Camarades !

Et hop, un nouveau chapitre ! J'essaye de me rattraper pour mon retard, promis ! En attendant, profitons ce tout nouveau chapitre, avec une notre positive et pleine d'espoir.

Bonne lecture,


« Je crois que mon père perd la tête… hier il a insisté pour que nous regardions un film ensemble et il est revenu de la pâtisserie avec des cookies en forme de sapins. Et il arrête pas de me poser des questions sur ce qui fait « djeuns ». C'est un peu effrayant. »

Violet, Henry et Grace étaient de nouveau réunis pour la pause déjeuner. Ils ne cessaient de s'étonner des changements survenus chez les Morgan. Il y a quelques jours encore Violet se plaignait de même pas pouvoir poser une guirlande dans sa chambre, aujourd'hui sa maison ressemblait à une photo de magasine de décoration pour les fêtes.

« Je crois qu'il cherche un cadeau pour toi – fit Henry – j'ai entendu Robin en parler avec Hadès quand ils sont passés récupéré Silena et Robin chez ma grand-mère.

- Oh non... »

Violet grimaça. Son père avait beau être originaire de ce monde, il n'en était pas pour autant perdu, les technologies ayant grandement avancé depuis son départ. Si elle s'était sentie perdue au départ, elle avait pu compter sur Henry, Grace et d'autres camarades de classe, parfois tout aussi perdu qu'elle pour se sentir plus à l'aise. Certes certaines coutumes de ce monde lui semblait très étranges mais elle avait vite assimilé comment se servir d'un téléphone ou quels étaient les groupes de musique qu'elle aimait ou pas. Elle craignait que son père ne cherche à en faire trop et tombe à côté de la plaque en lui offrant quelque chose de totalement cliché comme un cd d'un groupe à la mode mais qu'elle n'écoutait pas.

« Tu devrais lui faire une liste, au moins tu sauras à quoi t'attendre.

- Oui. C'est sans doute plus prudent. Avant qu'il ne m'offre la biographie de Justin Beiber. »

Ils rirent, avant de se lancer dans d'autres sujets de conversation. Ils évitèrent de parler à Grace de la nouvelle affaire entre ses parents et Jefferson/Victor, même si cette dernière semblait assez déprimée mais aussi remontée contre ses parents adoptifs. A leur échelle ils ne pouvaient que la soutenir moralement.

« C'est pas la grande forme à ce que je vois. A l'approche de Noël je pensiez que vous seriez plus enthousiastes. »

Henry recracha la gorge d'eau qu'il s'apprêtait à avaler, Grace faillit tomber et Violet lâcha le dernier morceau de son sandwich par terre. Au bas des escaliers se trouvait le Père Noël. Que faisait-il ici ?

Il grimpa les escaliers en deux enjambées pour se planter devant eux, ignorant totalement qu'il venait de leur donner la peur de leur vie.

« Vous avez vraiment de sales mines. Je peux remédier à ça ? »

Les trois adolescents clignèrent des yeux, avant de réagir.

« Et bien – commença Violet – c'est que c'est un peu le bazar dans nos familles récemment. Mon père ne voulait pas que je fête Noël mais maintenant oui et il agit un peu bizarrement.

- Ma mère est dans votre monde, ma mère essaye de remonter le moral d'Archie, Killian passe tout son temps avec les fées et Belle est occupée à gérer sa bibliothèque, la boutique d'antiquité de Gold, mes deux amies vont mal. Je suis un peu perdu au milieu de tout ça.

- Et mes parents adoptifs veulent m'arracher à mon père et son petit-ami, ils refusent de m'écouter, ils pensent qu'ils m'élèvent mal et qu'ils sont contre-nature. »

Le Père Noël les regarda sans perdre son sourire.

« Allons les jeunes, ne perdaient pas espoir. Tout finira par s'arranger. J'y travaille activement. Si vous regardez bien, je dirait même que les choses s'arrangent. »

Devant les mines interloquées, il se justifia :

« Regina et les autres font un boulot formidable et aident considérablement ma famille et mes employés. Ton père a changé d'avis. Et ne t'avoue pas vaincue Grace. Je doute vraiment que tes parents adoptifs ne puissent gagner gain de cause. »

C'est sur ces paroles que le Père Noël disparu aussi vite qu'il était apparu. Il avait sans doute raison, mais aucun des trois ne le voyait encore.

oOo

« C'est censé être quoi ? On dirait qu'on a écrasé une tarte à la cerise dessus.

- Arrête, ce n'est pas ça. On dirait plus...euh… des coquelicots ou des fleurs rouges dans un champs. »

Regina et Zelena examinaient des toiles qui avaient été peintes pour être exposées dans une galerie de Noël. Elles avaient pu admirer en avant première les œuvres qui allaient être exposées et pour cause, elles devraient tenir cette exposition. Heureusement pour elle, il s'agirait surtout d'accueillir les invités et s'assurer qu'ils ne manquaient de rien. Gloria se chargerait d'expliquer plus en détail les œuvres en compagnie des artistes.

Elles étaient en train d'admirer une œuvre abstraite, faite de traînées rouges, vertes et blanche, sans déterminer ce qu'elle représentait réellement. Elle avait évoqué des tâches de sang sur de l'herbe à Zelena dans un premier temps, mais vu l'ambiance de ce monde, elle doutait fortement que quelqu'un eu pensé à ça, ni même qu'Hannibal Lecter eu mit les pieds dans ce monde.

« Oh, mais c'est un portrait de mon mari ! »

Zelena et Regina penchèrent la tête en même temps, puis se regardèrent en ouvrant grand les yeux, empêchant de justesse un grand « aaaah » de sortir de leurs bouches grandes ouvertes.

« On aurait du s'en douter – fit Zelena avec ironie – le rouge aurait du nous mettre la puce à l'oreille.

- Oh il n'y a rien de mal à ça. Disons que les œuvres d'art du Grinch sont toujours un peu spéciales. Il est plus… imaginatif d'ordinaire. »

Zelena ne tilta pas tout de suite. Elle ne voulait pas vexer Gloria, mais la toile lui faisait désormais penser au Père Noël qui se serait fait écrasé par un tracteur dans un pré. Mais pas Regina.

« Le… le Grinch ? Il existe ?

- Bien sûr. Il n'est pas aussi grincheux que dans le livre du Dr Seuss mais il nous a joué de beau tours. Il ne l'avouera jamais mais il aime bien Noël. Mais il le montre à sa manière. C'est un artiste doué, l'année dernière il avait fait un renne avec des débris de métaux qu'il avait réunis. »

Regina n'en croyais pas ses yeux. Elle se souvenait avoir adoré lire cette histoire à Henry et regarder le film avec lui.

« Avez vous vu la toile réalisée par un de nos lutin ? Elle est magnifique ! »

Les deux femmes suivirent Gloria, Regina encaissant encore le coup de la nouvelle. Décidément elle ne s'y ferait jamais.

oOo

Emma, David et Archie attendaient avec angoisse les résultats des analyses médicales de Pongo. Le chien semblait aller mieux, il avait même pu se promener mais il continuait de manger peu, au grand dam d'Archie. Enfin, au bout d'une attente qui leur avait paru interminable, la vétérinaire leur fit signer d'entrer dans son bureau. Quand ils furent installés, elle n'attendit pas et annonça de suite :

« Votre chien va mieux, grâce au traitement que vous lui donner, mais la tumeur reste assez importante. Le problème c'est que cette tumeur fait souffrir votre chien, mais elle est située au niveau de ses intestins, c'est pourquoi il ne mange pas beaucoup. Il existe d'autres traitements, mais plus importants, comme une radiothérapie ou une chimiothérapie. Où une opération. Pour le moment elle ne s'est pas développée, c'est donc possible pour nous de le faire, même si je ne peux pas garantir son efficacité à cent pour cent. Il faudrait agir vite. Alors, que décidez vous ? »

Archie semblait désemparé. Il refusait de voir son chien souffrir, mais il devait avouer qu'il n'avait jamais aimé tout ces termes médicaux et l'environnement qui allait avec. Pour lui c'était synonyme de tristesse et de souffrance. Il consulta David et Emma du regard.

« Faites comme bon vous semble Archie. C'est votre chien. Faites ce qui vous semble le mieux pour lui. »

Archie sembla réfléchir encore un instant, puis se tourna vers la vétérinaire qui attendait sa réponse.

« C'est d'accord, je suis pour cette opération. Mais si elle ne réussit pas, est-ce que…

- Non, il y a très peu de risques qu'il ne meurt. Dans tous les cas elle soulagera Pongo. Mais il faudra quand même continuer un traitement après, jusqu'à ce que l'on soit sûr que Pongo est complètement guérit. Cette opération est longue et va le fatiguer, il faudra être présent pour lui.

- Je le serai. Jamais je ne l'abandonnerai.

- Je serai avec lui aussi, vous pouvez compter sur moi.

- Comptez sur moi aussi, Archie, Pongo ne sera pas seul. »

Le psychiatre eu bien du mal à retenir ses larmes. Après avoir fixé une date pour l'opération, le plus tôt possible bien entendu, ils récupèrent le chien qui somnolait encore fatigué de ses nombreux examens. Quand ils arrivèrent chez Archie, David et ce derniers s'empressèrent de l'installer dans son panier pendant qu'Emma allait chercher un biberon d'eau fraîche, puisque le chien avait des difficultés à boire dans son écuelle. Elle sourit tendrement en voyant le chien téter, visiblement assoiffé.

« Alors mon grand tu vas te battre hein ? C'est Noël, garde espoir ! Que deviendrait-on sans toi ? Alors repose toi et guérit vite, tu es un battant, je le sais ! Je t'interdis de nous faire pleurer pour Noël. »

Pour toute promesse, Emma récolta un grand coup de langue sur la main.

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Marco regardait son fils fixer l'embrasure de la porte, l'air rêveur. Afortunada venait de partir, le laissant avec son père. C'était bien la première fois qu'il le voyait dans ce état. Il n'avait jamais imaginé qu'il puisse tomber amoureux d'une fille, ou d'un homme. Il l'avait toujours vu comme son petit garçon et après une séparation douloureuse et de brusques changements d'âges du à la magie, il n'avait jamais parlé de ça avec August. Enfin si il avait essayé, lui demandant si il avait eu des petites amies pendant qu'ils étaient séparés et voyant l'air un peu embarrassé de son fils, avait pensé qu'il n'osait pas lui avouer quelque chose et en avait déduit qu'il était homosexuel. Mais rien de tout ça, son fils restait assez évasif sur sa vie dans ce monde sans magie et il avait finit par s'y habituer. Il se sentait assez coupable de l'avoir abandonné et fait porter une mission trop lourde pour un enfant, il n'allait pas lui faire raviver de mauvais souvenirs. Il devait avouer que comme tous les parents, il aurait aimé voir son fils se marier, avec une femme ou un homme et avoir toute une ribambelle de petits-enfants à gâter. Mais son fils ne semblait pas intéressé par l'amour alors il en avait déduit qu'il resterait célibataire.

Il n'avait jamais imaginé qu'il tombe amoureux de la fille du Père Noël, ça non jamais. Si leur histoire était vraiment sérieuse, les réunions de familles promettaient d'êtres intéressantes.

De son côté, Rumple et les lutins chargés du courrier des enfants faisaient les frais d'une Afortunada sur un petit nuage. Elle semblait tellement ailleurs qu'elle faillit renverser du chocolat sur la pile de lettres prête à être envoyée et rentra à plusieurs reprises dans les lutins.

Ah l'amour… difficile de faire plus niais que ces deux là. Mais Rumplestilskin devait avouer qu'au moins, pendant ce temps là, elle le laissait tranquille. En observant l'idylle naissante entre les deux tourtereaux, il ne pu s'empêcher de penser à sa rencontre avec Belle. Douce, lente au début, puis mouvementée vers la fin. Mais la différence entre ces deux là, c'est qu'ils étaient plus âgés, plus posés. Les deux amoureux étaient plus jeunes, bien qu'il ne savait pas l'âge exact de la jeune fille, plus naïfs mais aussi plus passionnés. C'était ça qu'il avait longuement cherché à mettre en bouteille, avant de tomber sur Snow-White et son prince.

« Vous savez, pour le peu que vous aidiez, vous pouvez aller dehors pour batifoler dans la neige avec votre August, ça ne ferait aucune différence. »

Elle l'écouta à peine. Allons bon, l'amour semblait rendre les jeunes un peu lent d'esprit. Il la regarda quitter la pièce avant de reprendre la rédaction des lettres, tout en se demanda si son père était du genre papa poule protecteur, sinon il ne donnerait pas cher de la peau de l'ancien pantin si le grand patron découvrait qu'il fricotait avec sa fille adorée. C'était tentant mais toutefois ça ne constituait pas une vengeance suffisante contre le vieux barbu glucosé.

oOo

Isaac avait pris tellement de notes que son crayon s'était vidé de son encre, entièrement et qu'il avait du s'acheter un deuxième carnet. C'est après avoir assisté à l'altercation entre le chapelier fou et l'autre homme qu'il avait compris ce que Nicholas attendait de lui. Il avait ensuite parcouru la ville et prit des notes. Il savait qu'elle histoire il raconterait. Il ne savait pas comment elle finirait, enfin pas pour le moment. Mais pour le moment, il lui fallait le début.

C'est pourquoi il attendait dans sa chambre, carnet et stylo neuf posés devant lui que son ami ne rentre. Il avait des questions à lui poser.

Il attendit un moment, puis comme si Nicholas savait qu'il était attendu, ce dernier entra dans la chambre, portant un sac de boissons et de nourriture à emporter.

« Je crois que nous allons en avoir besoin. Mais je suis prêt à répondre à vos questions. Que voulez vous savoir ? »

Isaac attendit un petit moment. D'un seul coup tout cela lui semblait une mauvaise idée. Il ne devait pas. Tout cela allait briser un mythe, une légende, mais il devait savoir pour comprendre, pour continuer.

« Qui êtes-vous vraiment, Père Noël ? »