Ce thème m'a posé un peu de problème, parce que je n'étais pas inspirée pour l'angle d'approche. Finalement, j'ai eu envie de parler de Lilie, alors j'ai décidé d'y aller comme ça ! J'ai regardé un peu par hasard les saisons de l'anime qui se déroulent à Alola et je ne pensais pas apprécier autant, mais il y a vraiment de bonnes idées, si on oublie le style graphique dont je ne suis pas particulièrement fan. Bon après, je trouve Sacha et Pikachu de trop, mais ce n'est que mon avis. En tout cas, c'est loin d'être une mauvaise surprise (mention spéciale pour le mastouffe qui a brisé mon petit coeur).


« Allez, cette fois, je vais y arriver ! »

Lilie inspira profondément et se prépara. Cette fois, c'était la bonne, elle allait y arriver. Face à elle, le petit Flocon, un Goupix d'Alola, la regardait avec des grands yeux. La demoiselle l'adorait et elle l'élevait depuis qu'il était un œuf. Seulement, pour des raisons obscures, même pour elle, Lilie avait peur de toucher les pokémons. Flocon la terrifiait tout autant que les autres.

« Aujourd'hui, c'est différent, je vais y arriver ! »

Lentement, elle approcha sa main. Le Goupix attendait sagement et ne bougeait pas. La demoiselle souriait, tout en tremblant. Oui, elle allait y arriver cette fois et vaincre son étrange peur. Elle voyait à peu près de quelle époque de son enfance cela datait mais n'avait aucune idée de l'élément déclencheur. C'était comme s'il lui manquait un élément crucial pour tout comprendre. La jeune femme essayait de se concentrer sur son fidèle pokémon.

« Allez, encore un petit peu… Oui, j'y suis presque… Allez ! »

Juste au moment où elle allait toucher Flocon, une ombre passa dans sa mémoire et elle recula en criant. Non, décidément, elle ne pouvait pas toucher les pokémons. Son Goupix le regardait avec empathie et essayait de lui remonter le moral en se montrant joyeux.

« Je suis vraiment désolée, Flocon. J'aimerais tellement te toucher mais… j'ai trop peur et je ne sais même pas pourquoi. Je ne comprends pas ce qui cloche chez moi. »

Presque en larmes, Lilie essayait de comprendre ce qui lui arrivait. Elle avait fait tant d'efforts pour parvenir à toucher les pokémons, comme lorsqu'elle était petite. Sa mère et son frère y arrivaient sans problème, pourquoi pas elle ? La demoiselle s'était demandé si cela avait un lien avec son veganisme, développé en partie parce qu'elle n'arrivait pas à touche n'importe quelle créature et aussi parce qu'elle était très sensible au malheur de tout être vivant.

Sa mère n'était pas du tout vegan et son frère non plus. Est-ce que c'était cela la solution ? La jeune femme avait demandé à ses amis mais elle n'avait pas réussi à trouver une réponse satisfaisante. Alors, est-ce qu'elle était simplement trop froussarde ? Cela ne justifiait aucunement l'ombre dans sa mémoire, qui la mettait toujours plus mal à l'aise.

Alors qu'est-ce qui manquait à Lilie pour être capable de toucher Flocon ?

« Quand tu étais un œuf, je te portais sans crainte pourtant. »

Lilie eut alors un déclic. Bien sûr, elle n'avait pas peur quand il était un œuf, pourquoi aurait-elle peur à présent ? Cette ombre dans sa mémoire pouvait bien exister, Flocon n'y était aucunement lié. Le petit Goupix blanc était innocent de tout cela.

« - Est-ce que tu veux bien qu'on fasse un dernier test, Flocon ?

- Gouuuu !

- Tu es vraiment adorable ! Bon, allez, cette fois, je vais le faire. »

Sa mère passait son temps à caliner son Mélodelfe, du moins autrefois, quand elle passait encore du temps avec ses enfants et pas seulement au travail.

Son frère n'avait jamais eu aucun mal avec ses pokémons qu'il dressait de son mieux pour les conduire dans les sommets des combats pokémons.

Il n'y avait aucune raison qu'elle n'y arrive pas de son côté !

« Je peux le faire ! Je peux le faire ! »

En s'armant de courage, Lilie tendit la main et même si elle voyait encore cette ombre noire passer dans sa mémoire, elle l'ignora. Cela ne devait pas l'empêcher d'avancer dans la vie. L'angoisse était cependant trop présente et elle ferma les yeux.

Sous sa main, il y avait une sensation douce.

Au bout d'un moment, la jeune femme ouvrit les yeux et découvrit qu'elle touchait la tête de Flocon. Elle le touchait sans aucun dégoût et sans se sentir mal. C'était même agréable. Une joie incroyable l'envahie et elle caresse Flocon de plus bel, qui avait l'air heureux.

« J'ai réussi, Flocon ! Nous avons réussi ! »

Maintenant, plus aucun défi ne lui semblait insurmontable.


Prochain thème : Train.