Bonjour à tous !

Me voilà revenue avec deux nouveaux chapitres.

Je remercie Fleur d'Ange pour ses nombreuses reviews, même si je ne te réponds pas à chaque fois, je te lis toujours avec plaisir !

Quant à vous autres lecteurs/trices anonymes, n'hésitez pas à me laisser une petite review, à me mettre en follow ou qui sait, même en favori ? :)

Bonne lecture et à très vite...

Hermy


Chapitre 16

Le lendemain matin, la barrière avait à nouveau miraculeusement disparu. Hermione sentit à nouveau Drago dans son dos. Elle s'étonna de voir que cette position leur était devenue si naturelle en si peu de temps.

Drago se réveilla quasiment en même temps qu'elle cette fois-là. Impossible de faire comme si de rien n'était.

« Bonjour. Lança Drago sans bouger d'un centimètre.

- Bonjour rétorqua Hermione en essayant de se dégager.

L'emprise de Drago se raffermit sur son ventre.

- Attends. Lâcha-t-il tout bas.

Hermione se détendit mais lâcha un soupir.

- Laisse-moi me lever. Demanda-t-elle.

- Pourquoi ? Répondit le jeune homme, l'air taquin. – On n'est pas bien ?

Hermione soupira à nouveau et se retourna, tout en restant enserrée dans les bras de Drago. Elle tenta le tout pour le tout.

- Qu'est-ce qu'on fait Drago ? lui demanda-t-elle.

Drago la regarda dans les yeux, un air d'incompréhension sur le visage.

- Comment ça qu'est-ce qu'on fait ? Demanda-t-il.

- Qu'est-ce qu'on fait là, comme ça, enlacés alors qu'on ne peut pas se supporter le reste du temps ?

- C'est toi qui ne peux pas me supporter, rétorqua-t-il du tac au tac.

- C'est parce que t'es insupportable. Répondit-elle aussi rapidement.

Drago lâcha un petit rire.

- Je reste là parce que j'en ai envie, moi.

- Tu as envie de quoi ? Insista Hermione.

- De toi.

- Je n'ai pas envie d'être la fille dont on a seulement envie, Drago.

Les langues s'étaient déliées d'un coup. Drago réalisa que ce petit lien qu'il s'était découvert avec Hermione était très fragile, et qu'il pourrait bien ne pas supporter la traversée du retour vers l'Angleterre. Il fallait qu'il soit franc, avec lui-même aussi. Cette discussion allait lui permettre de répondre en même temps sans le vouloir aux questions qu'il se posait à lui-même. Il se lança. Il fallait bien se lancer.

- Tu me plais Hermione. Lança-t-il en relâchant son étreinte, sans oser la regarder dans les yeux.

Cette fois, c'est Hermione qui ne bougea pas. Elle sourit.

- Voilà ce que je te propose, répondit-elle au bout d'un moment, en prenant sa main et la repositionnant dans son dos - On rentre en Angleterre, et on reprend tout depuis le début. Comme si on venait juste de se rencontrer dans la rue. On commence par aller boire un café, on fait comme si on n'était pas amis et on apprend à se connaître. Ça te va ?

Drago la regarda et approcha son visage du sien. Il posa son nez sur le sien, et l'embrassa. Un tout petit baiser de rien du tout, qui avait duré deux secondes.

- D'accord. Répondit-il.

Hermione se leva du lit, attrapa ses vêtements et se dirigea dans la salle de bain. Elle s'assit sur la baignoire et reprit son souffle. Elle n'en revenait pas de ce qui venait de se passer. Une avancée titanesque dans sa relation avec Drago – quoi que ça puisse vouloir dire - venait d'avoir lieu dans un lit, enlacée avec lui. Elle prit une douche bien fraîche pour se remettre de ses émotions, et se dirigea vers le petit déjeuner.

La journée qui allait suivre était une dure journée pour Pansy. Hermione savait qu'il fallait qu'elle se concentre uniquement sur son amie. Le fait qu'elle lui ait fait confiance pour lui confier ses doutes et ses peurs l'avait profondément touchée. Et maintenant, il fallait la soutenir dans l'épreuve de rendez-vous à l'hôpital magique de New York.

Drago et Pansy partirent les premiers sous prétexte d'aller voir une vieille tante de Drago, et Hermione sortit peu après de l'appartement en prétextant une balade méditative. Elle rejoignit ses deux amis en bas de l'immeuble et ils transplantèrent à l'hôpital magique International de New York.

Pansy était assise, le dos courbé, sur une des chaises de la salle d'attente de la gynécomage. Elle secouait ses jambes frénétiquement, signe qu'elle était très nerveuse. Hermione était assise sur une chaise de la rangée en face d'elle, et l'observait en silence, l'air préoccupée. Malefoy restait debout près de la fontaine à eau, les bras croisés et un air résigné et légèrement en colère sur le visage.

Tous savaient ce que ce rendez-vous signifiait pour Pansy. Il allait décider d'une grande partie de ce qu'allait être sa vie dans les années à venir. Ou en tout cas de comment elle pourrait la construire. C'était relativement angoissant quand on s'attardait à y penser.

La porte du cabinet du médecin s'ouvrit, et le temps sembla reprendre son cours normal. Une petite femme boulotte, avec un sourire sincère sur le visage et de grands yeux clairs s'avança dans le couloir.

« Mademoiselle Parkinson, veuillez entrer je vous prie. »

Hermione se leva et Drago s'apprêta à les suivre aussi. Le médecin fit un geste de la main, bien vite interrompue par Pansy :

- Non ils viennent avec moi. Lâcha-t-elle sans équivoque.

- Très bien. Répondit le médecin. Et elle les invita à prendre place sur les sièges.

Hermione et Pansy s'installèrent devant le bureau. Mais Drago resta une fois de plus debout, les bras croisés, et s'adossa à la porte fermée.

Le médecin s'installa dans son siège qui semblait bien trop haut pour elle, et croisa les mains.

« Bien, j'ai le résultat de vos analyses Mademoiselle. »

- Allez-y ne me faites pas attendre plus, lâcha la jeune femme.

- Soit. Il s'avère que l'attaque de ce loup garou vous a laissé peu de chances de concevoir un enfant.

Pansy se recroquevilla sur son siège et mit son visage dans ses mains.

- Vous devez commencer à penser à des solutions alternatives si vous désirez un jour être mère. Je suis désolée.

Pansy se mit à sangloter dans ses mains. Puis d'un coup, elle se redressa et s'apprêta à partir.

- Vous avez dit « peu de chances », lâcha Drago du fond du bureau.

Il fixait la gynécomage avec un air déterminé, toujours les bras croisés.

- En effet, j'ai dit « peu de chances » car l'appareil génital de votre amie n'est pas totalement infertile. – Le médecin se tourna vers Pansy qui avait relevé la tête. Je ne veux pas vous donner de faux espoirs, mademoiselle. Vous continuez à produire des ovules fécondables, mais ils sont devenus hostiles à toute intrusion extérieure. Il est donc peu probable qu'un jour vous réussissiez à avoir des enfants par ce moyen. Néanmoins, comme on le sait en médecine, le « risque zéro » n'existe pas.

- Merci, docteur. Répondit Pansy. Je préfère rester réaliste, mais merci.

Le médecin donna à Pansy plus de détails sur les examens qu'elle avait passé, puis ils sortirent du bureau. Pansy ne parlait pas, elle avançait les épaules voutées. Hermione avait passé un bras autour du bras de son amie et marchait en silence avec elle.

- Tous restèrent silencieux jusqu'au moment où ils arrivèrent en bas de l'immeuble où ils logeaient.

« Je vous remercie de m'avoir accompagnée, Lança Pansy avant d'entrer. Vous n'imaginez pas ce que ça représente pour moi. »

- C'est normal, répondirent les deux amis en cœur. Puis ils se tournèrent l'un vers l'autre et se sourirent.

Hermione se tourna à nouveau vers Pansy :

- Tu vois il reste encore un esp…

- Je ne veux pas me voiler la face, Hermione. Rétorqua Pansy. Je sais d'ores et déjà qu'il faudra que je passe par d'autres solutions pour être maman le moment venu. Et quelque part cette consultation m'a apaisée. Maintenant je sais. C'est beaucoup mieux que d'être dans le flou.

Pansy sourit à ses deux amis et entra dans l'immeuble. Hermione regarda Drago qui avait la mâchoire serrée. Il semblait vraiment touché par la situation de sa meilleure amie. Il suivit Pansy qui s'engouffrait déjà dans l'ascenseur.

Hermione regarda le ciel. Il était d'un bleu sans nuage. Il était étonnant de voir comme le temps ne se préoccupait pas des peines des personnes. On pouvait apprendre la pire des mauvaises nouvelles par un beau jour de printemps. Hermione méditait sur cela lorsqu'elle entendit la sonnette de l'ascenseur qui repartait. Elle se précipita dans le hall, juste à temps pour voir Malefoy la saluer avec un air goguenard.

- L'ascenseur entreprit sa montée. Pansy regardait Drago de dos. Il avait l'air de beaucoup s'amuser à faire des tours à Hermione.

« Tu ne changeras jamais, soupira-t-elle avec un début de sourire sur le visage. »

- En effet, ce genre de blague me fera toujours rire je crois. Rit-il en se tournant vers elle.

- Est-ce que tu as déclaré ta flamme ? Hasarda la jeune femme.

- On a d'autres choses à se raconter je crois, évita-t-il. Comment tu te sens ?

- Je me sens très bien, Drago, arrêtes d'éviter le sujet. Est-ce que tu t'es lancé ?

Drago se tourna vers la porte d'ascenseur.

Pansy enclencha l'arrêt de ce dernier et pour l'obliger à lui parler se posa devant les boutons d'ascenseur pour éviter qu'il le fasse redémarrer.

- J'ai pas toute la journée Malefoy, raconte. Lâcha-t-elle. Ca me changera les idées.

- Qu'est-ce que tu me fais, là ? Rétorqua Drago.

- J'ai vu comment tu la regardais, et je ne suis pas née de la dernière pluie.

- Tu sais bien que ce n'est pas aussi simple que ça. Je suis engagé.

- Tu n'es engagé à rien de plus qu'à la sincérité, Drago. Astoria et toi savez depuis longtemps qu'il ne se passera rien. Elle est loin d'être idiote, à défaut d'être intéressante.

- T'es dure ! Argua Drago.

- Je suis sincère, nuance.

Drago resta silencieux un moment, le regard dans le vague.

Pansy déclencha à nouveau l'ascenseur. Elle n'avait pas besoin d'en savoir plus. Le fait qu'il envisage seulement d'avoir à rompre le lien qui le liait à Astoria prouvait bien plus de choses que ne pourraient le faire mille mots. Et elle savait que ses paroles feraient leur chemin dans l'esprit de Drago. Il fallait laisser faire le temps.