Taddaaa! Et ouais ,deux ans plus tard je le réveille ! Pour être tout a fait honnête il y a un an déjà j'avais repris l'écriture mais je refusais de poster sans avoir fini ! Or comme chaque année en décembre / janvier , je me suis refait Sherlock et du coup j'ai recommencer à écrire . Sauf que cette fois j'ai fini!!!! Donc voila je vous livre la fin de cette histoire ,enfin. Un chapitre par jour pendant une semaine pour eviter de vraiment tout vous envoyer d'un coup .J'ai fait quelques corrections sur d'anciens chapitres mais rien de foufou.



Enjoy!

Combats.

John

Il n'aurait pas du survivre à sa crise. Il ne le méritait pas. Il ne méritait plus rien, enfin, peut-être d'être torturé, frappé… Mais même ça c'était trop, ça impliquerait que quelqu'un s'intéressait encore à lui.

Enfin, il y avait bien quelqu'un qui était toujours là. Sa fiancée s'occupait malheureusement toujours de lui. Venant de temps en temps, Mary ignorait pourquoi son homme avait sombré soudainement. Et John refusait de lui dire quoique ce soit. À tel point que lorsqu'elle venait il ne lui adressait quasiment pas un mot.

Il savait et le voyait dans ses yeux, elle l'aimait. Elle n'avait pas cessé malgré le comportement de rejet total qu'il avait envers elle. Mary avait à cœur de le faire manger, lui parlant avec douceur et compassion

Compassion que John supportait de moins en moins. Ce n'était pas de sa faute et sa gentillesse n'était pas feinte. Elle prenait soin d'un monstre. Elle aimait un monstre. Et elle n'en savait rien. Et il n'arrivait pas à l'éloigner de lui, elle était tout ce qu'il lui restait et, égoïstement, il n'arrivait pas à la libérer. Et pourtant, chaque fois qu'elle venait il essayait de la faire partir, tout en sachant qu'il fallait lui dire la vérité, sinon elle ne partirait jamais.

Ce fut elle, finalement, qui le poussa à dire la vérité, un mois après le procès raté.

Elle vint le voir comme à son habitude et entama la conversation sur le ton léger qu'elle employait avec lui:

«-J'ai eu des nouvelles du procès. Ils ont décidé de vous faire repasser pour témoigner vraiment. -Elle enchaîna rapidement, voyant l'air paniqué sur son visage.- Ne t'en fais pas ce sera à huis clos cette fois. Juste toi, le juge et les jurés. Ils se sont rendus compte de votre état et ne veulent pas risquer de perdre le procès pour ça.»

Il hocha vaguement la tête, sentant son cœur se serrer à la mention implicite de Sherlock. Dis lui. Dis lui.

Son ton se fit encore plus doux lorsqu'elle fit une nouvelle tentative envers l'homme à ses côtés:

«-Tu devrais sortir… Trouver une activité, reprendre le travail. Je ne sais pas quoi, mais sors!»

«-Stop!»

Elle sursauta entendant sa voix pour la première fois en un mois. Il s'était levé en parlant, s'en était trop, elle ne méritait pas ça.

«-Stop, stop, stop, stop…- Il répétait ce mot dans une litanie insupportable.

-John, qu'y a-t-il? Qu'est-ce que tu me cache depuis le début? Je ne voulais pas te forcer, mais ça dure depuis trop longtemps! C'est à propos de Sherlock? Qu'à t'il fait?

-Qu'a t'il fait?! Pourquoi ce serait lui, hein?- Il se mit à hurler.- Il n'a rien fait! C'est moi! C'est moi le monstre! C'est moi… c'est moi… c'est moi…»

Mary le regardait inquiète, il était d'abord entré dans une rage terrifiante pour au final se rassoir et reprendre l'air pitoyable qu'il avait depuis le procès.

«-Tu lui as brisé le cœur, c'est ça? Ça arrive, John, ce n'est rien…

-Non… Ce n'est pas son cœur que j'ai brisé, c'est lui tout entier… -Il ajouta dans un souffle enroué:- c'est son corps…»

Il ne sut pas comment et elle non plus, en fait, mais Mary comprit ce qu'il lui avouait à demi mot. Elle comprit l'horreur de la situation, elle comprit le comportement de John et par-dessus tout elle comprit, qu'en effet, elle s'était occupé d'un monstre tout ce temps.

Elle se leva calmement, tremblante. Elle ramassa toutes ses affaires tout aussi tranquillement.

Mary se tourna vers son ex-fiancé et lui assena:

«-Je suppose qu'il n'a pas porté plainte puisque tu es toujours libre. Je ne peux rien y faire. Mais saches que, si jamais, je te revois un jour, je ferais de ta vie un enfer, je te détruirais morceau par morceau. Tu m'entends John? Tu m'entends?»

Ne voyant pas de réaction de sa part elle leva le bras et à abattit son poing à plusieurs reprises sur l'homme.

Il ne bougea pas, subissant en silence. Le méritant. Cela énerva Mary encore plus et elle enchaîna les coups encore plus rapidement, plus violemment. Elle comprit que ça ne servait plus à rien et se dirigea vers la porte. Ce fut avec un Crèves!, venimeux qu'elle sortit de la maison et de sa vie.

Blessé à plusieurs endroits, il ne bougea pas pour autant. Il 'avait que ce qu'il méritait.

Mais dans tous les cas, Mary avait eu raison sur un point: il fallait sortir. Et il savait maintenant quoi faire.

Sherlock

Faire taire le bourdonnement. Faire taire cette voix dans le Palais. Cette voix monstrueuse sans l'être. Sa voix. Les derniers mots qui lui ai adressés. La rage. Il fallait faire taire tout ça.

Et surtout, au-delà de tout ça: faire cesser les larmes chaque soir.

C'est là, qu'une fois de plus Greg entra en jeu. Le bombardant d'affaires, la plupart futiles , simples, mais chacune était bonne à prendre pour faire taire son cerveau. Même sur le blog, même des 1. Peu importait au fond. Le but étant de rester occupé. De ne pas se laisser tenter par la boite sur la cheminée qu'il lorgnait chaque jour un peu plus.

Tout. Tout était bon. Sauf ça.

Lestrade, toujours lui, le maintint d'aplomb un jour de plus. Il était venu le chercher tôt le matin pour l'amener témoigner contre l'Homme.

C'était l'acte final, celui qu'il ne fallait pas gâcher une fois de plus. Cette fois-ci, comme prévu, ce serait en huis clos seulement les avocats et juges. Il se devait de faire enfermer l'homme qui avait détruit sa vie. Même Moriarty, à la fin, n'avait pu réussir.

Sherlock le savait, il n'arrivait pas à imputer la faute sur John, il lui fallait un coupable, des coupables plutôt. La guerre, déjà, qui avait fragilisée son docteur sans que ce dernier ne se rende compte à quel point. Moriarty,Mastre et tous les autres dingues à qui ils avaient eus à faire. Et Lui-même évidemment. La Chute, le Jeu, tout ça avait mené à cet acte.

Bien sûr, une petite voix dans sa tête (celle de John très probablement), lui disait qu'il devait admette que John était passé de lui-même du mauvais côté de la barrière. Certes il avait eu de quoi être traumatisé mais rien, jamais rien n'excuserait son acte.

Mais Sherlock faisait taire cette voix. Et pardonnait. Comme John avait pu le faire avec lui.

Et bien que rien ne lui ramènerai son John il se devait d'être impeccable ce jour là. Tout se jouait à ce moment précis.

General

Les témoignages se passèrent bien mieux dans ces conditions. Sherlock Holmes se retint au maximum de faire ses réflexions habituelles devant les avocats. John Watson, qui avait réussi à venir malgré son état, sachant que si il ne pouvait pas rattraper sa faute, il pouvait au moins participer à la destruction de l'Homme, avait parlé posément et de manière réfléchi.

Toutes les preuves étaient contre Mastre et il plaidait coupable , racontant chaque détail toujours plus sans aucun remord. De ce côté-là tout devrait aller correctement.

Tous furent donc surpris quand à la fin du procès au moment même où la sentence de condamnation fut émise, Caleb Mastre et son avocat évoquèrent l'appel qu'ils comptaient faire.

Sherlock

Secoué par l'idée que ce procès ne se terminerait pas de sitôt, Sherlock continua de s'engouffrer dans la moindre affaire, prenant de plus en plus souvent la boîte dans ses mains ne sachant qu'en faire, ne sachant quoi penser.

Et, sans surprise, Greg Lestrade, son pilier, l'homme qui le gardait en vie intervint une ultime fois.

Une affaire. Une de plus, qui semblait si simple au premier abord. Il crut l'avoir résolue en un après-midi et en rentrant, il en vint à prendre la boite dans ses mains. Et à l'ouvrir cette fois-ci. Il était au bord. Les larmes commençaient à venir. Ça n'allait pas. Ça n'irait jamais plus. La main tremblante qui caressait l'aiguille, s'arrêta net lorsque son téléphone sonna.

« -Sherlock? C'est Greg. Tu t'es trompé, ce n'est pas une simple histoire de bagarres. Il y a quelque chose là-dessous! »

Sherlock s'était trompé ce fut l'élément déclencheur . Son cerveau ne marchait pas aussi bien qu'à l'accoutumé et si, d'habitude, la drogue l'avait aidé à éclaircir sa pensée, il sut que là ce serait différent. Il s'agissait de la même substance que John lui avait injecté. L'effet serait le même, le même qu'à ce moment là. Puis, à y réfléchir, chaque drogue qu'il pourrait prendre à partir de maintenant ne pourrait que le ramener à ce moment là.

Il ne le supporterait pas.

« - Sherlock? Tu es là?

-Oui, j'arrive. »

Il se leva, jeta sans un regard la boîte dans la cheminée, mit son manteau et sortit.

John

La douleur ne cessait pas. Jamais. Elle était simplement compensée par celle physique. Les bleus sur son corps, quelques légères fractures qu'il ne fit jamais soigner. Tout son monde était devenu douleur.

Et Dieu qu'il aimait ça.

Lestrade

Ils avaient retrouvé, quelques semaines auparavant, un jeune homme décédé, présentant de multiples fractures et hématomes. L'autopsie avait montré qu'il avait succombé car il n'était jamais allé se faire soigner.

Sherlock avait analysé la situation bien après et conclu que ce jeune homme avait était agressé à plusieurs reprises, certainement du harcèlement. Il fallait donc retrouver qui. Il n'allait pas à l'école, ce qui enlevait de nombreuses pistes et sa famille était tout à fait correcte, excluant donc les violences conjugales et familiales.

Ils faisaient chou blanc depuis un moment lorsque un deuxième corps fut trouvé, à son domicile. Il présentait les même blessures et la cause de la mort fut la même. C'était un homme aussi mais âgé d'une trentaine d'années. Marié, deux enfants, mais récemment au chômage technique. Sa femme le décrivit comme dépressif. Il ne la touchait plus depuis un moment et elle avait constaté qu'il prenait souvent des anti-inflammatoires et ne se déshabillait plus devant elle.

Suite à une autopsie plus prononcée, l'équipe réalisa que ses poings étaient les plus touchés. Ils cherchèrent dans les ordinateurs des deux hommes et retrouvèrent les mêmes rendez-vous codés, étranges et irréguliers.

Lestrade comprit, à la lumière de ces derniers indices, qu'ils avaient certainement à faire à un groupe se la jouant Fight club. Il lui fallut alors appeler Sherlock afin de lui dire qu'il s'était trompé. Ce fut au final le plus difficile. Dans l'état dans lequel était le détective, il ne savait pas quel impact aurait cette nouvelle.

À son grand soulagement, ce fut positif et une fois arrivé au Yard, il eut l'impression que le détective consultant était de retour, bien décidé à trouver où aurait lieu le prochain combat.

John

Le coup qu'il reçu le sonna légèrement, mais la douleur irradia son corps et cette dose d'adrénaline le réveilla instantanément. Il fit pleuvoir à son tour les coups sur le combattant en face de lui. Aucune hésitation, aucun tremblement. Il entendit à peine la cloche sonnant la fin du combat.

Il s'arrêta néanmoins, sachant que continuer à se battre après la cloche impliquait une suspension.

Il sortie du cercle, sentit à peine la petite tape dans le dos que lui fit sa seule connaissance dans le groupe et se dirigea machinalement vers le lavoir pour enlever les traces de sang sur ses mains.

Il commençait après quelques temps passés ici à avoir ses habitudes. Il arrivait, s'échauffait en regardant quelques combats. Jaugeait ensuite les personnes rassemblées là afin de trouver celui qui serait susceptible de le battre. Il était, en effet, un invaincu et cherchait quelqu'un pouvant le mettre au tapis. Il ne se laisserait jamais faire mais si il trouvait plus fort ce serait satisfaisant. Mais au final, il restait le meilleur étant peut-être, celui qui avait vraiment le moins à perdre.

Après son combat, il allait donc toujours se laver puis s'allumait une cigarette. C'est ce qu'il le faisait le plus rire: lui devenant fumeur. Mais tout était bon à prendre pour se détruire.

Il les remarqua avant tout le monde. Il savait, avait eu l'habitude, avait fait parti d'eux. Trois agents, postés aux endroits stratégiques. Le reste devait être à l'extérieur attendant le bon moment.

'La police! Courrez!'

Il ne perdrait pas ce qu'il avait, ce qu'il lui restait.

Il avait sonné l'alerte pour son groupe mais cela avait forcément attiré l'équipe postée dehors. Ce fut soudainement un immense bordel, les gens criant dans tous les sens. John repéra quelques policiers qu'il connaissait ainsi que Lestrade.

Il voulait fuir maintenant plus que jamais mais soudain tout autour de lui se brouilla, plus un bruit, une image floue se dessinant et un phare d'une clarté aussi violente qu'un coup de poing. Reconnaissable entre mille dans son manteau avec ses mèches s'agitant dans sa course, Sherlock Holmes se tenait à quelque mètre de lui.

Il se stoppa à son tour lorsque leurs regards se croisèrent et il put lire sur ses lèvres son prénom murmuré. Le plus jeune se rua vers lui une lueur folle et décidée dans le regard.

John paniqua, il ne voulait, ne pouvait pas le voir, lui faire face. Il s'enfuit avec un dernier regard et pu voir de nouveau cet air blessé que le génie n'arborait plus que face à lui.

Il sut qu'il ne remonterait jamais la pente, il était allé trop loin, trop profondément.