heureuse, pour ces personnes. Or, je ne l'étais pas en ce moment. J'étais fatiguée de Londres. Peut-être y reviendrais-je, mais ce n'était pas mon moment. Il fallait que je me repose, que je retrouve mes habitudes. Et ça ne se passerait pas ici. Et c'est ce que Teddy avait compris.
"Sinon, il y a quoi à visiter à part ton musée là-bas ?"
"Oh, plein de choses. Je connais un super restaurant qui vous plaira à tous les deux. C'est très romantique."
"Super. J'ai terminé ma journée après toi, un verre avec Victoire te tente ?"
"Je tuerais pour ça. Je passe un coup de cheminette à Scorpius."
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"J'ai donc attendu toute la soirée. J'avais mis mes plus beaux habits, je m'étais coiffée et j'ai vraiment cru qu'il n'allait pas me le demander. Finalement on arrive devant chez moi et là il me sort presque en hurlant « je te jure que tu dois m'épouser » et il sort cette merveilleuse bague."
"Non !" m'exclamais-je en rigolant de la mine déconfite de Teddy qui eue l'honnêteté de se sentir gêné. "Et alors tu as dit oui ?"
"Pas tout de suite malheureuse," me dit Victoire avec un air de conspiratrice, "je te rappelle que Fleur Delacour est ma mère. Elle m'a appris à compter jusqu'à dix avant d'accepter."
"Tu vois ce qui t'attend," marmonna hargneusement Teddy en donnant un coup d'épaule à Scorpius.
"Mais j'ai dit oui finalement."
"C'est tellement romantique."
Victoire me fit un sourire éclatant. Nous avions passé la soirée à parler de leur futur mariage et à organiser leur voyage en Amérique. Si Teddy n'avait rien dit sur mon envie de partir, Victoire voulait vraiment visiter le musée et l'Amérique. Et pourquoi pas lors de leur lune de miel ?
Nous avions presque tout prévu et Victoire avait été émue en voyant que je m'investissais pleinement dans ce voyage. Elle m'avait tenu la main en me disant à quel point elle était ravie de m'avoir rencontré. Parce que j'avais tendance à oublier qu'elle était ma cousine. Pour le moment je n'avais de contact qu'avec elle. Les autres étaient sympathiques mais j'essayais d'y aller pas à pas.
Victoire était vraiment géniale. Elle était belle et intelligente. Nous avions eu une conversation très intéressante sur la magie française qu'elle connaissait bien et elle m'avait donné tant de nouvelles idées que je lui avais proposé de participer à une conférence. Elle en avait été ravie, avant de refuser pour le moment car « entre le mariage et mon travail, je suis dé-bor-dée », mais gardait l'idée en tête pour plus tard.
Scorpius posa son bras autour de mes épaules sous les regards attendris du couple. Je rougis légèrement.
"Merci d'avoir accepté de venir ce soir," me dit-elle, plus tard, après quelques verres pour les garçons et une soirée plutôt longue.
"Merci à toi. Je serai ravie d'aller faire les magasins avec toi."
"Ça serait génial," soupira-t-elle d'aise. "Je sais qu'on a quelques années d'écart niveau âge, mais tu sais nous nous entendions très bien quand tu étais petite. Tu étais la chouchoute de tout le monde, même Percy te faisait des bisous."
"Ah oui, je devais être exceptionnelle !"
"Tu l'es toujours," affirma-t-elle dans un sourire. Je sais que tout n'est pas simple pour toi, je ne vais pas te parler de ça parce que je veux que tu passes une bonne journée, mais n'hésite jamais. J'aurai toujours de la place pour toi."
"Merci."
"Et puis il va falloir que tu rencontres plus sérieusement Louis et Dominique."
"Oui. Pour le moment j'y vais tranquillement. Nous sommes allés voir Charlie et c'était génial, il n'a pas d'enfant donc on a pu discuter longtemps. Je crois qu'il a vécu tout cela de très loin donc ça a aidé pour avoir du recul. Au niveau des cousins, vous êtes trop nombreux, mais je dois déjeuner avec Hugo dans la semaine. On s'entend bien je crois."
"Oh oui bonne idée."
Elle sautilla et tapa dans ses mains de joie.
"Vous étiez si mignons. Les enfants du trio d'or."
"Le trio ?"
"Oui, Harry, Hermione et Ron. C'est vrai que tu es américaine. Il va falloir que tu te renseigne sur ça."
Je fronçais les sourcils en pensant déjà à tous les livres que je pourrais acheter sur le sujet. Mais elle avait raison, il fallait que je m'informe sur cette guerre qui les avait touchée.
"Il faut que tu en parles à Ron, il a plein d'histoires à raconter, il est très doué pour ça."
"Mhm, pour le moment nous sommes un peu en froid dira-t-on."
"Oh, oui bien sûr."
Elle grimaça puis changea de sujet et j'en fus heureuse parce que j'en avais marre qu'on me dise que tout irait bien, qu'ils se feraient à ma présence. Ce n'était pas ce que je voulais. Je voulais simplement être acceptée quelque part.
Les sourires de Teddy et Victoire me firent toutefois comprendre que j'étais acceptée par de nombreuses personnes, que je pouvais passer une soirée sans que l'on me parle de mes origines, de ma découverte des Potter, mais juste être heureuse avec eux.
On promit de se revoir rapidement et en rentrant, me couchant auprès de Scorpius, je fus heureuse d'être encore en vie pour avoir la chance de vivre ça.
