Chapitre 17, grandes discussions.
Nino suivit Adrien sans dire un mot.
Ils arrivèrent dans une rue inconnue, montèrent au dernier étage.
- Tu as un appartement maintenant ?
- En fait je l'ai depuis longtemps, ne prête pas attention au désordre. Dit-il en rentrant après avoir déverrouiller la porte.
- Ha oui quand-même. Qu'est-ce qui t'as pris de tout saccager ?
- Ce n'est pas moi. Je l'ai retrouvé comme ça en rentrant.
- Nooonnnnn. Ne me dis pas que c'est là où tu rencontrais Marinette et que c'est elle qui a fait ça ? Notre douce Marinette ?
- En certaines sortes. Avant d'aller plus loin et te révélait tous mes secrets, Promets-moi que rien ne sortira d'ici. Du moins pour l'instant. Ce n'est pas seulement mon secret à moi.
Voyant qu'il attendait une réponse, Nino promis de faire de son mieux.
- Bon je me lance. Nino, ... je suis Chat noir ! ... Disons plutôt que je l'étais. ... Merci mon frère belle imitation de la carpe. Tu sais que j'étais amoureux de Ladybug, alors voilà. J'étais amoureux de la partenaire et c'est ici que notre relation à évoluer pour devenir plus ... charnel.
- Mais et Marinette. Nino se tut face au regard incendiaire d'Adrien.
- Lors de la bataille final, je savais que j'affrontai mon père et le voir blessé presque à mort la femme que j'aime fut très dure. J'étais pas loin de craquer, et c'est sur ma Lady que j'ai passé mes nerfs elle n'a rien compris. Et avant que je n'arrive à me calmer j'étais déjà dans un avion pour l'Angleterre. Je viens seulement de rentrer. Je n'osais pas avant...
- Mais je comprends toujours pas ce que vient faire Marinette dans l'hisstttoooiiiiiiiiiirrrre... NON ! ?
- Si.
- Mais... Nooonn ?
- La seule personne que je pourrais... qui pourrait... C'est ma Lady. Mais je n'ai jamais su qu'il elle était.
- Rien ?
- Jusqu'à mon retour et ma baignade à la piscine juste après notre rencontre. J'y ai vu le dos d'une femme et la même cicatrice à l'épaule du à... Tu vois quoi. Je préfère ne pas trop y penser. Bref intrigué je l'ai suivis.
- Tu as suivi une femme inconnue à la piscine ? T'es malade !
- Oui je sais, mais je devais savoir. Hélas je n'ai pas pu voir l'autre cicatrice. Puis j'ai remarqué que je connaissais cette personne, c'était ...
- Marinette !
- C'est ça. Pour être sûr je l'ai appelé Lady elle s'est retourné paniquer. J'ai eu ma confirmation. C'est elle Nino ma Lady, c'était Marinette depuis le début, haaaaaa.
- Et tu vas faire quoi maintenant ?
- Maintenant, sincèrement aucune idée. Tu crois quoi je débarque comme ça. Coucou ma Lady, c'est moi ton chat qui t'a abandonné, au faite ta magnifique fille ne serait pas aussi la mienne par hasard ?
- Ah ouais quand même... Mais il faut vraiment lui parler.
- Je sais... Et si je la laissais me reconnaître ?
- Ça peut être une solution mais ne l'a fait pas trop trainer.
- Oui je sais elle a déjà trop attendu... Et moi aussi j'ai trop perdu de temps... Bref je compte sur ta discrétion pour l'instant.
- Bon courage mec, tu vas en avoir besoin.
Le lundi il commença par retourner voir la boulangerie des Dupain-Chang.
Il y croisa la mère de Marinette.
- Bonjour Madame, je suis un ami de Marinette, j'aimerais savoir quand elle travaille ici pour que je puisse la voir ?
Il fut une fois de plus surpris par la froideur de cette femme qui était pourtant d'après lui une mère très aimante et chaleureuse.
Il ne pouvait comprendre par quoi la mère d'une jeune adolescente enceinte avait pu passer, surtout quand cette dernière n'avait jamais parlé de l'origine de cette histoire.
Alors qu'en l'amour de jeunesse de sa fille était réapparu, elle avait eu un drôle de présentement.
Madame Dupain-Chang se retourner et se mis à crier :
- Maaariinettttee ! Tu as de la visite !
- Merci madame.
- On te tient à l'œil. Lui répondit-elle.
Marinette arriva accompagné de son père.
Depuis quand était-il si imposant et impressionnant ?
Sûrement depuis toujours, mais connaissant ce qu'il venait d'apprendre, Adrien en eu un peu peur.
Ce qui n'échappa pas à sa mère, elle lui lança un regard d'avertissement.
Il hochât la tête pour lui faire comprendre que le message était passé.
- Ho Adrien, quelle surprise, que puis-je faire pour toi ? Dit-elle en essuyant ses mains sur son tablier.
- Je viens t'inviter au restaurant, histoire de parler et rattraper le temps perdu ?
- Ok pour le resto Adrien, j'ai hâte d'entendre tes voyages. Par contre le temps perdu ne se rattrape pas. Je vais me préparer.
- Hélas je ne le sais que trop bien...
Ce murmure n'échappa pas à la mère surprotectrice, qui lui accorda alors un premier vrai sourire, sincère et chaleureux.
Ils marchèrent tranquillement vers le bistro-gastro qu'il avait choisi.
Alors qu'il discuter de l'Inde, Adrien ne put s'empêcher de revenir sur son départ.
- Marinette, je tiens vraiment à m'excuser d'avoir fui ainsi i ans. Ma vie et mes repères s'effondraient. Mon cerveau m'a lâché, et après je n'osais plus revenir, ayant peur de ne pas être le bienvenu.
- Pourquoi ? On est tes amis, et tu avais clairement une bonne excuse.
- Non ça n'excuse pas tout. Je ne me pardonnerai jamais moi-même.
- Il faut savoir être indulgent, avec les autres comme avec soi-même.
Il l'as regarda alors avec de grands yeux surpris, heureux et amoureux.
C'était vraiment une phrase digne de sa Lady et digne de Marinette.
Il voulut parler de ce qu'il avait sur le cœur, faire un jeu de mots, mais il n'en eu pas la force.
En la raccompagnant à la boulangerie, il ne s'autorisa qu'un seul geste.
- Au revoir Mademoiselle, au plaisir de vous revoir. Lui dit-il en lui baiser la main avec une courbette digne de Chat noir.
Puis il partit.
