Salut ! On se retrouve pour la suite de cette histoire !

La Pomme Verte : Je suis contente de lire que le dernier chapitre t'as plut ^^ Par contre, tu décryptes un peu trop le scénario XD Non, ça va pas se passer comme ça. J'espère que ce chapitre va te surprendre un peu !

Bonne lecture !


Chapitre 17

J'étais nerveux. J'avais rangé l'appartement ; il était encore plus propre que le jour où j'avais emménagé. Shoto avait proposé que pour une fois, l'interview se passe chez moi. Cela dit, je n'avais plus grand chose à lui demander. Je savais désormais tout de sa vie. Il ne me restais plus qu'à parler à Endeavor.

J'avais préparé des légumes sautés, du porc au caramel et j'avais même fait un dessert à la fraise. J'étais sûr que Shoto pensait manger ici. Après tout, il m'avait dit qu'il passerai vers midi. C'était justement l'heure du repas et puis, nous étions... pas vraiment ensemble. Je voulais lui faire plaisir. Il s'était livré à moi.

Il arriva pile à l'heure. À midi, la sonnette de l'entrée retenti. D'un pas pressé mais hésitant, j'allais ouvrir.

Shoto était là, sourire aux lèvres. Il portait un jean qui moulait ses jambes, des chaussures en cuir, une veste élégante et je devinais en dessous une chemise. Moi-même, je m'étais bien habillé. Je portais un bas en toile et un t-shirt à manche longue qui m'allait parfaitement.

Nous étions comme deux andouilles à nous dévisager. Il voulait me dire quelque chose, il voulait peut-être m'embrasser. Mais il ne faisait que me regarder, presque bizarrement. Cela dit, moi non plus je ne pouvais détacher mon regard du siens. J'eus... un drôle d'impression. Une impression qui me suivait depuis quelques temps. Depuis que mes premiers souvenirs m'était revenu. Une sorte de déjà-vu.

Oui, j'avais rencontré Shoto avant mon accident. C'était un souvenir cette nuit-là. La conviction se faisait plus forte.

Je sourit.

-Entre.

Shoto ne se fit pas prier. Il retira sans ses chaussures puis se tourna vers moi.

-J'ai apporté le dessert.

Il tenait dans ses mains un emballage de pâtissier.

-Oh. Merci.

Je n'osais pas lui dire que j'avais cuisiné. Mais peut-être que si Shoto restait jusqu'à l'heure du thé, on pourra picorer mon dessert à ce moment là. J'allais devoir poser mon après-midi. Mon patron risquait peut-être de mal le prendre...

-Comment vas-tu ? Demanda-t-il en s'asseyant sur une chaise de la cuisine.

-Bien. Et toi ?

-Bien aussi.

Un silence gênant s'installa dans la pièce.

-Ton colocataire n'est pas là ?

-Non. Il travaille aujourd'hui.

-Dommage. J'aurai bien voulu rencontrer le garçon qui veille sur toi.

Je rougissais. Mais je ne voulais pas que Shoto rencontre Shimura maintenant. C'était trop tôt. Et puis, Shimura avait un physique... particulier. Disons que son visage abîmé n'inspirait pas la confiance. Je le connaissais bien maintenant alors je savait qu'il n'était pas un psychopathe. Mais Shoto n'aimerai pas savoir que je vis avec un mec un peu bizarre.

-Tu le rencontrera un jour.

Je m'assois à mon tour assis sur une chaise et nous commençons à discuter. Shoto voulait visiter l'appartement. Je le conduit à l'étage où il pu découvrir ma chambre. Il n'y avait qu'un futon, un bureau et un placard. Rien de bien personnel si ce n'étaient quelques figurines et un poster d'All Might. Et puis, mon diplôme accroché sur le mur. Ma seule vraie fierté. Et encore...

Shoto ne commenta pas ma chambre. J'avais envie de lui demander... un tas de chose. Mon esprit me disait que c'était une mauvaise idée. Maintenant que nous étions plus proches, un peu amoureux, j'avais envie de savoir s'il se souvenait de notre nuit.

-Todoroki-kun...

Non, ne gâche pas ce moment. Ça lui fera peur de savoir qu'il a couché avec toi. Et il se sentira coupable.

-Qu'y a-t-il ?

Ne dis rien !

Ma bouche semblait ne plus vouloir m'obéir. Mutinerie générale.

-Je me demandais si tu te souvenais de cette nuit où nous avions un peu bu.

Il fronça les sourcils, assis sur la chaise de mon bureau comme si c'était la sienne. Il me ferai presque passer pour un intrus dans ce lieux.

-Non.

Son regard me dévisagea de bas en haut.

-Tu trembles. Quelque chose ne va pas ?

-Je... en fait... ce matin là, je me suis réveillé... dans ta chambre.

Sa tête eu un mouvement de recul.

-Et ?

-J'étais... ou plutôt, nous étions, nus.

Il ne dit pas un mot. Je voyais son regard s'affoler.

-Vraiment ?

-Oui. Maintenant qu'on est plus proche, je me disais que tu t'en était peut-être souvenu ou...

-Je suis désolé, Midoriya. Je ne m'en rappelle pas. Tu... c'était ta première fois ?

-Oui.

Shoto se leva et me prit dans ses bras. Il me répéta qu'il était désolé. Je voulais lui dire que ce n'était pas grave, que sur le coup, j'étais un peu choqué mais que maintenant, maintenant que je l'aimais, je m'étais fait une raison. Ce qui me dérangeai désormais, c'était juste de ne pas m'en souvenir.

Soudain, j'entendis la porte de l'entrée s'ouvrit. À contre cœur, je me dégageais des bras de Shoto et me rendait au salon. Shimura était là, il retirait ses chaussures. Shoto me suivait de prés.

-Oh... je pensais que tu serai seul. Salut ! Moi c'est Shimura Tenko.

Shoto ne lui répondit pas. Il semblait toujours troublé.

-Salut, finit-il pas dire.

Shimura m'expliqua qu'il avait fini plus tôt que prévu et qu'il était rentré. J'aurai tellement voulu qu'il ne vienne pas ! Surtout dans un moment pareil !

-Tu vas bien, Midoriya ?

-Oui. Ne t'en fais pas. On parlait travail avec Todoroki-kun.

Shimura acquiesça. Il nous dévisagea tour à tour puis se rendit dans sa chambre avec un sourire sur le visage.

-C'est donc lui ton colocataire.

Un peu penaud, je répondis que oui. Shoto ne fit aucun commentaire de nouveau. J'avais envie de me gifler. J'avais pourri l'ambiance et maintenant, Shimura qui débarquait à l'improviste...

Peut-être pour m'achever le portable de Shoto sonna. Il s'excusa et décrocha. Je compris au bout de quelques minutes que c'était grave et qu'il fallait qu'il intervienne. Il était pâle.

-Je... je vais devoir y aller. Il y a eu un attenta dans le centre ville, pleins de héros sont déjà sur les lieux mais ils sont débordés et...

-Vas-y.

Shimura débarqua dans le salon et vint chercher un yaourt dans le frigo. Il vit Shoto remettre ses chaussures en vitesse.

-Tu pars déjà ?

Voilà ce que je trouvais bizarre depuis tout à l'heure : Shimura se comportait avec Shoto normalement. Il ne le vouvoyait pas, ne montrait pas de respect particulier. Il se comportait comme une connaissance. Certes, Shimura n'était pas à cheval sur les principes, mais ça me faisait bizarre. J'avais envie de lui demander d'utiliser les formules de politesse.

-Une urgence, répondit simplement Shoto.

J'accompagnais Shoto sur le pas de la porte et la refermait derrière moi. J'étais en chaussettes sur le paillasson.

-Je ne devrais pas te le dire Midoriya car c'est ta vie et non la mienne, mais je n'aime pas Shimura. Il me met mal à l'aise.

-Je comprend. Mais c'est quelqu'un de bien. Il a pris soin de moi.

-Je ne le nie pas. Je te dis juste que je ne l'aime pas.

Puis, regardant fixement la porte, il ajouta :

-Il me fait penser à quelqu'un.

Je me doutais que ce n'était pas une bonne chose. Je soupirais. Quelle journée pourrie !

-J'essaierai de repasser après mon intervention.

-Non, je dois travailler cet après-midi.

Shoto posa sa main sur mon épaule. L'autre vint emprisonner mon menton et me força à redresser la tête vers lui. Il se pencha et embrassa délicatement mes lèvres.

-Je t'aime.

Mon cœur cessa presque de battre. Je restais immobile contre lui. Il continua à m'embrasser avant de s'éloigner sans se retourner.

Ce premier baiser aujourd'hui était également un baiser d'au revoir.

Je rentrai dans l'appartement et trouvait Shimura en train de mettre la table. Je m'asseyais et mangeais avec lui le porc au caramel que j'avais préparé pour Shoto. Je me sentais vide.


J'espère que ce chapitre vous a plut !

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