Coucou, voilà l'ultime chapitre de la partie 2017/2018. Beaucoup de choses dedans, j'espère que ce que j'ai retranscrit de blessera personne. Je me suis renseigné au maximum, vous verrez de quoi je parle en lisant. Rien de plus à dire.

Bonne lecture !


Août/Juin 2018

Le visage blême, les larmes roulant silencieusement sur ses joues, Yuri sentit un liquide poisseux couler entre ses cuisses...

Il ne comprit pas immédiatement ce que c'était, ni d'où ça provenait. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il voulait que la douleur cesse. Son grand-père, en le voyant dans un tel état de détresse, se précipita à la porte de la chambre, allumant la lumière au passage.

"Infirmiers, infirmières! cria-t-il, désespéré. Un médecin de toute urgence!"

Il entendit des bruits de pas se précipiter vers la chambre. Il se retourna et, en voyant la tâche écarlate s'élargir sur les draps, eut l'impression de défaillir. Yuri ne l'avait pas encore remarqué, les contradictions étant plus douloureuses à chaque seconde, mais quand il vit l'attitude du Bêta, baissa les yeux sur ses cuisses.

"Que.. qu'est ce qui.. Diedouchka, ce.. ce sang.. d'où il.. bafouilla le blond, pâle, apeuré. Arrgg..."

Un cri de pur souffrance s'échappa de ses lèvres, alors qu'une miriade de médecins et d'aides soignants entrèrent dans la pièce. Dès qu'ils virent la tâche sombre sur les draps, ils réagirent en conséquence. Tandis que quelques infirmières tentaient de calmer Yuri, le supérieur du groupe vint vers Nikolaï.

"Que s'est il passé!? Il ne devrait pas perdre autant de.." commença-t-il.

"Nous ne savons pas.. le coupa Nikolaï, désemparé. On dormait.. il faisait un cauchemar qui l'a réveillé, puis il a eut des contractions.."

"Monsieur Plisetsky.. calmez vous, je vous prie.. dit une des infirmières au jeune Russe. Nous devons vérifier l'état de votre bébé.."

Celui-ci commençait à émettre des phéromones, sous l'effet de la panique. Il ne parvenait plus à s'exprimer, seul des gémissements sortaient de sa gorge.. il refusait qu'on le touche, qu'on s'approche de son ventre, de peur qu'il arrive quoi que ce soit à sa petite. L'Omega en Yuri ressortait plus fort que jamais, l'instinct maternel si particulier du genre augmentant plus encore..

Dans l'impossibilité de l'approcher, dans un tel état les Omegas pouvaient devenir d'une violence extrême, le personnel hospitalier resta immobile de longues minutes. Finalement, en désespoir de cause, ce fut le grand-père de Yuri qui vint vers lui, dans le but de l'apaiser.

"Yuratchka.. murmura-t-il d'une voix douce. Calme toi.. ces personnes sont là pour t'aider.. pour vous aider.. la petite ne va pas bien, ils veulent la sortir de là, pour mieux la prendre en charge.. ajouta-t-il, en venant près de lui. Ils vont faire ce qu'ils peuvent pour vous sauver.."

S'il ne semblait pas être sorti de sa "transe", Yuri entendit tout de même les paroles de son grand-père, qui permit au jeune homme de se laisser faire. Deux infirmières s'approchèrent, une allongeant doucement, mais fermement l'Omega, tandis que l'autre enleva tous les capteurs qui étaient sur son ventre, non sans avoir observé les constantes du foetus.

Ils sortirent tous de la chambre, afin d'emmener le jeune homme en salle d'opération. Une fois arrivé devant, Nikolaï se stoppa, accompagné du médecin. Celui ci se tourna vers lui.

"Nous allons devoir aller faire une césarienne d'urgence.. expliqua le médecin. Le trop plein de stress a fini par se faire sentir et il y a eu un décollement du placenta.. Le bébé ne pourra pas survivre si il reste ainsi, il est en souffrance fœtale.. "

"Et mon petit-fils? demanda Nikolaï. Que va-t-il se passer pour lui..."

"Nous allons faire notre maximum.. promit le particien. Il y aura également deux de nos infirmiers Omegas près de lui, pour lui insuffler des phéromones qui devrait lui permettre de se détendre. ajouta-t-il. Vous pouvez venir, rester près de votre petit fils.. Cependant, en cas de complications, nous devrons vous faire sortir.."

Il laissa Nikolaï se préparer avec l'aide du personnel médical. Alors qu'il était en train d'enfiler une blouse, le vieil homme jeta un coup d'œil vers un aide soignant.

"S'il vous plaît, serait il possible de prévenir ces personnes.. demanda-t-il en lui tendant un papier, qu'il avait dans une poche. Ce sont les personnes qui sont les plus proches de mon petit-fils, mis à part moi-même..."

L'aide soignant, un peu hésitant, finit par prendre le papier sous le regard insistant de Nikolaï.

"Ou.. oui, monsieur.. je vais les appeler immédiatement.." bafouilla-t-il en se précipitant dehors, vers l'accueil, sans entendre les remerciements du Bêta.

Ce dernier soupira légèrement, le plus dur était à venir. Il mit un masque sur son visage, ainsi que des gants, alors qu'un infirmier achevait d'attacher sa blouse. Il sentit le petit coup sur son épaule de celui-ci, signe qu'il avait fini. Le vieil homme se retourna et le remercia, avant de se faire guider dans le bloc opératoire où avait été installé Yuri.

Quand il arriva à l'intérieur, quelques souvenirs prirent place dans son esprit. Il secoua la tête, ne voulant pas se laisser distraire, et se dirigea vers le jeune Omega, recouvert du drap, les cheveux cachés par une charlotte. Quand Yuri vit son grand-père, il s'apaisa légèrement. Il tentait de ne pas regarder le bas de son corps, bien qu'il ne pouvait déjà pas le faire, un drap stérile avait été mis en place.

"De.. Deda.. bredouilla-t-il, la gorge enrouée. Ne pars pas.."

"Je reste avec toi, Yuratchka.. murmura le vieil homme, en lui tapotant les cheveux. Essaie de te détendre, ils sont en train de te préparer, il n'y en a plus pour long.."

Il tentait de calmer le jeune Omega, aidé par les phéromones dégagés par les infirmiers Omegas, auxquels il ne prêtait pas attention. L'équipe chirurgicale procédait petit à petit à l'opération, endormant via une péridurale le corps de l'Omega. Celui-ci se détendait grâce aux émissions de phéromones rejetés par les aides soignants.

Le temps s'écoulait avec une lenteur extrême, aux yeux de Nikolaï. Il veillait sur Yuri, ne prêtant pas attention à ce qu'il se passait tout autour d'eux. Il s'évertuait à discuter avec son petit-fils, pour le rassurer, éviter le moins de stress possible.

"Ça y est, nous la tenons.." murmura le chirurgien, qui sortait le bébé de son autre.

Les Plisetsky tournèrent la tête à l'annonce du médecin. Ils étaient en train de couper le cordon dans un silence quasi religieux. Nikolaï, en constatant l'absence de pleurs de la petite, devint anxieux. Une infirmière emmitoufla l'enfant dans une serviette propre, et se dirigea vers Yuri.

"Félicitations, c'est une petite fille.." fit la femme, en tendant l'enfant devant sa mère, pour qu'il puisse la voir.

"Elle est minuscule.. chuchota ce dernier. Mais.. attendez.. Deda.."

"Où l'emmenez vous?!" demanda le vieil homme.

"Nous devons vite nous occuper d'elle, vérifier que tout va bien..expliqua l'infirmière. Vous pouvez venir veiller sur elle, si vous le souhaitez.."

Nikolaï, hésitant, jeta un coup d'œil vers son petit-fils. Celui-là hocha la tête, comme pour l'inciter à y aller.

"S'il te plaît, Dedoula.. dit il. Vas y, fais attention à elle.."

"Très bien... j'y vais, Yuratchka.." promit le Bêta, en suivant l'infirmière.

Yuri les regarda partir, puis leva la tête vers le plafond, tandis que les chirurgiens finissaient de le recoudre. Et sans s'en rendre compte, épuisé par toutes les émotions, le sommeil pris le dessus..

Quelques heures plus tard...

"Monsieur Plisetsky.. comment vous sentez vous.." entendit le jeune Omega.

Il regarda sur le côté, son grand-père était à son chevet, un médecin venait d'entrer dans la salle de réveil. Il s'approcha pour examiner ses constantes, sa tension, sans attendre une réponse concrète.

"Co.. comment va-t-elle..?" demanda le blond, n'écoutant pas la question.

Lors de son réveil, à peine une vingtaine de minutes auparavant, il avait commencé à paniquer, en comprenant l'absence de sa fille, en lui. Ce fut Nikolaï, qui était venu près de lui après avoir veillé sur la petite comme convenu, qui lui avait raconter ce qu'il s'était passé. Impatient d'avoir des nouvelles, Yuri observa le médecin.

Ce dernier cessa un moment sa vérification, et le regarda.

" Elle va bien. Nous sommes intervenu à temps. raconta-t-il. Cependant, elle est tout de même venue trop tôt. Nous devrons la garder en couveuse, qu'elle puisse finir de grandir sereinement. C'est une "petite" prématurité, donc ça devrait aller.."

"Je veux la voir.. je voudrais pouvoir rester avec elle.." marmonna Yuri.

"Ce n'est pas encore possible, Yuratchka.. tempèra son grand-père. Tu dois aussi te reposer. Et elle est encore fragile."

"M.. mais.." tenta l'Omega.

"Vous ne pouvez pas encore la tenir.. répéta le praticien. Nous allons vous retirer les agrafes d'ici cinq à dix jours, selon l'état de cicatrisation. Quand ce sera fait.. ajouta-t-il. Nous vous mettrons dans la même chambre, afin de pouvoir accélérer le processus de soins de votre fille."

Yuri fronça les sourcils d'incompréhension, ne voyant pas où il voulait en venir.

"Comment ça, accélérer le processus.." fit il.

"On ne vous a rien expliquer? s'étonna le médecin. Bon.. En tant qu'Omega, vos phéromones vous pouvoir rassurer votre fille. Elle a été brutalement arrachée à son cocon, trop tôt. conclut il. Quand vous serez ensemble, elle pourra se remettre plus vite. Pour le moment, vous devez vous rétablir."

Une infirmière entra, pour signaler que la chambre de Yuri était prête.

"Parfait. répondit le docteur puis se tourna vers le blond. Votre chambre, que vous aurez tant que vous serez hospitalisé ici, fait partie de celles spécialisées pour les Omegas. Vous allez pouvoir y relâcher vos phéromones. Comme ça, la chambre en sera remplie quand on y installera la petite. Vous avez d'autres questions?"

Yuri secoua la tête en signe de dénégation, puis, avec l'aide de son grand-père, s'installa sur le fauteuil roulant, qui le conduirai à sa chambre. Il jeta un dernier coup d'oeil en direction du praticien.

"Je... je peux aller la voir... supplia-t-il. Juste cinq minutes... S'il vous plaît.."

Un long soupir émana du médecin qui, en voyant l'air désespéré de son patient, céda.

"Très bien.. mais vous ne pourrez pas entrer en contact avec elle, vous en êtes bien conscient? prévint il. D'accord.. alors pas plus de dix minutes."

L'air sincèrement ravi, le blond se laissa conduire jusqu'à la salle, où était placée la couveuse contenant sa petite fille. Quand il entra à l'intérieur, escorté par son grand-père, il eut un coup au coeur en voyant un tel dispositif. Arrivé devant la couveuse, il eut le souffle coupé, chamboulé par ce qu'il vit.

Sa fille, sa précieuse petite fille, était minuscule, chétive. Ne pouvant pas encore respirer par elle-même, elle avait une sonde mise dans son nez, ainsi qu'une perfusion, posé sur son petit poignet. Il y avait quelques fils supplémentaires, dont une infirmière expliqua l'utilisation à l'Omega.

Celui-ci observait sa fille, la tête fourmillant de milles émotions indescriptibles. Elle avait déjà, sur son crâne, de fins cheveux dont la couleur sombre ne faisait aucun doute. La main posée sur la couveuse, il resta silencieux, absorbé par cette vision presque miraculeuse. Derrière lui, un infirmier l'interpella.

"Au fait.. fit l'aide soignant. Nous n'avons pas marqué de nom, vu que nous l'ignorions.. il en était de même pour votre grand-père.."

Toujours concentré sur son petit trésor, Yuri ne se retourna pas .

"C'est Sofya.. Sofya Plisetsky.."

Trois jours plus tard..

"Yuri, c'est nous, on peut entrer?" fit une voix, à la porte de la chambre.

"Ouais, vas y, Mila.." lâcha ce dernier.

Il observa la porte de la chambre s'ouvrir sur sa camarade Russe, qu'il avait reconnu, ainsi que sur Yakov et Lilia. Georgi referma la porte derrière lui, étant le dernier à arriver. La rousse se précipita sur lui pour l'enlacer.

"Petit Yuratchka.. murmura-t-elle. Je.."

"Relâche le, Mila.. tu vois bien que tu le gêne.." fit remarquer Georgi.

La jeune femme, en voyant Yuri retenir à grand peine le rictus de douleur qui se formait sur son visage, recula prestement.

"Oh, désolée, ta cicatrice... dit elle, ennuyée. Au faite, où est ton grand-père ?"

"Il est allé chercher des affaires pour la petite.. répondit Yuri. Et je lui ait dit d'aller se reposer, aussi.. il est crevé, même si il veux pas le montrer.."

Il détourna le regard, les poings serrés. Yakov soupira et s'approcha de lui, pour lui tapoter la tête.

"Hey, gamin, arrête de te prendre la tête avec ça.. le sermonna-t-il. Ton grand-père veut rester près de toi parce qu'il considère que c'est son rôle. Tu crois qu'il irait bien en te sachant tout seul ici.. en vous sachant seuls."

"Sinon.. fit Mila. On peut savoir comment se nomme la petit tigresse?"

Le blond hocha la tête, regardant Yakov avec reconnaissance pour son petit discours rassurant. Quand il annonça le prénom de sa fille, il vit ses deux coachs se figer, surpris.

"Oh.. tu as voulu la nommer comme elle.. murmura, émue, Lilia. Yuri.."

"J'sais pas quoi dire, gamin.." grommela Yakov, les mains dans les poches.

Un silence s'installa dans la pièce, la plongeant dans une atmosphère particulière. Puis, au bout de quelques minutes, Mila se mit à ricaner. Yuri la fusilla du regard.

"Un problème, Baba Yaga?" cracha-t-il, irrité.

"Non, c'est juste.. dit la rousse. Tu ignores la signification de ce prénom, n'est ce pas ?"

"Qu'est-ce que j'en ai à foutre de ces conne.. bêtises?" rétorqua-t-il, en se corrigeant vers la fin, il avait vu l'air outré de Lilia.

"Eh bien.. Sofya, qu'importe l'écriture.. ça signifie "sagesse".. révéla la jeune Alpha. Chose dont tu ne sembles pas vraiment pourvu.."

"Tchh.. je t'emmerde, la vieille! répliqua le blond ignorant,cette fois, sa coache. Puis, de toute façon.. ajouta-t-il, le rouge aux joues. Si j'ai pensé à ce prénom.. c'est surtout parce que ça me rappelait.."

Sa voix s'éteignit rien qu'à l'évocation, même infime, de son Alpha. Refusant de voir celui qu'elle considèrait comme son petit frère se laisser abattre, Mila passa son temps à le taquiner. Vers la fin de l'après-midi, alors que Yuri discutait avec ses coachs, une infirmière vint toquer à la porte.

"Monsieur Plisetsky? Je viens voir comment va votre cicatrice.." prévint elle, en entrant dans la pièce.

Elle fit signe aux visiteurs de sortir, pour préserver un minimum d'intimité à son patient, et l'examina. Sa vérification se déroula dans un silence presque tendu, le blond avait un peu du mal avec tout ça. Quand l'infirmière eut fini, elle se tourna vers lui, et sourit légèrement.

"Elle cicatrise bien.. vous faites attention, quand vous êtes à la douche?" demanda-t-elle.

"Ou.. ouais, même si ça gêne pas mal.. marmonna-t-il, embarrassé. Je peux aller la voir, maintenant? Ça fait presque trois jours que.."

Il n'en dit pas plus, l'impatience prenant le dessus. L'aide soignante soupira, un brin ennuyée.

"Vous êtes vraiment obstiné.. remarqua-t-elle. Je pense que ça pourrait le faire, mais je vais quand même demander aux personnes compétentes, avant.."

Elle sort, laissa rentrer les visiteurs, qui attendaient dehors. Les coachs de Yuri étant partis, il ne resta que Mila et Georgi. Ce dernier vint vers lui, curieux.

"Et donc.. lança-t-il. Tout va bien, de ton côté?"

"Ça va.. mais.. je dois attendre pour aller la voir.." ronchonna l'Omega.

"Peut-être pas, elle vient de dire qu'elle devait voir avec les docs.." rectifia Mila.

Yuri allait lui balancer une réplique bien sentie dont il a le secret, quand la porte de sa chambre s'ouvrit de nouveau. C'était l'infirmière, revenue de sa quête.

"Alors, alors!" s'exclama Yuri, alors que la femme allait parler.

"Calmez vous, s'il vous plaît.. tempéra celle-ci. Vous pouvez aller la voir. Cependant, vous ne pourrez pas encore avoir de contacts avec elle. À partir de demain, vous aurez le droit de participer aux soins quotidiens.."

Yuri se retenait de sauter de joie, s'apprêtait à descendre du lit, fébrile, quand il sentit un tiraillement, sur son bas ventre. L'infirmière le remarqua, et fusilla son patient du regard.

"Si vous ne faites pas attention à votre cicatrice, elle peut prendre du temps à se fermer.. le réprimanda-t-elle. Prenez le fauteuil pour sortir. "

Bougon, Yuri obéit à l'infirmière, laissant Mila le conduire, Georgi près d'eux, à la couveuse, guidés par l'aide soignante. À peine arrivé, le blond resta un moment devant le lit de sa fille, les yeux brillants. Fascinés, ses deux camarades le regardèrent interagir avec la chair de sa chair.

"Woah.. j'ai jamais vu Yuratchka comme ça.." chuchota Mila à l'oreille de Georgi.

"Moi non plus.. avoua le Bêta. Ça doit être spécial le lien Omega-enfant.. Tu verras quand ce sera votre tour, à Sara et toi."

Mila, surprise par l'audace de son ami, rougit violemment, avant de sourire à cette idée, qui ne lui déplaisait pas tant que ça, au contraire..


Les jours défilèrent rapidement, après ça. Yuri, revigoré par la perspective de pouvoir voir régulièrement sa fille, et s'occuper de ses soins avec le personnel hospitalier, alla de mieux en mieux. Une semaine après la naissance, il s'était fait retirer les agrafes, permettant le déplacement de la couveuse de Sofya dans sa chambre. Elle était toujours appareillée, son développement n'étant pas totalement achevée.

La petite fille, une fois installée dans la même chambre que sa maman, alla de mieux en mieux. Trois semaines s'étaient écoulés depuis qu'elle était née. Désormais bien immunisée aux "aggressions extérieures", Yuri eut le droit de la tenir dans ses bras. Lorsque ce moment arriva, Nikolaï à ses côtés, Yuri assis sur le fauteuil près de la couveuse, attendit que l'infirmier lui tende sa fille. Le blond examina sa progéniture, posée délicatement dans ses bras, le nez fourré dans son petit cou.

Cette dernière, pourvue de moins de fil qu'auparavant, avait considérablement grandie. Elle était un peu plus vive, moins pâle que lors de sa naissance. Une chevelure noire, de plus en plus fournie, commençait à recouvrir son crâne. Un sourire fleurit sur les lèvres de Yuri, qui huma l'odeur de la petite.

"Enfin.. te voilà.. murmura-t-il, indifférent aux alentours. Ma petite tigresse..."

Un mois et demi plus tard...

"Bon.. tout est en ordre.. il faudra revenir régulièrement pour les soins de Sofya, et les vôtres. Au début, ce sera une fois par semaine, puis les rendez-vous seront espacés au fur et à mesure. N'oubliez pas de prendre vos médicaments et cos suppresseurs. Vos chaleurs ne devraient pas revenir avant un an, normalement. Des questions?"

Yuri, à la question du médecin, secoua la tête. Sa fille fermement tenue dans ses bras, prête à sortir, il tremblait presque d'impatience. Nikolaï, en voyant l'attitude de son petit fils, retint un éclat de rire.

"Voyons, Yuratchka, détends toi.. lâcha-t-il en lui tapotant les cheveux, non sans sourire à son arrière petite-fille. Sonia n'a pas besoin d'être aussi agitée.."

"Mais.. ça me gonfle d'être enfermé ici.. râla l'Omega. Je voudrais qu'on rentre vite.."

Cette fois, ce fut au tour du praticien de rire.

"C'est bon, je vous libère.. déclara-t-il. N'oubliez pas de vous laver régulièrement les mais, pour éviter toute propagation de microbes. Ne sortez pas, ou le moins possible, durant les premiers jours. Et pas d'animaux dans les chambres!"

Le blond hocha vivement la tête et se leva, salua le médecin, et sortit. Nikolaï, dépité face à la façon de faire de son petit-fils, s'excusa auprès du docteur.

"Oh, vous savez, ce n'est rien, j'ai vu pire.. fit le professionnel en haussant les épaules. Prenez bien soin de la petite et de sa maman pour nous, monsieur Plisetsky.. et n'oubliez pas votre.."

"Je le ferais, merci encore docteur.. le coupa le vieil homme, en lui serrant la main. Oui, je le ferais.. À une prochaine fois.."

Il sortit, rejoignant son petit-fils à la voiture. Fenêtre ouverte et installé à l'arrière, il avait pris les clefs à son grand-père, Yuri attendait, sa fille installé dans son siège auto, qu'il tenait fermement.

"Alors, on y va?!" s'exclama-t-il, les yeux pétillants.

Nikolaï jeta un coup d'oeil en direction de son arrière petite-fille, vérifiant qu'elle était bien attachée, ce qui était le cas. Puis il s'installa à sa place et démarra sa voiture. Le trajet sembla long et court pour Yuri, qui n'attendait qu'une chose, être chez lui avec son bébé.

Lorsqu'ils arrivèrent, Yuri sortit du véhicule avec la petite dans les bras, laissant son grand-père ranger une partie des affaires. Il attendit devant l'entrée que Nikolaï déverrouille la porte, puis se faufila à l'intérieur..

Posté sur une chaise à bascule, dans la chambre de sa fille, Yuri contempla cette dernière, toujours confortablement installée dans ses bras. Elle ouvrit les yeux, ses jolies yeux émeraudes, similaires à ceux de sa mère, qui lui sourit.

"Bienvenue à la maison, Sofya..."


Sofya Plisetsky; 06/04/2018; Sonia; Russo-Kazakh; F?

Sonia est le diminutif russe de Sofya/Sophia (du moins c'est ce que j'ai lu dites moi si je me trompe)

Et oui Sophia/Sofya a bien comme signification "sagesse"

Sofya est un prénom souvent donné en Russie et au Kazakhstan (selon les renseignements que j'ai trouvé) d'ou ce choix, en partie.

Alors si j'ai offensé ou fait des erreurs sur la césarienne et tout ce qui en découle, malgré mes recherches, je m'excuse.

Il restera le dernier 2016/2017 et ensuite ce sera le POV Otabek, qui servira d'épilogue.

Je poste celui-là aujourd'hui (pas le temps demain). Le spin off et special Noël (si je parviens à l'écrire) seront posté mercredi.

À mercredi et bonnes fêtes à tous!