Salut à tous, je sais que ça fait un petit moment mais voilà le prochain chapitre. Il est plus court, mais c'est pour me permettre d'ouvrir plus facilement le prochain chapitre que vous attendiez tous ; Le Tournois des Trois Sorciers !


1993-1994

La seconde année scolaire d'Harry se déroula tranquillement et sans anicroches, pour son plus grand bonheur. Continuant d'étonner ses professeurs par ses prouesses magiques, les élèves devint de plus en plus admiratifs tandis qu'il prit confiance en lui, devenant moins timide face aux regards de ses pairs. Quant à sa relation avec Alexandre, elle évolua quelque-peu bien que les deux garçons se contentèrent de se câliner de façon innocente, étant très jeunes.

Ce fut de l'autre côté de la manche que les choses se corsèrent, particulièrement pour la famille Potter. Tout commença avec l'évasion spectaculaire de Peter Pettigrew de la prison magique d'Azkaban. Il fut très vite découvert que le prisonnier avait tellement perdu de poids (étant auparavant bien en chair) qu'il pu facilement passer à travers les barreaux avant de prendre sa forme d'Animagus pour quitter les lieux à la barbe des gardes.

Cornélius Fudge étant un politicien sournois, il accusa rapidement les Potter (et Sirius Black) de cette évasion, mettant en avant que les deux (anciens) amis du prisonnier n'avaient pas prévenu quant à la nature d'Animagus du prisonnier, lui donnant ainsi l'occasion de s'échapper. De son côté, James Potter mit en avant l'incompétence de Cornélius d'empêcher un simple prisonnier sans talents particuliers de s'échapper d'une prison soi-disant « imperméable ». La réputation des Potter étant déjà en berne suite à leur comportement au Bal de Yüle en France, la population se rangea majoritairement du côté du Ministère de la Magie quant aux accusations. Ce fut un véritable coup-dur pour les Potter, les ventes des produits liés au « Survivant » faisant une chute fantastique et divisant leurs revenus par deux.

Par précaution, Cornélius Fudge plaça une garnison complète d'Aurors à Poudlard et envoya des Détraqueurs à travers le pays à la recherche du rat. Il comptait à l'origine envoyer les détraqueurs à Poudlard, heureusement pour lui qu'Albus Dumbledore lui rappela que c'était une très mauvaise idée de placer des créatures suceuses d'âmes autour d'enfants débordants de joie. C'est ainsi que Cornélius gagna fortement en réputation en prouvant ses compétences.

De son côté, Albus Dumbledore décida de mener son enquête concernant le possible enchantement placé sur James Potter.

*Flashback*

11/11/1993

Bureau d'Albus Dumbledore, Poudlard,

Assis sur un siège face à un bureau vide se trouvait James Potter, à la fois intrigué et inquiet par la situation. Il n'était pas rare qu'Albus l'appelle jusqu'à lui pour discuter de faits concernant sa famille, l'Ordre du Phénix ou bien de la politique en général. Mais d'habitude, Albus était toujours celui qui attendait. Or, ce n'était pas le cas en ce-jour.

Ayant reçu une lettre discrète de la part de Fumsec il y a trois jours, James fut très étonné de lire au-dessus du cachet : N'ouvrir cette lettre qu'en étant seul.

Faisant confiance à son mentor de longue date et ayant protégé sa famille depuis le début, il décida de cacher l'existence de cette lettre à Lily avant de s'enfermer dans son bureau, prétextant une relecture d'une possible loi sur le mariage inter espèce à voter au Magenmagot. Connaissant l'aversion de Lily pour les couples inter espèces et/ou homosexuels, il savait qu'elle ne viendrait jamais le déranger.

Son étonnement fut grand lorsqu'il décacheta la missive. Il se rappelait encore de ce qu'Albus Dumbledore avait écrit.

A l'attention du Duc de Gryffondor,

Je vous prie d'excuser mon comportement plus que secret et la nécessité de dissimuler cette missive à vos proches, cependant il en va de votre sécurité. J'ai cru comprendre que vous étiez possiblement soumis à des enchantements pouvant entrainer des troubles du comportement ainsi qu'une modification de votre libre-arbitre.

Je vous demande ainsi de me rejoindre dans trois jours dans mon bureau au Collège de Poudlard, le tout sans en informer qui que ce soit, même votre femme.

Mes sincères salutations,

Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore,

Docteur en Es Sorcellerie, Grand Manitou de la Confédération Internationale des Sorciers, Directeur du Collège Poudlard de Magie et Sorcellerie, Détenteur de l'Ordre de Merlin 1ère classe.

Comprenant la gravité de la situation, James décida de respecter les souhaits de son mentor, expliquant ainsi sa présence dans le bureau du vénérable directeur en ce jour. Il n'eut pas le temps d'y penser plus en profondeur qu'il entendit un bruit de pas se réverbérer sur le sol. Sans avoir à tourner du regard, il comprit que c'était l'homme attendu.

C'est ainsi que dans toute sa splendeur, Albus Dumbledore arriva vêtu d'une robe rouge constellée d'étoiles jaunes dansantes pour prendre place derrière son bureau.

« Bonjour, James, fit Dumbledore.

—Professeur Dumbledore, se contenta de répondre James intrigué.

—Sorbet au citron ?, proposa le vieil homme d'un air plein d'entrain.

—Non merci. Pourrions-nous nous passer des civilités et aller droit au but ? », demanda James avec une certaine impatience.

Albus hocha lentement de la tête avant de plisser des yeux avec une certaine concentration. Détaillant James Potter, il focalisa son attention sur les lunettes perchées sur le nez de ce dernier. C'est effectivement les mêmes lunettes qu'il reçut en troisième année. Etonnant, lorsque l'on sait qu'on change annuellement nos lunettes, pensa le directeur.

« Avant toute chose, pourrais-je voir tes lunettes de plus près ?, demanda-t-il.

—Oui, bien….Non, je ne pense pas, répondit James avant de froncer des sourcils.

—Pourquoi donc ?, demanda Albus en haussant d'un sourcil.

—Je…ne sais pas ? Bizarre… », répondit James en tentant de comprendre la raison pour laquelle il refusait de se séparer de ses lunettes.

A bien y réfléchir, il n'y avait aucune raison de refuser, alors pourquoi était-il incapable de se séparer temporairement de ses lunettes ?

Profitant de la réflexion de James, Albus invoqua les lunettes d'un tour de main, choquant légèrement James, ce dernier complètement perdu.

« Non ! », s'écria ce dernier avant de se jeter corps et âme sur Albus.

Se doutant de la possibilité d'une telle réaction, Albus avait déjà prévu le coup en lançant un simple sortilège de glu sur la chaise, forçant le Seigneur Potter à rester assis. James commençant à se débattre, et Albus étant persuadé de la puissance de ce sortilège, ce dernier décida d'examiner les lunettes avec attention.

Ne sentant aucun enchantement sur les lunettes, il regarda l'intérieur des branches sans trouver quoi que ce soit. Fronçant des sourcils, il s'apprêta à rendre les lunettes tout en présentant ses excuses avant de remarquer quelque chose. Des embouts noirs protégeant les extrémités des branches, surement pour les rendre plus confortable.

Décidant de suivre son instinct, il les retira délicatement avant d'écarquiller des yeux. La partie dissimulée par les embouts était recouverte de runes minuscules, un véritable travail d'orfèvre. Ayant une grande connaissance des runes, il n'eut aucun mal à reconnaitre les runes en vieux Futhark Naudiz, Nauthis et Opila pour Besoin, Compulsion et Appartenance. Il vit enfin la célèbre Rune de l'amour, alliant les runes Gabo et Wunjo. Mêlée aux runes Naudiz, Nauthis et Opila, la rune d'Amour devenait une Rune d'asservissement amoureux, voire d'esclavagisme sexuel.

Fronçant des sourcils, Albus comprit pourquoi il n'avait encore jamais remarqué ces runes. La trace magique était extrêmement faible, et seul un prolongement continu pouvait leur donner un effet sur quelqu'un. Il n'existant qu'une seule solution, et c'était de détruire l'objet runique. Sans perdre un instant, Albus dégaina sa baguette magique avant de bannir la paire de lunettes, sous le regard effrayé de James Potter.

Au moment-même ou les lunettes furent détruites, James émit un cri perçant avant de s'évanouir. C'est alors que Minerva rentra en trombe dans le bureau, ayant surement entendu le vacarme.

« Albus, que se passe-t-il ici ?, s'écria-t-elle avant d'écarquiller les yeux d'horreur en voyant le corps avachi de James Potter.

—J'ai découvert que James était sous l'emprise d'un puissant enchantement et l'en ai libéré. Etant depuis plusieurs années sous cet ensorcèlement, je suppose que la libération l'a fortement fatigué, entrainant sa perte de connaissance. Mieux vaut prévenir Poppy, et pas un mot à Lily ou Henry., répondit Dumbledore avec un grand sourire.

—Mais ce sont sa femme et son fils ! Pourquoi ne pas les prévenir ? Demanda Minerva en fronçant des sourcils,

—Car tout me prouve que Lily est à l'origine de cet enchantement. », répondit Dumbledore en perdant son sourire.

Choqué par la réponse de son ami, Minerva se contenta d'hocher de la tête avant de faire léviter James Potter jusqu'à l'infirmerie. De son côté, Albus se mit à réfléchir aux futures répercussions de son action.

*Fin Flashback*


Et les répercussions ne se firent pas attendre. James Fleamont Potter demanda le divorce tout en portant plainte contre Lily Evans pour « Vol de lignage ». Cet évènement fit les choux gras de la presse, et Lily Evans fut immédiatement arrêtée par les Aurors avant d'être emmenée devant un Conseil Extraordinaire du Magenmagot où elle fut jugée coupable d'un des crimes les plus graves du Monde Magique. Elle fut ainsi condamnée à la perpétuité à Azkaban en zone de détention maximale. De son côté, Henry Potter fut dévasté d'apprendre les crimes de sa mère, et encore plus lorsqu'il comprit que son père n'allait plus lui passer ses moindres caprices.

Comprenant rapidement que son fils était devenu un véritable petit monstre, James Potter n'hésita pas à le punir en l'interdisant de voir ses amis, engagea des tuteurs pour apprendre l'étiquette à son fils ainsi que remonter son niveau scolaire, sans compter un régime attendu le poids de son fils. Il était temps qu'il devienne un digne héritier de la Maison Potter. Cependant, James comprit qu'il ne pouvait rétablir son amitié auprès des Malefoy et autres Maisons, pas après tout ce qu'il avait fait. Mais rien ne l'empêchait de rétablir sa Maison, sans compter qu'il devait désormais affronter les Valois attendu le comportement de son ex-femme. Il repensa brièvement à son premier fils, Harry Potter avant de secouer de la tête. Si ce dernier n'était pas venu à Poudlard et n'avait pas reçu d'invitation, alors il était forcément un Cracmol, et ça James n'en voulait pas. Bon débarras.

Quant à ce malheureux problème de pétrification à Poudlard, le problème fut étonnamment réglé par Gilderoy Lockhart, le professeur de Défense contre les Forces du Mal. En effet, ce dernier trouva par inadvertance un petit journal noir dans les toilettes des filles du deuxième étage lors de sa patrouille, et ce après avoir entendu les lamentations du fantôme de Myrtle Elizabeth Warren, aussi connue sous le nom de Mimi Geignarde. Trouvant ce journal tout à fait bizarre, il décida de l'apporter à Albus Dumbledore qui comprit alors l'origine de ce journal et les ramifications. C'est dans un coup de communication qu'ensemble ils révélèrent l'existence de ce journal à la presse, et dans un geste purement politique, Cornelius Fudge attribua un Ordre de Merlin 2ème classe à Gilderoy pour « service rendu à la population ». Ordre qui fut rescindé quelques jours plus tard lorsqu'il fut découvert par Albus Dumbledore que Gilderoy Lockhart s'était emparé des exploits d'autres sorciers en lançant plusieurs oubliettes. Gilderoy fut alors enfermé à Azkaban dans une cellule de basse sécurité pour cinq ans, le tout sans Détraqueurs. Sa seule et unique demande fut d'avoir une plume autoencreur et plusieurs livres vierges.

De l'autre côté de l'Océan, c'est une toute autre histoire. La réhabilitation du peuple Maztèque avait commencée en Nouvelle-Marcius. Nicolas Flamel avait décidé de s'attaquer à la base des croyances maztèques en interdisant simplement la vénération des dieux païens et en instaurant plusieurs temples dédiés à Mère-Magie à travers la province. Bien que peu acceptée au début, cette nouvelle religion devint rapidement la norme lorsqu'ils comprirent que Mère-Magie n'exigeait aucun sacrifice de leur part. Afin de faciliter la transition, plusieurs enfants de familles nobles françaises furent envoyés dans cette province pour se marier avec la population locale et ainsi fonder des branches cadettes à travers la province. Ceci permit aux Maztèques d'accéder au pouvoir dans ces contrées tout en s'intégrant à la population française. Il y eut évidement quelques tentatives de rébellions, mais elles furent rapidement réprimées par l'armée française.

Quant à la situation géopolitique mondiale, celle-ci évolua lorsque le Monde Magique se rendit compte que le Royaume de France n'était pas aussi affaibli qu'ils le pensaient. Les premiers à réagir furent étonnamment le MACUSA qui félicita franchement la famille de Valois, les remerciant d'avoir neutraliser définitivement cette menace à leurs frontières. A contrario, l'Empire de Russie et l'Empire de Chine accusèrent la France de vouloir s'étendre à travers une campagne de conquête. Une fois de plus, des tensions furent crées entre l'Occident et l'Orient. Seul l'Empire du Japon soutint la France, surement du au fait qu'il était naturellement l'ennemi du l'Empire de Chine.


02/09/1994

Académie Atlas, Grand-Hall,

Harry observait tranquillement ces amis autour de lui, tranquillement assis à côté de son âme-sœur. C'est alors qu'il vit arriver Caius avec un grand sourire.

« Ca y est ! », s'écria le loup-garou.

Tous les élèves le regardèrent, alertés par son cri. Ce dernier rougit avant de sourire.

« J'ai trouvé qui était ton ancêtre. Il m'a fallu un an pour le trouver, mais bon, c'était assez compliqué, expliqua Caius.

—Ah bon ?, demanda Harry avec un petit sourire.

—Et qui est-ce ?, demanda Alexandre.

—Au début, j'ai cherché dans les livres historiques concernant les grands hommes du Monde Antique. Que ce soit Périclès, Aristote ou bien Sophocle. Mais ils n'avaient rien à voir avec ton ancêtre. Donc je me suis rabattu sur les héros de la mythologie, et une fois de plus je n'ai rien trouvé, commença Caius.

—Je vois…Mais si tu n'as rien trouvé dans les livres, comment as-tu découvert l'identité de mon ancêtre ? demanda Harry.

—En fait, c'est par un simple hasard. Mes parents ont décidé de m'emmener en Grèce pour visiter quelques musées moldus, et après les nombreuses visites, on décida d'aller au Musée Magique d'Athènes. J'ai alors vu une statue de ton ancêtre parmi les nombreuses statues, et je dois avouer que ça m'a étonné, termina Caius avec un grand sourire.

—Et alors ? Qui était-ce ? », ne pu s'empêcher de réclamer Vartor Boutefeu.

Pour toute réponse, Caius sortit une photo de sa poche avant de la déposer devant tout le monde. Certains émirent des cris de surprise en voyant la photo et découvrant l'identité de l'ancêtre d'Harry. Il s'agissait d'une statue de Poséidon, Dieu de la mer, des océans et des tremblements, père d'Atlas Atlasien.

De son côté, Harry grogna d'embarras. Il ne fallait pas être une lumière pour faire le lien entre Poséidon et les Atlasiens. Alors que ses amis s'apprêtaient à le bombarder de questions, le Directeur les interrompit.

« Votre attention s'il-vous-plait ! J'ai appris suite à un communiqué de la part du Ministre de la Magie Delacour que l'école Beauxbâtons a été choisie pour participer au Tournois des Trois Sorciers qui aura lieu à Poudlard en Ecosse. Sa Majesté, le Roi Louis XIX souhaitant révéler l'existence de notre école au reste du Monde, nous avons été désignés pour remplacer l'école Beauxbâtons et représenter l'élite française au Tournois des Trois Sorciers. Les élèves souhaitant participer à cet évènement sont priés de se présenter à leur professeur principal dans les deux prochaines semaines avec une autorisation parentale. Je vous remercie et vous souhaite un excellent appétit ! ».

Harry écarquilla des yeux avant de sourire. Il sortit de sa poche une autorisation pré-écrite par son père avant de la montrer à Alexandre. Ce dernier lui sourit avant de faire de même. Tout se déroulait comme prévu.