Recoucou !
Du coup voici le deuxième chapitre du jour !
Bonne lecture et j'espère à bientôt !
The Rise of the Drackens
Chapitre 28 : La vengeance
C'était samedi et Harry subissait encore les contres coups de ses chaleurs, il ne s'était réveillé que hier. On était le 7 mai, il avait raté Pâques et le début du mois.
Madame Weasley lui avait envoyé un œuf de la taille d'un souafle et tous ses compagnons lui en avaient donné un aux goûts différents. Il les avait partagés avec ses compagnons dans une sorte de grande fête, à l'exception des chocolats caramélisés, c'était les siens. Bien qu'il en ait reçu des tonnes de chocolats lorsqu'il s'était retrouvé à l'infirmerie il ne lui en restait plus qu'un quart. C'était fou de voir comment dix-huit tablettes de chocolat se transformaient en une seule.
Madame Weasley lui avait aussi envoyé, dans le même paquet, les premières choses qu'elle avait tricotées : des petites bottes, des chaussettes vraiment mignonnes, des bavoirs, des châles et des bonnets le tout dans un blanc doux et pur.
Hermione l'avait informé, qu'elle aussi, tricotait pour le bébé. Entre elle et Madame Weasley, il allait pouvoir ouvrir son propre magasin de vêtements fait main pour bébé.
Hermione semblait déterminée à renouer avec lui de toutes les manières possibles, même en lui donnant ses notes pour qu'il puisse rattraper facilement les cours qu'il avait manqué pendant les douze derniers jours à cause de sa 'maladie'. Elle s'efforçait de s'entendre avec ses compagnons, mais Draco l'étouffait sous ses questions, Blaise n'était pas mieux, Nasta restait silencieux et Max grognait de temps en temps quand elle lui parlait. C'était décourageant et rempli Harry de tristesse. Il savait que ça leurs prendraient du temps pour lui pardonner le comportement qu'elle avait eu, mais maintenant il n'était pas vraiment sûr qu'ils lui pardonnent. Il ne savait pas mettre de nom sur leurs agissements, c'était de la grossièreté mélangée à de l'hostilité ou de l'hostilité pure. Il était sûr que c'était de l'hostilité.
Harry était à trois mois de grossesse et il s'ennuyait. Beaucoup. Max et Nasta étaient partis tous les deux au travail mais le pourquoi du comment ils allaient travailler un samedi lui échappait. Max avait déclaré qu'il avait un nombre important de potions en stand-by qu'il devait terminer et Nasta lui avait dit qu'un dragon avait besoin de soin même le week-end et qu'il avait été appelé pour remplacer un de ses collègues qui se trouvait à l'hôpital à cause de brûlures.
Blaise et Draco discutaient avec Hermione depuis une bonne heure. Harry se sentait malade donc il se leva et sorti des appartements sans un regard en arrière. Les trois étaient tellement pris dans leurs discutions qu'ils ne l'ont pas remarqué.
Harry se dirigea vers l'infirmerie et il reçut un contrôle auprès de Madame Pomfresh, elle lui dit que son bébé allait bien, mais que lui avait besoin de plus de potassium alors Harry sorti avec une banane dans la main.
Il erra sans but pendant un moment avant de décider de rendre visite au directeur. Il n'avait pas eu de vraie conversation avec le vieil homme depuis un certain temps. Il avait besoin de discuter.
Il terminait de manger sa banane tout en frappant à la porte du bureau du directeur, après avoir trouvé que le mot de passe était 'chocolat au caramel'.
« Entrez ! » commanda une voix ferme mais douce.
Harry avait le regard pétillant et souriait alors que Dumbledore écartait son travail et se levait les bras tendus comme s'il voulait saluer son enfant préféré.
« Harry ! Entre mon garçon, assi-toi ! Tu as le temps de prendre une tasse de thé ? »
« Oui, j'en veux bien une s'il vous plaît. » répondit Harry avec joie en s'asseyant sur le siège juste devant le bureau du directeur, jetant la peau de banane dans la poubelle juste à côté.
« Veux-tu un thé au miel ou peut-être un à la camomille ? Pomona est vraiment inquiète pour ta santé. »
« Au miel s'il vous plaît, Monsieur. Je n'en ai pas bu depuis un moment et ça me manque. En plus j'étais malade depuis hier, bien sûr je viens juste de passer à l'infirmerie et elle m'a dit que le bébé allait bien, j'avais juste une baisse de potassium voilà pourquoi elle m'a donné une banane à manger. »
« Oui, je t'ai surveillé de loin et je dois dire que tu as l'aire d'aller bien. » lui dit Dumbledore, en agitant sa baguette pour invoquer une théière en porcelaine de Chine et faire chauffer de l'eau avant de faire infuser un peu de thé.
« J'ai aussi pris du poids et je ne suis pas sûr que ce soit que à cause du bébé vu la quantité de nourritures que mes compagnons me donnent à manger. » dit Harry en secouant la tête. « J'ai pris neuf livres en une semaine, j'étais sûr que je n'aurais pas dû manger plus de sanglier. »
Dumbledore se mit à rire doucement en posant une tasse d'un thé au miel fumant devant lui. Harry enroula immédiatement ses mains autour du récipient chaud et absorba sa chaleur. Il souffla sur le liquide bouillant et y prit une petite gorgée, se détendant davantage face à cette saveur familière qui le réconforta.
Tous deux restèrent assis dans un silence confortable, chacun en sirotant leur thé et se délectant de la compagnie de l'autre. Harry soupira alors qu'il se rendait compte qu'il n'avait pas eu un tel moment de détente avant ses chaleurs. Vraiment pas. Il avait été tendu à chaque instants, avec sa peur de faire une fausse couche il avait été de plus en plus tendu, agité et effrayé. Quand ses chaleurs étaient arrivées, après trois jours de retard, une immense douleur l'avait pris. Même après avoir dormi profondément pendant pratiquement deux jours, une douleur et une tension persistance avait remonté dans tous son corps. De plus avec l'hostilité de ses compagnons envers Hermione, ils avaient eu peu d'occasions de sourire ou rire et cela l'avait vraiment rendu triste.
« Y a-t-il quelque chose que tu voudrais me dire Harry ? » lui demanda Dumbledore doucement en sirotant son thé.
Harry soupira de nouveau et reposa sa tasse. « Je me suis réconcilié avec Hermione. Elle n'avait jamais voulu me faire du mal et elle avait été malade quand je lui ai dit ce que Ron avait fait au bébé. »
« Oui, je suis ravi que Mademoiselle Granger soit revenue à la raison, mais je ne pense pas que ce soit ce qui te dérange le plus en ce moment. »
« Mes hommes ne l'aiment pas. Nasta ne lui parle pas quand elle vient à l'appartement, ce qui n'est pas vraiment inhabituel, mais il dit au moins quelque chose de temps en temps ! Des petits commentaires étranges, avec elle il est comme une statue ou un muet ! Max grogne et murmure, Blaise lui répond vraiment brièvement avec des monosyllabes, et Draco est franchement grossier. Hermione sait qu'elle m'avait traité injustement et elle en est vraiment désolée. Tu ce que je veux c'est juste qu'ils s'entendent ! »
« Il leurs faudra peut-être un peu de temps pour qu'ils s'habituent à elle Harry. D'autant plus Monsieur Malfoy, puisqu'il a un passé hostile avec elle. C'est bien elle qui l'a frappé en troisième année ? »
Harry baissa les yeux sur ses genoux. « Ouais c'est elle. Il insultait Hagrid et Buck alors elle l'a frappé. Nous avions vraiment ri à ce moment et je pense qu'il est vraiment vexé de s'être fait frapper par une fille. »
« En le frappant elle a touché son ego et sa fierté. Il est probable qu'il conserve une certaine animosité ou colère envers elle après cette altercation. Ou peut-être que c'est tout simplement par habitude, qu'il est habitué à la taquiner et à la bousculer. »
« Peut-être mais je n'aime vraiment pas ça. Ils se disputaient quand je suis parti et ils ne l'ont même pas remarqué, trop occupés à se déchirer. Je sais que Hermione donne le meilleur d'elle-même mais elle les encourage en réagissant à leurs commentaires. »
Dumbledore acquiesça gravement et remplissait de nouveau leurs tasses de thé avec un geste de la main qui montrait qu'il avait dû le faire de nombreuses fois.
« J'aimerais qu'ils s'entendent, je pense que s'ils mettaient de côté leurs animosités ils s'entendraient. Ce sont des personnes intelligentes, ils peuvent tenir une conversation décente et avoir des débats civilisés les uns avec les autres. Je suppose que c'est trop espérer, je veux dire, je savais que leur réconciliation ne se passerais pas du jour au lendemain, mais j'espérais qu'ils se comportent comme des adultes. Mais ils agissent comme … comme… »
" Des adolescents Harry. Ils agissent comme des adolescents et je pense que parfois tu oublies que c'est ce que vous êtes. Tu n'as que seize ans, ne sois pas trop dur avec toi ni avec eux. Tu as toujours été très mûre, et de plus avec ta parentalité imminente je crois que tu as décidé d'adopter une vision très adulte des choses. Donc tu ne peux pas comprendre pourquoi Miss Granger et Messieurs Zabini et Malfoy, qui ont le même âge que toi, agissent de cette manière."
Harry fronça des sourcils alors qu'il jouait avec sa tasse de thé avant de la porter à ses lèvres pour y prendre une longue gorgée.
"Peut-être que vous avez raison. Peut-être que c'est moi le problème."
Dumbledore soupira lourdement et tapota les mains d'Harry doucement.
"Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Il n'y a rien de mal à être mûr ou être adulte dans certaines situations, surtout pas avec un enfant en route. Mais je crois que tu devrais lâcher prise de temps en temps et te rappeler que tu n'as que seize ans. Tes deux compagnons agissent comme ça avec Miss Granger comme ils ont toujours agis avec elle, ils ne savent pas comment agirent d'une autre façon. Ou peut-être qu'ils ne savent plus agirent différemment. Vous êtes encore des enfants et vous avez encore beaucoup à vivre et à apprendre. Ne sois pas trop dure avec eux et toi."
Harry sourit et se servit dans la boîte de biscuit au gingembre.
"Merci Monsieur, je pense que discuter avec vous m'a beaucoup aidé."
"C'est pourquoi que tout le monde devrait écouter les discours d'un vieux fou de temps en temps."
Harry rit, regarda l'échiquier et tourna les yeux vers Dumbledore, pleins de défis."
"Avez-vous le temps pour une partie d'échecs?" demanda-il innocemment, sachant que Dumbledore était toujours prêt pour une partie.
"Je crois que j'ai un peu de temps libre. Voudrais-tu un peu plus de thé ?"
…...
Harry resta avec Dumbledore jusqu'à quatorze heures en jouant, parlant et buvant du thé. Un elfe de maison très enthousiaste leur apporta une assiette de sandwichs et un pichet de jus de citrouille pour le déjeuner. Ce petit moment qu'il avait passé avec le directeur lui avait permis de passer quelques heures sans stress.
Max était rentré dans le bureau à quatorze heures et avait souri, heureux de voir Harry, qui avait perdu de façon spectaculaire aux échecs pour la quatorzième fois et avait rigolé à chaque fois.
Harry avait embrassé Max avec force et l'avez embrassé avec enthousiasme.
"Je pensais que tu ne rentrerais pas avant seize heures ?" demanda Harry avec un large sourire.
"J'ai fini mes potions plus tôt que je ne pensais. J'ai fait les deux dernières simultanément afin de rentrer plus tôt." répondit Max en prenant Harry dans ses bras pour lui donner un câlin.
Harry le retenait fort et savourais le moment de tendresse de Max. Dès qu'ils auraient rentré dans leur chambre il se renfermerais de nouveau à cause d'Hermione et Harry n'aimais vraiment pas ça.
"Nous nous rêverons bientôt Harry." lui dit Dumbledore en souriant, agitant sa baguette pour ranger l'échiquier à sa place sur l'étagère.
"Bien sûr Monsieur, je vous remercie de m'avoir tenu compagnie et rassuré."
"J'aime beaucoup ta compagnie donc tu ne m'as pas dérangé."
"Bon c'est parti pour la confrontation !" soupira Harry
Qu'est-ce que tu as fait ?" demanda Max en fronçant des sourcils.
"Je suis sorti de la chambre sans le dire à personne." répondit Harry de manière décontractée.
"Tu as QUOI ?!" cria Max.
"J'ai quitté la chambre sans rien dire à personnes." répéta Harry les yeux sur les poings fermés de Max. " Il ne l'ont même pas remarqué! Je ne suis pas sorti en cachette, je me suis levé, j'ai marché droit vers la porte et je suis parti ! Et ils n'ont vraiment rien remarqués !"
"Est-ce qu'ils dormaient ?" demanda faiblement Max.
"Non, Draco, Blaise et Hermione étaient trop occupés à se crier dessus, je suis allé faire un check-up avec Madame Pomfresh et je suis venu ici pour me détendre. Je suis stressé Max ! Tous ces combats et cris me rendent malades, et je ne pense pas que ce soit vraiment très bon pour le bébé."
Max soupira et l'entraîna dans un câlin. Il fit un signe de la tête à Dumbledore et conduisit le petit brun hors de la pièce et le souleva avant qu'il ne puisse poser un pied sur la première marche de l'escalier.
"Je suppose que nous te devons tous des excuses. Elle t'a mal traité, elle a choisi son petit ami en premier et elle vous a blessé. Tu lui a pardonné très facilement mais nous … nous ne pouvons pas l'oublier, oublier cette douleur qu'il y avait sur ton visage, les blessures par sa faute."
"Alors vous la faites sentir comme une ordure à cause de la façon dont elle m'a traité ?"
"Peut-être pas comme une ordure, mais nous voulons qu'elle se souvienne ce qu'elle t'a fait. Nous voulions qu'elle sache que nous ne sommes pas aussi tolérants que toi."
"Je pense qu'elle en a bien conscience maintenant. Mais dans cette quête pour la blesser vous m'avez fait du mal."
Max noua ses bras autour de lui et l'emmena dans leurs chambres qui ressemblait à un champ de batail. Chaque chaise était retournée, les tissus déchiraient, la table basse en verre semblait avoir été jeté contre le mur opposé et la porte menant à la chambre était cassée.
Au milieu du désordre, Blaise se tordait les mains et pleurait tandis que Draco n'était pas à portée de vue. Max se précipita aux côtés de Blaise, il le tira sur ses genoux en le couvrant de ses bras.
"Ça va ?" demanda Max.
"Nous l'avons perdu ! Nous avons perdu Harry ! Nous sommes vraiment des mauvais dominants!" s'écria Blaise.
"Non, tu ne l'es pas." dit Harry doucement.
Blaise leva la tête rapidement d'entre ses mains. Pendant une fraction de seconde Harry pensa que Blaise allait se bloquer le cou mais son compagnon se jeta vers lui pour lui donner un baisé.
"Où étais-tu ? Nous te cherchions depuis des heures." lui dit Blaise.
"Je suis allé faire un check-up à l'infirmerie puis je suis allé voir Dumbledore. Max m'a trouvé et il m'a ramené pour découvrir que vous avez complétement démolit la chambre."
"C'est facilement réparable, mon amour." l'apaisa Max en sortant sa baguette et fit un mouvement compliqué.
Tout vola en harmonie et se remis à sa place, les bouts de verre éparpillés se rassemblèrent pour reformer la table basse, les tissus se remirent sur les chaises et la porte boucha le trou menant à la chambre, s'ajustant sur les charnières. En à peine dix secondes tout était parfait à nouveau.
Max les mena tous les deux vers le canapé.
"Où est Draco ?" demanda Max.
"Il est dans la forêt, nous avons vérifié tout le château et comme nous n'avons pas trouvé Harry alors nous avons pensé qu'il était peut-être allé dehors."
"Personne ne peut être trouvé quand il est dans le bureau de Dumbledore." dit Harry à Blaise. "Pas même un Dracken. C'est là que Dumbledore avait caché Ron après qu'il m'a frappé afin que vous ne puissiez pas le trouver et le tuer. Max peux-tu aller chercher Draco s'il te plaît ?"
Max hocha la tête et partit pour aller chercher le blond errant, quittant Harry et Blaise.
"Pourquoi es-tu parti ?" demanda Blaise en frottant le reste des larmes se trouvant sur ses joues.
"Vous criez, criez et criez, je n'en pouvais plus. J'étais dans un état de stress inimaginable, mes doigts avaient des crampes tellement je serais des poings. J'ai besoin de repos et de détente, je ne l'obtiendrais pas si la chambre dans laquelle je vis deviens un champ de guerre."
Blaise soupira et passa une main dans ses cheveux noirs, il les tira brusquement avant de la laisser tomber sur ses genoux.
"As-tu passé toute la matinée avec le directeur ?"
"Juste avant je suis allé à l'infirmerie pour aller chercher un bilan, d'ailleurs le bébé à grandit. Puis je suis allé au bureau de Dumbledore je j'y suis resté jusqu'à ce que Max soit venu me chercher. Il m'a amené directement ici, pas que je pense ne pas être en sécurité avec un homme de six pieds huit de trente et un ans."
Blaise sourit en le tenant doucement, il semblait retenir quelque chose alors que ses muscles se crispèrent de temps en temps.
"Quoi que tu veuilles me dire ou faire, il suffit de le faire." lui dit Harry en soupirant.
Blaise s'approcha immédiatement de son ventre et commença à le lécher. Harry sourit, il aurait dû le prévoir, s'il était hors de vu de ses compagnons pendant un moment ils ne pouvaient pas s'empêcher de sentir et lécher son ventre rond.
Draco déboula dans la pièce et Harry pensa qu'il allait le punir en voyant ses yeux, mais il tomba à genoux devant lui en l'agrippant.
Les cheveux blonds presque blancs de Draco étaient ébouriffés et couvert de brindilles, il était couvert de terre et de feuilles et il avait quelques égratignures sur son visage et ses bras. Harry avait envie de pleurer pour les avoir mis dans un tel état, il enleva les brindilles dans les cheveux de Draco avec amour. Il décida que cette atmosphère était trop nocive pour le bébé et il ne voulait plus que ses compagnons se comporte de cette façon.
…...
Harry riait alors que Blaise le chatouillait. Ils étaient tous les deux par terre, Harry sur le dos et Blaise penchait sur lui. Ça a rappelé à Harry le temps où ils étaient juste tous les deux dans cette chambre privée, leur complicité mais le besoin d'un second compagnon avait été un cauchemar.
Max se moquait d'eux de la cuisine, Draco souriait et riait alors qu'Harry poussa un rire particulièrement aigu alors que Blaise touchait un endroit particulièrement délicat et chatouilleux. Harry se fit la réflexion que maintenant il avait vraiment une grande famille, qui allait rapidement d'agrandir par leurs enfants.
Nasta passa la porte à dix-huit heures, couvert de boue et, ce que soupçonna Harry, de fumier de dragon. Une brûlure descendait tout le long de son bras et un regard mécontent dur son beau visage.
Il s'arrêta quand il vit Harry et Blaise sur le sol, les joues de Harry rouge vif de son rire, des larmes de bonheurs coulant sur son large sourire. Blaise rattaqua ses côtés, juste en dessous de sa cage thoracique, et Harry se tordait sur le tapis alors qu'il riait énormément.
Nasta se mit à rire et secoua la tête alors qu'il refermait la porte de leur chambre. Il se dirigea vers les deux jeunes hommes sur le sol.
"Je te ferais bien un câlin mais j'ai peur de te salir." déclara-t-il en lui souriant. "Les calins devront attendre jusqu'à ce que je me sois douché et changé."
Harry lui sourit avant de repérer la brûlure et le bonheur de revoir son compagnon se remplaça en inquiétude.
"Ton bras... ?"
Nasta fit une grimace. " Un dragon de Irondelly enragé a décidé de ne pas obéir. Des idiots étaient trop proches de son nid où se trouvait sa compagne et entant que dragonnier principal je devais intervenir pour les aider. C'était la première fois que nous avons introduit un Irondelly dans la réserve, de plus il n'est là que pour la saison de reproduction. Il retournera en Ukraine dans quelques mois après l'éclosion de ses œufs."
"Tu vas bien ? As-tu besoin d'aller à l'infirmerie ?" demanda Harry, se levant et regardant Nasta avec un visage pleins de soucis.
Nasta sourit doucement et utilisa sa mains valide, plus ou moins propre, pour caresser le menton et la joue d'Harry.
"Je vais bien Cariade, Mon bras ira mieux demain matin, nous sommes des Drackens, les brûlures ne nous blessent pas vraiment. Nos écailles absorbent la chaleur qui est convertit en énergie."
"Mais …" Harry fit un geste vers la brûlure, désespérément.
"Comme je n'étais pas sous ma forme Dracken donc mes écailles étaient sous ma peau. Donc malheureusement ma peau à un peu morfler mais comme je te l'ai dit les dégâts seront réparés avant demain matin."
"Allez va prendre une douche, tu sens." dit Max à Nasta à sa place dans la cuisine.
Nasta ria et fit ce qu'on lui dit, caressant la joue d'Harry avant d'aller prendre sa douche.
"Penses-tu pouvoir manger un repas complet aujourd'hui Harry ?" demanda Max au comptoir de la cuisine en fouillant joyeusement dans les légumes et les casseroles.
"Peut-être. Je dirais oui mais la dernière fois que j'en ai mangé un je me suis retrouvé malade."
"Je vais te faire une assiette alors si tu ne peux pas manger plus ne te force pas. Rappelle-toi ce qu'a dit Poppy, te forcer de manger est plus préjudiciable pour toi et le bébé."
Harry sourit et hocha la tête. Il se dirigea vers Draco et se laissa tomber sur lui, le blond jeta un bras autour de lui toujours absorbé par son livre. Harry tendit les jambes et laissa Blaise se glisser sur lui, l'italien mis sa main contre la bosse de son ventre en évitant de mettre du poids sur lui.
Nasta sortit habiller d'un bas de pyjama et rien d'autres. Sa peau était sèche mais ses cheveux noirs étaient encore légèrement humides. Il s'effondras sur le canapé où se trouvait les trois plus jeunes, se plaçant de façon qu'il puisse les observer tous.
Les mains de Harry se posèrent dans les cheveux épais de Blaise et le plus vieux Dracken avait poussé la chemise du petit brun pour tracer des petits motifs sur la peau de sa hanche et de son abdomen. Draco avait encore son livre entre une des mains, l'autre se trouvait contre le cou du soumis dans une douce caresse.
Cette ambiance les fit tousses sourire, c'était l'image du bonheur de la famille. Tout ce qu'il manquait été quelques enfants jouant sur le sol, peut-être face à un feu, d'autres endormis contre les coussins et le ventre d'Harry arrondit par d'autres enfants.
Nasta regarda le ventre de Harry qui étirait le tee-shirt ample. Harry aurait besoin de nouveaux vêtements plus grand très bientôt, ils iraient le week-end prochain chercher des vêtements de maternité pour sorciers.
"Tout le monde, le repas est près !" appela Max, servant les assiettes sur la table du coin cuisine.
Blaise se leva en premier et hissa Harry sur le sol, Nasta se leva ensuite. Les genoux de Draco cédèrent, en raison d'être resté si longtemps assis, en se levant mais heureusement Nasta le rattrapa par le coude.
"Merci." grogna le blond, secouant sa jambe pour faire partir le sentiment d'engourdissement avant de se diriger vers la table et s'assit à côté d'Harry, qui était assis en face de Max. Blaise s'assit à côté de Max, en face de Draco et Nasta pris la chaise au bout de table.
Ils mangèrent tous mais surveillèrent soigneusement Harry pour voir s'il mangeait bien. Mais il ne semblait pas avoir de difficultés, ils le regardèrent engloutir son assiette dans de grande boucher. Nasta cacha son sourire derrière sa propre fourchette, il semblait que les nausées étaient passées et c'était vraiment une bonne chose, le petit brun était trop maigre.
"Merlin, je suis plein !" gémit Harry, un peu plus tard alors qu'il touchait son ventre gonflé, son bol de dessert vide devant lui.
Max sourit joyeusement, il était content quand les gens aimaient sa cuisine. Il aimait vraiment cuisiner et il aimait manger, mais il aimait tout particulièrement quand des personnes qu'il aime font honneurs à sa cuisine.
"Ergh." grogna Harry alors qu'il essayait de bouger.
Nasta se mit à rire, le prit dans ses bras et l'emporta sur l'un des canapés. Il l'assit doucement et l'embrassa avant de s'installer à côté de lui.
Harry enveloppa doucement ses bras autour du bras gauche blessé et Nasta l'embrassa légèrement, et lécha la brûlure avec le bout de sa langue.
Nasta ria profondément, écarta le bras de la petite langue du brun et le jeta autour des épaules du soumis, le tirant pour qu'il se retrouve appuyé sur lui. Harry commença à lécher son mamelon.
"Tu es vraiment un petit tentateur." dit Draco à Harry qui passa pour ramasser son livre avant de s'assoir à côté de Nasta, Draco semblait un peu plus à l'aise avec les deux plus anciens dominants.
"Harry, sais-tu ce qui se passe le 14 mai ?" demanda Max alors qu'il venait de finir de laver la vaisselle avec Blaise et ils allèrent s'installer sur l'autre canapé.
"Ummm … non ?" dit Harry confusément. Draco avait l'air perplexe comme Harry, c'était agréable de savoir qu'il n'était pas le seul qui était mal informé.
"Le deuxième samedi de mai est le jour où tous les Drackens de Grande-Bretagne se rencontrent. Comme nous ne sommes pas nombreux cela nous donne l'occasion de nous retrouver." expliqua Blaise. "Ma mère si rend chaque année. Tu verras des enfants Drackens pour la première fois."
"Ne ressemblent-ils pas aux autres enfants ?" demanda Harry.
"Oui. Il y a quelques décennies, la réunion était utilisée comme une chance pour les parents d'enfants Dracken de mettre en place des fiançailles entre leurs enfants."
"Bien sûr ce système de fiançailles est maintenant aboli." déclara Nasta.
"Est-ce que je suis obligé de venir ?" demanda Harry avec une petite voix, regardant sont ventre arrondi.
"Tu n'y es pas obligé mais mes parents seront là." lui dit Max. "Sa serait bien de vous présenter, ma mère et mes pères t'aimeront."
"Pères ?" l'interrogea Blaise.
"Oui j'en ai deux, ma mère avait besoin de deux dominants.
"Pourquoi alors tu as seulement un frère et trois sœurs si tes parents sont des Drackens?" demanda Harry.
Max eu soudainement le regard très triste et terriblement en colère, Harry se blottit encore plus près de Nasta. Max s'est immédiatement excusé.
"N'est pas peur de moi, je ne suis pas en colère contre toi. Je … il y a dix-neuf ans ma mère … elle a … elle a été capturée par des braconniers de Dracken. Elle était enceinte, elle était sur le point d'accoucher et ils ont arraché le bébé de son ventre. C'était un "ami" de la famille, qui n'est plus vivant aujourd'hui, qui l'avait vendu, elle et le bébé, pour beaucoup d'argent. Le bébé est mort presque immédiatement, c'est une bénédiction sinon je n'imagine même pas ce qu'ils l'auraient fait subir. Ils ont reporté toutes leur colère sur ma mère. Mes pères sont arrivés à temps mais elle était presque morte et il a fallu des mois pour récupérer et encore plus longtemps pour surmonter la douleur psychologique. Elle n'a plus eu de chaleurs, elle n'est plus jamais tombée enceinte. Le docteur a dit qu'elle était traumatisée, qu'elle devrait faire une thérapie mais cela n'a pas marché. Il s'est avéré que son utérus avait été endommagé lorsque les braconniers lui avaient arraché le bébé. Elle avait été dévastée à l'époque, mais elle va mieux maintenant, beaucoup mieux et elle attend d'avoir des petits enfants avec impatience." sourit Max doucement et regarda la bosse de son ventre. "Bien sûr, mon frère César et sa compagne Amelle ont eu un enfant mais elle est très contente d'en avoir d'autres."
"Est-ce que je dois savoir autre chose ?" demanda Harry, essayant de soulager l'atmosphère de tristesse dans la pièce.
"Oui, je dois ma taille à mon père biologique, Myron, il mesure environ six pieds dix et il est plus large de Draco et moi ensemble."
Harry regarda Max et Draco et tenta d'imaginer un homme ayant la même largeur de ses deux compagnons ensemble et deux pouces plus grands que Max. Il a dégluti, il était heureux de ne pas avoir un tel homme comme compagnon, il serait aplati.
"J'y irais" dit Harry doucement. Il voulait rencontrer une femme si courageuse qui vivait avec une si terrible expérience. Il se souvenait du moment où il faisait une fausse couche, l'impression de mourir mais ressentir son bébé être arraché de son ventre, de ne pouvoir rien y faire … il en était malade.
"Mon père et mon frère seront là aussi." déclara Nasta. "Ils vont rester qu'une heure environ. Mon père n'a jamais aimé nous emmenés à cette réunion, il préfère nous enfermer loin du reste du monde."
"Ma mère sera là. Elle aime les fêtes et les rencontres." déclara Blaise. "Son amant humain risque de ne pas être présent, Josiah est … étrange quand il s'agit de socialisation."
"Comme mes parents ne sont pas des Drackens et qu'ils n'ont aucune idée que j'en suis un, ils ne seront pas là." déclara Draco.
"Je pensais que tu leur avais dit ?" demanda Harry.
"Non, mais je leur ai dit que j'avais une relation avec trois autres hommes et qu'il y avait un bébé en route. Dire à vos parents que vous êtes maintenant une créature magique n'est pas quelque chose qui s'avoue dans une lettre Harry. Imagine-toi si elle s'égarait ? Non, je préfère leur dire en personne. Mon père viendra sûrement durant ses prochains jours de repos. Je sais qu'il est occupé à l'heure actuelle avec les nouveaux projets de lois. Ça ne sera probablement pour ce week-end ou même le prochain. Mais il m'enverra un hibou pour m'informer quand lui et ma mère viendront à Poudlard."
Harry hocha la tête. Le stresse monta en lui, il allait rencontrer la famille de trois de ses compagnons la semaine prochaine et en même temps. Il espérait que tout se passe bien, il ne voulait pas penser à l'éventualité qu'ils ne l'acceptent pas.
...
Ont été le vendredi treize, il redoutait vraiment demain. Ils avaient obtenu une autorisation spéciale de Dumbledore pour quitter Poudlard et aller à la réunion, qui commençait à dix-sept heures jusqu'à minuit. Harry doutait vraiment qu'il puisse rester jusqu'à minuit, non pas qu'il dorme très tôt ses derniers jours, mais il s'était promis qu'il allait rencontrer toutes les familles de ses compagnons, aussi nerveux ou effrayé soit-il.
Les autres essayaient de le calmer et de le réconforter, mais Harry savait qu'il arrêterait d'être si nerveux quand il se retrouverait en face à face avec leurs familles. Quand il était dans le feu de l'action il se débrouillé toujours bien, mais il stressait toujours juste avant.
Harry donna un baisé d'aurevoir à Draco avant de descendre vers la serre pour son dernier cours de la journée. Draco avait Arithmancie et Blaise avait Sortilège. C'était l'une des seules heures de cours où ils n'étaient pas ensemble, mais maintenant qu'il s'était réconcilié avec Hermione il s'assit à côté d'elle au lieu de se retrouver tout seul.
Hermione refusait de reparler avec Ron en raison de son comportement avec Harry à l'infirmerie, et Dean et Seamus lui ont dit qu'elle avait crié sur le roux dans la salle commune de Gryffondor, pour avoir osé frapper une personne enceinte, homme ou femme. Maintenant tout le monde était au courant qu'il avait frappé une personne enceinte donc il était ciblé par des sorts ou des blagues dans les couloirs. Il était poussé, bousculé et son sac déchiré plusieurs fois par jour. Il avait fini deux fois à l'infirmerie et les deux fois à cause de Draco et Blaise. Bien qu'il n'ait aucunes preuves, il s'en était douté quand il les a vu rigolé dans leur chambre privée juste après que le roux soi envoyé à l'infirmerie, Max les accompagnait. Nasta fronçait des sourcils de manière désapprobatrice et les traita d'enfants.
Harry souriait et il s'assit à côté d'Hermione, ignorant le regard de Ron qui se trouvait juste en face d'eux. Heureusement, la table était assez grande pour ne pas être à la portée de ses bras et hors d'oreille indiscrète s'ils parlaient assez doucement.
"Comment ça va Harry ?" demanda Hermione.
"Bien, le bébé m'a gardé éveillé la moitié de la nuit en s'appuyant sur ma vessie, je devais tout le temps aller aux toilettes mais à part ça, je vais bien. Et toi, comment ça va ?"
"Un peu fatigué, mais pas pour la même raison que toi, hier j'ai révisé."
"Hermione on est quand mai !" se plaignit Harry.
"Les examens sont dans moins d'un mois !" répondit Hermione, scandalisé.
"Mais non, ils sont que fin juin pas au début donc dans deux mois."
"Non, ce sont les quatre premières années qui ont leurs examens fin juin, puis en cinquième année les deux semaines qui précèdent et les sixièmes et septièmes années commencent la dernière semaine de mai et continuent pendant la première semaine de juin !"
Harry cligna des yeux, il ne le savait pas mais il aurait dû s'en douter quand il voyait Draco et Blaise absorber par leurs révisions. Draco lisait au moins un livre par jour et Blaise avait arrêté la traduction du livre qu'il lui avait offert pour Noël. Harry avait pensé qu'il était peut-être bloqué mais maintenant il comprenait qu'il préférait se concentrer entièrement sur ses examens.
"Oh …" dit-il doucement.
"Tu ne révise pas avec Blaise ou Draco ?" demanda Hermione.
"Non et je doute dans avoir le temps de toute façon. Entre les devoirs, ma maladie et le bébé, je n'ai vraiment pas eu beaucoup de temps pour autre chose et la plupart de mes moments de libre je les passe à dormir ou à manger.
"Oh Harry … Demain je viendrais dans ta chambre pour t'aider."
"Je crois que ça ne sera pas trop possible Hermione."
"Je sais que tes copains ne m'aiment pas beaucoup mais …"
"Non, ce n'est pas à cause de ça. Je leur ai dit de t'accepter mais comme demain Max et Nasta sont en congé nous allons faire du shopping pour le bébé."
"Je pensais que tu savais que tu n'aurais pas besoin d'acheter de vêtements ?"
"Vêtement non, mais le bébé aura besoin d'un lit, d'une table à langer, d'un bain, d'un landau, des vêtements de maternité pour moi, les miens sont beaucoup trop serré maintenant."
"Oh je ne pensais pas à ça."
"Ne t'inquiète pas, tu es vraiment stressé par les examens, tu l'es toujours." le taquina Harry alors qu'il la poussa légèrement.
"Auras-tu besoin d'aide ?"
"Nah, mes hommes ont tout prévus. En plus je vais rencontrer aussi leurs familles, tu imagines je vais rencontrer mes beaux-parents." dit Harry alors que Hermione cachait son sourire derrière ses outils de botanique.
"Je suis sûr qu'ils vont être gentils."
"Oui, gentil. Max est l'ainé avec un frère et trois sœurs et Nasta a un frère aîné, c'est le bébé de la famille."
"Nasta n'est pas le plus âgé de tes copains ?"
"Ouais, il a trente-sept ans. Son frère à trente-neuf ans et son père à cinq-neuf ans, presque soixante ans."
Hermione coupa rapidement une branche avec un bourgeon fleurissant avec quelques feuilles qu'Harry enferma immédiatement dans un flacon qu'il a ensuite scellé avec un mouvement de sa baguette. Ses feuilles étaient utilisées pour des potions donc ils devaient faire attention de ne pas les endommager pour en faire de bons ingrédients. Enfin Harry laissait Hermione couper les feuilles d'une plante qui commençait à crier et à essayer de les mordre.
"Moi je suis sûre qu'ils vont t'adorer, tout le monde t'adore !"
Harry renifla. "Il faudrait essayer ta théorie si Voldemort repointe le bout de son nez !"
Ils ont tous les deux plongé la tête dans le pot de fleur tandis qu'ils essayaient de rire le plus doucement possible pour ne pas attirer l'attention du professeur Chourave.
La leçon se termina et Harry sortit de la serre avec Hermione, Lavande et Parvati. Son dos commençait vraiment à le faire souffrir d'être resté debout si longtemps.
"Merlin, qu'est-ce que je déteste la botanique !" grogna Harry.
"Hey !"
Harry regarda vers la voix de Neville qui venait de l'apostropher, il avait une plante sous le bras avec derrière lui Dean et Seamus.
"Désolé Neville, ce ne sont pas les leçons en elles même qui me dérange mais le faîte de rester une heure debout. Ça me tue le dos, ça serait pareil en potion si j'y assistais."
Harry sourit en se souvenant de sa dernière heure de potion qu'il avait passé dans le bureau de Snape en train de dormir sur le canapé en cuir marron vraiment très confortable.
"Alors c'est comment d'écrire un essai de potion d'insomnie de sept milles mots ?" demanda Dean avec un grand sourire.
Harry fit semblant de soupirer et pesta sur "combien c'est injuste" qu'il doive "écrire des essais" simplement parce qu'il est enceint.
"Ça semble plutôt injuste mais au moins, comme ça, tu apprends quelque chose, même si tu n'as pas de pratique en fabriquant des potions." lui a dit Hermione.
"C'est totalement injuste !" Seamus défendu Harry. "Tu devrais aller chez Dumbledore."
"Nah. En fait c'est Draco qui me les faits pour qu'il puisse réviser."
Ils éclatèrent tous de rire, excepté Hermione.
"Harry tu devrais les faires, comment vas-tu pouvoir une bonne note lors des examens de Potion autrement ?"
"De toute façon je n'irais pas, comme je ne peux pas faire l'examen pratique j'ai demandé à Snape de m'exclure des examens oraux et théoriques."
"Pourquoi ?" demanda Hermione scandalisé.
"Parce que sans la pratique je n'ai aucuns moyens de dépasser un T, la pratique compte pour cinquante pour cent des notes. J'ai déjà fait une demande au ministère pour passer cet examen après la naissance du bébé."
"Tu … Tu le peux ?"
"Oui. Comme si Draco me laisserait rater mes examens de Potion."
"C'est juste un serpent visqueux !"
Harry se retourna pour voir Ron qui le regardait, il soupira. Il ne voulait pas avoir une confrontation avec lui aujourd'hui.
"C'est quoi ton problème ? Tu viens encore pour le frapper ?" grogna Lavande, agressive alors qu'elle posa une main sur le ventre rond.
Ron eu honte pendant quelques secondes avant que la colère pris la place.
"C'est un bébé de Mangemorts !"
"Comment oses-tu !" siffla Harry. "Tous les Mangemorts coupables ont été punis, et le reste sont en fuites ! S'ils montrent leurs visages ils vont être emprisonnés !"
"Les Malfoy sont … !"
"Ils ont été acquittés de tous leurs crimes au tribunal !" hurla violemment Harry. "Il a été prouvé que Voldemort tenait Draco et Narcissa Malfoy en otage. En vertu du Code de conduite des sorciers, un sorcier à le droit de tuer, torturer ou maudire quelqu'un si la vie de son seul héritier est mise en danger, en tant que chef de famille."
"Ils étaient quand même des Mangemorts !"
" Ainsi que Snape, lais lui aussi a été acquitté de tous ses crimes, dans les deux guerres ! Le monde n'est pas soit noire soit blanche, Ron. Il y a beaucoup de gens qui ont été entrainé de force au service de Voldemort, il est temps que tu t'en rendes compte !"
"Ce bébé est condamné avant même sa naissance." siffla Ron violemment. "Il a deux Mangemorts pour pères et les deux autres ne sont pas mieux ! Par merlin ils sont pervertis ! Ce sont des pédophiles ! Tu n'as que seize ans et eux ils ont quels âges ? Quarante ?"
"Arrêtes-toi Ron !" cria Hermione avec des larmes dans les yeux, mais Harry vit rouge.
Il ne pouvait plus se contrôler après l'avoir entendu traiter Blaise et Draco de Mangemorts et Nasta et Max de pédophiles. Son instinct exige qu'il défende l'honneur de ses dominants. Il se lança sur Ron et le frappa plusieurs fois avant que le roux ne sache qui lui avait sauté dessus.
Ron tomba sur le sol et Harry roula sur son corps le frappant le plus possible, essayant de causer à Ron autant de douleur qu'il pouvait ressentir à l'intérieur de lui à cause de ses mots. Il ignora les cris, il continuait de le frapper, ignorant le sang et bloquant toutes les tentatives de ripostes de Ron pour le frapper.
Quelqu'un cria au-dessus d'eux, une foule s'était formé autour d'eux mais à une distance de sécurité. Cette même personne jura quand il vît qu'il ne s'arrêtait pas, Harry entendit des pas s'approcher d'eux, puis une voix prononça un sortilège qui frappa le dos du petit brun ce qui le plongea dans le noir.
A suivre …
