Je ne possède aucun des personnages utilisés dans ce calendrier !

16eme chapitre du calendrier

Fandom : WHITE COLLAR

En espérant que cela vous plaise.

Bonne lecture et n'hésitez pas à me laisser un message si cela vous a plu ou non d'ailleurs car toute critique est constructive !

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


JOUR 16

Une soirée imprévue

Un soupir de soulagement échappa à Neal lorsqu'il poussa la porte de son appartement. Il était épuisé. Peter avait voulu tout boucler le plus vite possible pour libérer son équipe rapidement, mais Neal détestait la paperasse. Toutefois, pour ne pas priver le reste du service d'un réveillon en famille, il avait récupéré certains rapports à rédiger pour eux, après tout, il n'avait rien de prévu cette année. Peter avait bien tenté de l'inviter, mais Neal avait besoin de se retrouver seul et il avait poliment décliné l'invitation en promettant de passer manger le lendemain à midi avec toute la belle famille de Peter qu'il avait bien envie de connaître.

Ce soir ? Eh bien, il allait s'ouvrir une bouteille de vin et se poser dans le canapé avec le livre sur l'Expressionisme allemand qu'il n'avait pas eu le temps de lire depuis qu'il l'avait acheté.

Il enleva sa veste, délaça sa cravate et se dirigea vers son coin cuisine. Il ouvrit le placard pour prendre un verre à pied en cristal et se figea lorsque quelqu'un frappa à sa porte.

Neal fronça les sourcils. June était partie passer quelques jours dans sa famille, Peter était rentré chez lui et Mozzie détestait cette période de l'année. Du coup, il se demandait bien qui pouvait venir le voir un soir de Réveillon de Noël et il espéra que ce ne serait pas quelque chose d'imprévu et de désagréable parce qu'il ne se sentait pas capable de gérer ce genre de problèmes avec sa migraine.

D'autres coups se firent entendre et le jeune homme soupira. Qui que ce soit, il n'était pas prêt de le laisser en paix, même aujourd'hui. Neal lança un « j'arrive » sans entrain et se rapprocha de la porte.

Il l'ouvrit et tomba nez à nez avec une desserte recouverte de plats cachés sous des cloches en argent, mais dont le fumet, qui arrivait jusqu'à lui, était des plus agréables.

- Oh, mais qu'est-ce que c'est ?

Une enveloppe était posée entre les plats et Neal la prit. Il l'ouvrit et sourit en découvrant l'écriture belle et élégante qui avait tracé les mots « Joyeux Noël ». Il la reconnaissait cette écriture, c'était celle de June. La vieille dame avait dû laisser des consignes avant de s'en aller et Neal se sentit touché.

- Merci June, murmura-t-il ému en laissant ses doigts glisser sur la carte.

Sa gentille logeuse était presque devenue une mère pour lui et il lui en était tellement reconnaissant. Elle avait pensé à lui ce soir aussi, sachant très bien qu'il allait se retrouver seul et ne voulant pas qu'il se sente oublié, comme il l'avait trop ressenti par le passé en cette période. C'était une attention qui lui allait droit au cœur et lui fit briller les yeux. Par contre, si le repas était une délicate attention, il ne s'attendait pas à voir une silhouette se détacher de l'angle du couloir pour se rapprocher de lui.

- De rien mon petit…

Neal sursauta, ébahi de voir June se rapprocher en lui ouvrant ses bras. Tout étonné, il me réagit pas tout de suite quand elle l'attira contre elle pour lui donner une accolade pleine de tendresse qui le fit frémir. Cependant, il laissa sa tête se poser sur son épaule et retrouva l'usage de sa voix pour lui demander.

- Mais… June… Vous n'êtes pas en famille ?

- J'ai décalé un peu mon séjour. J'avais envie de passer Noël avec mon grand fils, surtout que je vous bien en ce moment qu'il est fatigué et préoccupé. Je lui dois bien ça, lui qui a été là pour moi quand je me suis retrouvé seule il y a deux ans.

- June, je…

- Ah ne finis pas cette phrase, dit la vieille dame en le serrant un peu plus contre elle. Je sais qu'il s'est passé quelque chose ce jour-là dans cette friperie. C'était une évidence, mon enfant.

- June… Sans vous ce jour-là, je…

Un sanglot étrangla ses mots et June le berça doucement avant de lui déposer un baiser sur la joue.

- Je pourrais te dire la même chose mon petit. Maintenant, vient, ne laissons pas ces plats refroidir, j'ai passé une bonne partie de la journée à les cuisiner !

Neal lui donna une dernière étreinte avant de se redresser tout en lui lançant un grand sourire. June poussa la desserte jusqu'à la table et lui dit avec un sourire en coin.

- Par contre, je te laisse nous choisir le vin.

- Bien sûr, dit Neal en ouvrant le placard pour prendre un deuxième verre à pied.

Subitement, une grande partie de sa fatigue venait de s'envoler, comme quoi le sourire et la douceur de June avaient bien des vertus.