Hallo. Nouvelle mise à jour. Pour l'instant le timing est bon et devrait le rester puisque je me suis décidée à changer d'ordinateur, ce qui change un peu la vie, je dois l'avouer.
Merci pour toutes les gentilles choses. A mon avis la fin se fera sur deux chapitres.
Chapitre 17
Gokû serra les dents en voyant Végéta prendre la fuite. Rien ne se passait comme prévu et il était pris d'une envie de l'abattre lui-même. Il s'était douté que les Saïyen lui joueraient un sale tour, Krilin le lui avait assez répété, mais il avait naïvement pensé que Végéta essaierait juste de s'enfuir une fois l'opération réalisée. Ses hommes de main et lui étaient censés essayer de tuer Krilin, et bien sûr, se faire cueillir par les collègues juste à ce moment-là. Après ça, si Freezer ne perdait pas son sang-froid en essayant de se débarrasser publiquement de ses tueurs, leurs témoignages contre lui auraient suffi à le coffrer une fois pour toute.
Au lieu de ça, Raditz et Nappa s'étaient mis à tirer sur tout ce qui bougeait et ce connard de Végéta avait décidé de régler l'affaire lui-même en descendant Freezer. Résultat, le Lézard passait aux yeux de tous pour la victime respectable de gangsters impitoyables, sans compter qu'ils avaient peut-être perdu Nappa dans la foulée. C'était la merde.
Gokû jeta un œil à Krilin qui se tenait un peu plus loin. La blonde était à côté de lui et contemplait le spectacle avec intérêt. Gokû estima que Krilin la garderait sous contrôle et il lui fit un signe négatif de la tête pour lui indiquer de ne pas bouger.
Il baissa les yeux sur Bulma, toujours recroquevillée sur son ventre, et reporta aussitôt son attention sur Freezer qui s'était tourné vers lui.
Instinctivement, Gokû sortit son flingue et le pointa dans la direction du lézard.
- Dis à tes hommes de se tenir tranquille, grinça-t-il en se relevant lentement.
Freezer pencha la tête de côté et écarta simplement les mains avec innocence. Gokû jeta un œil à Zarbon qui se tortillait par terre. Il n'allait pas tarder à se remettre. De son côté, Reacom s'était avancé l'arme à la main. A l'image de son patron, il paraissait d'une tranquillité inquiétante. Quant à Dodoria, il n'était pas en vue mais Gokû soupçonnait qu'il ne devait pas être loin.
La tension commençait à le faire transpirer et il arracha sa cagoule de sa main libre, puis, affermissant sa prise sur son arme qui visait toujours le lézard, il leva les yeux sur Reacom.
- Jette ton flingue dans ma direction. Et celle de ton copain aussi, lui lança-t-il.
Reacom obéit docilement et fit glisser son revolver et celui de Zarbon vers lui. Gokû les arrêta du pied et les ramassa sans jamais perdre le lézard de vue. Il les empocha et recula vers les escaliers avec prudence.
La plupart des gens s'était planquée et les rares invités qui restaient, pétrifiés d'ahurissement, ne firent pas un geste pour l'empêcher de rejoindre les escaliers. Dès qu'il atteignit les marches, il fila vers l'étage.
Sa course se fit hésitante quand il déboucha dans un immense hall rond semblable à celui qu'il avait traversé en entrant dans la maison. Le sol était couvert d'une moquette élégante qui arborait des motifs sombres et les murs étaient habillés de grandes tentures de soie à la mode ancienne. D'un coup d'œil, il avisa trois couloirs qui partaient chacun dans un sens différent et il se résigna à s'arrêter un instant. Il devait retrouver Végéta. Si toute l'opération devait foirer, il fallait au moins l'empêcher de s'enfuir, parce que ça, ça allait vraiment foutre ses chefs en rogne. Sans compter que Gokû refusait que le Saïyen s'en tire comme ça après s'être foutu de sa gueule comme il l'avait fait.
Il scruta un couloir, puis l'autre. Ils étaient sombres et silencieux et Goku ne décela aucun indice pour l'aiguiller sur la direction que Végéta avait prise.
- Tu cherches ton copain? Demanda soudain une voix.
Il leva les sourcils et s'aperçut que Chichi était assise sur l'une des banquettes entre deux tentures, les pieds ramené sur le rebord de l'assise, les genoux repliés contre son corps. Elle portait la longue robe noire des hôtesses qui servaient les invités et les plis du tissu sombre relevé sur ses genoux rehaussaient l'éclat de sa peau. Elle avait dû pleurer parce qu'une coulure noire de maquillage avait débordé de l'un de ses yeux pour dévaler sa joue. Etrangement, il trouva que ça la rendait magnifique. Pour une raison qu'il ne s'expliquait pas, tout dans cette fille lui faisait de l'effet.
- Qu'est-ce que tu fais là? C'est dangereux, répondit-il simplement.
Elle fit une moue, comme s'il avait dit quelque chose de ridicule.
- Il ne m'a même pas vu quand il est passé. Je sais où il est, reprit-elle en écartant une mèche qui tombait sur ses yeux.
Goku jeta un œil derrière lui vers les escaliers. Il entendait des bribes de voix. Sans savoir qui parlait, il comprit que quelqu'un avait fini par prendre la situation en main et faisait évacuer la maison. Krilin avait bien fait de dire au maire de ne pas venir. Les choses avaient vraiment mal tourné, maintenant il fallait juste rattraper Végéta pour limiter la casse. Il reporta son attention sur Chichi. Elle avait remis ses pieds sur sol et le fixait d'un air méfiant.
- Je te dis où le trouver si tu me donnes un flingue et que tu me laisse m'enfuir avec vous, offrit-elle avec le plus grand sérieux.
- T'enfuir avec nous? Où ça? Tu devrais pas plutôt descendre te mettre à l'abri? Murmura-t-il avec stupeur
Elle fronça les sourcils avec incrédulité.
- Descendre? Avec le Lézard et ses hommes de main? Tu crois vraiment que je serai à l'abri en bas? Je préfère encore tenter ma chance avec deux tarés de Saïyens. Emmène-moi avec vous et je te jure que dès qu'on sera sortis d'ici, tu n'entendras plus parler de moi.
Les yeux de Gokû naviguèrent rapidement d'un couloir à l'autre. Il savait que le temps était compté. Il soupira.
- D'accord. Où est-il?
- Donne-moi un flingue et je te montre, répéta Chichi en tendant la main.
Gokû plissa les yeux avec méfiance. Cette fille était têtue. Et un peu perchée aussi. Mais il n'avait pas le choix. De toute façon, Chichi n'était pas du genre à faire du mal à quelqu'un. Il sortit le flingue de Zarbon de sa poche, hésita encore, puis finit par le lui tendre.
Elle s'en empara avidement et lui désigna l'un des couloirs. Il s'y engouffra sans attendre, mais il ralentit le pas instantanément en constatant qu'une multitude de portes s'alignaient tout le long du mur. Merde murmura-t-il.
Il se retourna vers Chichi qui se tenait à l'entrée du couloir.
- Quelle porte ? Chuchota-t-il.
Elle haussa simplement les épaules.
- T'as qu'à toutes les essayer, suggéra-t-elle à voix basse avec nonchalance.
Il serra les lèvres en comprenant qu'elle l'avait légèrement arnaqué. Tandis qu'il se retournait vers l'allée obscure pour décider de la meilleure façon de procéder, l'une des portes s'ouvrit à la volée et la silhouette de Végéta en surgit. Avant même que Gokû puisse faire un geste, le Saïyen le plaqua contre le mur si brusquement qu'il lâcha son arme et se retrouva avec le canon du flingue de son adversaire pressé sur sa joue.
- Toi ! Gronda Végéta, j'allais le buter une fois pour toute. Pourquoi a-t-il fallu que…
Gokû le repoussa brusquement en attrapant le canon de l'arme et en le déviant de son visage. Il força Végéta à reculer jusqu'à ce que son dos heurte le mur opposé et l'immobilisa en agrippant le poignet de sa main libre.
- Je t'ai empêché de le faire parce que t'as tout fait foirer. On allait le serrer une fois pour toute et maintenant, il va passer pour un héros. T'es vraiment trop con, cracha Gokû.
Une rage sourde flambait dans les yeux de Végéta tandis qu'il fixait Gokû avec haine.
- T'aurais dû me laisser faire, ta copine est morte à cause de toi, souffla Végéta.
Gokû haussa les sourcils d'un air déconcerté.
- Bulma ? Bulma n'est pas morte, idiot. Vous tirez à blanc depuis le début.
La mâchoire du Saïyen s'ouvrit sous le choc de la révélation. Ses yeux dérivèrent lentement vers son flingue comme s'il pouvait l'interroger du regard.
- Quoi ? Coassa-t-il.
- Tu croyais vraiment que j'allais armer des assassins comme vous et les lâcher au milieu d'une foule de civils comme ça ? Tu me prends vraiment pour un crétin ? Vous n'étiez pas réellement censés tuer quelqu'un, je te rappelle, expliqua Goku.
En guise de réponse, le poing de Végéta lui explosa la pommette sans qu'il sache comment le Saïyen avait pu se libérer de sa prise. Gokû s'effondra sur le sol et Végéta le bloqua aussitôt en pressant rudement son genou sur sa poitrine. Les mains du Saïyens se refermèrent sur son cou et serrèrent.
La joue de Gokû était en feu et il se sentait encore étourdi du coup de poing. Il parvint à peine à saisir l'un des avant-bras de son assaillant pour tenter de le repousser.
- J'ai pas besoin de flingue quand je suis décidé à tuer quelqu'un, grinça le Saïyen.
- Lâche-le, lança la voix de Chichi.
Basculant sa tête en arrière, Gokû vit l'image de la jeune femme à l'envers. Elle se tenait près de l'entrée du couloir à quelques pas d'eux et braquait Végéta avec le flingue qu'il lui avait donné. Gokû sentit la pression des mains du Saïyen se relâcher légèrement sur son cou.
Végéta hésitait clairement. Chichi sourit faiblement et baissa les yeux sur son arme.
- C'est lui qui me l'a donné, je crois pas que ça tire à blanc, précisa-t-elle.
Le discours ne sembla pas convaincre Végéta qui restait immobile, les doigts crispés sur la gorge de Gokû.
- On a pas le temps pour ces conneries, Freezer et ses hommes vont pas tarder à débarquer. Et si c'est pas eux, ce sera les flics, reprit Chichi.
Végéta eut un petit rire amer.
- Les flics, hein? Ouais, t'as raison, il manquerait plus qu'ils débarquent ceux-là, siffla-t-il.
Il se remit sur pied en un instant et se jeta sur la première porte qu'il trouva. Gokû eut à peine le temps de le voir disparaître. Il se força à se relever en ignorant la douleur lancinante de sa pommette. Il avait la tête qui lui tournait un peu mais il se précipita à la suite du Saïyen en trébuchant.
- Attends-moi, enfoiré, grogna Chichi dans son dos.
Gokû n'y prêta pas attention, focalisé sur ce connard de Végéta qui avait clairement l'intention de se tirer. Il déboucha dans une vaste pièce aménagée en salon. Le Saïyen était affairé sur la fenêtre qui rechignait à s'ouvrir.
- Végéta, rugit Gokû en se ruant vers lui, juste au moment où les battants de la fenêtre cédaient.
Avant même qu'il ne réussisse à l'atteindre et avant même que Végéta ne puisse enjamber le rebord, un enchaînement de claquements secs résonna et un volet opaque s'abaissa instantanément, obstruant la fenêtre. Des claquements semblables faisaient écho tout autour d'eux en provenance des pièces voisines.
Les deux hommes se figèrent avec méfiance. Au bout d'une minute, un silence de plomb tomba sur toute la maison. Puis, très faiblement, des sirènes de police firent écho au loin.
Le regard de Végéta navigua de sa sortie de secours condamnée à Gokû.
- Ça fait pas partie du plan, murmura Gokû en secouant la tête.
- Qu'est-ce qui se passe ici? Demanda Chichi d'une petite voix.
Elle se tenait à l'entrée de la pièce et fixait la fenêtre d'un regard inquiet. Aucun des deux hommes ne répondit mais le hurlement des sirènes se fit plus forte à l'extérieur. Le son était assourdi par l'épaisseur du volet blindé, mais les voitures devaient être en train d'entrer dans le jardin.
- Ils ont fermé toutes les fenêtres maugréa Végéta qui s'était approché d'une deuxième fenêtre percée à quelques mètres de la première.
- Ouji! Très cher, tu m'entends? Chanta subitement la voix du lézard depuis le rez-de chaussée.
Chichi se raidit et pâlit aussitôt. Gokû observait les fenêtres en réfléchissant. Le fiasco était pire qu'il n'avait pensé. Apparemment, le Lézard leur avait tendu un piège qui venait de se refermer sur eux. Non seulement, le plan de Gokû avait foiré mais Freezer avait maintenant pris les choses en main. De toute évidence, il allait falloir jouer très serré.
Gokû se dirigea vers la porte, effleurant au passage l'épaule de Chichi en guise de réconfort, et sortit à pas feutrés dans le couloir. Il le remonta jusqu'au hall rond en haut des escaliers et s'immobilisa pour écouter la suite.
- Ne nous oblige pas à monter te chercher, ça va être très salissant, reprit la voix de Freezer. Raditz est ici avec nous et il pourra te le confirmer, Dodoria, Reacom et Zarbon sont vraiment en forme.
Gokû déglutit avec peine en se demandant qui d'autre se trouvait encore en bas avec Freezer et ses hommes. Où était Krilin? Où était Bulma? Il espérait qu'ils étaient tous à l'extérieur avec la police mais il avait un doute. Si Freezer n'avait pas encore tué Raditz, c'était qu'il avait quelque chose derrière la tête, certainement une de ces mises en scène macabre dont il rêvait depuis le début.
Végéta apparut à l'entrée du couloir. Son expression crispée trahissait sa contrariété et son inquiétude. Lui aussi connaissait le lézard et lui non plus n'aimait pas la tournure que prenaient les choses. Il rejoignit Gokû et se posta à ses côtés tandis que Freezer continuait son petit speech.
- J'avais espéré un instant que tu serais à la hauteur sur ce coup-là, mais un Saïyen reste un Saïyen, n'est-ce pas? Mais finalement, ça ne me déplaît pas de faire les choses moi-même. Allez, Ouji, sans rancune. Descend et je te montre ce que j'attendais de toi. Oh, et n'oublie pas ton larbin, le fils de Bardock.
Gokû sentit un mouvement derrière lui et jeta un œil par-dessus son épaule. Chichi se tenait à quelques pas d'eux. La peur se peignait sur son visage. La peur du Lézard.
- Végéta, il faut qu'on y aille, murmura Gokû.
- Pour qu'il nous descende? Marmonna le Saïyen.
Gokû regarda à nouveau Chichi. Si les mecs de Freezer montaient, elle serait vraiment en danger.
- Ils nous descendront pas. Pas tout de suite. Ils n'ont pas tué Raditz, je suis sûr qu'on peut s'en sortir. Ou est-ce que tu as la trouille ? Tu préfères te planquer ici et qu'ils viennent te débusquer comme un rat? Répliqua Gokû avec un petit sourire de défi.
Végéta le fusilla du regard.
- Fous-moi la paix, j'ai pas besoin de tes conseils, cracha-t-il en s'avançant vers les marches.
Gokû se retourna une dernière fois vers Chichi.
- Planque-toi bien, chuchota-t-il.
Bulma commençait enfin à reprendre son souffle. L'adrénaline affolait encore son cœur, mais peu à peu, ses pensées redevenaient cohérentes. Elle n'était pas morte. Elle ne savait pas vraiment ce qui s'était passé mais elle était vivante. D'ailleurs, hormis la douleur tenace dans son abdomen, elle n'était même pas blessée. Non, elle n'était pas morte, mais ça risquait de ne pas durer.
Elle releva lentement les yeux qu'elle avait gardés jusqu'à présent rivés au sol marbré sur lequel elle se tenait agenouillée, les mains encore plaquées sur son ventre douloureux. Son regard tomba sur Raditz, à genou en face d'elle, les mains sur la tête.
Son visage était couvert de sang qui dégoulinait depuis la base de ses cheveux, par-dessus son œil tuméfié et le long de sa pommette bleuie. Une flaque s'était formée sur le sol et imbibait le tissu de son pantalon. Derrière lui, Dodoria pointait une arme directement sur son crâne avec une expression qui en disait long sur son envie de presser la détente.
Bulma croisa les yeux du Saïyen et il lui adressa un petit sourire narquois, qui ressemblait plus à une grimace avec ses lèvres boursouflées. Dodoria et Reacom l'avaient pas loupé.
Elle tourna la tête et regarda Krilin sur sa droite. Lui aussi était à genou, les mains sur la tête, mais il n'avait pas été frappé. Pas encore. A l'inverse de Raditz, il était manifestement inquiet et nerveux. Son smoking n'avait plus grand-chose d'élégant et son allure décontractée s'était envolé.
Il y avait deux autres hommes agenouillés avec eux en cercle au milieu de la salle de réception désertée. Bulma reconnut le mec blond qu'elle avait croisé à la réception du maire. Caroni, lui rappela son cerveau, le bras droit du maire qui l'avait draguée. Elle ne connaissait pas le dernier type en revanche. Il était plus âgé et contenait avec peine une toux agaçante qui le secouait de spasmes. Comme Krilin et Raditz, les deux hommes avaient les mains sur la tête.
Zarbon, Reacom et Dodoria étaient postés autour d'eux, l'arme à la main.
En dehors de cet étrange cercle, Bulma repéra Lazuli qui avait pris place sur une chaise et observait attentivement le spectacle d'un air impassible de reine qui s'ennuie tandis que Lunch était debout, adossée au mur à côté d'elle, les traits crispés et méfiants. Bulma se demandait à quel point Lunch avait été au courant des plans de Freezer. Chichi, quant à elle, n'était pas en vue.
Le seul mouvement dans l'immense salle déserte était celui du Lézard. Il marchait de long en large d'un pas presque léger, un sourire triomphant aux lèvres, agitant un revolver qu'il faisait virevolter entre ses doigts.
Bulma était encore stupéfaite de la manière naturelle avec laquelle il avait fait évacuer la salle. Sa voix rassurante avait guidé tous les invités vers la sortie annonçant l'arrivée imminente de la police et la nécessité de se mettre à l'abri, le temps qu'on neutralise les malfrats.
Tout le monde était sorti avec l'impression que Monsieur Ice avait pris les choses en main, en homme avisé. En héros. Tout le monde était sorti, sauf ceux que le Lézard avait voulu retenir dans la maison et avant qu'ils ne comprennent, le piège s'était refermé en même temps que les volets et les portes de la villa.
Les hommes de main de Freezer s'étaient rapidement débarrassés des quelques invités indésirables qui n'avaient pas quitté les lieux assez vite. Certains d'entre eux étaient des flics infiltrés, Bulma le savait. Elle se forçait à éviter de regarder leurs corps inertes. Tout était allé trop vite. Freezer les avait doublés sur toute la ligne.
Le lézard s'immobilisa enfin et contempla ses prisonniers avec satisfaction.
- Bien, maintenant que nous sommes entre nous, la fête peut vraiment commencer, annonça-t-il.
Il pencha la tête dans la direction de Lazuli et la regarda affectueusement.
- Quel bonheur que tu aies arrangé cette petite fête. Tu avais raison, ces raclures de Saïyens ne sont pas dignes de confiance, lui lança-t-il.
Elle cilla à peine et, en réponse au compliment, elle se contenta de hocher la tête avec toute sa froideur habituelle.
- Il manque quand même quelqu'un, reprit Freezer, sans se départir de son sourire.
Il se retourna vers les escaliers.
- Ouji ! Très cher, tu m'entends ? clama-t-il d'une voix chantante.
Il attendit un instant une réponse, puis fit une moue de déception.
- Ne nous oblige pas à monter te chercher, ça va être très salissant, poursuivit-il finalement. Raditz est ici avec nous et il pourra te le confirmer, Dodoria, Reacom et Zarbon sont vraiment en forme.
A nouveau, le silence fit écho à son discours. Son sourire se fana et il poussa un soupir.
- J'avais espéré un instant que tu serais à la hauteur sur ce coup-là, mais un Saïyen reste un Saïyen, n'est-ce pas? Mais dans un sens, ça ne me déplait pas de faire les choses moi-même. Allez, Ouji, sans rancune. Descend et je te montre ce que j'attendais de toi. Oh, et n'oublie pas ton larbin, le fils de Bardock, ajouta-t-il en s'approchant des marches.
Une faible rumeur sembla se faire entendre en haut des escaliers, et le sourire de Freezer réapparut dans toute sa splendeur. Puis, un bruit de pas retentit en haut des marches.
Bulma fixait les escaliers avec intensité. Végéta ne pouvait pas être con au point de descendre. Elle avait envie de lui hurler de ne pas faire ça, mais elle se sentait pétrifiée.
La silhouette du Saïyen sortit enfin de l'ombre. Il n'avait même pas l'air d'avoir peur. Reacom se précipita vers lui en braquant son flingue sous son nez. Végéta leva docilement les mains et le laissa le fouiller brutalement et le débarrasser de ses armes.
- Tu as failli me faire attendre, où est ton petit copain ? demanda Freezer.
- Derrière moi, marmonna Végéta avec un haussement d'épaule.
Reacom poussa rudement Végéta vers le groupe de prisonniers et le força à s'agenouiller avec les autres, les mains sur la tête.
Les yeux de Végéta se posèrent sur Raditz et il fit une grimace imperceptible, avant que son regard ne dérive vers Bulma. Il l'observa un moment, comme pour s'assurer qu'elle était toujours entière.
- Reacom, claqua la voix agacée du Lézard, va me choper ce connard de Saïyen qui ne descend pas.
Mais au moment où Reacom mettait le pied sur la première marche, un son de pas interrompit son mouvement.
- Je viens. Je n'ai pas d'arme, annonça la voix de Gokû.
Il apparut à son tour, les mains en l'air. Reacom le garda en joug jusqu'à ce qu'il descende la dernière marche, puis le saisit au col pour le tirer vers les autres. Il le fouilla scrupuleusement avant de le forcer à s'agenouiller à son tour.
Freezer observa la scène avec ennui puis détourna son attention de Gokû et examina les autres prisonniers un à un sans un mot. Il se tourna vers Lazuli et Lunch avec une moue contrariée.
- Où est Chichi? Demanda-t-il simplement.
Bulma sentit Gokû se raidir imperceptiblement. Elle leva les yeux vers lui et sonda ses prunelles avec inquiétude.
- Je ne l'ai pas vue, répondit la voix blanche de Lunch.
- Elle n'est pas sortie, je te le garantis. Zarbon, Reacom, fouillez la villa, reprit Lazuli d'une voix plate.
Freezer soupira et commença à circuler autour des prisonniers agenouillés.
- En attendant, je vais faire patienter tout ce petit monde qui piétine à l'extérieur, annonça le lézard.
Bulma lui jeta un œil nerveux et le vit sortir son portable. Il composa un numéro et attendit un instant.
- Freezer Ice à l'appareil, je vous appelle depuis la réception de la Satan Bank. Je ne peux pas vous parler longtemps, je suis retenu en otage avec une poignée d'invités. Les preneurs d'otage ne savent pas que j'ai un téléphone et… Oui, j'attends.
Il raccrocha d'un coup sec et baissa les yeux vers le groupe agenouillé à ses pieds. Tous le fixaient avec incrédulité. Est-ce qu'il venait vraiment d'appeler les flics pour faire croire qu'il était retenu en otage ? Bulma en eut la chair de poule. Maintenant, le plan du lézard était clair. Aucun d'entre eux n'était censé sortir d'ici vivant. Quand tout serait fini, Freezer aurait officiellement survécu à une tuerie sans précédent grâce à ses gardes du corps. Il aura aussi sauvé la petite amie de son hôte. Les autres… Les autres auront malheureusement été abattus, de même que les preneurs d'otage.
Bulma croisa le regard incrédule de Végéta. Freezer pressa le canon de son arme contre le crâne du Saïyen et s'accroupit lentement derrière lui.
- Alors Ouji, il te plait mon petit plan? J'avais besoin d'éliminer la vermine et Lazuli m'a proposé de joindre l'utile à l'agréable. Sans l'inconvénient d'avoir à se débarrasser des corps. Elle est bonne, hein? Susurra-t-il.
- T'es vraiment un psychopathe, siffla Végéta.
- Tu es mauvais joueur, mais c'est Lazuli qui a tout mis en scène, tu sais. Tu vois, il faut toujours se méfier des femmes. Elle avait parié que vous n'honoreriez pas votre contrat… Oh, même si vous l'aviez fait, ça n'aurait pas changé grand-chose, Reacom et Zarbon avait pour ordre de tirer quoiqu'il arrive. J'ai jamais supporté les Saïyens et Lazuli avait raison finalement.
Il fut interrompu par un coup de feu à l'étage. Toutes les têtes se levèrent d'un coup vers les escaliers. Un grognement d'homme se fit entendre, et Zarbon apparut dans les escaliers traînant rudement Chichi qu'il tenait par les cheveux.
- Cette connasse m'a tiré dessus, je peux lui rendre la politesse, patron? cracha-t-il sans prêter attention à la jeune femme qui se débattait et trébuchait dans les marches derrière lui.
Freezer sourit et se releva.
- Les bonnes femmes…C'est bien ce que je disais. Mais chaque chose en son temps, Zarbon. Amène-la ici et patiente un peu, je t'assure que tu ne le regretteras pas.
Zarbon pinça les lèvres, mais ne protesta pas. Il tira Chichi vers le groupe de prisonniers et la jeta brutalement au sol.
Bulma se précipita vers elle pour l'aider, mais Reacom braqua son flingue sur elle pour lui signifier de rester où elle était. Elle se figea un instant et reprit sa place sans perdre Chichi des yeux.
La jeune femme se releva en essuyant le sang qui coulait de sa lèvre fendue et s'avança à quatre pattes jusqu'à l'étrange cercle des condamnés. Elle s'agenouilla docilement entre Gokû et Raditz et regarda tour à tour ses compagnons d'infortune. Elle avisa enfin Lazuli et Lunch qui se tenaient à l'écart et ses yeux angoissés se fixèrent sur Bulma, comme pour trouver une réponse à cette étrange mise en scène, mais Bulma ne put que lui adresser une moue désolée en retour.
- Eh bien, nous y voilà. Le spectacle va pouvoir commencer, je crois, soupira le lézard.
Son téléphone vibra. Il lui jeta un coup d'œil furtif et le coupa aussitôt.
- Ces Messieurs de la police s'agitent, on dirait, mais entre mon appel et le coup de feu, ils auront trop la trouille de donner l'assaut tout de suite, ce qui nous laisse un peu de temps entre nous.
Le type que Bulma ne connaissait pas fut pris d'une nouvelle quinte de toux qui le secoua violemment. Il faisait des efforts désespérés pour se maîtriser tandis que Freezer l'observait avec ennui.
- Vous avez compris que j'ai un petit compte avec chacun d'entre vous, reprit le Lézard quand la toux du type se calma un peu. A votre manière, vous m'avez tous emmerdé et il faut régler ça une fois pour toute. Ceux qui m'ont le moins contrarié auront l'honneur de commencer.
Il marcha tranquillement jusqu'au type qui venait de tousser. C'était un homme épais d'un certain âge. Son élégance extrême trahissait son appartenance probable à la pègre de la ville, mais Bulma ne parvenait pas à l'identifier. Quand il vit Freezer s'approcher de lui, il se recula instinctivement.
- Freezer, je ne comprends pas, bredouilla-t-il.
A nouveau il fut interrompu par une quinte de toux qui le plia en deux. Son visage devint écarlate en une fraction de seconde alors que son corps recroquevillé s'agitait de spasmes violents. Bulma ne put empêcher un murmure d'affolement en s'apercevant qu'il postillonnait du sang.
Freezer se tenait devant lui et le fixait avec un agacement évident. Il finit par lui décocher un coup de pied et l'homme s'étala de tout son long.
- Hey ! C'est pas le moment ! Regarde-moi ! Siffla le Lézard.
L'homme leva un bras suppliant, incapable d'articuler un mot. Sa respiration était saccadée et il peinait de toute évidence à reprendre son souffle. Le spectacle mit Freezer en rage et il le roua de coups de pied.
- Arrête ça immédiatement ! Hurlait-il d'une voix hystérique.
Au lieu de ça, l'homme se trouva pris de convulsions incontrôlables. Bulma ne pouvait détourner ses yeux du misérable corps qui se tortillait à quelques pas d'elle. Elle entendit Chichi lâcher un sanglot et Raditz un léger ricanement.
Le lézard était hors de lui. Il cessa de frapper l'homme et lui tira rageusement en pleine tête. Bulma ferma instinctivement les yeux. Freezer fit à nouveau feu à deux reprises et quand elle eut enfin le courage de regarder, le crâne de l'homme n'était plus qu'une bouillie écarlate qui avait éclaboussé le marbre du sol sur une distance impressionnante.
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