Chapitre 16 : Bac, préparatifs et discussions

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Je l'embrasse finalement pour la faire définitivement se taire. Je l'embrasse profondément et amoureusement. Elle entoure ma taille pour me faire venir contre elle et réponds avec ferveur à mon baiser. Je vais épouser mon âme-sœur. Je vais épouser mon alpha. Et je vais avoir plein de ses enfants !

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Je sors très satisfaite de ma dernière épreuve de bac. Un écrit de langue. J'avais pris italien parce que je rêvais d'aller en Italie : Regina et moi visitant la Vatican, plongeant dans des mers superbes et contemplant des palais mythiques.

Gina avait proposé d'y aller pour notre lune de miel mais… comme je ne comptais pas spécialement quitter la chambre ou mettre un vêtement pendant les quelques jours que Regina m'offrait en tête à tête, ça ne paraissait pas une bonne idée.

Donc ça sera la Martinique, dans une crique isolée, avec personne dans un rayon de 5 km, le rêve.

J'arrive dans le hall et je vois Kat, Lili et Ruby qui attendent. Elles me sautent dessus pour te demander comme cela s'était passé. Nous bavardons jusqu'à l'arrivée de Mérida. C'est notre dernier jour ensemble avant les grandes vacances. Puisque l'épreuve finit tôt, je propose d'aller boire un verre et manger quelque part, c'était moi qui régale.

Malgré les réticences de Mérida, tout le monde me suit vers le bus. En route pour le centre-ville, je les entraîne vers un restaurant italien, il faut savoir rester dans le thème, qu'Henry S m'avait fait découvrir.

On parle de tout et de rien. De nos espoirs de mention, je vise le bien ou le très bien, les autres espèrent un assez bien ou un très bien, sauf Katherine qui est certaine d'avoir un très bien. Elle et moi sommes les intellos du groupe, avec Mérida mais elle a plus de mal. J'espère qu'elle va gérer. Elle a déjà une bourse d'étude pour ses capacités au tir à l'arc mais quand même. Elle est intelligente et peut faire aussi bien que moi, même mieux, mais avec trois petits frères c'est pas toujours facile.

On parle aussi de l'an prochain. Katherine part à l'étranger, à Londres pour continuer des études de médecin. Comme l'intégralité de ses ancêtres avant elle. Mérida va à Paris pour s'entraîner avec le prochain championnat de tir à l'arc. Ruby, Lili et moi nous allons toutes trois à l'université de la ville, une bonne université. Lili et Ruby continue en Licence de lettres alors que je vais vers le droit. Cora et Henry étaient ravis, Regina n'était pas étonnée, Zéléna était montée sur ses grands chevaux accusant sa famille de m'avoir corrompu, enfin je cite « d'avoir corrompu la personne un peu près normale qui restait dans cette famille ». Elle faisait semblant d'être furieuse et ça avait fait rire tout le monde. Elle m'avait extorqué un après-midi shopping pour me faire pardonner. Elle n'était peut-être pas avocate mais elle savait obtenir ce qu'elle voulait.

Enfin, le sujet du mariage avait été abordé. Mérida était ma demoiselle d'honneur principale alors que Belle était mon témoin. Les autres filles avaient exigé de faire un discours et je m'étais retrouvé avec 4 demoiselles d'honneur alors que Zéléna était le témoin et la demoiselle d'honneur de Regina.

Ruby ainsi que Katherine avaient gracieusement accepté de faire partie des demoiselles d'honneur de Regina. Comme ça, j'avais Mérida, Lili et Belle, une rousse, une brune et une blonde comme Regina, puisqu'elle avait Zéléna, Ruby et Katherine. Ça allait être parfait. Cora allait essayer de ne pas pleurer à côté d'un Henry émotif, Ingrid allait être en pleurs et Henry, le petit allait apporter les bagues. Et Zéléna allait essayer de ne pas pleurer et Belle allait faire un long discours magnifique… Et j'allais sans doute pleurer plusieurs fois de joie et de bonheur durant ses quelques heures.

En fait, c'était surtout la soirée d'enterrement de vie de jeune fille qui avait été abordée. Ruby et Lily voulaient des strip-teaseurs, de l'alcool et une suite d'hôtel dévastée, moi je voulais juste une soirée tranquille avec Regina, danser, rire, parler, boire, mais rien d'excessif.

J'étais mère et j'allais devenir épouse, je voulais être responsable et éviter d'avoir une gueule de bois de malade le jour de mon mariage. Lili et Ruby sont désespérées de mon comportement d'adulte responsable. Elles disent ça comme une sorte d'insulte. C'est amusant. Après notre dessert, on se sépare et il ne me faut qu'une petite heure pour arriver à la maison.

On était jeudi et dans moins de deux heures, je devais récupérer Henry à l'école, comme j'avais fini les cours, je pouvais bien le récupérer, ainsi que ses cousins. J'allais devenir la garderie des Mills, pour les dernières semaines d'école, c'était sûr. Pas que cela me dérange, au contraire, j'avais très envie de passer du temps avec les trois garçons.

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J'allais tuer ma sœur. Emma n'était pas sa baby-sitter. Quand je rentrais depuis une semaine, je trouvais mes neveux et mon fils dans un état de surexcitation avancé alors que ma sœur avait un verre de vin à la main et qu'Emma préparait le repas. Granny n'appréciait pas s'être fait congédier, mais elle venait en tant qu'invitée une ou deux fois par semaine pour qu'elle ne manque pas trop à Henry… Enfin pour qu'Henry ne lui manque pas trop… Mais bon… Elle venait aussi garder Henry quand Regina m'emmenait en vile ou à des soirées professionnelles. Quand Zéléna me kidnappait ou quand Cora ou Ingrid m'amenaient bon gré mal gré faire les boutiques. Souvent Granny venait juste pour dire bonjour. Elle se sentait sans doute un peu seule, elle avait passé sa vie à s'occuper des Mills et elle le ferait jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus. Ma maison enfin notre maison ne semblait plus vraiment nous appartenir… C'était un putain de moulin.

Donc au lieu d'arriver dans une maison relativement calme, avec mon Emma et mon Henry qui m'accueillaient joyeusement avec des câlins et des baisers, j'arrivais dans un zoo avec trois singes en furie, une sœur légèrement ivre et une Emma désolée et un peu irritée.

Ce n'était pas si grave, mais par tous les dieux, la prochaine fois que Robin partait pour un voyage d'affaire de trois semaines, j'allais demander aux parents de prendre en charge Zéléna, qui détestait être seule. Je n'étais pas sa baby-sitter, c'était ma grande sœur et j'avais besoin de temps seul à seul avec ma fiancée, merde alors...

Emma semblait à la fois ravie et un peu contrariée de tout ça. Ma sœur était sans gêne et Emma était bien trop polie, bien trop gentille pour la faire sortir d'un coup de pied de la maison. Ça finissait souvent avec une Zéléna qui s'invitait à dîner avec ses garçons et je n'arrivais pas à savoir si j'étais impressionnée (et contrariée) des capacités de manipulation de ma sœur ou si j'en étais et jalouse (et contrariée).

Ce qui rendait la chose tolérable était que nous parlions mariage. De mon mariage avec mon amour et me parler de mon mariage me mettait toujours dans un état de béatitude ridicule. J'étais follement contente. Follement heureuse.

Je m'endormais avec la pensée de mon Emma en robe qui s'avance vers moi, je me réveillais avec la pensée de sa morsure lors que notre première nuit en tant qu'épouse. J'étais toujours tellement dure le matin et Emma adorait s'occuper de mon envie, soit avec sa bouche, soit en me chevauchant furieusement. Je ne savais pas si l'idée de me mordre la rendait aussi extatique que moi, mais il me semblait parfois que ses petites dents étaient plus violentes, plus agressives. Quand elle mordillait, elle me laissait des marques assez impressionnantes qui rendaient mon alpha fou de joie. Même si il commençait à faire un peu chaud pour les écharpes.

J'allais me marier. La date était fixée. 5 Aout.

Mon costume était choisi, mon Emma me voulait en costume. Emma me trouvait sexy en costume. Alors j'allais être en costume. Mon père et ma mère avaient leur tenue et après un débat houleux, et une honteuse manipulation de mon père, ma mère allait m'accompagner à l'hôtel alors que mon père allait aider Henry à ne pas perdre les bagues.

Ma mère avait grogné en affirmant qu'elle voulait s'occuper d'Henry Junior mais mon père avait été intraitable, affirmant que c'était à l'alpha de conduire son enfant à l'hôtel et que surveiller les bagues étaient le travail de deux Henry. Ingrid avait accepté en pleurant d'accompagner Emma et Belle était le témoin d'Emma. Emma avait pleuré aussi avec Ingrid et un peu avec Belle selon mon petit Henry. Emma avait choisi Mérida comme demoiselle d'honneur. Donc c'était clair et simple… Je pensais que c'était réglé… mais non…

Les deux tarés et Kat avaient fait des pieds et des mains pour participer au mariage. Je m'étais retrouvée avec Zéléna en témoin et demoiselle d'honneur, refusant de laisser sa place avec en plus Ruby et Katherine en demoiselles d'honneur. Alors que Mérida et Lily seraient celles d'Emma.

J'étais sûre qu'elles venaient juste pour les robes, la nourriture et l'alcool, mais bon.

Tant qu'Emma était heureuse, je ne disais rien. Emma semblait être aux anges, à part l'intrusion quotidienne de Zéléna, les appels bihebdomadaires de ma mère et d'Ingrid, l'organisation rapide du mariage et des projets fous d'enterrement de vie de jeune fille, la vie semblait parfaite.

Elle avait évidemment eu mention très bien à son bac et la fac du coin l'avait accepté en L1 Droit. C'était parfait. Tout bonnement parfait.

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Il ne restait qu'un mois, qu'un mois avant le mariage et je ne trouvais pas ma robe. C'était une catastrophe, une véritable catastrophe. Je pleurais de rage alors que je retirais la robe, elle m'avait semblé parfaite mais ça n'allait pas. Ça n'allait pas du tout. Rien n'allait. Aucune robe n'allait.

Belle et Mérida l'avaient trouvé jolie. Lily, Ruby et Kat avaient haussé les épaules et Cora et Ingrid avaient grimacé.

Ça n'allait pas.

Elles essayaient de te rassurer, que ce n'était que la première boutique de robe de marié et que nous pouvions aller ailleurs mais j'étais au bord des larmes en sortant.

C'était tellement stressant. De prévoir un mariage en seulement quelques semaines, malgré toute l'aide apportée, il fallait prendre des décisions et choisir des choses et placer les invités, etc.

Toutes ses choses me stressaient et en plus de tout cela s'ajoutait le fait que je n'avais toujours pas de robe.

En rentrant, à la maison, je me précipite dans la salle de bain. J'ai besoin de Regina, j'ai besoin qu'elle me prenne fort et puissamment. En vue de l'heure, Henry est encore endormi, il aime bien faire une sieste le samedi et Regina doit en profiter pour travailler un peu.

Après m'être préparée, je vais dans le bureau. Je trouve mon alpha le nez plongé dans un dossier quelconque, elle n'avait même pas fait attention au bruit de la porte.

Je couine un peu et elle me jette un coup d'œil. C'est d'abord la surprise et l'étonnement, puis l'envie et le désir.

Elle aime me voir aussi peu vêtue. Pour l'occasion, j'ai juste mis une culotte noire. Juste ça. Elle ne pose pas de question et se lève. Je me précipite dans ses bras ouverts et sa poitrine vibre de satisfaction. Je ne veux pas de douceur, je veux qu'elle me fasse tout oublier. Je couine encore et me frotte un peu. Son odeur m'avait manqué, je respire bruyamment alors que ma main trouve son entre-jambe.

-Emma… Tu…

-S'il-te-plaît… ça fait si longtemps…

-Deux jours, même pas si on compte… Mmm… ce matin… Elle est si pudique quand elle parle de sexe. Elle est toujours si dure le matin, et elle aime ma bouche. Et j'aime la prendre dans ma bouche, j'aime son goût.

Je répète avec envie :

-Si longtemps… Je ne parle pas du sexe, mais de nos jeux… ça fait si longtemps… Je caresse la bosse qui se forme dans son pantalon et je lève la tête tout en la tournant légèrement pour offrir mon cou. Elle ne résiste pas et plonge ses dents sur sa marque. Pas de sang, mais juste assez pour me faire vibrer de plaisir. Alpha…

Elle gronde et me pousse vers son bureau. Elle pose ses mains sur ma poitrine et joue un moment avec. Elle aime ça. Elle aime me caresser, me faire durcir et me pincer. Elle me mord même une ou deux fois. Puis elle me retire ma culotte. Sans patience, elle touche mon entrée. Je suis évidemment trempée et elle me fait lécher ses doigts. Elle murmure que je suis une sale petite chienne en chaleur et que je suis la plus belle de tous les omégas. Je gémis. Puis soudain, elle cesse de me toucher. Elle est à quelque centimètre, mais elle se contente de me regarder. Elle me regarde, elle m'observe et me contemple comme un prédateur satisfait de sa proie. Je me laisse faire, je la laisse faire… J'aime la regarder me regarder. C'est peut-être idiot mais je me sens à la fois vulnérable, une proie et invulnérable, une déesse, parce qu'elle me regarde avec à la fois un appétit bestial et une vénération totale.

Je jappe de besoin, et un sourire satisfait apparaît sur son visage parfait. Elle adore m'entendre demander son attention, ses attentions.

-Mon oméga. Elle ne dit rien d'autre avant de m'embrasser. Sa langue trouve la mienne, elle me goûte sur ma langue et je me soumets et je le sens défaire son propre jean.

-Mon alpha. J'arrive à gémir entre deux baisers. Mon alpha… Mon alpha… Ma Gina…

Et elle entre finalement en moi. Il ne fait pas longtemps pour que les coups de rein m'emportent inlassablement vers un rapide et puissant orgasme. Elle ne s'arrête pas alors que je jouis et elle éjacule alors qu'un second orgasme me traverse.

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Je suis sur elle, sa respiration est calme alors que la mienne est encore un peu rapide, à cause de l'effort, enfin de l'orgasme.

Mon pénis est mou maintenant, mais je ne bouge pas et je tourne paresseusement la tête pour l'embrasser. Je joue avec sa langue avant de l'inviter dans ma bouche. Soumise et obéissante, elle m'embrasse, me caresse la langue et les canines comme j'aime qu'elle le fasse. Si elle veut que je rebande, elle est bien partie. J'aime tellement quand on joue, j'aime comme elle est quand on joue.

Ses mains s'activent, l'un passe entre nos deux corps pour toucher mes couilles et je gémis piteusement quand elle les malaxe durement. Son autre main se pose sur le côté de ma tête, elle trouve mon oreille et l'effleure. Je gémis un peu plus fort et je me sens re-durcir en elle. Pu-tain.

-Emma… Je ne sais pas si…

-Encore… S'il-te-plaît… Alpha… Je te veux encore… Je serais une bonne fille…

Oh… vu comme ça… je ne veux pas la décevoir… et en général, quand elle promet d'être une bonne fille ça veut dire des fellations et autres… L'idée même me fait durcir un peu plus.

Soudain, Emma se contracte autour de moi et j'attrape son cou par réflexe. C'est les… nos règles lors de nos jeux. Je serre très légèrement en cherchant ses yeux. Ils sont calmes et souriants. Elle veut jouer, elle veut vraiment jouer. Et Dieu, j'ai envie de jouer aussi.

Je susurre menaçante :

-Sois une bonne fille, et ne m'obliges pas à te punir. Elle se contracte à nouveau, comme un défi. Putain, putain… Je la frappe sur les fesses avec ma main libre alors que je fais pression un peu plus sur son cou. Je n'appuie pas pour l'empêcher de respirer mais juste pour lui faire un peu, juste un peu mal. Emma n'aime pas être privée d'oxygène mais elle aime avoir ma main autour de son cou, pendant le sexe. Tu es si vilaine.

Elle gémit et sa main se pose sur ma joue, un signe, que nous avions mis en place et qui voulait dire plus. Pour demander plus.

Je souris et l'embrasse doucement sans lâcher la pression sur son cou. Après deux autres fessés qui la font gémir, je me retire d'elle et affirme :

-Tu as besoin d'être punie. Elle me fait un petit signe affirmatif de la tête. Tu as besoin de comprendre où est ta place, n'est-ce pas ?

-Oui.

Je la regarde et elle ferme les yeux : elle attend. Je n'aime pas spécialement cette partie du jeu mais je sais que ça lui fait quelque chose et même si je me déteste pour ça, ça me fait aussi quelque chose. Je la gifle. Sa joue rougit sous l'impact et un léger son entre le plaisir et la douleur sort de ses lèvres. C'est ce son qui me rend dingue.

Je prends une respiration pour me reprendre et demande :

-Oui, qui ?

Elle baisse les yeux avec une soumission magnifique.

-Oui, alpha.

-Bonne fille. Je caresse sa joue rouge avant de la refrapper. Ce n'est pas si compliqué, petite chienne.

Sous le second impact, le gémissement est clairement un gémissement de plaisir et je ne peux m'empêcher d'y répondre avec un grognement sauvage. Tourne-toi, tu sais ce que je veux.

-Oui, alpha. Tout de suite, alpha. Elle se tourne et se penche sur le bureau. Elle écarte consciencieusement ses fesses. Je vois bien qu'elle s'était préparée pour ça. Putain, elle avait tout prévu et je l'aime un peu plus pour ça. Tout ce que tu veux, alpha.

Sans attendre, j'exige :

-Ne bouge pas. Tu me laisses faire et tu prends tout ce que je te donne, tu as compris, ma putain de chienne ?

-Oui, alpha.

-Bonne pute. Le mot la fait gémir et même si je meurs d'envie d'entrer en elle, je veux la préparer.

J'enfonce deux doigts dans sa chatte trempée et elle tremble. Je fais quelques va-et-vient avant de me retirer totalement. J'allais m'enfoncer mais avant, je demande.

-Ta couleur, ma chienne ?

-Vert, alpha.

-Bien. J'enfonce les doigts humides dans son cul et je demande. Ton mot de sécurité, dis le moi.

-Blanche-Neige, alpha. Je retire mes doigts complètements avant d'enfoncer mon membre dans sa chatte sans prévenir. Oh… Alpha… Puis je renfonce mes doigts à nouveau dans son cul.

-Bonne chienne. Tu es ma bonne chienne, n'est-ce pas ?

-Oui, al… Je commence à bouger dans des mouvements rapides et frénétiques à la fois mes doigts et mes hanches… Emma marmonne : Alpha… Je suis ta bonne chienne, ta bonne oméga…

-Mmm, oui, ma si bonne oméga. Tu es prête ma petite pute ?

-Oui, alpha. Oui, s'il-te-plaît.

Je me retire de sa chatte puis je retire mes doigts. J'attrape ses hanches et me positionne. Je capture ses mains et ses deux poignées sont côte à côté dans le milieu de son dos, je pourrais les tenir et la rendre totalement prisonnière, mais je sais que je n'en ai pas besoin, elle est si soumise, si obéissante pendant nos jeux, je sais qu'elle va laisser ses bras là jusqu'à ce que je l'autorise à bouger. Une si bonne chienne. J'écarte son cul et je m'enfonce doucement. Ça fait un moment que l'on n'avait pas joué, et je ne voulais pas lui faire mal. Son jappement m'indique que tout va bien et je commence à bouger. Mes coups de rein sont lents mais puissants et je ne peux pas m'empêcher d'attraper ses cheveux pour tirer sur sa tête. Fantasme idiot d'alpha ridicule, mais parfois… c'est dur de résister…

-Alphaaa…

-Mmm ?

-Je… Suis-je une bonne fille ?

-Une si bonne fille. Tu me prends si bien. Tu es si bonne, si ouverte, si soumise. Tu es parfaite. Elle gémit et je sens qu'elle est proche. Je veux jouir avec elle alors j'ordonne. Pas tout de suite. Tu jouiras quand je te l'ordonnerais ! Tu as compris, petite chienne ?

-Oui, oui… Quand tu l'ordonneras… Je… Oh…

J'accélère pour trouver aussi rapidement que possible ma jouissance et dans un cri, j'autorise :

-Maintenant, maintenant, mon ange.

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J'ai un peu mal en m'asseyant à table, mais ça valait le coup. Je souris pour rassurer Regina, qui avait vu ma grimace de douleur.

Elle est toujours si protectrice et si coupable après nos jeux. Je devais à chaque fois la rassurer et me plier à ses exigences comme la laisser me mettre de la crème ou me masser ou quoi que soit d'autre que ses instincts lui disaient de faire. C'était mignon en vérité. Et j'aimais la voir si douce. Elle était toujours douce, mais la voir particulièrement attentive et tendre après nos jeux me rassurait toujours.

J'aimais nos jeux, j'en avais besoin et je pense qu'elle aussi. Je pense que tous les alphas en ont besoin de temps en temps. Et que tant que c'était avec une personne consentante et avec des mots de sécurité, alors c'était bon pour tout le monde.

Mon oméga était en vérité particulièrement obédient et l'alpha de Regina n'était pas le moins dominant des alphas. L'une comme l'autre nous avions besoin de ces jeux. Et après presque quatre ans, nous avions mis en place différents scénarios et signaux. Notre conversation sur le sexe, sur les jeux, avait été longue et gênante mais ça avait valu le coup. J'étais confiante de dire que je satisfaisais pleinement mon alpha, et en tout cas, mon oméga était clairement comblé par tout ça.

A la fin du repas, alors que je me lève pour débarrasser la table, Regina m'envoie dans le salon choisir le film avec Henry et me détendre. Avec un baiser rapide sur ses lèvres et en la remerciant, j'obéis.

Le film, nous regardions Kiki, la petite sorcière pour la septième fois et Henry était presque endormi à la moitié du film. Il avait sa tête sur ma cuisse alors que j'étais agglutinée contre le flanc de Regina. Ma tête tout contre son épaule. Je ferme les yeux et soupire de bonheur.

Regina me caresse doucement la tête avec la main et elle m'embrasse les cheveux tendrement. L'odeur puissante et satisfaite de l'alpha, l'odeur calme et heureuse de mon louveteau se mélangent à la mienne. La maison sent le bonheur et la paix.

Je suis Regina qui porte Henry dans ses bras. Il n'a que 4 ans, mais je le trouvais déjà bien lourd et j'étais contente que Gina soit là pour le porter au lit la plupart du temps. Elle le pose délicatement et le recouvre d'une couverture. J'étais émerveillée de ses gestes envers Henry, toujours patiente, toujours tendre, toujours maternelle. Je n'aurais pas pu rêver mieux comme alpha, pour élever mon fils, notre fils…

Après que Regina ait embrassé le front d'Henry, je fais de même et je suis Regina vers notre chambre. Le regard inquiet de mon alpha m'oblige à répondre avant qu'elle n'ouvre la bouche :

-Je vais bien. Je vais très bien. Je m'approche et l'embrasse encore, avec douceur. Je vais merveilleusement bien, grâce à toi. Elle rougit et attrape ma taille. Je sais qu'elle n'est pas totalement convaincue et que je vais devoir, pas que cela me dérange, subir ses attentions « après jeu ». Elle me tire vers le lit et me déshabille. Ça aurait pu être sexuel si ce n'était pas si doux et si tendre. Elle me pousse pour que je m'allonge sur le ventre d'abord et elle disparaît une minute pour prendre dans la salle de bain une crème. Je soupire d'aise, mon alpha va me masser et me caresser, et elle fait ça parce qu'elle m'aime et veut que je sois bien.

Je gémis de satisfaction quand elle commence avec mes épaules. Et après de nombreuses minutes, ces mains malaxent mes fesses et je jappe de bonheur. C'est presque sexuel, légèrement excitant mais c'est surtout agréable, bon, relaxant. Elle passe à mes cuisses puis me demande de me tourner. Elle remet de la crème sur ses mains pour la cinquième fois et attrape l'un de mes pieds. Ses massages sont tellement parfaits. Avant elle, personne n'avait fait cela, personne n'avait pris le temps de faire ça. Personne n'avait jamais pris le temps de faire en sorte que je me sente parfaitement bien, parfaitement bien physiquement. Je me sens si bien, si aimée. Si protégée, si chérie.

Un léger son de déception sort de ma bouche quand Gina s'arrête et s'éloigne. Mais très vite, je sens un corps nu, chaud qui s'étend près de moi et qui s'approche pour se placer tout contre moi. Regina est légèrement dure contre mes fesses et ça me donne presque envie qu'elle me reprenne mais je sais qu'elle ne le fera pas. Pas tout de suite, peut-être demain matin. Regina nous couvre de la couverture. Je murmure :

-Je t'aime, ma fiancée. Je sais que Gina adore le fait qu'elle soit ma fiancée, que je sois sa fiancée.

Elle m'entoure de ses bras et m'approche un peu plus d'elle. Je sens son sourire sur ma nuque.

-Je t'aime, ma fiancée.

-J'ai tellement hâte. J'ai tellement hâte d'être ta femme.

Elle embrasse ma nuque et répond :

-J'ai tellement hâte aussi, mon ange. D'être à toi, d'être ta femme, d'avoir ta marque.

Ce n'était pas la première fois qu'elle me disait ça. Ma marque… j'avais tellement hâte de la lui donner. Je voulais le faire depuis des lustres mais je ne savais qu'elle le voulait. Et puis, après le mariage, pendant la lune de miel, c'était le moment traditionnel pour donner sa marque à l'alpha, à son âme-sœur. Une marque pour qu'elle soit officiellement et définitivement à moi.

-Pour toujours ?

-Pour toujours et toujours, mon ange.

Dans le moment, je me laisse dire :

-Pour toujours et toujours. Toi, moi et nos enfants.

-Nos ? Sa voix se fait surprise dans le noir.

Je me mordille les lèvres et avoue :

-Oui, j'en veux d'autre. Après le mariage. Peut-être un ou deux, trois max.

-Oh…

La réponse n'était pas celle que j'espérais. Si elle n'en veut pas d'autre ? Si elle ne veut pas que tu portes ses enfants ? J'essaie d'articuler une réponse :

-Je pensais que tu voulais… enfin… si tu ne veux pas… je peux… mais… j'ai en-

-Mon ange, calme toi. La voix de l'alpha est sereine et douce. Je veux des enfants, je veux des enfants de toi. J'en ai terriblement envie. Depuis des années, depuis notre rencontre, je pense.

-Oh. Ravie, je me retourne et je trouve sa bouche que j'embrasse passionnément. Vraiment ?

-Vraiment, mon ange.

-Dès le début ?

-Oui, mon ange. Dès le début, dès que j'ai vu Henry, j'en ai voulu un autre. Elle dit un autre, parce qu'elle considère Henry comme le sien, dès le début. Et ça me réchauffe la poitrine de bonheur à chaque fois. Pour qu'il ait un compagnon de jeu. Mais… tu n'avais que 16 ans et… tu… je voulais… Que je voulais que ce soit ton choix, tu vois ?

Oui, je voyais très bien. Et je lui en étais reconnaissante. Malgré l'état quasi permanant de contrariété de mon oméga vis-à-vis de la pilule, ça avait malgré tout était pour le mieux. J'avais pu grandir et malgré tout, j'avais pu avoir des années lycées un peu près normales et j'en étais vraiment reconnaissante.

-Oui, je vois très bien. Tu sais, je… Je ne te remercierais jamais assez pour...

Elle me coupe.

-Tu n'as pas à me remercier.

Nous avions déjà eu cette conversation, donc je fais comme si elle n'avait rien dit et je continue :

-Pour ce que tu as fait pour moi. Pour ta patience et ton amour. Et je t'aime plus que tout et je suis la personne la plus chanceuse du monde, car mon âme sœur est la plus altruiste et la plus douce des toutes…

Elle affirme encore et toujours désoler pour son geste de colère, d'i ans.

-J'ai été pitoyable au début…

J'affirme.

-Je l'étais aussi.

Elle tente de nier.

-Non, tu étais…

Mais je la coupe fermement.

-Pitoyable, terrifié, inculte et…

Regina s'exclame, indignée.

-Emma !

-C'est vrai, c'était vrai. Je voulais qu'elle comprenne bien. Mais grâce à toi, je suis différente et maintenant, je peux choisir, réfléchir et surtout décider. Je prends une grande respiration. Je me dégage de ses bras et allume la lumière. Je plante mes yeux dans les siens. Alors je veux des enfants. Je veux arrêter la pilule et je veux des enfants de toi. J'avoue presque douloureusement. J'en meurs d'envie depuis des mois.

Elle me sourit et se penche pour m'embrasser. S'éloignant un peu, elle questionne.

-Seulement des mois ? Oh mon Emma, je veux te remplir depuis des années. Elle s'exclame comme si elle se libérait d'un poids. Si tu savais… ce soir-là, dans mon bureau, tu étais si tentante. Et après, j'imaginais déjà à quoi ressemblerait nos enfants. J'espère qu'ils auront tes yeux et tes fossettes comme Henry et…

-J'aimerai qu'ils aient tes magnifiques cheveux noirs et surtout ta force… Et ta douceur…

Elle me coupe en posant ses lèvres sur les miennes. Ses baisers doux me font perdre le souffle. Sa langue effleure mes lèvres et ses mains se posent sur mes fesses encore sensibles. Un léger gémissement entre la douleur et le plaisir s'échappe de mes lèvres et Gina se fait plus affectueuse et tendre. Je sais que nous n'allions pas faire l'amour de nouveau mais juste s'embrasser et se câliner suffisaient… pour l'instant. Jusqu'à demain...

Je pouvais attendre jusqu'après le mariage, pour les enfants mais pas plus.

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un petit commentaire?

La suite est pour dans très vite...