Bonjour à toutes et à tous !
Bienvenu pour l'ouverture de cette treizième case de ce calendrier de l'avent !
Ohlala ! je ne sais pas si vous vous rendez compte de l'état dans lequel je suis en ce moment ! ça y est les filles ! nous avons dépassé les 100 reviews ! 100 ! vous vous rendez compte ? alors que ce n'est qu'une petite histoire écrite pour vous donner le temps d'être sous votre plaid avec votre café brulant pendant 30 minutes par jour ? Je vous aime, il n'y a pas d'autres mots ! Merci infiniment !
Au programme de ce soir : une discutions houleuse, une table, une fenêtre, et un jasper pas content alors, je vous ai donner envie ?
Réponses aux reviews : (merci à vous d'avoir mis des pseudos, vous êtes adorables, et j'aime mieux pouvoir vous donner un nom ou un prénom, c'est plus agréable pour moi !)
La : ah ! parfait ca ! du coup je sélectionne Laetitia et Laurie ! j'ai bon ?
mis à part ca, je te remercie pour ton comm', j'adore faire des pluri POV dans mes histoires, et je ne pouvais pas passer à coté d'un POV Chelsea ! c'est mon bébé dans cette histoire !avoue, le moment ou Edward se prend un coup de poing, c'est juste le moment le plus jouissif de cette histoire mdr
bonne lecture
bisou
Mya
Ninidezil : hey ! ne t'en fais pas, moi aussi j'adore Chelsea lol, c'est mon petit bébé dans cette histoire ! dans ce chapitre et le suivant, ils vont un peu se rapprocher, et pour le « futur » d'Edward, je te laisse découvrir dans les autres chapitres lol
pour la question de la raison du divorce de jasper et Alice, il va falloir être encore un peu patiente, mais je te promet que la réponse arrive sous peu !
je te souhaite une bonne lecture,
bisou
Mya
Elo : ah ! je te l'avais bien dit que tu te sentirais soulagée bientôt !j'ai imaginer tellement de sang que j'ai plaint les hémophiles mdr
toutes tes questions vont avoir des reposes sous peu, sois patiente lol
je te souhaite une très bonne lecture,
bisou
Mya
Delphine : je crois que le coup de poing est mon quatrième moment preferé dans cette fiction mdr
je te souhaite une bonne lecture,
Bisou
Mya
*** Bonne lecture! ***
Chapitre 15
Mercredi 22 décembre
POV Bella
—Bella! me parvient une voix. S'il te plait, attends- moi!
Tellement prise dans mes pensées, pour savoir comment me faire pardonner par Jasper, et surtout lui faire entendre raison, quant au fait que je faisais tout, si ce n'est défendre ce cretin congénital; je n'ai pas entendu Edward arriver dans mon dos, dans le couloir.
Prenant sur moi de savoir ce qu'il me veut, alors qu'Alice et lui nous fuient comme la peste, depuis notre arrivée; je m'arrête, les pieds fermement ancrés dans la moquette duveteuse, dos à la commode qui contient, toujours, le short en soie rouge de ma nuisette. Peut-être faudrait-il que je le récupère un jour, d'ailleurs…
—Quoi? grogné-je, une fois qu'il arrive à mon niveau. Qu'est ce qui vaut la peine que saint Cullen se déplace en personne?
Cette habitude qu'ont Jasper et Rose de l'appeler ainsi semble avoir fini par déteindre sur moi, et ce n'est pas pour me déplaire. Ainsi, j'ai l'impression d'avancer, de me décrocher de cette emprise qu'il garde toujours, inconsciemment, sur moi.
—Tu voulais des réponses à tes questions, non? ricane-t-il. Pose m'en une seule, et j'y répondrai avec le plus de sincérité que je puisse.
Est-il sérieux là? se rend -il compte que ce qu'il me propose n'est, ni plus ni moins que la porte ouverte à une discussion, longue, pénible, et sûrement incompatible avec mon emploi du temps de la journée…
—Ce n'est pas acceptable Edward; soupiré-je. Si je pose une question qui en amène d'autres, comment comptes- tu répondre? Tu vas choisir quoi dire, de manière à me laisser dans le flou, alors que tu m'as promis de la sincérité.
—Très bien; accepte-t-il, après quelques secondes de réflexion. Pose ta question, et, si elle en entraîne d'autres, je tacherai d'y répondre aussi.
—Pourquoi? demandé-je, pleine d'incompréhension.
Pourquoi être entré dans nos vies, alors qu'il semblait détester Jasper, déjà à cette époque, de même que Rose, sous sa courtoise habituelle? Pourquoi être sorti avec moi, s'il n'a pas pu s'empêcher de me tromper? Pourquoi avoir attendu autant de temps, avant de faire l'amour avec moi? Pourquoi m'a-t-il trompé, tout simplement?
—Par jalousie; soupire-t-il, semblant avoir saisi mes incompréhensions. Maintenant, tu sais, alors dis-lui de rester loin de mon nez.
—Oh non Edward; sifflé-je; cela ne fait que commencer! Tu n'as répondu à aucune des questions découlant de celle-ci. Je vais commencer par l'une de celle qui m'a le plus intriguée, depuis trois semaines. Pourquoi être sorti avec moi, à l'époque du lycée, alors que, visiblement, tu n'en avais rien à faire, de moi.
—Je te l'ai dit Bella, par jalousie; hausse t-il les épaules.
Non mais il se fout de moi? La jalousie ne fait pas sortir les gens ensemble! A moins que dans son monde de dégénéré, ce soit le cas, ce qui, sincèrement, commence à s'imprimer dans ma tête. Finalement, même après des années à vivre avec lui, je ne l'ai jamais vraiment connu.
—D'accord; grogné-je. Dans ce cas, je vais te poser cette question différemment, et tu as intérêt de me répondre franchement. Quand as-tu commencé à me tromper?
—Environs six mois après que nous nous soyons mis ensemble; lève t-il les yeux au ciel. Par respect pour toi, j'aurais voulu te quitter plus tôt, mais je n'ai pas pu le faire, il m'a devancé.
—Mais de quoi parles-tu, à la fin! m'énervé-je. Tu parles de Jasper? Pourquoi es-tu aussi jaloux de lui?
Pour la première fois, sous mes yeux, j'ai l'impression de le voir réellement, et je peine sincèrement à reconnaître le Edward doux et patient du début de notre relation. Là, devant moi, faisant les quatre cents pas, se passant une main dans les cheveux; toute l'amertume, la haine et la jalousie pure s'échappent par tous les pores de sa peau.
—Mais parce qu'il a toujours eu tout ce qu'il voulait! s'exclame-t-il, se postant, les yeux fous, devant moi. Des amis, une famille, une carrière et la fille qu'il aime collée à son bras comme de la glue, depuis une semaine!
—Pardon?
Dans une autre situation, cette conversation passerait calmement; mais, avec lui, j'ai appris, avec le temps, à découvrir qu'il n'y a jamais que de grosses batailles. A chaque fois que sa colère sort, c'est une guerre à mener, malheureusement.
—Il a toujours eu une famille qui l'aimait, qui le respectait; reprend-il.
—Tes parents t'aiment, eux aussi! rétorqué-je.
—Non; secoue t-il la tête. Ils me surprotègent parce que ma mère ne pourra plus jamais avoir d'enfants. Alors, quand mon père m'a proposé de continuer les cours à domicile, comme je le faisais avant, dans le Kansas, j'ai sauté sur l'occasion de mettre en place mon plan. Je me suis fait accepter au lycée de Forks, et je vous ai rencontré.
Son plan «diabolique» visant à détruire Jasper, par jalousie, s'est mis en place si tôt? Serait-il un sociopathe?
—J'avais tellement entendu parler de vous deux, par Rose et lui, que j'ai voulu savoir si la gentillesse et l'abnégation dont ils te caractérisaient à chaque vacances, était vraie. Et je n'ai pas été déçu.
—Tu t'es servi de moi pour blesser Jasper? murmuré-je, incrédule.
—Ce n'était pas bien compliqué, tu sais; lève t-il les yeux au ciel. Il ne se rendait même pas compte qu'il passait son temps à flirter avec toi, à te chercher du regard, quand tu n'étais pas près de lui. Lui arracher sa meilleure amie a été l'une des choses les plus simples au monde. Tu me mangeais presque dans la main, à ce moment-là.
—Tu es un grand malade; soufflé-je, mais il ne m'entend pas.
Trop plongé dans son récit, il ne se rend même pas compte de l'air totalement fou qu'il arbore, en cet instant, les yeux plongés dans le vague, adossé au mur, un sourire étrange plaqué sur le visage.
—Tu n'étais pas mon genre, à cette époque; fait-il, la mine contrite. J'ai toujours préféré les sœurs Brandon, bien plus vives et pétillantes que toi. Mais cette douleur dans son regard, le jour où tu as accepté de sortir avec moi, c'était un pur moment d'extase.
Je dois être en train de rêver, ce n'est pas possible autrement. Cet homme que j'ai aimé ne peux pas être cet être froid et sans cœur qui me parle en ce moment. C'est impossible.
—Mais il a vite rebondi, malheureusement; soupire t-il. Il a eu l'air d'accepter la situation, et il s'est tourné vers Maria. Alors le jour où ton frère et lui ont gagné la finale du championnat, quand Maria m'a proposé de coucher avec elle, je n'ai pas pu refuser. Il l'avait eu, elle l'avait aimé, malgré le fait que leur relation ait été purement physique; et je voulais avoir ma part, moi aussi. C'était la première fois que je te trompais.
Je sens des larmes de haine et de frustration couler sur mes joues. De toute ma vie, je crois que je n'ai jamais autant haï quiconque plus que lui, en cet instant. Ce ton lointain et détaché me font frissonner même.
—Il était avec Alice, à ce moment-là; grondé-je, peu amène. Pourquoi être resté avec moi?
—Parce qu'il était toujours possible qu'il revienne vers toi, et, cela, je ne le voulais pas. Mais Alice s'accrochait à lui avec force.
—Et les triplettes? sifflé-je. Pourquoi avoir coucher avec elles? Elles ne connaissaient pas Jasper, n'avaient aucun lien avec lui. Alors pourquoi?
—Parce que j'en avais envie, et que je ne savais pas si tu me resterais fidèle, en étant si loin de moi, et si près de lui; hausse t-il les épaules. J'ai posté cette vidéo, parce que je savais qu'un jour, il finirait par tomber dessus, et faire une connerie, comme te prévenir, par exemple. J'avais un plan imparable, pour ce jour-là.
—Lequel? grogné-je. Me faire croire qu'elles t'avaient violé? Me prends-tu pour aussi conne que cela?
Étais-je si stupide, à l'époque, pour qu'il en soit arriver à penser cela de moi? Ou bien est-il uniquement trop dément pour se rendre compte de tout le mal qu'il a fait, uniquement par vengeance envers Jasper?
—Tu l'aurais accepté les yeux fermés, à l'époque; soupire-t-il, déçu. Mais, maintenant, tu as repris du poil de la bête, et je n'aime pas cela, je dois dire.
—Tu m'en vois navrée; sifflé-je, amère et haineuse. Finalement, je me fous de ce que tu as fait, entre Yale et le moment où nous nous sommes séparés; ce que je voudrais que tu me dises, et ce sera ma dernière question, c'est pourquoi tu as couché avec moi, ce jour-là? Pourquoi tu n'as pas continué sur ta lancée, à me tromper toute ta vie? Après tout, tu avais déjà Alice dans la tienne, et elle était déjà enceinte.
L'espace fugace d'un instant, un sourire doux, tendre, presque niais, s'étale sur ses lèvres, et ma haine reflue quelque peu. Uniquement pour exploser ensuite.
—Il venait de demander le divorce à Alice, et je savais qu'il ferait ce qu'il pourrait pour revenir dans ta vie. Alors j'ai fait ce qui me paraissait le plus intelligent, et prendre enfin une chose qu'il ne pourrait plus jamais ravoir. Ta virginité.
La haine dévorante, cette envie de le réduire en miettes, d'exercer une vengeance horrible et cruelle, à la hauteur de celle qu'il a entrepris, envers Jasper, me prend aux tripes; en même temps qu'un bruit de verre brisé me fait tourner la tête vers notre chambre.
—Tu ferais mieux de te barrer tout de suite Edward; sifflé-je, haineuse. Tu me dégoûtes.
Incapable de le regarder une seule seconde de plus, je me détourne de lui, une moue de dégoût barrant mes traits, mais je n'en ai que faire. Non, ce qui m'inquiète, c'est ce cri de colère pure, venant de notre chambre, et portant la voix de Jasper jusqu'à moi.
Inspirant un bon coup, j'ouvre, apercevant, du premier coup d'œil, le désordre sans nom qui jonche la pièce; le fauteuil renversé, la porte fenêtre totalement brisée, des vêtements tapissant le sol, et le miroir sur pied, totalement brisé, à terre.
—Tu sais que nous allons avoir froid, ce soir, maintenant que nous n'avons plus de fenêtre, n'est-ce pas? lancé-je, tentant de garder une voix détendue, malgré son état.
Il semble avoir dépasser le stade de la colère depuis un bon moment, puisque la haine, pour lui aussi, déforme ses traits, alors qu'il tient encore, dans sa main, le guéridon de la porte, prêt à le jeter, lui aussi, sur la terrasse.
—Tu n'auras qu'à aller dormir dans la chambre d'Edward; persiffle t-il. Je suis sûr qu'il réussira à te trouver une petite place, entre Alice et lui. Cela lui rappellera sûrement ses années d'université.
—Tu savais depuis le début? murmuré-je choquée.
Certes, j'en étais venue au point de comprendre qu'il ne fallait pas se fier à ce qu'Edward dit; mais, de là à avoir la preuve que Jasper était au courant, là, il y a une frontière énorme à franchir: celle qui sépare le statut quo en moi, et celle de la fureur pure.
—Bien sure que je le savais; ricane t-il. Des années, à devoir me taire, pour éviter que tu ne perdes ton innocence, cette pureté qui t'anime! Et tout cela pour quoi? J'ai perdu presque tout ce que j'avais pour toi, et toi, tu préfères encore le défendre lui, alors qu'il t'a traitée comme une moins que rien! Pourquoi Bella? Hein? Pourquoi? Tu aimes tant que cela te faire prendre pour une conne? Tu aimes que les hommes jouent avec toi?
Au fil de ses mots, la haine s'est accrue en lui, de même que la mienne; et je ne me rends compte que je tiens un cadre photo dans la main, uniquement lorsqu'il atterrit sur le sol, rependant un peu plus de bouts de verre; donnant à cette pièce une vision apocalyptique.
Prise d'une brusque bouffée de colère, je m'élance sur lui, attrapant le col de sa chemise, avant de le frapper de mes maigres forces sur le torse, des larmes dévalant mes joues.
—Tout ça c'est ta faute! crié-je, frappant plus fort encore. Rien de tout cela ne se serait passer, si tu n'étais pas sorti avec Maria!
En ayant, visiblement, marre de se prendre des coups qui, soit dit en passant, ne doivent pas peser bien lourd contre lui; il me repousse vivement contre le mur, mon dos butant vivement contre celui-ci, alors qu'il bloque mes poignets au-dessus de ma tête.
—De quoi parles tu? gronde t-il. Que vient faire Maria dans tout ceci? De quoi suis-je responsable?
—Tout! crié-je. Cela a tout à voir! Si tu n'avais pas été comme tu es, jamais il ne se serait intéressé à moi pour te prendre tout ce que tu as! Jamais il n'aurait couché avec Maria parce qu'elle t'aimait, malgré votre séparation!
Si je n'étais pas tant engoncée dans ma colère, et que je ne criais pas tant; je me serais rendu compte que, dans cette position ci, son corps rudement plaqué au mien, me tenant en respect, et son visage à quelques centimètres seulement à peine du mien; ma situation est dangereuse, précaire, même.
—Il n'aurait jamais couché avec moi, si tu n'avais pas demandé le divorce à Alice; finis-je la voix cassée, retenant un sanglot. Pourquoi tu l'as quittée Jasper? Pourquoi m'a-t-il touchée, à cause de toi? Pourquoi m'as-tu dit que j'étais responsable de votre séparation?
Les quelques dix secondes qui suivent, dans un silence lourd; ne sont coupées que par la brusquerie de ses lèvres, entrant en contact avec les miennes, imposant un rythme dur et vif. Ce n'est pas un baiser tendre ni même chaleureux; c'est un combat pour la dominance, un moyen d'avoir l'ascendant sur l'autre.
—Tais-toi; chuchote-t-il, à chaque fois que ses lèvres quittent les miennes. S'Il te plaît tais-toi.
Au bout de longues minutes à ce traitement, il semble s'apaiser doucement, sa main libérant mes poignets, tandis que l'autre descend le long de ma nuque, serpente entre mes seins, puis, enfin, vient se poser sur ma taille, me rapprochant de lui, plus encore.
D'un geste vif, il agrippe mes jambes, les faisant passer autour de sa taille; puis, une main en soutien sous mes fesses, et l'autre perdue dans mon cou; il nous conduit sur le lit, où il nous fait nous écrouler, son corps reposant entre mes cuisses.
Sa bouche suit bientôt le même chemin que sa main, tandis qu'il ouvre la fermeture de ma blouse, défaisant le nœud sur ma nuque pour me délester de celle-ci; ses lèvres goûtant le grain de ma peau, tandis que se poursuit sa décente.
Lentement, précautionneusement, il continue, embrassant la peau de ma poitrine, tandis que, de sa main, il commence à pincer l'autre mamelon; puis, doucement, en prend la pointe en bouche, la mordillant légèrement, alors qu'un gémissement rauque s'échappe de ma bouche.
Jamais, je n'avais, jusqu'à présent, vécue pareille sensation; et mon corps se réveille fortement, sous ses caresses appuyées. Sous ses doigts, sous ses lèvres, je me sens belle, je me sens femme, et, surtout, je me sens désirée; et cette constatation me brise le cœur.
Il m'aura fallu trente ans, dont quinze avec un homme, et une à avoir des relations sexuelles; pour découvrir la sensation d'être désirée par un homme.
—Je ne peux pas.
Soupirant, il laisse sa tête reposer contre me poitrine, tandis que son corps se tend brusquement, en me sentant onduler du bassin sous le sien. Incrédule, mais, surtout, incertaine de savoir la raison de cet arrêt brutal, je me fige, mes mains toujours agrippées à ses cheveux.
—Qu'ai-je fait de mal? soufflé-je, à voix basse.
Il relève un regard d'incompréhension, un sourcil haussé, ne comprenant, visiblement, pas la raison de ma question; jusqu'à ce qu'il aperçoive mes yeux fuyants, et mes joues rouges de gêne, sous notre position des plus compromettantes.
—Tu n'as rien fait de mal; soupire-t-il; mais je ne veux pas que la première fois que tu fasses l'amour avec un homme, après lui, se passe avec moi. Pas en ce moment, et surtout pas comme cela.
—Pourquoi? tenté-je de retenir un sanglot bloqué dans ma gorge.
—Parce que j'ai trop de haine, en ce moment, en moi, pour te donner ce que tu mérites bien plus que n'importe quelle femme de ma connaissance. Tu mérites de l'amour, du respect et de l'adoration.
—Et tu n'as rien de tout cela pour moi; soupiré-je, tentant de me défaire de l'étreinte de ses bras. Tu es toujours furieux après moi parce que tu crois que je l'ai défendu. J'ai compris, ne t'inquiète pas.
—Non darling, tu n'as pas compris; secoue t-il la tête. Je ne suis pas en colère contre toi, je le suis contre moi-même.
Son air perdu, lorsqu'il bloque ses prunelles dans les miennes, me désarçonnent. Depuis quand n'ai-je pas vu tant de détresse en lui? Depuis quand ne m'a-t-il pas laissé ressentir ses émotions? Une éternité, il me semble.
—Pourquoi es-tu en colère? penché-je la tête sur le côté, la voix douce.
—Parce que je t'ai blessée, même indirectement, chose que je m'étais toujours refusé de faire; soupire-t-il, ses yeux éclatant de vérité. Je m'étais promis de ne jamais te faire souffrir, de toujours te protéger, et de faire en sorte qu'il ne t'arrive rien. Mais j'ai échoué.
—Je ne sais pas ce qu'il s'est passé avec Alice, je te l'ai déjà dit; commencé-je, le sentant se tendre; et j'ai bien compris que je ne devais plus te poser de questions à ce sujet, tant que tu ne te sentiras pas prêt à m'en parler. Mais tu dois réapprendre à ouvrir ton cœur, tu n'as pas le droit de rester bloqué dans ta colère.
—Pas si je dois, de nouveau, blesser quelqu'un; dénie-t-il, le visage fermé.
Brusquement, prise d'une idée subite, je lui mets une tape sur le bras, pour qu'il se décale et me laisse la place de quitter le lit, ce qu'il fait à contre cœur, visiblement; récupère sa chemise de la veille, puis vais jusqu'à l'armoire, pour en sortir ma valise. Dans celle-ci, précautionneusement, je sors un livre abimé par les ans, avant de me placer devant lui.
—Il n'était pas dans ta bibliothèque, celui-là; s'amuse t-il.
—C'est mon pêcher coupable; grimacé-je. J'en achète un à chaque fois que je le vois en vitrine.
—Pourquoi? fronce t-il les sourcils.
Continuant de tourner les pages de son premier roman, je parviens, enfin, à trouver la page qui m'intéresse; avant de lui lire un extrait, la voix douce, pleine de cette tendresse pour le Jasper de ma jeunesse.
—«Un jour, Isabella Swan changera le monde, mais, pour encore quelques temps, elle reste mon étoile qui brille dans le firmament. Elle est mon astre et ma lumière, la flèche qui guide mes pas, et la raison pour laquelle je deviens l'homme que je suis.»
Le corps tendu, le visage fermé, et le regard de marbre; il n'a pas bougé de tout le long de ce paragraphe. Alors, lentement, je me rapproche d'un pas encore, déposant le livre sur le couvre lit, avant de me mettre à sa hauteur, une main sur sa joue.
—Tu n'as pas peur de blesser quelqu'un, en ouvrant ton cœur à nouveau, Jazz; soufflé-je. Tu as peur que la personne meurtrie, ce soit toi, une nouvelle fois. Mais tu dois avoir foi en toi, parce que moi, je le fais.
Son regard vacille, durant quelques secondes, avant que je n'amène mon front jusqu'au sien, ma main toujours sur sa joue, la caressant doucement, les yeux fermés.
—Si tu ne me crois pas; soufflé-je, incapable d'émettre un son plus haut que celui-ci; alors crois le Jasper de dix sept ans. Lui, il avait tout compris. Il avait compris que, parfois, les mots valent plus que les actes, et que, parois, quelques mots peuvent tout changer.
Je me recule, ensuite, embrassant simplement sa joue, avant de quitter la pièce; jetant, tout de même un regard dans la chambre, pour le voir dans la même position que celle où je l'ai laissé, le regard dans le vide.
—Merci.
Je sursaute violemment, en entendant la voix d'Aro, posant ma main sur mon cœur. Par tous les saints! Comment font-ils pour se déplacer, à ce point, en silence, dans cette famille? Sont-ils tous des êtres surnaturels?
—Ne fais plus jamais cela Aro! sifflé-je, reprenant mon souffle. J'ai failli avoir une crise cardiaque!
—Ce n'était pas mon intention, je te le promets; rit-il. Je te l'ai dit, je suis là pour te remercier.
—Pourquoi? froncé-je les sourcils.
—Jasper; hausse t-il les épaules. Ce que tu viens de faire, et ce que tu as déjà fait, par le passé. Merci pour cela.
Je ne sais comment prendre ses mots. Me remercie-t-il d'être allée me jeter dans la gueule du loup, ou bien pour la petite scène qu'il vient de se passer? Durant mes réflexions, il s'est détourné, me laissant seule dans le couloir, ne sachant que faire, jusqu'à ce qu'un frisson me traverse. La fenêtre!
Retournant rapidement à l'étage inférieur, je n'ai pas à chercher bien longtemps, pour trouver Chelsea, affairée à préparer une tourte, si je ne m'abuse, pour ce soir; un tablier orange enserrer autour de sa taille.
—Chelsea? l'appelé-je, doucement. Tu voudrais bien nous ouvrir une nouvelle chambre, à Jasper et moi?
Le regard clairement dubitatif, et plein de sous-entendus m'aurait, sûrement, fait rougir, en temps normal, mais le fait que je porte la chemise de Jasper ne m'aide en rien à avoir la moindre crédibilité auprès d'elle, donc, au diable la gêne, autant assumer.
—Retrouvailles passionnées? rit-elle.
—Entre la table basse et la porte vitrée de la chambre, oui; ricané-je.
—Encore? s'exclame-t-elle. Combien de fois vais-je devoir lui dire de faire attention…
—Une fois de plus, tout simplement; souris-je.
Elle lâche un soupire, en essuyant ses mains sur son tablier, allant, ensuite, chercher une des clefs dans le tiroir, pour me la remettre.
—C'est celle à coté de Rose; sourie-t-elle. Et dit lui que je ne compte pas payer les frais de ma poche!
—Je le lui dirais; hoché-je la tête, en retournant sur mes pas.
—Bella, attend, s'il te plait; me retient-elle, avant de souffler, une fois que mon regard se plonge dans le sien. Comment va-t-il?
—Il ira bien, Chelsea; souris-je, après quelques secondes de réflexion. Je pense qu'il ira très bien même.
Elle hoche la tête, m'offrant un pauvre sourire, lorsque je sors; puis, une fois dans les escaliers, je m'arrête enfin pour récupérer mon short en soie dans la commode, celui-ci m'ayant attendu depuis lundi matin.
Cependant, quand j'ouvre la porte de notre chambre, à peine une vingtaines de minutes après mon départ; une bouffée d'amour pur me prend au ventre, alors que Rosalie et Emmett me rejoignent.
Assis à son bureau, le visage concentré, Jasper est entrain d'écrire ce qui, je l'espère, sera son nouveau chef d'œuvre.
Ok, soyons claire, nous entrons dans le dernier tiers de cette Fiction-là, non ? Lol après tout, il ne reste plus que 2 "jours" ahah
Mais trêve de plaisanterie ! Dites-moi tout mesdames ! A vos claviers ! Avez-vous enfin eu vos explications sur le comportement d'Edward ? Avez-vous envie de lui casser la gueule ? (il est d'accord, ne vous en faites pas ahah) ! Et se jasper en colère ? Sexy ? Il vous a donner envie d'un petit tête à tête ? Vous aimez toujours les parents Hall ? Moi je les adore ! Vous vous rendez compte ? Nous sommes passées à ça (montre un espace totalement restreint entre son pouce et son indexe) d'avoir droit à du sexe !
Breffons ! que dire de demain ? Hum… Bonne question ! Vous aurez droit à une belle petite promenade au claire de lune, des décorations de noël, Rudolph et une histoire de caleçon ! Je vous donne envie là, non ? Ahah
Je vous embrasse et je vous dis à demain 17h pour la suite,
Portez-vous bien
Je vous embrasse
Mya
