Réponses aux reviews anonymes :
Sarah MAES : Hello ! Merci beaucoup pour ta review ! Haha le rapprochement a eu l'air de plaire à beaucoup, et je suis contente que tu en fasses partie :). Oh la réaction de Narcissa... rendez-vous au prochain chapitre (qui est en fait celui en dessous hein).
Drou : Hello again ! Déjà merci pour ta review et je suis très heureuse que cette suite du bal t'ait plus :). Les réactions vont se faire voir, ça, c'est sûr, mais est-ce qu'elles vont être celles que tu attends...? C'est une autre question hahaha.
Aventure: Merci beaucoup pour ta review ! Je comprends tout à fait ton ressenti, en écrivant ces chapitres j'ai envie d'être avec eux aussi vu le décor haha. En effet, tu as utilisé le bon terme, à voir comment ils vont "gérer" ça et je te laisse découvrir cela dans ce chapitre 15 :)
Avant que vous ne lisiez ce chapitre, je tiens à vous remercier nous avons dépassé les 100 reviews sur cette fiction et le chapitre dernier est le plus commenté jusqu'ici donc merci merci merci, coeur sur vous !
Bonne lecture !
Chapitre XV
Alchimie
Disclaimers : les dialogues ainsi que tous les développements entre les dialogues (car souvent ils sont écrits du point de vue d'un personnage) sont fictifs et ne représentent pas forcément ce que je pense personnellement. Il m'arrive d'avoir le même point de vue qu'un personnage sur un fait, mais si une idéologie vous semble choquante, ou un propos choquant par rapport à vos propres valeurs, il y a de forte chance que ce ne soit pas ma pensée personnelle.
Peu de personnes pouvaient affirmer avoir réussi à faire venir Narcissa Malefoy en urgence quelque part sans qu'elle n'en ait eu la volonté. Pourtant, deux jours après le bal de l'hiver, Narcissa Malefoy reçut une lettre au petit matin qui la fit se préparer en l'espace de quelques minutes et partir pour Londres au plus vite. Elle avait revêtu son manteau le plus épais, avait mis son écharpe en cachemire et avait transplané dans la rue adjacente aux locaux de la Gazette du sorcier. Elle se félicitait d'avoir maintenu et travaillé son influence dans ce journal car, ce jour-là, elle en vit l'utilité plus que d'habitude.
Elle poussa les lourdes portes de l'immeuble et entra dans le hall d'entrée de la Gazette. Elle n'aimait pas s'y rendre elle-même dans ce lieu. Il y avait toujours des notes qui volaient au-dessus des têtes, des personnes qui courraient de bureaux en bureaux, et une frénésie générale qui y régnait constamment. Elle se demandait ce que c'était en temps de réelle crise. Elle ne s'arrêta même pas à l'accueil comme les visiteurs lambda. Elle partit directement vers les ascenseurs et demanda à une personne d'appuyer sur le onze.
Elle voyait défiler les étages et attendait patiemment. La lettre avait été écrite par sa connaissance Samuel qui était le rédacteur en chef de la rubrique mondaine, ce qui lui était bien utile. Il lui devait un fier service car s'il en était à ce poste, c'était en majeure partie grâce à l'influence de la famille Malefoy. Narcissa avait toujours su déplacer ses pions pour asseoir son influence dans les endroits qui lui étaient utiles. Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent à l'étage en question et elle traversa de nombreux open-spaces et halls avant d'arriver au bureau dudit Samuel. Elle toqua à sa porte, attendant d'entendre un « entrez » qui vint quelques secondes plus tard.
Samuel était au début de sa quarantaine et était un homme tout à fait charmant. Il n'avait aucun titre mais Narcissa connaissait sa passion pour le monde aristocratique de l'Angleterre et c'était pour cela d'ailleurs qu'il avait toujours rêvé de diriger la section mondaine de la Gazette du sorcier. Elle s'approcha de lui pour lui faire une bise aérienne. Il l'accueillit avec un grand sourire mais elle pouvait voir la nervosité qui l'habitait. Il s'assit à son bureau et elle s'installa dans un fauteuil face à lui.
- Ne me ménage pas, Samuel, que se passe-t-il ? Drago a été vu partir à son appartement avec une autre femme ? Qu'est-ce ? s'enquit Narcissa avec impatience.
- Pas exactement. Techniquement, rien que vous ne sachiez pas car ça s'est passé chez vous, lors du bal de l'hiver, répondit Samuel.
Il sortit la une provisoire pour le lendemain et qui devait être validée par Samuel mais aussi le rédacteur en chef général de la Gazette. Il la fit glisser sur le bois du bureau et Narcissa la prit du bout des doigts. Elle pinça les lèvres. En une était présentée une photo de Drago dansant avec Hermione Granger. Narcissa se rappelait très bien de ce moment. Ils venaient de terminer leur danse et elle ne pouvait nier, photo à l'appui, que leurs regards étaient quelque peu intenses. Elle voyait la poitrine d'Hermione se soulever rapidement, le regard de son fils sur les lèvres de cette femme. Ce n'était pas bon.
- Ça ne peut pas sortir, Samuel, claqua-t-elle.
- Je sais bien, Mrs Malefoy, c'est bien pour cela que je vous ai envoyé ce hibou en express avant que je ne doive la faire passer au rédacteur en chef. Nous avons d'autres photos de la soirée, ajouta-t-il en les faisant glisser vers Narcissa. Nous avons encore le temps de changer cette une.
La femme blonde les regarda une à une et en sortit une du lot. Elle la fit glisser sur le bureau vers Samuel. Elle parcourut de son regard l'article qui accompagnait la une et pinça à nouveau les lèvres.
- Vous mettrez cette photo de Drago et Astoria dansant, ordonna-t-elle. Et vous me changerez l'article. Je ne veux pas que le nom de cette maudite Hermione Granger apparaisse dans la Gazette du sorcier.
- L'article parle de l'alchimie entre Drago et Hermione Granger, lorsqu'ils dansaient, et fait des spéculations sur leur relation, nous n'aurons qu'à remplacer son nom par celui d'Astoria, répondit Samuel en relisant l'article en question.
- Bien, faites donc.
Narcissa regarda à nouveau la photo d'Astoria et de Drago. Même elle ne pouvait nier qu'il n'y avait pas la même alchimie entre les deux qu'entre son fils et l'héroïne de guerre, mais personne n'avait réellement besoin de savoir ça. Elle se leva et partit vers la porte de sortie. Samuel la raccompagna et lui fit une nouvelle bise aérienne.
- Je ne veux pas te déranger plus longtemps, Samuel, s'excusa-t-elle. Merci encore pour tout ce que tu fais et pour me permettre de couvrir les frasques de mon fils, ajouta-t-elle en levant les yeux au ciel.
- Après tout ce que vous avez fait pour moi, ce n'est que la moindre des choses.
Narcissa lui sourit et finit par sortir de son bureau puis des locaux de la Gazette. Elle soupira quand elle fut à l'extérieur. Son fils allait lui donner encore plus de cheveux blancs qu'elle n'en avait déjà. Elle profita un instant de l'air frais qui soufflait dans les rues londoniennes puis se ressaisit rapidement. Il n'était pas question de se reposer ou de se laisser aller, qui savait ce que son fils allait encore faire pour la rendre chèvre ?
Drago était installé à son bureau dans l'open-space du département de la justice magique. Cela faisait trois jours que le bal de l'hiver était passé et Drago ne pouvait s'empêcher de repasser les images de la soirée dans sa tête. Et pas n'importe lesquelles. Ce n'était pas celles avec Astoria qui lui revenaient. Il aurait presque voulu s'ouvrir les têtes et les sortir pour enfin s'en débarrasser.
Le grincement du chariot du livreur de la Gazette du sorcier le sortit de ses pensées et de ses souvenirs, le ramenant sur terre et à son boulot. Un journal se déposa sur son bureau qu'il déplia. Il soupira. Il avait été franchement étonné la veille ne de pas faire la une de la Gazette des sorciers, mais c'était chose faite ce jour-là. Une une de lui et Astoria dansant une valse. Il n'osait même pas lire l'article qui était en dessous qui devait parler d'une relation naissante entre lui et l'héritière des Greengrass.
Il soupira une nouvelle fois, les journaux étaient si loin de la réalité. Il se doutait que sa mère avait quelque chose à voir avec cet article car, objectivement, s'il avait été un journaliste à cette soirée il aurait préféré publier un article sur lui et Hermione Granger que lui et Astoria. Après tout, il aurait été plus étonnant qu'une relation naisse entre lui et une héroïne de la seconde Grande Guerre. C'était impossible.
Il resta face à ce journal pendant de longues minutes. Il ne l'aidait pas à se défaire des images de cette soirée-là. Il se revoyait danser avec Hermione, lui enlever sa cape quand ils étaient arrivés, lui toucher le bas du dos. Il ferma les yeux et tenta de se reconcentrer sur le projet de loi qu'il devait récrire et édicter pour le lendemain. Il voyait encore la robe rouge d'Hermione tournoyer dans les airs, ses cheveux voleter et il sentait encore son parfum à la vanille. Il aurait préféré voir une photo de lui et Hermione en une. Au moins, ça aurait reflété une réalité plus vraie car l'alchimie que l'article évoquait ne s'était pas produite avec Astoria.
Il se frotta les yeux, il avait peut-être besoin d'une pause. Il se leva de sa chaise de bureau et partit vers la cafétéria du département pour prendre une courte pause. Comme toujours, pour sortir de l'open-space, il passa devant le bureau d'Hermione. Il ne put s'empêcher de la regarder et il s'était attendu à ce que son regard à elle soit dirigée vers son travail ou la Gazette. Mais non. Elle le regardait et leurs yeux s'accrochèrent quelques secondes. Heureusement, les jambes de Drago étaient sur pilote automatique et le menèrent à l'extérieur de la pièce. Il passa une main dans ses cheveux, il avait comme l'impression que sa concentration était foutue pour toute la journée. Peut-être même pour toute la semaine.
Harry et Pansy sortirent de la énième maison qu'ils visitaient ensemble. Le brun soupira bruyamment et passa une main dans ses cheveux. Cela faisait déjà plusieurs mois maintenant qu'ils visitaient et que cela ne donnait rien. Même Pansy commençait à désespérer et se demandait s'il ne le faisait pas exprès juste pour l'embêter.
- Je ne sais pas, je n'ai pas l'impression d'être chez moi. Je ne sais pas si ça fait sens mais…
- Si tout à fait, Potter, le coupa Pansy. C'est juste que même moi je commence à désespérer, rit-elle. J'ai fini ma journée, tu veux prendre un verre chez moi et qu'on reparle de ces maisons ? suggéra-t-elle sous le regard étonné de Harry. De toute évidence, il y a un blocage quelque part.
Il resta sans mot l'espace de longues secondes. Rien ne le gênait foncièrement dans le fait d'aller chez Pansy et de prendre un verre pour parler des maisons et c'était peut-être ce fait-là qui le gênait le plus. Il finit par accepter et ils se dirigèrent ensemble vers une petite ruelle sans passage pour transplaner en toute discrétion. Pansy lui avait attraper la main et ils apparurent une dizaine de secondes plus tard dans son salon. Harry n'avait jamais aimé les transplanages et il lui fallut quelques secondes pour s'en remettre.
- Installe-toi, l'invita-t-elle en désignant un des canapés. Du vin rouge, ça te convient ?
Il hocha la tête et elle disparut, le laissant seul dans cette pièce. Il regarda autour de lui en attendant qu'elle ne revienne dans la pièce. Il était toujours étonné par le fait qu'il se sentait bien dans cette maison, dans cette pièce, alors que c'était chez une personne qui à l'origine n'était pas son amie. Et aujourd'hui elle ne l'était toujours pas. Ils avaient une relation… professionnelle ?
Elle revint dans la pièce le coupant de ses pensées, avec deux verres à vin dans une main et la bouteille dans l'autre. Il se laissa aller un court instant à l'observation. Pansy était belle. Il ne savait pas réellement quand est-ce qu'il s'en était rendu compte pour la première fois, mais il la trouvait belle pour plusieurs raisons. D'abord physiquement, mais aussi par le fait qu'elle avait confiance en elle, qu'elle dégageait quelque chose d'assuré et de rassurant à la fois.
Elle s'installa à ses côtés et tendit un des deux verres à Harry. Ils trinquèrent et il ne put s'empêcher de lâcher un rire.
- Je ne vois vraiment pas à quoi on peut trinquer, après tout, on en est toujours au point de départ, rit-il.
Pansy lui fit un sourire et prit une gorgée de vin.
- Chaque vente est différente, tu sais, si on doit encore chercher pendant plusieurs mois alors ça sera ainsi. Je ne lâcherai pas tant que tu n'auras pas trouvé ton chez toi, Potter.
Ses paroles le réconfortèrent. Il avait peur d'être un client embêtant et dont Pansy ne pouvait pas se débarrasser malgré son envie simplement parce qu'elle était trop professionnelle pour cela. Il posa son regard sur la table basse et ses sourcils se haussèrent face à la une. Pansy suivit son regard et soupira.
- Ils ne le lâchent pas en ce moment, constata-t-elle en faisant référence à la photographie d'Astoria et Drago dansant ensemble.
- Hermione y était à ce bal, répondit Harry en détournant son regard vers Pansy.
- Oui, je l'ai vu en effet. Si tu veux mon avis, si j'avais eu une photo de Drago dansant avec quelqu'un à publier ça n'aurait pas été celle-ci, sourit-elle avec un air malicieux.
Le brun fronça les sourcils et ne comprit pas sa référence. Il prit une gorgée de vin et continua à fixer Pansy avec un air de profonde incompréhension.
- Elle ne t'a pas raconté la soirée, n'est-ce-pas ? comprit Pansy, ce qui fut confirmé quand Harry hocha négativement sa tête. Lorsque Drago a dansé avec Astoria c'était parce que sa mère lui avait demandé. C'est une longue histoire, ajouta-t-elle alors que Harry ouvrait la bouche pour poser des questions. Je dois bien avouer qu'ils étaient bien assortis et qu'il n'y avait aucun faux pas, bien entendu. Tout était … parfait. Mais il a dansé bien après avec Hermione et là, c'était autre chose.
Harry fronça à nouveau les sourcils et Pansy finit par lâcher un rire car elle comprit qu'il ne voyait pas du tout où est-ce qu'elle voulait en venir.
- C'était plus… passionné. Ils parlent d'alchimie dans cet article entre Astoria et Drago, mais je t'assure qu'ils n'ont pas vu Hermione et Drago, sinon je ne comprends plus, rit-elle alors que Harry s'étouffait presque avec son vin.
- Une alchimie entre Malefoy et Hermione ? toussota-t-il. J'espère que tu plaisantes.
- Absolument pas, Potter ! répliqua-t-elle Pansy. Écoute, je veux bien entendre que c'est étrange dans un premier temps, mais je t'assure.
- Ils sont si différents, souffla Harry.
Pansy le regarda pendant un instant. Elle se mordit la lèvre inférieure, se demandant s'il pensait que seuls les personnes semblables pouvaient être ensembles.
- Leurs différences ne les empêchent pas d'avoir cette connexion et cette tension, j'imagine, souffla-t-elle.
- Ça ne marcherait pas, murmura-t-il. Ils viennent de deux mondes complètement opposés.
- Ils ne peuvent pas savoir tant qu'ils n'ont pas essayé, sourit-elle en plantant ses yeux dans ceux de Harry.
Ce dernier resta silencieux. Il préférait ne rien dire plutôt que de laisser échapper la parole de trop. Pendant un instant, il se demanda s'ils parlaient toujours de Drago et Hermione ou de lui et elle. Lui-même s'était perdu dans cette conversation. Il préféra prendre une gorgée de vin et Pansy, voyant son embarras, changea de sujet et parla à nouveau des biens immobiliers. Ce sujet-là était bien moins sensible. Harry l'en remercia. Il se sentait bête d'avoir pensé un instant que peut-être elle parlait de lui et elle et non de leurs meilleurs amis respectifs.
Hello, hello !
Plusieurs choses dans ce chapitre ! Déjà, Narcissa passe la seconde et ce n'est qu'un début. Vous ne pensiez quand même pas qu'elle allait faire une esclandre en plein milieu d'une soirée mondaine ? Non, non, non, on est plus sur des coups en douce haha. Que pensez-vous de ses manigances mais surtout jusqu'où est-elle prête à aller ?
Et nous avons la réaction de Drago à cet article, qui se fait plutôt discrète dans ce chapitre (mais attendez le prochain haha) et nous aurons celle d'Hermione au prochain chapitre ! Quelle sera-t-elle selon vous ? ;)
Et, enfin, le retour de Harry et Pansy ! Ça faisait un petit moment qu'ils n'avaient pas eu leur moment dans la fiction, forcément puisque c'est une trame secondaire, mais voilà ils reviennent et seront un peu plus présents dans les prochains chapitres (pas le prochain, prochain, mais voilà vous avez compris). Que pensez-vous de ce moment et de leur douce évolution ? Et Harry qui apprend ce qu'il s'est passé au bal, pensez-vous qu'il en parlera à Hermione ?
Je vous souhaite une bonne journée ou une bonne soirée,
Merci encore et toujours de me lire/me suivre/commenter !
À vendredi !
