Mot du jour : Orthographe
IMPORTANT : pour des raisons que j'ignore, je ne peux pas répondre aux reviews du précédent chapitre. Mais je tiens à vous dire qu'elles m'ont fait très plaisir et je vous remercie infiniment de les avoir laissées !
Rome observait avec affection tous les enfants qui composaient sa grande famille méditerranéenne jouer ensemble dans le palais. Il ignorait complètement les cris indignés des sénateurs qu'Antonio et Francis bombardaient de nourriture, les dizaines de chats qui déchiraient les toges des patriciens désignés par Héraklès, et les généraux que ses petits-fils faisaient tourner en rond. Ils étaient si mignons et plein d'énergie !
L'approche du solstice d'hiver et de ses fêtes les rendaient toujours un peu taquins, mais Romulus était absolument incapable de leur faire la moindre remontrance. Comment résister à de telles bouilles d'anges lorsqu'ils vous regardaient avec de grands yeux innocents et un sourire plein d'espoir ? Avec un soupir attendri, il continua à les observer jouer.
- Tu es au courant que tu es un très mauvais parent ?
Héléna, la sublime représentante d'Ancienne Grèce et mère d'Héraklès, venait de faire son apparition à ses côtés. Oubliant momentanément les bêtises de ses héritiers, le brun passa plusieurs secondes à reluquer le corps magnifique avant que les mots ne fassent leur chemin jusqu'à son cerveau.
- Hey !
Dans un soupir exaspéré, elle se massa les tempes avant de répondre.
- Si seulement tu passais plus de temps à les instruire qu'à réfléchir à tes prochaines conquêtes... Rappelle-moi pourquoi je t'ai confié mon fils ?
- Parce que je suis génial et qu'il aurait des amis nations avec qui grandir ?
- Romulus, fit-elle en le fusillant du regard. Mon Héraklès est censé apprendre la poésie, la musique, la médecine, les subtilités de l'orthographe et les rouages de la politique ! Pas dresser des chats à déshabiller des sénateurs !
- Il a le temps pour toutes ses bêtises, balaya Rome. En plus ça l'ennuie, il s'endort dès que son précepteur ouvre la bouche ! Faut pas forcer les enfants à s'embêter avec ce genre de trucs, tu sais ? En plus, ils sont en vacances.
Ils durent s'interrompre quelques instants, les terreurs ayant décidé de soudainement s'allier pour que sénateurs, patriciens et généraux se retrouvent pratiquement tous à poil, bombardés de nourriture épicée (pour que les taches restent plus longtemps), et leurrés dans une course-poursuite infernale.
Romulus commença à rire, mais transforma rapidement l'éclat en quinte de toux devant le regard meurtrier d'Héléna.
- En vacances ? reprit-elle.
- Heu... oui ?
- Depuis quand y a-t-il des vacances à cette époque dans l'Empire Romain ?
- J'ai instauré ça l'an dernier, ça s'appelle les... les Saturnales ! Environ une semaine autour du solstice d'hiver.
Le brun semblait convaincu que son improvisation maladroite allait passer sans problème. La représentante de l'Ancienne Grèce leva un sourcil dubitatif, puis sourit avec malice avant de secouer la tête et de se pencher.
- Tu as une nuit pour me convaincre de cette idiotie, murmura-t-elle à son oreille. Si demain matin je ne suis pas convaincue que tu es à la hauteur de la tâche que je t'ai confiée, je récupère mon fils et je préviens Gaule de ce que son fils fait vraiment sous ta garde.
- Tu seras convaincue avant l'aube, sourit Rome avec arrogance.
- Nous verrons.
Sans plus attendre, les deux nations se dirigèrent vers les appartements privés de l'Empire Romain, un sourire entendu sur le visage et un air de défi flottant entre eux.
