Chapitre 17

OoOoOoOoOoO

- Hé, Saitou ! Debout ! dites-vous d'une voix forte à votre camarade en le secouant par les épaules, le réveillant en sursaut.

- Bon, faites-vous après qu'il soit revenu à lui, ne t'emballe pas et explique-moi calmement ce qui t'arrive, d'accord ? J'ai le temps...

Le capitaine se met alors à mimer le geste d'écrire d'un geste frénétique.

- Écrire... oui, ton carnet ? comprenez-vous. Il est où, justement ? Alors... réfléchissez-vous alors qu'il fait à nouveau de grands gestes. C'est quoi, ça ? Une mouche ? Un oiseau ? Hijikata qui tombe de la falaise ? Ah non, ça c'est mon rêve de la nuit dernière. Tu le fais bien en tout cas. Bon, attends, viens avec moi, je vais te passer un morceau de papier, ce sera plus simple.

Votre collègue semble partiellement soulagé de pouvoir à nouveau s'exprimer clairement, et vous emboîte le pas. Une fois dans vos quartiers, vous prenez un papier sur votre bureau sans vraiment regarder ce que c'est et le passez à Shimaru.

- Attends, je dois avoir de quoi écrire quelque part par là... Ah merde, lâchez vous en faisant tomber votre uchiko que vous avez oublié de ranger. Vas-y, sers toi, j'arrive.

Vous allez ramasser la petite brosse qui a roulé sur le plancher jusqu'à cogner votre bazooka qui vous attend sagement dans un coin de la pièce. En vous relevant, quelque chose vous accroche le regard. Votre précieuse arme est bien à l'endroit précis où vous l'avez laissée, mais quelque chose ne va pas. Oubliant momentanément la présence de votre collègue dans la pièce, vous hissez votre bien sur votre épaule et mimez le geste de tirer – tout va bien, il n'est pas chargé, vous n'êtes pas inconscient à ce point, du moins pas dans votre chambre – afin de trouver ce qui cloche. La réponse ne tarde pas à se faire connaître.

Médusé, vous rabaissez votre arme et contemplez l'endroit où devrait, où aurait dû se trouver la gâchette, mais où il n'y avait actuellement plus qu'un trou béant. Étourdi, vous relevez les yeux vers Shimaru qui vous montre avec insistance sa feuille de papier.

- Aaah, vous exclamez-vous. « Voler », tu voulais dire.

.

Vous n'avez cependant guère le temps d'y réfléchir davantage, ni au sort que vous allez réserver à celui qui a osé profaner votre compagnon de massacre : Shimaru et vous-même êtes à ce-moment-là appelés par Kondo pour une réunion d'urgence. Retrouvez-le au chapitre 38.